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	<title>pieuvre.ca &#187; Culturel</title>
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		<title>AIR : Le Voyage dans la Lune ou la modernité rétro</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 15:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Proulx</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si vous aviez décroché du groupe depuis Moon Safari, alors le Voyage dans la Lune est un bon moyen de renouer avec le duo français inventeur de la French Touch. AIR jongle ici avec l’expérimentation musicale dans une approche organique tout à fait légitime. Cette fois, le duo versaillais nous revient avec la bande sonore du film de Georges Méliès, Le Voyage dans la Lune… paru en 1902. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Xavier PROULX</p>
<p><strong>Si vous aviez décroché du groupe depuis <em>Moon Safari</em>, alors le <em>Voyage dans la Lune </em>est un bon moyen de renouer avec le duo français inventeur de la <em>French Touch</em>. AIR jongle ici avec l’expérimentation musicale dans une approche organique tout à fait légitime. Cette fois, le duo versaillais nous revient avec la bande sonore du film de Georges Méliès, <em>Le Voyage dans la Lune…</em> paru en 1902. </strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8810" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/05/air-voyage/air-le-voyage-dans-la-lune/" rel="attachment wp-att-8810"><img class="size-medium wp-image-8810" title="AIR-Le-voyage-dans-la-lune" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/AIR-Le-voyage-dans-la-lune-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Pas besoin d’interminables présentations pour apprécier ce groupe de musique électronique. À contre courant avec le phénomène du <em>dance</em> de la fin des années 90, le duo s’est démarqué par l’usage de synthétiseurs anciens savamment mélangés aux couleurs jazz de la basse et du piano. Derrière les personnalités très inhibées de Jean-Benoit Dunckel et Nicolas Godin – ironiquement et respectivement mathématicien et architecte de formation –  est né en 1998 le phénomène de l’album culte <em>Moon Safari</em>; un album magnifiquement humain, mélange d’amour et de désir embrumé. Ils sont depuis l’un des groupes français les plus connus à l’étranger, au même titre que Justice, Phoenix et Daft Punk. Une esthétique musicale excessivement léchée, limite kitch, où les sentiments sont traduits par une synthèse organique et analogique des sons. AIR – Amour, Imagination, Rêve – ou une fascination pour le romantisme et la sensualité toute française.</p>
<p>Mais impossible de parler de la musique sans parler du film. <em>Le Voyage dans la Lune</em> est un film culte en France. Datant de 1902, on le décrit comme étant le premier <em>blockbuster</em> de l’histoire du cinéma. Outre <em>Métropolis</em>, le chef d’œuvre de Fritz Lang, on compare souvent le <em>Voyage</em> comme étant le premier film de science-fiction de l’histoire du cinéma. C’est aussi l’époque où les pellicules étaient coloriées à la main. Or, on croyait perdue à jamais une version particulière du film colorié de la main de Méliès jusqu’à ce que l&#8217;on découvre par hasard une bobine en état de décomposition avancée au début des années 2000. Il aura fallu plus de 10 ans d’attente technologique pour enfin restaurer l’œuvre par ordinateur, image par image. Le film devait ensuite être présenté en grande pompe au festival de Cannes de l’an dernier. Qui d’autre de mieux outillés qu’AIR pour assurer l’habillage sonore de ce film culte, mélange de magie, de théâtre d’ombres et de fête foraine?</p>
<p>En effet, de cet enregistrement résulte un film qui décrivait de façon saisissante le début de la modernité qui caractérisait son époque : une esthétique grandiose et étrange, quoique presque naïve, empruntée au monde imaginaire de Jules Verne. En ce sens, la musique de AIR était tout indiquée pour traduire l’organicité de la pellicule.</p>
<p>Pour Méliès, cet esthétique cinématographique relevait davantage du théâtre que du véritable cinéma. Les acteurs de l’époque sont surtout des comédiens de troupes de théâtre de rues triés sur le volet. Méliès était également réputé pour son usage du trompe-l’œil et des effets spéciaux. Ici, la musique d’AIR agit comme un écrin, conservant le potentiel éphémère d’un art qui se liait beaucoup avec la performance de scène. En ce sens, les pièces sont teintées d’un sentiment d’urgence, d’une organicité et d’une naïveté que nous n’avions pas perçu depuis les tout débuts du groupe. Le grand compositeur de musique de film Ennio Morricone comparait souvent la musique à l’architecture, où le compositeur, comme l’architecte, bâtirait dans l’espace. <em>Le Voyage Dans la Lune</em> résultait de l’esprit de Méliès. Le tour de force d’AIR est d’avoir su construire leur musique dans cet espace imaginaire, à la topographie unique.</p>
<p>Si les titres tels que <em>Moon Fever</em> et <em>Homme Lune</em> renvoient donc à une approche organique des sons, et aux harmonies romantiques d’une grande épopée, les titres comme <em>Décollage</em> ou <em>Parade</em> introduisent en revanche un usage soutenu des percussions dans le répertoire d’AIR. La Lune, c’est le roc, le minéral. Normal donc qu’elle y soit représenté par une sonorité brute et rythmée. En fait, il s’agit probablement ici de l’album aux sonorités les moins «léchées» que le duo nous a pondu jusqu’à présent. Et d’une certaine manière ce manque de polissage nous laisse tantôt euphorique, tantôt sur notre faim tout dépendant des pièces.</p>
<p>Mais dans tous les cas l’audace est au rendez-vous car certains morceaux sont teintés d’une sonorité propre à la musique <em>live</em> et paraissent carrément brut, cacophoniques, limite rock. C’est le cas de la superbe <em>Sonic Armada</em> dont la ligne de basse sous jacente devient obsédante une fois mélangée à un solo de mini Moog complètement endiablé, digne d’un R2D2 sur l’acide. L’orgue Solina caractéristique est bien présent et se superpose à une ligne mélodique traduisant le sentiment de légèreté du début du siècle. <em>Cosmic Trip</em> est également excessivement bien travaillée dans les moindres nuances de percussions électroniques. On est ici digne du «son AIR» bien rond que l’on connaissait.</p>
