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	<title>pieuvre.ca &#187; disque</title>
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		<title>Random Access Memories: Daft Punk à la sauce rétro</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 16:27:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Huit ans. Ou est-ce plutôt 12 années? Huit ans, approximativement, que le duo français de musique électronique Daft Punk n'avait pas publié d'album "officiel", avec Human After All, sorti en 2005. Ou 12 années, pour ceux qui rejettent cet opus, et qui lui préfèrent le mythique Discovery, paru en... 2001. Après une très longue attente, donc, les deux hommes aux célèbres casques reviennent à la charge avec Random Access Memories, que Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter veulent être un retour aux sources de leur art, un plongeon dans les glorieuses années de la musique analogique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>Huit ans. Ou est-ce plutôt 12 années? Huit ans, approximativement, que le duo français de musique électronique Daft Punk n&rsquo;avait pas publié d&rsquo;album &laquo;&nbsp;officiel&nbsp;&raquo;, avec <em>Human After All</em>, sorti en 2005. Ou 12 années, pour ceux qui rejettent cet opus, et qui lui préfèrent le mythique <em>Discovery</em>, paru en&#8230; 2001. Après une très longue attente, donc, les deux hommes aux célèbres casques reviennent à la charge avec <em>Random Access Memories</em>, que Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter veulent être un retour aux sources de leur art, un plongeon dans les glorieuses années de la musique analogique.</strong></p>
<div id="attachment_21117" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/18/culturel-musique-daft-punk/rsz_ramdaftpunk/" rel="attachment wp-att-21117"><img class="size-medium wp-image-21117" alt="La pochette de l'album" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/rsz_ramdaftpunk-300x168.jpg" width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette de l&rsquo;album</p></div>
<p>Au fil des ans, Daft Punk s&rsquo;est créé une réputation de groupe séparé des autres joueurs du milieu. Par cette obstination à ne plus accorder d&rsquo;entrevues sans que les deux comparses soient gantés et casqués, tout d&rsquo;abord, mais aussi en raison de leur propension à faire abstraction des contraintes du monde extérieur &#8211; certains diront qu&rsquo;ils profitent de leur statut de groupe idolâtré pour se débarrasser de la nécessité de produire des disques sur une base régulière.</p>
<p>Quoiqu&rsquo;on en dise, il est toutefois impossible de faire abstraction d&rsquo;une chose: Daft Punk est encore extrêmement populaire, et la quasi-absence totale du duo sur les scènes depuis leur phénoménale tournée mondiale <em>Alive</em>, en 2007, n&rsquo;a peu ou pas entamé leur visibilité et leur attrait.</p>
<p>Leur implication dans la création de la bande sonore du film <em>Tron Legacy</em>, en 2010, en aura laissé plusieurs sur leur faim, et Daft Punk a d&rsquo;ailleurs soigneusement pris la peine d&rsquo;indiquer qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;un <em>&laquo;&nbsp;véritable&nbsp;&raquo;</em> album. Retour à la case départ, donc. Et nouvelle période d&rsquo;attente.</p>
<p>Surviennent les premières rumeurs concernant <em>Random Access Memories</em>; il n&rsquo;en fallait pas plus pour que la machine s&rsquo;emballe, et que quantité d&rsquo;amateurs et de musiciens s&rsquo;en donnent à coeur joie, <em>remixs</em> et versions imaginées à l&rsquo;appui. Les quelques secondes de la pièce <em>Get Lucky</em> présentées sous forme d&rsquo;une courte publicité pendant un épisode de <em>Saturday Night Live</em> ont mené à l&rsquo;apparition d&rsquo;un nombre incalculable de reprises sur YouTube. Et le duo a joyeusement surfé sur la vague.</p>
<p>Voilà peut-être la plus grande force de Daft Punk: faire marcher la machine à idées. Mais qu&rsquo;en est-il de ce nouvel opus tant attendu? De quelle façon <i>Random Access Memories</i> tient-il la route après près d&rsquo;une décennie d&rsquo;attente et d&rsquo;espoirs?</p>
<p>Le disque détonne, en fait. On y retrouve certes l&rsquo;influence Daft Punk, mais le duo cède bien davantage l&rsquo;espace créatif aux collaborateurs dont les deux musiciens français se sont entourés pour l&rsquo;occasion. On ressort les vrais instruments, on délaisse les sons artificiels pour se concentrer sur l&rsquo;analogique, la musique créée à la main, et non pas par un quelconque programme informatique.</p>
<p>En voulant célébrer l&rsquo;environnement sonore qui a pavé la voie à ses précédents albums et à toute une génération de musique électronique, Daft Punk va cependant un peu trop loin. Disparue la véritable atmosphère dansante des précédents disques; <em>Random Access Memories</em> ressemble bien davantage à une étude de cas, à un devoir exigé par un maître pointilleux, qu&rsquo;un passeport pour une fête endiablée sur les planchers de danse.</p>
<p>Impossible, donc, d&rsquo;écouter <em>Random Access Memories</em> en s&rsquo;attendant à entendre de nouveau <em>Homework</em>, <em>Discovery</em>, ou, surtout, <em>Alive 2007</em>. Le nouvel opus est plus méditatif, plus instropectif, portant plus à réflexion. On n&rsquo;imagine plus la spectaculaire pyramide de néons de la dernière tournée, mais plutôt une fête de fin d&rsquo;après-midi, une ambiance <em>lounge</em>.</p>
<p><em>Random Access Memories</em> plaira aux puristes. Le traitement de certaines pièces, dont <em>Giorgio by Moroder</em>, qui met en vedette le célèbre pionnier de l&rsquo;électronique du même nom, permet de s&rsquo;éloigner grandement du <em>boom boom</em> de la musique de club qui empoisonne malheureusement les ondes radio, de nos jours. Il y a bien sûr <em>Get Lucky</em>, aux paroles plutôt pauvres, mais qui se transforme en un redoutable ver d&rsquo;oreille.</p>
<p>Difficile de véritablement classer ce disque qui atterrira dans les bacs en début de semaine prochaine, mais qui a fuité sur le web plus tôt cette semaine. On sautera volontiers certaines pièces peut-être jugées trop ordinaires, ou qui donnent l&rsquo;impression que Daft Punk n&rsquo;a pas voulu trop en mettre. D&rsquo;autres chansons, comme l&rsquo;extraordinaire <em>Contact</em>, en fin d&rsquo;album, rappellent cependant que les deux <em>frenchies</em> ont tout sauf dilapidé leur talent.</p>
<p>Demi-déception? Demi-renouveau? Demi-découverte? On attendra l&rsquo;éventuelle tournée pour se faire une véritable idée. En attendant, Daft Punk continue de surprendre.</p>

