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Oh qu’il était attendu, ce film de Robert Rodriguez… les cinéphiles et amateurs des longs-métrages de série B piaffaient d’impatience depuis que ce qui avait commencé comme une fausse bande annonce projetée au début de Planet Terror – autre film de Rodriguez – était devenu un véritable film en gestation. Au final, tout ce processus créatif a-t-il accouché d’un produit potable? La réponse est oui. Oh que oui. Machete est sans aucun doute l’un des meilleurs films de Rodriguez, sinon le meilleur, et il va même au-delà du simple film d’action dégoulinant de viscères pour aborder un terrain plus dangereux, celui de l’immigration clandestine aux États-Unis.
Les amateurs de la série de science-fiction Stargate Universe s’étaient donné rendez-vous, hier, au cinéma Starcité de Montréal pour la projection des trois premiers épisodes de la série, doublés en français. L’événement, organisé par la chaîne spécialisée ZTélé dans le cadre du lancement de sa programmation 2010-2011, rassemblait, entre autres, l’une des vedettes de l’émission, l’actrice Elyse Levesque. Cette dernière a bien voulu répondre à quelques-unes des questions de Pieuvre.ca.
Difficile de se tromper avec un tel programme : l’Orchestre à vent de musique de film, tout d’abord, un pot-pourri de leurs pièces classiques, ensuite, et le décor verdoyant d’un parc pour finir. Malgré une météo plus qu’incertaine, l’orchestre dirigé par Jocelyn Leblanc a offert une prestation plus qu’intéressante hier soir, dans le cadre des concerts gratuits Campbell.
L’anti-comédie romantique; voilà, en trois mots, ce qu’est Scott Pilgrim VS The World, qui arrivait sur les écrans vendredi dernier, 13 août. Trois mots, c’est cependant bien peu pour réussir à décrire cette adaptation cinématographique de la bande dessinée du même nom, créée par Bryan Lee O’Miley. Film efficace, drôle et bourré de références, Scott Pilgrim VS The World aura une place spéciale à occuper dans la filmographie geek.
Après une longue semaine pluvieuse, quoi de mieux pour entamer les sept prochaines journée que les meilleurs articles du web, colligés par l’équipe de Pieuvre.ca? Voici donc les textes journalistiques qui ont retenu notre attention cette semaine. Bonne lecture!
Grandiose, et le mot est faible. Le public montréalais – nombreux – a eu droit hier à une projection d’une version longtemps perdue du classique des classiques de la science-fiction du maître de l’expressionnisme allemand Fritz Lang. Près d’un siècle après sa première diffusion, Métropolis fait encore courir les foules, d’autant plus qu’un orchestre québécois, sous la direction de Gabriel Thibodeau, offrait une trame sonore montréalaise pour accompagner ce monument cinématographique.
Le Fantastique Weekend du court-métrage québécois a toujours été une créature particulière du Festival Fantasia. Concentré sur quelques jours, cette grand-messe des réalisateurs québécois de courts s’est déplacée cette année à l’excellente salle du cinéma Impérial – beaucoup plus confortable, et de loin, que la salle J-A De Sève habituellement utilisée à cette fin, à l’Université Concordia. Cette année, ce ne sont pas moins de 130 de ces courts-métrages qui ont été projetés devant un public curieux, mais clairsemé. Voici quelques-uns de nos coups de coeur.
Une mise en contexte tout à fait réaliste, se basant sur la première grande vague de la peste noire qu’a vécue l’Angleterre, nous permet une entrée en la matière directement historique.
La plupart du temps, Fantasia présente des films d’horreur, des thrillers, des films de genre… Même les comédies sont normalement teintées d’aventures ninjatesques ou d’un humour complètement ridicule, restant loin du « mainstream ». Eh bien qu’a cela ne tienne, « Sophie’s Revenge », d’Eva Jin, présenté hier au théâtre Hall devant une salle bien remplie, est tout sauf un film Fantasia typique. Et on aime.
Dur – et traître – terreau que celui de la science-fiction au cinéma. Adaptations ratées, effets spéciaux peu saisissants, prémisse fautive, le matériau d’origine a beau être intéressant, plus souvent qu’autrement, le produit final plaît souvent davantage au grand public qu’aux passionnés. Il arrive, cependant, que le résultat du travail acharné d’un réalisateur et de son équipe portent fruit. À ce sujet, Christopher Nolan ajoute une autre pierre à son impressionnant palmarès de succès sur pellicule avec Inception.
Après une longue attente extérieure, animée par de nombreux éclairs, et une présentation sommaire du film par son producteur, Kerry Prior, les cinéphiles de Fantasia ont pu enfin jouir d’un film de zombies hors du commun!