<p>La plupart des pièces sont des tableaux correspondant à l’univers sensoriel d’une scène particulière du film. Par exemple, l’arpège au piano de <em>Décollage</em> témoigne bien de l’euphorie caractéristique du début de l’ère industrielle. Malheureusement, certaines ambiances ne durent donc que quelques secondes. Certains titres de l’album par le fait même, eux aussi. La tonalité impose alors une certaine envolée lyrique au morceau, et puis plus rien! C’est dommage car on en redemande et ces pièces très courtes nous laissent grandement sur notre faim. Plusieurs bonne idées donc, mais rarement développées à leur juste valeur. Par exemple, <em>Lava</em> démarre sur un thème romantique admirable mais les choses se gâtent malheureusement après la première minute alors que le solo de cithare semble être artificiellement plaqué sur un thème qui n’en avait pas besoin…</p>
<p>Et si le film ne dure que 16 minutes – une éternité pour l’époque – c’est donc dire que le duo avait trop composé. Une fois le sentiment d’urgence passé, certains titres ont été bonifiés et tout le matériel requis était maintenant rassemblé pour former un album. Victoria Legrand du groupe Beach House et les demoiselles d’Au Revoir Simone sont venu prêter main forte. De leur collaboration est née deux pièces chantées. <em>Who am I now</em> ne possède pas d’harmonies, elle est monotone et plate, et ce d’une façon toute assumée. Ça lève davantage du côté de <em>Seven Stars</em> où on perçoit davantage l’esthétique brutaliste et sombre de l’album. La voix éthérée de Victoria Legrand y est pour quelque chose.</p>
<p>Bref, on en retiendra un album riche en sonorités expérimentales, dignes de faire avancer la musique électronique de son temps, mais dont le côté découpé et le manque de cohésion ne lui fera jamais dépasser le cap de la simple bande sonore. En retirant les pièces trop courtes et les collaborations quelque peu fades, il ne reste malheureusement que peu d’histoire à raconter. Mais ce qui y reste demeure d’excellente qualité, à ne point en douter. L’expérimentation, l’audace et la recherche stylistique sont à saluer. Mis à part <em>10 000 Hz Legends</em>, AIR signe ici l’album le plus rock, noir et brut de sa carrière. D’excellents morceaux semblent sortir tout droit de l’espace, dans une célébration de la modernité, aux rythmes galactiques complètement déjantés. Le duo est toujours aussi rêveur. Du grand art.</p>
<p>Le <em>Méliès Estate</em> a donné la permission spéciale au label EMI de commercialiser le film en version restaurée avec la musique originale du groupe dans une édition de luxe strictement limitée à 70 000 exemplaires. Le tout sera disponible dès le 7 janvier sur support DVD ou par le biais exclusif d’iTunes.</p>
<p><em>Le Voyage dans la Lune</em>, bande originale du film restauré de Georges Méliès (Astralwerks) – 4/5</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jw3h-JrsRWg"><img src="http://img.youtube.com/vi/Jw3h-JrsRWg/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jw3h-JrsRWg">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Myst livre un premier EP séduisant</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 20:33:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'expression "dans les petits pots, les meilleurs onguents" est particulièrement éculée, mais étrangement toujours aussi efficace dans certaines situations. C'est d'ailleurs ce qui vient en tête lorsqu'atterrit, dans une boîte de réception, un bref courriel d'une responsable des communications parlant du groupe Myst, qui lancera ce vendredi son premier EP au Divan Orange. Concentré pur jus de rock progressif et d'accords tripatifs, le trio s'en donne à coeur joie pour un premier effort tout à fait à la hauteur des attentes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>L&#8217;expression <em>&laquo;&nbsp;dans les petits pots, les meilleurs onguents&nbsp;&raquo;</em> est particulièrement éculée, mais étrangement toujours aussi efficace dans certaines situations. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui vient en tête lorsqu&#8217;atterrit, dans une boîte de réception, un bref courriel d&#8217;une responsable des communications parlant du groupe Myst, qui lancera ce vendredi son premier <em>EP</em> au Divan Orange. Concentré pur jus de rock progressif et d&#8217;accords tripatifs, le trio s&#8217;en donne à coeur joie pour un premier effort tout à fait à la hauteur des attentes.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8805" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/03/myst-disque/mystep/" rel="attachment wp-att-8805"><img class="size-medium wp-image-8805" title="MystEP" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/MystEP-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Un <em>EP</em>, donc, intitulé <em>Narrow Windows</em>, glané en quelques minutes sur le site Internet du groupe &#8211; d&#8217;ailleurs, allez-y, <a href="http://mystrock.bandcamp.com/">c&#8217;est gratuit</a> -, et qui surprend par son côté travaillé. Le groupe, formé en 2011 et finaliste au concours Diapason de la même année (forcément), s&#8217;aventure ainsi dans un rock rassemblant une série d&#8217;influences que les paresseux réunissent sous l&#8217;appellation &laquo;&nbsp;rock indépendant&nbsp;&raquo;.</p>
<p>On sent une certaine fougue derrière la voix d&#8217;Alexandre Poirier, la guitare de Thierry et la batterie de Kevin Boucher, une certaine précipitation qui ne déplaît pas et qui ressemble, en plus travaillé, à l&#8217;énergie du groupe fictif Sex Bob-Omb dans <em>Scott Pilgrim VS The World</em>.</p>