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		<title>Southland, toute la puissance du blues québécois</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 17:26:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Que se passe-t-il lorsque la chanteuse de blues montréalaise Dawn Tyler Watson combine son talent vocal aux capacités musicales hors de l'ordinaire de Paul Deslauriers? Il en ressort Southland, un album récemment tombé dans les bacs des disquaires, et qui offre une généreuse portion de blues, folk, country et même jazz. Le tout en 12 pièces prêtes à déguster sans modération.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>Que se passe-t-il lorsque la chanteuse de blues montréalaise Dawn Tyler Watson combine son talent vocal aux capacités musicales hors de l&rsquo;ordinaire de Paul Deslauriers? Il en ressort <em>Southland</em>, un album récemment tombé dans les bacs des disquaires, et qui offre une généreuse portion de blues, folk, country et même jazz. Le tout en 12 pièces prêtes à déguster sans modération.</strong></p>
<div id="attachment_20883" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/07/culturel-musique-southland/southland/" rel="attachment wp-att-20883"><img class="size-medium wp-image-20883" alt="La pochette de l'album" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/Southland-300x300.png" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette de l&rsquo;album</p></div>
<p>Il y a définitivement quelque chose sortant de l&rsquo;ordinaire lorsque les voix des deux artistes se combinent pour la première fois, dans la pièce d&rsquo;ouverture, <em>If You Only Knew</em>. Le duo se complète à merveille, tout juste avant de s&rsquo;enflammer. Si le disque commence lentement, avec quelques ballades doucereuses, mais aux arrêtes quelque peu tranchantes, Watson et Deslauriers s&rsquo;en donnent à coeur joie avec <em>Tootsie</em>, une composition originale.</p>
<p>La chanson suivante, <em>Crosstown Traffic</em>, écrite par nul autre que Jimmy Hendrix, vient confirmer que <em>Southland</em> fait partie de ces disques que tout amateur de blues se devra d&rsquo;écouter au moins une fois. Les rythmes prennent au corps, la voix de Dawn Tyler Watson semble couler tout naturellement, et Paul Deslauriers s&rsquo;avère implacable à la guitare électrique.</p>
<p>Joué sur un mode intimiste, <em>Southland</em>, enregistré à Sainte-Adèle, semble vouloir être dégusté tel un bon vin, soit à petites gorgées. La note n&rsquo;est jamais forcée, la batterie et la guitare ne s&rsquo;emballent pas&#8230;Il se dégage en fait de l&rsquo;album une belle maturité musicale, le disque créant une atmosphère sonore poussant à la contemplation. Pas le genre de disque qui fera danser, bref, mais plutôt le genre de blues qui porte à réfléchir, à aller au-delà du rempart des notes pour véritablement comprendre les émotions propulsées par la musique.</p>
<p>De <em>Southland</em>, on retiendra la grande qualité de l&rsquo;interprétation, en plus du choix judicieux des morceaux. Écouter l&rsquo;album, c&rsquo;est un peu avoir l&rsquo;impression de s&rsquo;éloigner vers le soleil couchant, le long d&rsquo;une route, les cheveux au vent.</p>
<p><em>Southland</em>, bref, à mettre entre les mains de connaisseurs et d&rsquo;amateurs de bonne musique, et plus particulièrement de blues. Effet positif garanti.</p>
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		<title>Un peu de répit musical, &#171;&#160;par amour pour Philou&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 14:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Disponible dès mardi en magasin, la compilation Par amour pour Philou propose des pièces composées par 13 musiciens de renom, dont André Gagnon, Oliver Jones, et Lorraine Desmarais. Les profits seront versés au Centre de répit Philou, un organisme qui aide les enfants handicapés et leurs parents. Pour en apprendre davantage sur cette noble initiative, Pieuvre.ca s’est entretenu avec Diane Chênevert, fondatrice du Centre et mère de Philou.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick Robert</p>
<p>@Rastaquoire</p>
<p lang="en-US"><b>Disponible dès mardi en magasin, la compilation </b><i><b>Par amour pour Philou</b></i><b> propose des pièces composées par 13 musiciens de renom, dont André Gagnon, Oliver Jones, et Lorraine Desmarais. Les profits seront versés au Centre de répit Philou, un organisme qui aide les enfants handicapés et leurs parents. Pour en apprendre davantage sur cette noble initiative, Pieuvre.ca s’est entretenu avec Diane Chênevert, fondatrice du Centre et mère de Philou.</b></p>
<div id="attachment_20407" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/04/15/culturel-amour-philou/amourphilou/" rel="attachment wp-att-20407"><img class="size-medium wp-image-20407" alt="La pochette du disque" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/04/AmourPhilou-300x266.jpg" width="300" height="266" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette du disque</p></div>
<p lang="en-US"><i>Vous êtes la mère de Philippe, un enfant atteint de paralysie cérébrale. On imagine que ça prend quand même plus d’efforts pour élever un enfant handicapé. Qu’est-ce qui vous a motivé à fonder le Centre Philou en plus?</i></p>
<p><b>Diane Chênevert</b> : C’est très simple. Lorsque j’ai eu mon deuxième enfant, Philippe, j’ai été… je pourrais dire que j’ai été chanceuse dans mon malheur. Je travaillais très fort, j’avais un très bon emploi, un très bon salaire, mon mari aussi. Par contre, comme je travaillais très fort et mon mari aussi, nous avions quelqu’un pour nous donner un coup de main à la maison. On était à l’hôpital très très très souvent, Philippe était souvent hospitalisé, il faisait de l’épilepsie… J’avais une quarantaine de rendez-vous par mois.</p>
<p>Mais, ce que je me suis aperçu dans les quatre premières années de la vie de Philippe, c’est qu’il y avait tellement de parents en détresse, qui n’avaient aucune ressource. Ils étaient absolument laissés à eux-mêmes. Ils n’étaient donc pas aussi chanceux que moi dans leur malchance. Et je me suis dit que, quand viendrait le temps, j’aimerais pouvoir les aider. Lorsque j’ai décidé de quitter mon emploi, j’ai pris mes économies, et j’ai fondé le Centre Philou, pour pouvoir venir en aide à ces parents-là.</p>
<p lang="en-US"><i>Les gens ne sont pas nécessairement familiers avec le concept d’un centre de répit. Qu’est-ce que vous faites au Centre Philou?</i></p>