Que voilà un titre de film quelque peu… troublant. Dans une Serbie post-chute du régime de Milosevic, Marko, diplômé en cinéma désoeuvré, tente de revitaliser l’industrie de la porno serbe en mettant sur pied un théâtre pornographique expérimental, où acteurs réciteront un texte, tandis que d’autres comédiens forniqueront sur scène, devant public. Bien vite, cependant, l’étrange utopie tournera au cauchemar.
Les réalisateurs hong-kongais Derek Kwok et Clement Cheng présentaient hier la première canadienne de leur dernier film, Gallants. Les flash crépitaient dans l’entrée de la salle Hall de l’Université Concordia, tandis que le gratin de la distribution prenait la pose. Parmi les célébrités se trouvait Bruce Leung, légende des films de kung-fu hong-kongais qui a plus de 40 ans de carrière derrière la cravate. La distribution de ce film promettait, et n’a pas déçu; Gallants est à classer parmi les bons films du genre.
Les films d’arts martiaux sont à l’Asie ce que les films d’action sont aux États-Unis, soit une formule fréquemment utilisée, mais qui, dans certaines circonstances, fonctionne remarquablement bien et vient apporter un petit quelque chose de plus à un héritage cinématographique déjà particulièrement riche. C’est ainsi qu’Ip Man 2, présenté hier lors de la première journée du festival Fantasia, aura réussi à aller chercher son public.
Ça y est, les lumières s’éteignent, la salle se fait silencieuse, et tandis que le soleil brûle le béton à l’extérieur, les passionnés de cinéma se donnent rendez-vous à la 14e édition du festival de films Fantasia, lieu de rassemblement des aficionados de l’horreur, du fantastique et du déjanté. Pieuvre.ca en a profité pour préparer une petite liste des événements à ne pas manquer durant cette célébration du 7e art dans tout ce qu’il a de plus iconoclaste.
Samedi soir, 19 juin. En la magnifique église Saint-Jean-Baptiste, rue Rachel à Montréal, l’Orchestre à vent de musique de films donnait un concert spécial pour souligner ses dix années d’existence; dix ans de magie, d’envoûtement et d’une surprenante persévérance pour un orchestre amateur. Tout était donc en place pour une soirée mémorable.
9h10 mercredi matin. On crève, et même si je me suis rendue au Complexe Ex-Centriz en Bixi, le vent dans les pédales, que la clim est dans le tapis, j’ai des sueurs froides qui coulent le long de mes tempes fatiguées. Un café vite enfilé, et hop à la projection de presse du Festivalissimo, celui qui rassemble les films latino-ibériques depuis déjà 15 ans.
La franchise de Prince Of Persia a bien évoluée au fil du temps. Les plus vieux se souviendront sans doute de l’arrivée élogieuse du premier opus du jeu vidéo iconique en 1989. Repris depuis avec succès par UbiSoft, la franchise se porte bien. Pas étonnant donc, en cette saison des blockbusters, que de voir Walt Disney débarquer en force pour en produire une adaptation cinématographique dans The Sand of Time.
Quelques brèves culturelles pour bien terminer votre journée… un court aperçu du programme culturel montréalais.
Dans Les possibles sont infinis, la réalisatrice de documentaire Ginette Pellerin nous brosse un portrait de la romancière et dramaturge acadienne Antonine Maillet grâce à plusieurs entrevues exclusives. Tout au long du film de 52 minutes, c’est l’écrivaine même qui nous raconte son quotidien d’écrivaine, mais aussi les souvenirs de ses débuts.
Véritable poète des formes et des couleurs, l’Américain Alexander Calder s’est consacré corps et âme à son art. Filmé dans le cadre d’une série de portraits d’artistes parrainés par un couple français, Calder, un portrait présente l’homme au crépuscule de son existence, mais l’œil et l’esprit toujours aussi vifs.
La nuit est froide, lugubre. Les projecteurs installés sur les miradors, côté est-allemand, trouent la pénombre. Au sein de cette atmosphère crépusculaire et oppressante de la Guerre Froide, l’écrivain John Le Carré dévoile une partie de sa vie à travers ses œuvres. King of Spies présente l’Homme et le phénomène avec brio.
L’homme est vieux. Très vieux, même; mais dans ses yeux brille encore la flamme du photojournaliste, celui qui a couvert un demi-siècle d’actualités, dont de nombreuses décennies de vie en Afrique du Sud. Le FIFA présentait ce soir un documentaire portant sur la carrière de Jürgen Schadeberg, l’un des témoins-clé de la vie sud-africaine sous et après l’apartheid. Zoom sur un historien par l’image.
Fierté culturelle des Pays-Bas, le Rijksmuseum est confronté depuis 2003 à de fâcheux contretemps qui en retardent la rénovation et le réaménagement. Dans son documentaire intitulé The New Rijskmuseum, la réalisatrice Oeke Hoogendijk a capté sur pellicule le parcours cahoteux d’un chantier aux mille problèmes.
Si on avait demandé au réalisateur Dante J. James de faire un film résumant l’histoire de la belle époque du jazz, il n’aurait pu mieux faire.