<p>On trouve aussi un côté Muse avec le côté guitare triste et voix transportée par l&#8217;émotion; rien d&#8217;aussi extravagant que les éclats vocaux de Matthew Bellamy et des arrangements de ses deux confrères, mais la pièce-titre du <em>EP</em> de Myst vient chercher les tripes de l&#8217;audiophile et emmène celui-ci dans une balade vers sa propre perdition.</p>
<p>Au final, donc, un premier (semi)disque qui tient extrêmement bien la route et un groupe certainement promis à un avenir intéressant. Le nombre restreint de pièces (cinq) sur cet <em>EP</em> empêche bien entendu d&#8217;examiner plus avant l&#8217;étendue du registre et du talent des trois musiciens, mais gageons que le premier effort complet ne tardera pas à se pointer le nez chez les disquaires.</p>
<p>En attendant, Myst se produira vendredi soir au Divan Orange, boulevard Saint-Laurent, à Montréal, en compagnie des groupes Adam Stranger et Headache24, le tout à partir de 21 heures.</p>
<p><iframe style="position: relative; display: block; width: 300px; height: 100px;" src="http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/v=2/album=3702068701/size=grande/bgcol=FFFFFF/linkcol=4285BB/" frameborder="0" width="300" height="100"></iframe></p>
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		<title>The Little Willies vous offrent du bon temps</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 14:13:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quoi de mieux, au milieu d'un hiver ayant perdu le Nord, qu'une dose de soleil au goût d'immensité de l'Ouest? Pour les déprimés du Québec sous la neige - et la gadoue, et la pluie, et le froid glacial, alouette -, rien de mieux que le deuxième album de la formation country The Little Willies. For the Good Times rend hommage à plusieurs grands noms du domaine avec 12 titres réinterprétés pour le plaisir auditif des amateurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Quoi de mieux, au milieu d&#8217;un hiver ayant perdu le Nord, qu&#8217;une dose de soleil au goût d&#8217;immensité de l&#8217;Ouest? Pour les déprimés du Québec sous la neige &#8211; et la gadoue, et la pluie, et le froid glacial, alouette -, rien de mieux que le deuxième album de la formation country The Little Willies. <em>For the Good Times</em> rend hommage à plusieurs grands noms du domaine avec 12 titres réinterprétés pour le plaisir auditif des amateurs.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8774" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/02/little-willies-disque/little_willies_cover/" rel="attachment wp-att-8774"><img class="size-medium wp-image-8774" title="Little_Willies_Cover" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/Little_Willies_Cover-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Si le quintette se fait plutôt discret, avec seulement deux albums en six ans, les passionnés de musique seront ravis d&#8217;apprendre que l&#8217;excellente Norah Jones compte parmi les membres du groupe. Elle y est accompagnée de Richard Julian, Jim Campilongo, Lee Alexander, Dan Riser, tandis que Rob Moose prête sa voix pour la chanson <em>Jolene</em>, de Dolly Parton.</p>
<p>Que retrouve-t-on, alors, sur cette galette de plastique? Douze pièces classiques du genre réinterprétées par le groupe &#8211; le premier album, éponyme, était paru en 2006 et comportait quelques compositions originales.</p>
<p>De Ralph Stanley (<em>I Worship You</em>) à Johnny Cash (<em>Wide Open Road</em>), en passant par Cal Martin (<em>Diesel Smoke, Dangerous Curves</em>) et bien entendu Mme Parton, le tout se mélange pour offrir un divertissement musical plus que plaisant. Un bon petit mélange de balades et de chansons plus entraînantes qui redonnent du coeur au ventre, le genre de disque dégageant une douce chaleur certainement capable de faire fondre la couche de froideur blanche qui recouvre la province.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=M3d8KobWVwk"><img src="http://img.youtube.com/vi/M3d8KobWVwk/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=M3d8KobWVwk">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Après Harry Potter, l’horreur</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 15:20:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kelly-Anne Bonieux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le jeune Britannique Daniel Radcliffe, célèbre pour son interprétation du personnage titre des Harry Potter, a choisi comme premier film post-Poudlard La Dame en noir (V.F de The Woman in Black). Désormais loin du monde de la magie, il tente de nous prouver, avec un film «pour adulte» et quelques poils au menton, qu’il est bien plus qu’un simple sorcier.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Kelly-Anne BONIEUX</p>
<p><strong>Le jeune Britannique Daniel Radcliffe, célèbre pour son interprétation du personnage titre des <em>Harry Potter</em>, a choisi comme premier film post-Poudlard <em>La Dame en noir </em>(V.F de <em>The Woman in Black</em>). Désormais loin du monde de la magie, il tente de nous prouver, avec un film «pour adulte» et quelques poils au menton, qu’il est bien plus qu’un simple sorcier.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8741" class="wp-caption alignright" style="width: 220px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/01/woman-black/the-woman-in-black-ver-3/" rel="attachment wp-att-8741"><img class="size-medium wp-image-8741" title="the-woman-in-black-ver-3" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/the-woman-in-black-ver-3-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Réalisé par James Watkins, ce film d’horreur se déroulant à la fin du 19<sup>ème</sup> siècle raconte l’histoire d’un notaire (Radcliffe) devant se rendre dans un village paumé du Royaume-Uni pour mettre en ordre de la paperasse laissée par une femme décédée. Mais à peine est-il arrivé qu’une mystérieuse apparition toute de noir vêtue et la mort soudaine de plusieurs enfants au village l’intriguent et le poussent à enquêter. Et on a comme l’impression qu’il n’aimera pas vraiment ce qu’il va trouver…</p>