<p><b>DC </b>: D’abord, si vous me permettez, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas très au courant de ce qu’est une paralysie cérébrale sévère. Alors ici, on prend les enfants handicapés de zéro à 12 ans avec une paralysie cérébrale sévère, ou des maladies qui y ressemblent beaucoup, qui sont des pathologies différentes du cerveau finalement. On peut prendre des dystrophies musculaires dégénératives par exemple. Ce sont des enfants qui sont souvent alimentés par tube, qui sont pour la plupart épileptiques, qui sont tous en fauteuil roulant, totalement dépendants d’une autre personne, qui ne parlent pas et qui ne marchent pas. Alors, vous imaginez, c’est ça le portrait.</p>
<p lang="en-US"><i>Le Centre accueille donc ces enfants-là pour de courtes périodes?</i></p>
<p><b>DC </b>: On accueille ces enfants-là. Pourquoi? Parce que bon, les parents ont besoin de reprendre leur souffle. Donc, on les accueille, ça peut aller de deux jours à trois semaines à la fois. Ils font dodo ici. Ce n’est pas un centre de répit de jour, c’est vraiment un centre de répit 24 heures sur 24, sept jours sur sept. On les prend en charge comme s’ils étaient à la maison. On prend les conseils des parents, on a un dossier complet sur l’enfant, on a des liens avec les hôpitaux, alors, le parent est rassuré, il est en confiance. Quand les enfants sont ici, on joue avec eux pour les stimuler, ce qu’ils ne peuvent pas toujours avoir à la maison, parce que s’il y a deux-trois autres enfants à la maison, l’enfant handicapé lui, et bien, il reste dans son fauteuil. C’est tout à fait normal d’ailleurs. Donc, à un moment donné, quand ils viennent ici, c’est presque un camp pour eux, ou un hôtel. Il y en a qui appellent ça l’hôtel Philou, parce qu’ils ont du plaisir en même temps.</p>
<p lang="en-US"><i>Vous dites qu’il n’y a pas beaucoup de support pour les parents d’enfants handicapés, mais malgré votre mission, vous éprouvez des difficultés financières. On a l’impression que le gouvernement ne vous aide pas autant qu’il devrait…</i></p>
<p lang="en-US"><b>DC </b>: Je ne sais pas si je dirais « difficultés financières ». Je rame en fait, c’est plutôt ça. J’y arrive, mais je rame. Et à un moment donné, je ne pourrai plus ramer (rires). En tout cas, pas à la vitesse à laquelle je rame présentement. Je vous dirais que dans une société de droit comme la nôtre, il y a beaucoup d’associations de défense des droits, mais il y a peu de <i>services</i> au bout de ces droits-là. J’ai frappé un mur en essayant de trouver des services, mais au lieu de le contourner et de marcher longtemps sur le bord du mur pour revenir de l’autre côté, au même endroit où j’étais, je me suis dit que j’allais le défoncer. Alors j’ai défoncé le mur, j’ai fait ce centre de répit, j’ai assumé mon devoir de citoyen, et j’espère que le gouvernement va suivre, et assumer son devoir envers la collectivité.</p>
<p lang="en-US"><i>On parle beaucoup d’aidants naturels ces temps-ci, mais on dirait qu’on voit surtout les gens qui accompagnent des personnes malades en fin de vie, et non pas ceux qui soutiennent les jeunes handicapés?</i></p>
<p><b>DC </b>: Vous avez tellement raison! On dirait qu’on n’est pas considérés comme des aidants naturels, parce que c’est un enfant et que normalement, on est censé s’occuper de notre enfant à la maison, comme tous les parents. Ce n’est pas comme élever un enfant normal, là. On aide un enfant à survivre. Mon mari va souvent dire « Tu laisses notre fils deux jours de temps seul à la maison, ben quand tu vas revenir, il est mort ». C’est sûr. Il ne s’est pas alimenté, il n’a pas eu d’hygiène, il s’est probablement étouffé dans sa salive… À quelque part, oui, tu es un aidant naturel. Mais ils ne sont pas considérés « malades », ils sont considérés avec un « état », l’état dans lequel ils sont, avec des risques immenses associés. Donc, on n’est pas considérés comme des aidants naturels. C’est complètement illogique.</p>
<p lang="en-US"><i>Plutôt qu’attendre après le gouvernement, vous avez lancé en 2009 une première compilation musicale, intitulée </i>Berceuses pour Philou<i>. Comment vous est venue l’idée de chercher du financement par le biais d’un album?</i></p>
<p><b>DC </b>: L’idée n’est pas de moi, je ne peux pas prendre le crédit. L’idée est venue à un homme qui s’appelle Alain Labonté, et qui porte très très bien son nom d’ailleurs (rires). J’étais en nomination pour le prix humanitaire du YWCA, le Y des femmes, mais je n’ai pas gagné. Alain est venu me voir après, un homme que je n’avais jamais rencontré de ma vie, et il m’a dit « Écoute, je vais t’aider ». Évidemment, plein de monde me dit qu’ils vont m’aider et ça ne se matérialise jamais. Donc, dans ma tête à moi, j’ai comme carrément oublié son nom, comme j’oublie beaucoup de noms de gens qui me disent qu’ils vont m’aider, puis qui ne me reviennent jamais.</p>
<p>Six mois plus tard, il me rappelle et me dit « Est-ce que tu te souviens de moi, mon nom est Alain Labonté? ». Je dis « Non, absolument pas, je ne sais pas qui vous êtes monsieur ». Il me dit « Je t’avais dit au Y des femmes que j’allais t’aider. J’ai déjà un certain nombre d’artistes, puis on lance un disque ». Il m’appelle en juin et me dit « On enregistre au mois de juillet ». J’étais au volant de ma voiture, j’ai été obligée de me stationner parce que les deux bras me sont tombés. C’est arrivé comme ça.</p>
<p lang="en-US">Il y a eu un enthousiasme incroyable de la part des artistes. On a enregistré dans un studio prêté par Radio-Canada… Enfin, ça a fait boule de neige. Ce qui est arrivé, c’est que le deuxième album maintenant, qui s’appelle <i>Par amour pour Philou</i>, est venu des artistes eux-mêmes, qui ont dit « Hey, on a tellement eu de <i>fun</i> à faire ça, pourquoi on en referait pas un autre? ». Ils ont poussé dans le dos d’Alain, qui n’a pas eu d’autre choix que de le faire (rires). Il a été victime de son succès.</p>
<p lang="en-US"><i>Comme vous le mentionnez, vous lancez une deuxième compilation ces jours-ci, qui s’appelle </i>Par amour pour Philou<i>. Vous avez réussi à mettre la main sur des gens comme André Gagnon, Oliver Jones, Florence K, Lorraine Desmarais… Comment êtes-vous allé chercher ces artistes?</i></p>
<p lang="en-US"><b>DC </b>: Écoutez, c’est vraiment un concours de circonstances. T’en as un ou deux, puis ça attire les autres. Et puis il y a François Dompierre qui est rentré cette fois-ci avec Stéphane Tétreault. François Dompierre qui a fait le tour du monde, qui est un ambassadeur pour nous, et Stéphane Tétreault qui a 19 ans et qui est une <i>star</i> montante au niveau mondial, avec son Stradivarius. Tout ce monde-là se passe le mot éventuellement. C’est drôle, parce que j’étais avec André Gagnon mardi dernier, et il m’a dit « Diane, si on en lance un autre, les gens vont se battre et se mettre en ligne pour faire la troisième compilation » (rires).</p>
