J’ai rencontré Paul Barbeau dans un café de la rue Fairmount, à Montréal, afin de discuter de son premier film Après la neige. Il pleuvait des cordes cet après-midi là, voyageant malgré tout à bixi, je cherchais un stationnement attitré pour ce dernier; il me semblait bien qu’il y en avait un, plus au nord, sur St-Viateur. Remontant une rue transversale, un homme en imperméable bleu marche en direction opposée, comme j’aimerais lui demander s’il sait où se trouve la station bixi la plus proche, c’est justement Paul. Moment cocasse, nous nous saluons, là, trempés et en pleine rue, à quelques pas de notre lieu de rencontre. Cette entrée en matière à saveur quotidienne donnera le ton sur ce qui suivra : une discussion sympathique, en simplicité, soulignant au passage la générosité dans la qualité et la profondeur des propos, l’énergie agréable, l’authenticité apaisante de Paul Barbeau.