<p>Qu’on se le dise tout de suite, <em>The Woman in Black</em> ne réinvente pas le genre et joue plutôt à l’intérieur des conventions des films de fantômes. Un manoir lugubre, une trame sonore abusant des instruments à cordes, des poupées de porcelaine, une femme au visage décomposé… C’est vrai, on ne fait pas vraiment dans l’originalité. Toutefois, Watkins réussit à exploiter toutes ces conventions pour nous présenter un film qui se tient, à l’histoire relativement intéressante, avec juste ce qu’il faut de frissons. La direction photo est utilisée de main de maître et sert à souligner toute trace possible de suspense et d’épouvante présente dans le récit.</p>
<p>Pour ce qui est de Daniel Radcliffe, je dois dire qu’on s’habitue très rapidement au fait de voir celui qui a incarné M. Potter emprunter les traits d’un autre personnage. Il est vrai que la barbe de trois jours, la fiole d’alcool et son rôle de père ne lui collent pas forcément à la peau. Mais je crois qu’il s’agit plutôt ici d’une erreur de <em>casting</em>. On ne peut que se demander si Radcliffe n’est pas en effet un peu jeune pour interpréter un notaire père de famille, et cela vient nuire à la crédibilité de son jeu d’acteur, mais également à celle du film.</p>
<p>Cette histoire de fantôme vengeur a déjà été adaptée maintes et maintes fois par les Anglais, mais une œuvre cinématographique manquait toujours à l’appel. Avec <em>La Dame en noir</em> de James Watkins, c’est maintenant chose faite, et les amateurs du genre trouveront sûrement le film divertissant, bien que conventionnel.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7lReemWmO5o"><img src="http://img.youtube.com/vi/7lReemWmO5o/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7lReemWmO5o">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Jesse Mac Cormack, quelques minutes et un micro</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 19:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite au lancement d’un premier album empreint de maturité musicale, vous risquez d’entendre de plus en plus parler de Mak et de son rock à la fois planant et subtil. Pour en apprendre davantage sur le groupe, Pieuvre.ca s’est entretenu avec le fondateur du groupe, Jesse Mac Cormack.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick ROBERT</p>
<p><strong>Suite au lancement d’un premier album empreint de maturité musicale, vous risquez d’entendre de plus en plus parler de Mak et de son rock à la fois planant et subtil. Pour en apprendre davantage sur le groupe, <em>Pieuvre.ca</em> s’est entretenu avec le fondateur du groupe, Jesse Mac Cormack.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8737" class="wp-caption alignright" style="width: 210px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/31/jesse-mac-entrevue/mak-2/" rel="attachment wp-att-8737"><img class="size-medium wp-image-8737" title="mak-2" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/mak-2-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p><em>Mak existe depuis 2007… Comment s’est formé le groupe?</em></p>
<p>JMC : Je suis rentré au Cégep après une année sabbatique, et je cherchais des musiciens, je voulais jouer. J’ai rencontré mon monde là-bas, et on a commencé à jouer ensemble, mais le projet s’est développé à deux niveaux, en groupe, puis moi tout seul. Je compose beaucoup en enregistrant puis en montant à l’ordinateur.</p>
<p><em>Vous livrez une musique hybride qui réunit des influences assez variées. Comment faites-vous l’équilibre entre ces styles différents?</em></p>
<p>JMC : Malgré toutes ces influences-là, je te dirais que quand j’écoute notre musique, je ne trouve pas que c’est dispersé tsé, toute l’énergie est concentrée dans une même chose. Tous les textes qui parlent de l’album disent toujours qu’il y a du jazz, de l’électro, du ci et du ça, mais je trouve qu’il y a quand même un son uniforme.</p>
<p><em>On sent l’esprit rock des années ’70, vous citez dans vos influences Led Zeppelin et Pink Floyd, mais on trouve aussi un son plus moderne et planant, à la Radiohead…</em></p>
<p>JMC : Oui, Radiohead, c’est les rois! Y’a un artiste qui m’a beaucoup marqué dernièrement, c’est James Blake qui a sorti son premier album. Comme ça mélange le rock et l’électro, mais pas trop d’électro, je trouve que son projet est vraiment intéressant, parce qu’ils sont juste trois, pis que c’est vraiment épuré, pis euh… Je sais pas pourquoi je parle de James Blake, mais en tout cas, je l’aime beaucoup (rires)…</p>
<p><em>Comment avez-vous travaillé votre son en studio?</em></p>
<p>JMC : On répète deux fois par semaine depuis deux ans, et comme je disais tantôt, ça aide beaucoup de travailler les tounes à l’ordinateur, parce que j’enregistre les « tracks », pis après ça, je fais ce que je veux avec. Y’a pas de limites, c’est moi qui place comme je veux, donc, quand j’arrive avec les tounes, elles sont déjà faites et tout le monde sait où se mettre. Comme tout le monde a une bonne oreille, c’est facile de se mettre à la bonne place pour faire l’équilibre, justement.</p>
<p><em>Donc, les autres musiciens apportent surtout leur touche au niveau des arrangements et c’est toi qui composes la musique et les textes?</em></p>
<p>JMC : La musique et les textes, ça c’est clair c’est moi. Les arrangements, je te dirais que c’est à peu près 40 pour cent eux autres, 60 pour cent moi. On «jamme», ils apportent des idées, mais c’est moi qui trie après. Quand j’enregistre les gars, ça ne veut pas dire que ça va être ça, souvent, ça se développe dans d’autre chose…</p>
<p><em>Est-ce que vous planifiez des spectacles pour faire la promotion de l’album?</em></p>
<p>JMC : Oui. On n’a pas encore «booké», mais toute l’équipe est en train de planifier ça. On va organiser une tournée de spectacles, c’est sûr, puis probablement tourner à travers le Canada, Osheaga, Canadian Music Week peut-être… On sait pas, on attend encore des réponses, mais oui, on veut sortir de Montréal, ça c’est sûr.</p>