<p lang="en-US"><i>Ce qui est particulier, c’est que souvent, ce genre de compilation-bénéfice compte des chansons que les artistes laissent gracieusement à l’organisme, mais dans votre cas, ce sont des pièces composées spécialement pour l’occasion…</i></p>
<p lang="en-US"><b>DC </b>: Tout à fait, elles sont composées pour l’occasion. Quand on est en studio avec eux, ils se mettent vraiment dans le <i>mood</i> d’un parent avec un enfant handicapé. Et ça vient vraiment les chercher, c’est assez incroyable. Il y en a qui sortent beaucoup de joie, parce qu’ils se disent « On fait quelque chose ». Pour d’autres, c’est de la nostalgie, ou carrément une musique d’amour. C’est assez incroyable les sentiments que ça peut faire ressortir. À cause de tous ces sentiments-là, je pense que ça fait une très belle compilation, parce que c’est accessible à tous, dans toutes sortes de moments. Ça peut être des moments de stress, des moments de joie, des moments nostalgiques. Ça peut être quand t’es dans la voiture, en pleine circulation, puis que t’as besoin de te déstresser. Ça peut être à toutes les sauces (rires)…</p>
<p lang="en-US"><i>C’est bon de le préciser, tous les profits de la vente de l’album seront versés directement au Centre Philou.</i></p>
<p><b>DC </b>: Oui. Tous les profits reviennent au centre Philou. C’est extraordinaire, vous imaginez… De un, c’est un rayonnement extraordinaire partout au Québec, et de deux, ça aide vraiment la mission directement, sans avoir d’intermédiaires.</p>
<p><i>Vous dites que souvent, les gens ont de bonnes intentions et veulent vous aider sans passer nécessairement à l’acte, mais en achetant la compilation, ils peuvent vous donner un coup de main tout en se faisant plaisir avec un excellent album…</i></p>
<p><b>DC </b>: Tout à fait. Ils se font un cadeau. Moi j’appelle ça du pur bonheur. Ils se font un cadeau à eux, puis ils nous font un cadeau à nous. Alors, ça devient un peu un donnant-donnant, ou plutôt gagnant-gagnant.</p>
<p lang="en-US">Sur le web:</p>
<p lang="en-US"><a href="http://www.centrephilou.com/">Centre de répit Philou</a></p>
<p lang="en-US"><a href="http://www.renaud-bray.com/Disques_Produit.aspx?id=1372224&amp;def=Par+Amour+Pour+Philou%2CCOMPILATION%2CJTR85792">Compilation <em>Par amour pour Philou</em></a></p>
<p lang="en-US">
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		<title>Errances, l&#8217;allez-retour en pays trad</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 18:09:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fort d'un premier disque bien reçu par la critique en 2009, les membres de Bon Débarras lancent un nouvel album, Errance, intéressant mélange de musique folk et traditionnelle, avec quelques touches cajun, voire même du rock et du blues saupoudrés sur le tout.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>Fort d&rsquo;un premier disque bien reçu par la critique en 2009, les membres de Bon Débarras lancent un nouvel album, <em>Errance</em>, intéressant mélange de musique folk et traditionnelle, avec quelques touches cajun, voire même du rock et du blues saupoudrés sur le tout.</strong></p>
<div id="attachment_20286" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/04/09/culturel-musique-errances/bondebarras_ledevoir/" rel="attachment wp-att-20286"><img class="size-medium wp-image-20286" alt="Photo: Le Devoir" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/04/BonDébarras_LeDevoir-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Le Devoir</p></div>
<p>Essentiellement festif, ce nouvel opus comprend également des pièces plus douces, comme la touchante <em>Lettre à mon père</em>, ou encore <em>Bercitude</em>, qui pose un regard doux-amer sur le monde qui nous entoure.</p>
<p>En choisissant de mélanger dans de genres en un seul disque, il existait évidemment le risque de s&rsquo;emmêler les pinceaux, et de produire une bouillie indigeste tenant davantage du capharnaüm; rien de cela dans <em>Errances</em>, qui offre un surprenant melting-pot musical où l&rsquo;on peut déceler un certain conflit entre le désir d&rsquo;offrir une musique plus traditionnaliste, semblable à La veillée d&rsquo;castors, ou encore à La bottine souriante, et celui de présenter un courant plus moderne, tel que représenté par Mes Aïeux, ou même Les Cowboys fringants.</p>
<p>Un amateur de musique à l&rsquo;oreille bien entraînée serait même porté à croire que des anciens membres des Colocs, ou encore de Loco Locass ont donné un coup de main à l&rsquo;écriture et à l&rsquo;interprétation des 12 pistes du nouvel album.</p>
<p>Au-delà des comparaisons de styles musicaux, le disque lui-même tient-il la roue? Tout à fait: les pièces sont accrocheuses, les styles sont suffisamment variés pour éviter une éventuelle impression de monotonie, et les textes, très bien travaillés, font d&rsquo;<i>Errances</i> &#8211; et de Bon Débarras &#8211; de dignes représentants de cette langue québécoise qui peut parfois adopter un idiome tenant du vieux français, ou carrément emprunter à l&rsquo;anglais pour former un patois délicieusement complexe.</p>
<p><em>Errances</em> trouvera donc sans doute preneur auprès des amateurs du genre: une sorte de point milieu entre la véritable musique traditionnelle, le néo-trad, le folk, le rap, le blues, le rock&#8230; bref, un beau bordel musical qui fait du bien par où il passe. À se procurer, donc, pour l&rsquo;apprécier sans tarder.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=oHUlYRGwaWc"><img src="http://img.youtube.com/vi/oHUlYRGwaWc/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=oHUlYRGwaWc">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

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		<title>Retour sur la Terre du Milieu avec The Hobbit: An Unexpected Journey</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2013/03/19/culturel-cinema-the-hobbit/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 12:48:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ceux et celles qui n’ont pas eu l’occasion de voir The Hobbit: An Unexpected Journey au cinéma peuvent maintenant le faire dans le confort de leur foyer, puisque le film est disponible dès mardi en format Blu-ray et DVD.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick Robert</p>
<p>@Rastaquoire</p>
<p lang="en-US"><strong>Ceux et celles qui n’ont pas eu l’occasion de voir <em>The Hobbit: An Unexpected Journey</em> au cinéma peuvent maintenant le faire dans le confort de leur foyer, puisque le film est disponible dès mardi en format Blu-ray et DVD.</strong></p>
