The Legend of Kaspar Hauser (La leggenda di Kaspar Hauser) de l’italien Davide Manuli, s’échoue dans nos têtes pour y laisser la forme d’un corps cosmique, au même titre que sa jeune effigie, aussi «bleechée» qu’énigmatique. Avertis d’emblée que son approche n’est pas pour plaire à tous, que certains quitteront la salle, déconnectés du propos, que d’autres, surtout la gent féminine, restera uniquement captive devant le fantasme Vincent Gallo – c’était sans parler du fantasme Élisa Sednaoui -, tandis qu’une infime part y verront inévitablement une révélation, sorte d’explosion jouissive et sensorielle. Nous faisons partie de cette dernière catégorie, comme The Legend of Kaspar Hauser, délicieusement sarcastique, formidablement esthétique, terriblement magnétique, nantie de la follement grisante musique de Vitalic, commande l’avidité.