<p><em>Êtes-vous satisfaits de ce premier album?</em></p>
<p>JMC : Ben oui, ça c’est clair! Ça a entièrement été fait chez nous, c’est moi qui a mixé, qui a composé, arrangé, et je trouve ça fou que… Tsé, on n’a pas fait ça avec le gros équipement de Monsieur Millionnaire, fa que, on est vraiment contents du résultat. C’est une autoproduction de A à Z.</p>
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		<title>iPhonographie : l’art mobile émergent s’invite à Montréal</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 16:52:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Proulx</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Xavier PROULX Simple retour du balancier ou nouvelle mode éphémère? Le monde de la photographie est en ébullition ces dernières [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Xavier PROULX</p>
<p><strong>Simple retour du balancier ou nouvelle mode éphémère? Le monde de la photographie est en ébullition ces dernières années. Alors que la mythique compagnie Kodak se plaçait dernièrement sous la protection de la loi sur la faillite, un large courant de contre-culture place à son tour la photographie instantanée sur un piédestal.</strong></p>
<div id="attachment_8720" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/31/iphonographie/dsc_0014/" rel="attachment wp-att-8720"><img class="size-medium wp-image-8720" title="DSC_0014" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/DSC_0014-300x182.jpg" alt="" width="300" height="182" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Xavier Proulx</p></div>
<p>Et malgré tout la compagnie Polaroïd est déjà chose du passée et les pellicules se font de plus en plus rares… et pourtant! C’est qu’ironiquement l’état d’esprit, le look imparfait de la photographie analogique avec ses changements imprévisible de couleurs et de flous séduit. Et séduit même beaucoup. Ce qui autrefois relevait d’erreurs de développement en chambre noire se retrouve aujourd’hui sur votre… téléphone cellulaire!</p>
<p>En effet, dans le marché du logiciel, ces petites applications de partage photographiques sont une mine d’or. Et pour cause, la plateforme Instagram, populaire application de partage de ces photographies artificiellement altérés et disponible exclusivement sur iPhone, dépassait en mai dernier le cap des 14 millions d’usagers. Quand on sait qu’il se prend en moyenne plus de cinq photos par jour pour un usager moyen de cette plate-forme, on est en droit de parler d’une explosion tranquille dans le monde de la photographie. Et la convergence technologique facilite les choses. On peut imaginer sans mal la fusion entre l’appareil photo haut de gamme et le téléphone cellulaire dans un futur proche.</p>
<p>Une explosion si importante qu’elle faisait même l’objet récent d’un grand débat dans le monde du photojournalisme. Après que le photojournaliste Damon Winter du New York Times ait utilisé son iPhone et l’application Hipstamatic pour couvrir des scènes de guerre en Afghanistan, le débat était lancé à savoir si une photo artificiellement modifiée et «plastique» sortant d’un téléphone pouvait mieux décrire les sensations vécues sur le terrain qu’une photographie traditionnelle. Selon Matt Buchanan, du blog technologique Gizmodo, il s’agissait pratiquement de la mort du photojournalisme tel qu’on le connait. Peut-t-on délibérément modifier l’atmosphère d’une photographie en la déformant, la colorant artificiellement, et ce d’une manière tout à fait pop-70? Est-ce dire que nous verrons un jour des photographies prises avec un iPhone au <em>World Press Photo</em>? En tant que puriste, Buchanan argumente que plus un effet photographique devient aisé à appliquer, plus l’authenticité de l’émotion qui y est lié s’en retrouve altérée.</p>
<p>Mais il n’y a pas que du mal à cette nouvelle mode photographique. En effet, les possibilités créatives s’en retrouvent amplifiées. Ces petites applications tendent à simuler le format carré typique des anciennes pellicules moyen-format d’appareils argentiques mythique tels que le Yashica et le Rollei. Un format de cadrage qui revient heureusement à la mode, aux effets esthétiques très puissant et différent du format panoramique offert par les réflex numériques. Un format qui favorise aussi l’abstraction et impose des photographies beaucoup plus zen, en lien avec le mouvement photographique du miksang.</p>
<p>Aussi, ce monde de partage instantané de la photographie où couleurs et surexposition explosent est souvent rattaché aux réseaux sociaux tels que twitter. Sous cette avalanche de photos, serait-il possible de percevoir une démarche artistique? Ce nouveau médium photographique a-t-il sa place dans une galerie d’art? La réponse est oui. C’est déjà le cas en Europe, aux Pays-Bas et en Allemagne entre autres, où ce médium s’est déjà taillé une place. À New-York, le <em>Krappy Kamera Exhibition</em> se tient aussi annuellement dans une sympathique galerie d’art du quartier SoHo. Et à Montréal?</p>
<p>Le médium prend du galon. C’est dans la minuscule galerie Visual Voice de l’édifice du Belgo que s’est tenu le vernissage de l’exposition <em>Unlock</em> samedi dernier. Une première pour le collectif Iphonographie Montréal. Littéralement, le titre fait référence à la fonction de déverrouillage du iPhone, mais au sens figuré, il se fait l’évocation de la liberté créatrice si chère à l’art mobile.</p>
<p>L’exposition <em>Unlock</em> regroupe 3 artistes bien établis de la sphère de l’iphonographie locale. La créatrice MissPixel y expose un polyptyque recherché. Gérald Godin propose des scènes de rues aux couleurs délavées. L’artiste Beckibecko – récipiendaire du prix Mobile Photo Award de l’an dernier – signe également une installation photographique portant sur ce médium. D’autre part, l’exposition compte aussi sur la participation du collectif eyeEm venu d’Allemagne, alors que deux photographies ont été sélectionnés pour faire partie de l’exposition montréalaise.</p>