<div id="attachment_19802" class="wp-caption alignright" style="width: 246px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/03/19/culturel-cinema-the-hobbit/print-4/" rel="attachment wp-att-19802"><img class="size-medium wp-image-19802" alt="La pochette du coffret Blu-ray du film" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/03/hobbit-236x300.jpg" width="236" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette du coffret Blu-ray du film</p></div>
<p lang="en-US"><em>The Hobbit: An Unexpected Journey</em> est une histoire d’origine se déroulant 60 ans avant les événements dépeints dans la trilogie du <em>Seigneur des anneaux</em>. On y découvre un jeune Bilbo Baggins douillet qui préfère la compagnie de ses livres à celle des vivants. Gandalf le convaincra de quitter le confort du Shire pour participer à une aventure remplie de dangers, en compagnie de 13 nains bien déterminés à reprendre leur cité natale d’entre les griffes de Smaug le dragon. Cette quête épique permettra d’assister à la première rencontre entre Bilbo et Gollum, et d’apprendre comment le Hobbit s’est retrouvé en possession de l’anneau magique qui causera tant de problèmes six décennies plus tard.</p>
<p lang="en-US">Peter Jackson nous a habitués à des spectacles à grands déploiements, et <em>The Hobbit: An Unexpected Journey</em> ne déçoit certainement pas au niveau visuel. La cinématographie est grandiose, avec des batailles où s’affrontent des milliers de combattants et des paysages de fantasy à couper le souffle. À l’origine, J.R.R. Tolkien a écrit <em>Bilbo le Hobbit</em> pour un public plus jeune, et cette orientation a été fidèlement respectée par le réalisateur. Le long-métrage possède un ton plus léger, et rappelle à certains égards les films d’aventure familiaux de Disney. Puisqu’il s’agit du premier volet d’une trilogie, une bonne partie de l’intrigue sert à placer les événements à venir, et la conclusion en queue de poisson en laissera certains sur leur faim.</p>
<p lang="en-US">Plusieurs comédiens reprennent du service, à commencer par Ian McKellen, toujours aussi convaincant dans le rôle de Gandalf. On compte des apparitions d’Hugo Weaving (Elrond), Elijah Wood (Frodon), Cate Blanchett (Galadriel), Christopher Lee (Saroumane) et Ian Holm (Bilbo vieux). Même s’il dispose de peu de temps à l’écran, Andy Serkis vole la vedette avec un Gollum dont l’animation surpasse nettement celle des films précédents. Du côté des nouveaux venus, le choix de Martin Freeman (<em>The Hitchiker’s Guide to the Galaxy</em>) pour interpréter le jeune Bilbo est judicieux. On remarque aussi les performances de Richard Armitage dans le rôle de Thorin, le roi des nains, et celle de Sylvester McCoy dans celui du sorcier Radagast.</p>
<p lang="en-US">L’édition de <em>The Hobbit: An Unexpected Journey</em> contient à la fois le film en format Blu-ray et DVD, ainsi qu’une copie numérique sur la plateforme UltraViolet. Un troisième disque en haute définition est entièrement consacré au matériel supplémentaire. On peut y voir une courte revuette qui présente les beautés naturelles de la Nouvelle-Zélande, mais surtout 10 capsules instructives et amusantes tirées du blogue vidéo de la production, et réalisées en marge du tournage. On compte également une invitation pour assister au dévoilement mondial de la bande-annonce du second volet, <em>The Desolation of Smaug</em>, le 24 mars prochain sur Internet.</p>
<p lang="en-US">Même si <em>The Hobbit: An Unexpected Journey</em> est la quatrième incursion du réalisateur dans l’univers de Tolkien, le résultat est à la fois familier et différent. Les fans de Peter Jackson apprécieront ce film, qui ne prendra cependant tout son sens qu’après la parution des deux chapitres suivants.</p>
<p>7/10</p>
<p lang="en-US"><em>The Hobbit: An Unexpected Journey</em><br />
<strong>Réalisation </strong>: Peter Jackson<br />
<strong>Scénario </strong>: Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson, Guillermo del Toro et J.R.R. Tolkien<br />
<strong>Avec </strong>: Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, Ken Stott et Graham McTavish<br />
<strong>Durée </strong>: 169 minutes<br />
<strong>Format </strong>: Blu-ray/DVD<br />
<strong>Langue </strong>: Anglais, Français et Espagnol</p>
<p lang="en-US"><p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=SDnYMbYB-nU"><img src="http://img.youtube.com/vi/SDnYMbYB-nU/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=SDnYMbYB-nU">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>
</p>
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		<title>Analekta &#8211; Un quart de siècle de qualité, de talent et de variété</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 14:31:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La maison de disques Analekta souligne ces jours-ci ses 25 ans avec la parution d’un coffret de trois disques sous le numéro de catalogue AN 2 9725-7. Analekta c’est plus de 500 disques de musique classique mais c’est surtout la mise en valeur des artistes d’ici, interprètes et compositeurs.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Martin Prévost</p>
<p><strong>La maison de disques Analekta souligne ces jours-ci ses 25 ans avec la parution d’un coffret de trois disques sous le numéro de catalogue AN 2 9725-7. Analekta c’est plus de 500 disques de musique classique mais c’est surtout la mise en valeur des artistes d’ici, interprètes et compositeurs.</strong></p>
<div id="attachment_19771" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/03/18/culturel-analekta-25e/analekta25ans/" rel="attachment wp-att-19771"><img class="size-medium wp-image-19771" alt="La pochette du coffret" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/03/Analekta25Ans-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette du coffret</p></div>
<p>Avec un aussi vaste catalogue, il n’était pas difficile de compiler près d’une cinquantaine de titres de qualité pour remplir ces trois cédés. Ce qui devait l’être davantage, c’est de laisser de côté des dizaines d’autres enregistrements très intéressants. Quoi qu’il en soit, ce coffret nous offre de tout et du meilleur. En passant des interprètes plus que confirmés tels qu’André Laplante, l’ensemble I Musici de Montréal de Yuli Turovsky ou le Taffelmusik de Jeanne Lamon, à de jeunes prodiges comme Valérie Milot et Stéphane Tétreault, une palette de talents très diversifiés est offerte aux auditeurs.</p>
<p>Le choix des oeuvres est riche et sa plus grande qualité est peut-être la place qui est faite aux oeuvres de compositeurs québécois: Lorraine Desmarais, Alain Lefèvre, Walter Boudreau et l’incontournable André Mathieu.</p>
<p>Le seul reproche qu’on pourrait faire à ce coffret c’est sans doute une légère inégalité dans la réalisation, en ce qui a trait au niveau sonore qui varie parfois, d’une plage à l’autre.</p>
<p>En résumé, voilà un excellent outil de promotion pour les interprètes d’ici et surtout un coffret très agréable à écouter, tant par sa qualité que par sa variété. C’est aussi une excellente base de discothèque pour les néophytes en musique classique, quel que soit leur âge.</p>
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		<title>Un arrêt à Montréal en mars pour Sigur Rós</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2013/03/14/culturel-musique-sigur-ros/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 15:14:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Lévesque</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le son harmonique planant et contemplatif de Sigur Rós envahira le Centre Bell le 27 mars prochain dans le cadre de sa tournée mondiale.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Caroline Lévesque</p>
<p>@CaroLevek</p>
<p><strong>L&rsquo;harmonie planante et contemplative de Sigur Rós envahira le Centre Bell le 27 mars prochain dans le cadre de sa tournée mondiale.</strong></p>
<div id="attachment_19682" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/03/14/culturel-musique-sigur-ros/sigu_ros/" rel="attachment wp-att-19682"><img class="size-medium wp-image-19682" alt="Sigur Ros sera de passage à Montréal le 27 mars" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/03/sigu_ros-300x220.jpg" width="300" height="220" /></a><p class="wp-caption-text">Sigur Ros sera de passage à Montréal le 27 mars</p></div>
<p align="JUSTIFY">Le groupe, créé à Reykjavik en 1994 et qui s’est fait connaître de manière plus spectaculaire avec son album <em>Ágætis byrjun</em> en 1999, nous présentera les pièces de son dernier album <em>Valtari</em>, sorti en mai de l’année dernière. Quelques nouveautés musicales seront aussi prévues lors de cette soirée.</p>
<p align="JUSTIFY">La dernière venue à Montréal de Jónsi Birgisson et sa bande remonte au mois d’août dernier lors du festival Osheaga. Le groupe avait aussi annoncé l’automne de façon mémorable lors de leur concert extérieur sur le quai Jacques-Cartier sous une pluie fine, en septembre 2008.</p>
<p align="JUSTIFY">En décembre dernier, le Centre PHI, à Montréal, présentait une projection publique du <em>Valtari Film Experiment</em>, une expérience artistique réunissant une dizaine de réalisateurs de partout dans le monde qui ont su créer à partir d’un maigre budget des vidéos inspirés des chansons du dernier album de la formation.</p>
<p align="JUSTIFY">Le groupe islandais compte déjà six albums à son actif, et un nouvel album est en cours de route pour 2013.</p>
<p align="JUSTIFY">À partir du 22 mars prochain, les détenteurs de billets auront droit de télécharger une copie gratuite de leur tout nouveau EP, incluant trois pièces inédites.</p>
<p align="JUSTIFY">L’onirique voix de Jónsi, son jeu unique de guitare électrique à l’archet et les harmonies atmosphériques de Sigur Rós promettent aux Montréalais une soirée à la hauteur de ce que la troupe offre généralement à son public: des concerts épiques.</p>
<p>Pour plus d’information, consultez <a href="http://www.evenko.ca/fr/show/evenement/sigur-r%C3%B3s-6823">le site Internet</a> d’Envenko.</p>
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		<title>BRMC &#8211; Pensées funèbres avec Specter At The Feast</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 18:25:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Décidément, il faut croire que le groupe rock Black Rebel Motorcycle Club tient mordicus à sa période de trois ans entre chaque parution d'album; le septième disque du trio américain, Specter At The Feast, s'apprête à atterrir dans les bacs des disquaires, après la sortie, en mars 2010, de Beat the Devil's Tattoo. Trois ans, donc. Mais le résultat est-il satisfaisant? Sans grande révolution musicale, Specter At The Feast plaira grandement aux amateurs du genre. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>Décidément, il faut croire que le groupe rock Black Rebel Motorcycle Club tient mordicus à sa période de trois ans entre chaque parution d&rsquo;album; le septième disque du trio américain, <em>Specter At The Feast</em>, s&rsquo;apprête à atterrir dans les bacs des disquaires, après la sortie, en mars 2010, de <em>Beat the Devil&rsquo;s Tattoo.</em> Trois ans, donc. Mais le résultat est-il satisfaisant? Sans grande révolution musicale, <em>Specter At The Feast</em> plaira grandement aux amateurs du genre. </strong></p>
<div id="attachment_19677" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/03/13/culturel-musique-brmc-specter/specter_at_the_feast_cover_600x600/" rel="attachment wp-att-19677"><img class="size-medium wp-image-19677" alt="La pochette du plus récent album de Black Rebel Motorcycle Club" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/03/specter_at_the_feast_cover_600x600-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette du plus récent album de Black Rebel Motorcycle Club</p></div>
<p>Enregistré à la suite du décès, en coulisses d&rsquo;un spectacle de BRMC, du père du chanteur Robert Been, <em>Specter At The Feast</em> se veut entre autres un album expiatoire; une façon, pour le groupe, de se libérer de la peine accumulée par cette perte déchirante. L&rsquo;album rappelle d&rsquo;ailleurs les balades les plus reconnaissables et les moments les plus déchirants des précédents disques. Rythmes lents, guitare électrique émotive, chants éthérés&#8230; <em>Lose Yourself</em>, par exemple, dernière des 12 pistes de l&rsquo;album, est un excellent exemple du grand talent de BRMC pour les finales poignantes.</p>
<p>Bien sûr, les gars de Black Rebel n&rsquo;ont pas non plus oublié leurs racines <em>hard rock</em>: les accords vifs, voire violents arrachés aux guitares et le rythme puissant donné par la batterie ne manquent pas. Notons entre autres la reprise en main très rock de <em>Hate The Taste</em>, qui saisi au vol le rythme de sortie de la balade <em>Lullaby</em> pour transformer le tout en hymne aux ondes de basse qui font vibrer le plancher des salles de concert. BRMC sort peut-être d&rsquo;un deuil, mais cela ne veut pas dire que les chansons qui brassent ont disparu pour autant.</p>
<p>Rien de révolutionnaire, toutefois, dans ce septième album; du moins, rien d&rsquo;aussi spectaculaire que la claque musicale qui avait été assennée dans <em>Howl</em>, avec son folk très américain et ses sons gospel.</p>