<p>Il serait facile de tomber dans la facilité avec ce genre de médium, la polémique à son sujet en fait foi. L’approche est souvent critiquée par les puristes qui y voient une fausse créativité, où l’esthétique alléchant des couleurs floues remplacerait une véritable démarche artistique. Ce n’est pas parce qu’une image a été filtrée au quart de tour dans un iPhone, qu’elle devient nécessairement un produit artistique.</p>
<p>Heureusement, les artistes exposant sont assez expérimentés pour éviter ce piège. Une véritable recherche stylistique y est bien présente et transparait dans les épreuves affichées sur le mur. Photoshop est interdit ici. Que du bidouillage à l’aide de logiciels de traitement photographique fourni sur les téléphones intelligent. Comme me l’expliquait MissPixels, son installation est passée dans pas moins de cinq logiciels mobile afin d’arriver au résultat final. Et une fois imprimé en grand format, on perçoit aisément le potentiel créatif du médium. Comme quoi ces photographies instantanées auraient bien souvent intérêt à quitter le petit écran de nos portables.</p>
<p>Art ou hérésie photographique? Seul le temps le dira et le débat n’est aucunement clos. Après tout, les puristes disaient-ils peut-être la même chose au début de l’ère polaroïd…</p>
<p>L’excellente exposition <em>Unlock</em> est présentée à la galerie Visual Voice du Belgo jusqu’au 18 février.</p>
<div id="attachment_8721" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/31/iphonographie/photo2b2012-01-292b092b152b45/" rel="attachment wp-att-8721"><img class="size-medium wp-image-8721 " title="photo2b2012-01-292b092b152b45" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/photo2b2012-01-292b092b152b45-300x214.jpg" alt="" width="300" height="214" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Beckibecko</p></div>
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		<title>Akram Khan, Vertical Road – Vertical et linéaire</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 16:16:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurence Cardin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Akram Khan Company était de passage à Montréal la semaine dernière pour y présenter la plus récente œuvre de son répertoire, Vertical Road. La compagnie qui en est à sa quatrième visite en sol montréalais figurait comme une des têtes d’affiche de la série Danse Danse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Laurence CARDIN</p>
<p><strong>Akram Khan Company était de passage à Montréal la semaine dernière pour y présenter la plus récente œuvre de son répertoire, <em>Vertical Road</em>. La compagnie qui en est à sa quatrième visite en sol montréalais figurait comme une des têtes d’affiche de la série Danse Danse.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8715" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/31/vertical-road/akram-khan/" rel="attachment wp-att-8715"><img class="size-medium wp-image-8715" title="Akram-Khan" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/Akram-Khan-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Le chorégraphe d’origine bangladaise s’est bâti une solide réputation auprès du public montréalais. On se souvient de l’audacieux <em>In-I</em>, un duo créé avec la comédienne Juliette Binoche, mais surtout quelques relents de nostalgie viennent en tête à ceux qui ont eu le plaisir de voir <em>MA</em>, œuvre marquante présentée en 2006.</p>
<p>Lors de sa courte visite, la compagnie devait présenter un programme double, mais une blessure sévère a contraint le chorégraphe à annuler les représentations de son spectacle solo<em> Gnosis</em>. Akram Khan, réel pilier de la compagnie, était donc absent de la scène au grand chagrin de son fidèle public. Il faut dire que le chorégraphe à la réputation enviable enflamme la scène à chaque pas.</p>
<p><em>Vertical Road</em> met en vedette huit interprètes de la compagnie, dans une œuvre spirituelle où le divin cohabite avec une atmosphère terrestre magnifiée. Le sacré et la quête spirituelle sont des thématiques récurrentes dans le travail d’Akram Khan, tout comme la rencontre entre les racines du kathak et la danse contemporaine. Les huit danseurs dansent tantôt en union, tantôt en opposition, ils évoluent au rythme de leur propre spiritualité. Les effets scéniques forts réussis magnifiaient l’œuvre, les costumes des interprètes étaient remplis de poudre et une grande toile de plastique créait une forme d’univers parallèle. Le concept et l’ambiance ont par contre vite fait de s’essouffler. On aurait aimé plus de courbes dans cette œuvre où on effleurait parfois une trame narrative sans aider le spectateur à s’y retrouver. Quelques entrées et sorties des interprètes ou des tableaux pour segmenter les idées auraient ajouté un rythme à la pièce.</p>
<p>La qualité de la gestuelle était par contre au rendez-vous et la signature d’Akram Khan demeure marquante. Dans l’ensemble, <em>Vertical Road</em> a réussi à créer une ambiance grandiose, mais le chorégraphe devra tenter de repousser plus loin les limites du Kathak.</p>
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		<title>L&#8217;OVMF revisite l&#8217;histoire américaine</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 19:10:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De fil en aiguille, l'existence de l'Orchestre à vents de musiques de films est un secret de moins en moins bien gardé. Forcément, après déjà dix saisons au compteur, force est d'admettre que le mot a circulé, et que les représentations de l'ensemble amateur sont désormais plus courues. Qu'à cela ne tienne, puisque la qualité de l'interprétation est toujours aussi bonne. Le concert de samedi soir, prenant pour thèmes des films relatant l'histoire américaine, ne faisait d'ailleurs pas exception à la règle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>De fil en aiguille, l&#8217;existence de l&#8217;Orchestre à vents de musiques de films est un secret de moins en moins bien gardé. Forcément, après déjà dix saisons au compteur, force est d&#8217;admettre que le mot a circulé, et que les représentations de l&#8217;ensemble amateur sont désormais plus courues. Qu&#8217;à cela ne tienne, puisque la qualité de l&#8217;interprétation est toujours aussi bonne. Le concert de samedi soir, prenant pour thèmes des films relatant l&#8217;histoire américaine, ne faisait d&#8217;ailleurs pas exception à la règle.</strong></p>