<p>Ce qui semble plutôt faire le charme de BRMC, c&rsquo;est cette impression constante de renouveau, de construction d&rsquo;un univers musical aux arrêtes tout sauf lisses où l&rsquo;atmosphère est saturée d&rsquo;ondes sonores dégagées par les guitares et la batterie du groupe. Il s&rsquo;agit en quelque sorte d&rsquo;une odyssée à travers un océan aux vagues agitées. Nul doute qu&rsquo;il faut désormais s&rsquo;accrocher, tenir bon pour traverser la tempête, ou simplement accepter de se laisser emporter.</p>
<p><em>Specter At The Feast</em> marque ainsi d&rsquo;une nouvelle pierre le voyage musical auquel nous convie BRMC. Rien d&rsquo;aussi expérimental que <em>The Effects of 333</em>, mais certainement à la hauteur des précédents efforts.</p>
<p>Le groupe sera de passage à Montréal le 8 mai prochain, au Théâtre Corona.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=m1oxKoXMY5o"><img src="http://img.youtube.com/vi/m1oxKoXMY5o/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=m1oxKoXMY5o">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

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		<title>Spectacle-lancement de Punkt, nouvel album de Pierre Lapointe: riche, beau et éclaté</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 13:55:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jim Chartrand</dc:creator>
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		<category><![CDATA[théâtre maisonneuve]]></category>

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		<description><![CDATA[Tel James Bond dans Skyfall, Pierre Lapointe était à son plus vulnérable mardi soir dernier pour le lancement de son tout nouvel album Punkt: grippé, stressé et encore quelque peu empli d'insécurité face aux premiers balbutiements de livrer sur scène devant tout le monde son tout nouveau matériel. Toutefois, cela n'a pas empêché l'artiste multidisciplinaire tout joliment vêtu de livrer la marchandise et de démontrer avec aisance que l'un de nos princes de la musique québécoise du nouveau millénaire était de retour.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Jim Chartrand</p>
<p><strong><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Tel James Bond dans </span></span></span><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Skyfall</span></span></span></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">, Pierre Lapointe était à son plus vulnérable mardi soir dernier pour le lancement de son tout nouvel album </span></span></span><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Punkt</span></span></span></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">: grippé, stressé et encore quelque peu empli d&rsquo;insécurité face aux premiers balbutiements de livrer sur scène devant tout le monde son tout nouveau matériel. Toutefois, cela n&rsquo;a pas empêché l&rsquo;artiste multidisciplinaire tout joliment vêtu de livrer la marchandise et de démontrer avec aisance que l&rsquo;un de nos princes de la musique québécoise du nouveau millénaire était de retour.</span></span></span></strong></p>
<div id="attachment_19307" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/02/27/culturel-punkt-lancement/pierre-lapointe/" rel="attachment wp-att-19307"><img class="size-medium wp-image-19307" alt="Pierre Lapointe lançait mardi soir son nouvel album Punkt à la Place des Arts" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/02/Pierre-Lapointe-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Pierre Lapointe lançait mardi soir son nouvel album Punkt à la Place des Arts</p></div>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Devant une salle comble au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, épaulé par sa maison de disque Audiogram, une copie de son nouvel album a été remise à l&rsquo;entrée à chacun des spectateurs, prouvant à nouveau la générosité infinie de l&rsquo;artiste qui nous a maintes fois gâtés par le passé. Habitué des surprises, on a toutefois été confronté à quelque chose de beaucoup plus classique, sans vraiment de mise en scène à défaut de quelques jeux d&rsquo;éclairage, à mille lieues de son inoubliable et toujours aussi énigmatique <em>Mutantès</em> pour revenir à une simplicité amplifiée de son spectacle tout en piano démontrant qu&rsquo;avec son orchestre, sa chorale et ses quelques invités, Pierre Lapointe était prêt à nous convier à une grande fête d&rsquo;une classe à part.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Déployé en deux parties distinctes, la première a permis à Lapointe et sa bande d&rsquo;interpréter les 42 minutes de </span></span></span><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Punkt</span></span></span></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;"> dans leur intégralité, les participations d&rsquo;Albin de la Simone, Random Recipe et autres Guido Del Fabbro incluse, alors que la seconde s&rsquo;est élancée dans l&rsquo;interprétation de vieux classiques dont l&rsquo;efficacité ne se dément toujours pas. Difficile de résister alors qu&rsquo;on nous remet à l&rsquo;oreille </span></span></span><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Au 27-100 rue des Partances</span></span></span></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">, </span></span></span><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Le Colombarium</span></span></span></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;"> et autres </span></span></span><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">L&rsquo;endomètre rebelle</span></span></span></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">!</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">À</span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;"> la première écoute, </span></span></span><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Punkt</span></span></span></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;"> est probablement l&rsquo;oeuvre la plus éclectique, expérimentale et éclatée que Pierre Lapointe n&rsquo;a jamais présentée. Se lançant dans toutes les directions, bordé d&rsquo;une introduction qui ressemble au thème d&rsquo;une émission pour enfant et d&rsquo;une conclusion évoquant des jeux vidéos des années 80 toutes deux instrumentales, comprenant un total de seize pièces dont la durée varie d&rsquo;un très court une minute 20 jusqu&rsquo;à trois minutes 30, on en a pratiquement pour tous les goûts, en plus qu&rsquo;il se montre plus enjoué et léger qu&rsquo;il ne l&rsquo;a probablement jamais été. Cette diversité toutefois s&rsquo;avère gagnante puisque notre écoute est constamment mise à l&rsquo;épreuve en tombant face à la redécouverte d&rsquo;univers différents, mais inévitablement riches, alors que la quantité grandiloquente d&rsquo;accompagnateurs sur scènes en faisait ressentir toute l&rsquo;immensité.