<div id="attachment_8686" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/30/ovmf-concert/img_20120128_194257/" rel="attachment wp-att-8686"><img class="size-medium wp-image-8686" title="IMG_20120128_194257" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/IMG_20120128_194257-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Hugo Prévost</p></div>
<p>Prenant ses quartiers d&#8217;hiver dans la Salle Oscar-Peterson du campus Loyola de l&#8217;Université Concordia, l&#8217;OVMF a fait résonner ses cuivres haut et fort pour cette célébration des films narrant les hauts et les bas de l&#8217;histoire du pays de l&#8217;Oncle Sam.</p>
<p>Fidèle à son sujet, État au lourd passé militaire, le chef Jocelyn Leblanc a sélectionné une dizaine de morceaux tirés de long-métrages aux accents patriotiques et sentant bon la poudre à canon. <em>Patton</em>, <em>Glory</em>, la série <em>Band of Brothers</em>&#8230; Le GI bardé du <em>star and stripes</em> resplendissait dans la lumière matinale, auréolé d&#8217;accords riches et puissants, et accompagné du grondement des tambours.</p>
<p>L&#8217;OVMF a également puisé dans un répertoire historique plus large, incluant le superbe <em>Apollo 13</em> de Ron Howard, ainsi que les <em>Nixon</em> et <em>JFK</em> d&#8217;Oliver Stone.</p>
<p>Le maître compositeur américain John Williams était bien entendu représenté samedi soir, John Williams dont le chef et arrangeur musical de l&#8217;OVMF, Jocelyn Leblanc, est un grand admirateur.</p>
<p>Une soirée exécutée sans anicroches, donc, avec tout le brio dont est capable un orchestre amateur qui continue de surprendre, et ce même après 10 ans. À saluer, d&#8217;ailleurs, l&#8217;utilisation d&#8217;une joueuse de haut-bois en tant qu&#8217;animatrice de soirée, après les performances décevantes des maîtres de cérémonie des deux précédents concerts. La jeune femme était dynamique, drôle et semblait très à l&#8217;aise dans sa nouvelle tâche. Un choix à conserver, semble-t-il.</p>
<p>Le prochain concert de l&#8217;OVMF aura lieu à la Salle Pollack de l&#8217;Université McGill en juin prochain, et aura pour thème les films d&#8217;animation.</p>
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		<title>Un soir de triple première</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 15:45:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martin Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 24 janvier dernier débutait une toute nouvelle collaboration entre  Bibliothèque et Archives nationales du Québec et l’Orchestre symphonique de Montréal, dans le cadre d’une toute nouvelle série d’événements  Musique de chambre et littérature. La chose revêtait assez d’importance pour les deux collaborateurs que madame Madeleine Careau, chef de la direction de l’OSM et madame Nicole Vallières, directrice de la programmation culturelle de BANQ, ont pris la peine d’adresser quelques mots à l’auditoire. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Martin PRÉVOST</p>
<p><strong>Le 24 janvier dernier débutait une toute nouvelle collaboration entre  Bibliothèque et Archives nationales du Québec et l’Orchestre symphonique de Montréal, dans le cadre d’une toute nouvelle série d’événements  Musique de chambre et littérature. La chose revêtait assez d’importance pour les deux collaborateurs que madame Madeleine Careau, chef de la direction de l’OSM et madame Nicole Vallières, directrice de la programmation culturelle de BANQ, ont pris la peine d’adresser quelques mots à l’auditoire.</strong></p>
<div id="attachment_8671" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/30/premiere-osm/auditorium_banq_salle_avec_scene/" rel="attachment wp-att-8671"><img class="size-medium wp-image-8671" title="auditorium_banq_salle_avec_scene" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/auditorium_banq_salle_avec_scene-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;auditorium de la BAnQ</p></div>
<p>Une première donc, que cette présence de musiciens de l’OSM à l’auditorium de la Grande bibliothèque, et un premier aperçu de ce que pourra donner cette nouvelle série qui marie musique de chambre et littérature. Et un aperçu très encourageant, dois-je dire. Rien de semble avoir été laissé au hasard dans cette énième innovation de l’OSM pour occuper une part de plus en plus grand dans le cœur des Montréalais et des Québecois.</p>
<p>D’abord, les lecteurs et lectrices choisis pour lire les textes : James Hyndman (24 janvier), Élise Guilbault, Guy Nadon, etc. On a déjà hâte. Ensuite, les textes eux-mêmes. Pour cette première soirée, on a fait appel, pour les choisir, à monsieur Stéphane Lépine, conseiller dramaturgique très en vue et codirecteur du Studio littéraire de la Place des arts. Ses choix se sont portés sur des œuvres poétiques des grands parmi les plus grands du patrimoine québécois : Nelligan, Anne Hébert, Fernand Ouellette et Gaston Miron, pour ne nommer que ceux-là. Ah, oui, il a aussi accolé à ces œuvres un poème de Verlaine… Disons que ce cousin français était en bonne compagnie. Tous ces bijoux, lus ou plutôt interprétés, par un James Hyndman très inspiré, voilà qui mettait la barre haute pour la partie musicale.</p>
<p>Cette barre, les quatre musiciens de l’OSM, épaulés par la très énergique Louise-Andrée Baril, l’ont franchi sans trop d’effort. Tout d’abord, en interprétant avec le baryton-basse Stephen Hegedus, une autre première : la création d’une commande faite à monsieur Régis Campo, Les chants amoureux, un cycle pour baryton, célesta et quatuor à cordes, construite autour de poèmes de Hector de Saint-Denis Garneau et de Gaston Miron. Nous avons eu droit, avec monsieur Hegedus, à une voix très riche et une sensibilité très à propos.</p>
<p><em>La Suite : Trio no 1</em> de Clermont Pépin, sans voix, a permis aux cordes de se mettre en valeur sans toutefois susciter les passions dans l’auditoire.</p>
<p>C’est le <em>Quatuor no 1 pour piano et cordes en do mineur</em>, de Gabriel Fauré qui complété le programme et qui a fait frémir les spectateurs, qui en ont oublié de ne pas applaudir entre les mouvements. On sentait que les musiciens avaient un plaisir fou à prendre possession de cette œuvre profondément romantique aux accents de tourmente et aux cascades de déferlements. Et madame Baril qui n’a vraiment pas épargné son piano, l’obligeant à tout donner. On avait peine à croire que les musiciens étaient si peu nombreux tant ils ont réussi à nous submerger. Quel finale et quels débuts réussis pour cette nouvelle série de l’OSM.</p>
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		<title>L&#8217;univers bien réel du virtuel et du numérique</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 17:32:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'endroit est nu, cru : du béton, de vieux calorifères, quelques écailles de peinture là où le temps à fait son oeuvre. Sur cet étage d'un vieux bâtiment situé sur la rue Clark, à Montréal, une exposition pour technophiles, curieux et nostalgiques de la belle époque sont invités à visiter l'exposition Faux Lab, sorte de maelström techno-rétro destiné à faire réfléchir sur la place de la technologie dans nos vies ultra-branchées.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>L&#8217;endroit est nu, cru : du béton, de vieux calorifères, quelques écailles de peinture là où le temps à fait son oeuvre. Sur cet étage d&#8217;un vieux bâtiment situé sur la rue Clark, à Montréal, une exposition pour technophiles, curieux et nostalgiques de la belle époque sont invités à visiter l&#8217;exposition <em>Faux Lab</em>, sorte de maelström techno-rétro destiné à faire réfléchir sur la place de la technologie dans nos vies ultra-branchées.</strong></p>
<div id="attachment_8643" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/27/faux-lab/img_2063-small/" rel="attachment wp-att-8643"><img class="size-medium wp-image-8643" title="IMG_2063 (Small)" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/IMG_2063-Small-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Josie Desmarais</p></div>
<p>Bienvenue dans le monde du &laquo;&nbsp;net-art&nbsp;&raquo;. Cette discipline artistique, centrée, on le devine, autour de l&#8217;informatique et du web, trouve vie dans les locaux d&#8217;Eastern Bloc sous la forme de quatre pièces formant un tout garni de fils, débordant de code, d&#8217;ondes et de la pâle clarté verdâtre de vieux écrans.</p>
<p>Ici, un ordinateur émettant une étrange mélodie à chaque fois qu&#8217;il communique par ondes avec le modem Internet. Là, de vieilles machines Mac datant d&#8217;une autre ère, avec des écrans encastrés, des moniteurs deux couleurs (vert et noir, s&#8217;il vous plaît) et des manettes pour jouer à de vieux jeux d&#8217;arcade.</p>
<p>Plus loin, un mariage improbable entre un téléscripteur et le réseau de microclavardage Twitter; tapez un message et celui-ci sera non seulement imprimé sur du papier, mais également transmis dans l&#8217;univers numérique, joyeux paradoxe.</p>
<p>Dans l&#8217;autre pièce, enfin, un immense projecteur qui bombarde d&#8217;une lumière blanche impitoyable quelques minces panneaux de papiers marbrés de code informatique. Symbole, sans doute, du côté implacable du langage virtuel.</p>
<p>Au dire d&#8217;Eliane Ellbogen, co-fondatrice d&#8217;Eastern Bloc, un centre d&#8217;exposition et de production venu au monde en 2007, l&#8217;idée était de représenter les systèmes informatiques, les systèmes de données sous une autre forme.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le net art sont des projets dont les oeuvres sont situées sur Internet, ou qui utilisent une interface pour connecter les spectateurs au numérique&nbsp;&raquo;</em>, explique-t-elle. La discipline serait d&#8217;ailleurs en croissance à Montréal, ajoute Mme Ellbogen, entre autres avec l&#8217;exposition <em>404</em> présentée au Centre canadien d&#8217;architecture.</p>
<p>Le net art, mentionne Mme Ellbogen, n&#8217;est pas à confondre directement avec le retro gaming, cette passion pour les vieux jeux vidéo et les vieilles consoles. Il faut plutôt voir ça comme un plongeon dans une conscience numérique collective, un univers omniprésent dont les spectateurs ne semblent prendre confiance qu&#8217;en examinant, sous la forme artistique, cette multitude électronique qui les entoure constamment, mentionne-t-elle.</p>
<p><em>Faux Lab</em> est présentée jusqu&#8217;au 8 février.</p>
<div id="attachment_8642" class="wp-caption aligncenter" style="width: 210px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/27/faux-lab/img_2060-small/" rel="attachment wp-att-8642"><img class="size-medium wp-image-8642" title="IMG_2060 (Small)" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/IMG_2060-Small-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Josie Desmarais</p></div>
<div id="attachment_8641" class="wp-caption aligncenter" style="width: 222px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/27/faux-lab/img_2057-small/" rel="attachment wp-att-8641"><img class="size-medium wp-image-8641" title="IMG_2057 (Small)" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/IMG_2057-Small-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Josie Desmarais</p></div>
<div id="attachment_8640" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/27/faux-lab/img_2048-small/" rel="attachment wp-att-8640"><img class="size-medium wp-image-8640" title="IMG_2048 (Small)" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/IMG_2048-Small-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Josie Desmarais</p></div>
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