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Cependant, malgré quelques interventions typiques du chanteur, c&rsquo;est décidément lors de sa deuxième partie qu&rsquo;il s&rsquo;est montré le plus à l&rsquo;aise, n&rsquo;hésitant pas à se déhancher, se prendre pour une rockstar et se comparer autant à Gerry Boulet qu&rsquo;à Michel Louvain. Certes, il a dû reprendre à quelques reprises quelques pièces, perfectionniste oblige, mais il s&rsquo;en est toujours bien sorti en obtenant aisément la sympathie de son public majoritairement composé d’admirateurs conquis d&rsquo;avance.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">On gardera donc en tête ce spectacle-lancement unique comme d&rsquo;un aperçu inévitable d&rsquo;un disque qui tournera certainement en boucle dans nos oreilles dans les jours à venir afin de l&rsquo;apprivoiser comme il se doit. Pour le reste, notons que Pierre Lapointe en a profité pour promouvoir le tout nouveau disque d&rsquo;Albin de la Simone, tout comme le projet musical à venir d&rsquo;Émilie Laforest et Joseph Marchand, en plus de lancer un concours sur Facebook et Twitter afin de deviner l&rsquo;image qui est représentée sur la pochette jaune de la version vinyle de son disque dont le prix, encore inconnu, risque de valoir son pesant d&rsquo;or.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Toujours aussi amusant, baveux et égocentrique, mais avec une part d&rsquo;humanité beaucoup plus palpable qu&rsquo;auparavant, nul doute que Pierre Lapointe a grandi et évolué de toutes les façons possibles, réitérant la grandeur de son talent, que ce soit en nous interprétant une pièce coquine comme </span></span></span><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Nu devant moi</span></span></span></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;"> que la toujours aussi fragile </span></span></span><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Pointant le nord</span></span></span></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">.</span></span></span></p>
<p><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;">Punkt</span></span></span></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif;"><span style="font-size: small;"> est en vente en format disque, vinyle et numérique, en plus d&rsquo;une édition deluxe exclusive à iTunes depuis mardi.</span></span></span></p>
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		<title>Black City Parade: immortelle Indochine</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Feb 2013 22:42:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Indochine est de retour. Quatre ans après le précédent disque, La République des Météors, le mauvais garçon de la pop rock française Nicola Sirkis et ses confrères du célèbre groupe de musique dont les origines se perdent dans les synthétiseurs et les coupes de cheveux étranges des années 1980 balance Black City Parade, un solide nouvel opus.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>Indochine est de retour. Quatre ans après le précédent disque, <em>La République des Météors</em>, le mauvais garçon de la pop rock française Nicola Sirkis et ses confrères du célèbre groupe de musique dont les origines se perdent dans les synthétiseurs et les coupes de cheveux étranges des années 1980 balance <em>Black City Parade</em>, un solide nouvel opus.</strong></p>
<div id="attachment_19091" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/02/18/culturel-musique-indochine-album/indochine-black-city-parade/" rel="attachment wp-att-19091"><img class="size-medium wp-image-19091" alt="La pochette de l'album" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/02/Indochine-Black-City-Parade-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette de l&rsquo;album</p></div>
<p>Il semble décidément être impossible de venir à bout d&rsquo;Indochine. Le groupe, qui a vécu quelques années difficiles durant la décennie 1990, avait effectué un retour en force en 2002 avec l&rsquo;album <em>Paradize</em>, qui l&rsquo;avait repropulsé en tête des palmarès. Un peu plus d&rsquo;une décennie plus tard, trois nouveaux albums (<em>Alice et June</em>, <em>La République Des Météors</em> et le petit dernier, <em>Black City Parade</em>) et un disque <em>Paradize</em> anniversaire en poche, impossible de ne pas constater qu&rsquo;Indochine a désormais atteint une nouvelle étape de la création musicale, où le rock et la pop s&rsquo;unissent pour combler à la fois les amateurs de la première période du groupe et ceux de ses efforts plus récents.</p>
<p>Le résultat? Un 12e album qui tient la route de façon surprenante et, surtout, sans jamais tomber dans le convenu. Certes, le groupe y exploite ici les thèmes qui lui sont chers. Une instrumentation éthérée, d&rsquo;abord, avec une guitare électrique à laquelle est ajoutée une certaine réverbération, la voix inimitable de Sirkis, bien entendu, mais aussi certains moments plus frénétiques, témoignant du changement progressif du monde de la pop des années 1980 vers un univers plus sombre, plus dangereux. Symbole, peut-être, d&rsquo;une certaine dégradation de la société&#8230; Combiné à des textes qui rappellent des titres d&rsquo;anciens albums, avec plusieurs références à la dépression, à l&rsquo;acceptation, à la différence, à la sexualité ambigüe, <em>Black City Parade</em> possède un certain ton mélodramatique qui cadre parfaitement à l&rsquo;incertitude moderne.</p>
<p>On ne néglige cependant pas les racines pop, avec quelques balades qui sauront satisfaire les prenants d&rsquo;une musique plus facile à digérer, à saisir autant avec le corps qu&rsquo;avec l&rsquo;âme.</p>
<p>Ce qui se dégage surtout de ce 12e opus d&rsquo;Indochine, est qu&rsquo;en présentant un disque aussi bien léché, dont les subtilités n&rsquo;apparaîtront complètement qu&rsquo;après quelques écoutes seulement, le groupe fait un pas de plus vers l&rsquo;immortalité. En sachant à la fois se réinventer et se recycler efficacement, Indochine, avec Sirkis à sa tête, confirme sa place au panthéon des monstres de la musique française&#8230; et pourquoi pas de la musique tout court? En ayant su s&rsquo;imposer envers et contre tout, et surtout en ayant su survivre, tout simplement, après la mort de deux des trois membres fondateurs, Indochine est consacrée dans son immortalité musicale, et <em>Black City Parade</em> ne vient que cimenter le tout. Avec brio, faut-il ajouter.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=3welIBNiQNk"><img src="http://img.youtube.com/vi/3welIBNiQNk/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=3welIBNiQNk">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

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