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	<title>pieuvre.ca &#187; crise des médias</title>
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		<title>L&#8217;Université de Montréal aura son colloque en journalisme</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 14:37:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'Université de Montréal, et plus précisément sa Faculté d'éducation permanente, responsable de son programme de certificat en journalisme, a décidé d'ajouter son grain de sel à la crise existentielle que traverse le domaine en organisant, les 16 et 17 mars prochains, un colloque international intitulé L'avenir de la formation en journalisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>L&#8217;Université de Montréal, et plus précisément sa Faculté d&#8217;éducation permanente, responsable de son programme de certificat en journalisme, a décidé d&#8217;ajouter son grain de sel à la crise existentielle que traverse le domaine en organisant, les 16 et 17 mars prochains, un colloque international intitulé <em>L&#8217;avenir de la formation en journalisme</em>.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8666" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/30/udem-colloque/journalistes/" rel="attachment wp-att-8666"><img class="size-medium wp-image-8666" title="Journalistes" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/Journalistes-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>L&#8217;événement, indique le comité organisateur, s&#8217;inscrit dans un contexte de mutation accélérée des médias depuis l&#8217;émergence du numérique, des médias sociaux et de l&#8217;information dite citoyenne. Les entreprises de presse, dit-on, sont en quête d’un nouveau modèle d’affaires, les frontières traditionnelles entre les médias d’information ont éclaté, et les journaux, la radio, la télévision et l’internet produisent tous maintenant du contenu sur de multiples plateformes.</p>
<p>Alors que journalistes et &laquo;&nbsp;producteurs de contenus&nbsp;&raquo; sont appelés à maîtriser plusieurs disciplines médiatiques (rédaction, photo, vidéo, montage, etc.), <em>&nbsp;&raquo; le milieu universitaire européen et nord-américain est invité à réévaluer le contenu des différents programmes de formation offerts en journalisme&nbsp;&raquo;</em>, précise l&#8217;invitation au colloque.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Les professeurs et les directeurs de programmes de journalisme et de communication sont invités à participer à ce moment de réflexion et d’échange interuniversitaire qui abordera autant la question de l’avenir du journalisme que celle de la formation idéale du journaliste d’aujourd’hui et de demain.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Au nombre des conférenciers, le colloque accueillera le président du Centre d’études sur les médias du Québec, le professeur Florian Sauvageau, le rédacteur en chef adjoint de l’<em>Associated Press</em> à New York, Thomas Kent, le directeur du Centre de formation et de perfectionnement des journalistes à Paris, Christophe Deloire, ainsi que le président du Conseil de presse du Québec, John Gomery.</p>
<p>On retrouve également, dans la liste des invités, bon nombre de personnalités journalistiques d&#8217;ici et d&#8217;ailleurs : les journalistes québécois Antoine Char (enseignant à l&#8217;UQAM et chroniqueur au <em>Métro</em>), Marie-Maude Denis (Radio-Canada), Pierre Duhamel (<em>L&#8217;Actualité</em>), Jean-Hugues Roy (ancien de Radio-Canada désormais professeur à l&#8217;UQAM) et Dominique Payette (professeure à l&#8217;Université Laval et auteure du Rapport Payette sur l&#8217;avenir du journalisme au Québec), pour ne nommer que celles-là.</p>
<p>Les congressistes aborderont différentes questions liées à l’enseignement du journalisme, dont celle de la démocratie et des médias, du journalisme multiplateforme à l’heure d’internet, des éléments fondamentaux de la pratique journalistique, dont le respect et l’importance de l’éthique professionnelle.</p>
<p>Rappelons que la Faculté d&#8217;éducation permanente avait entamé, il y a quelques mois, <a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/02/udem-journalisme/">des consultations</a> en vue de mettre sur pied un programme de journalisme de deuxième cycle.</p>
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		<title>L&#8217;éclatement des contenus médias comme voie d&#8217;avenir</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 20:39:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Que les médias le veuillent ou non, l'avenir numérique serait au partage. Le constat est  potentiellement désastreux pour un secteur déjà en crise depuis de nombreuses années, et pour qui chaque article partagé et rediffusé gratuitement en ligne est synonyme de (maigres) revenus publicitaires ou d'abonnement qui s'envolent. Aux yeux de Jeff Sonderman du Poynter Institute, un organisme spécialisé dans la recherche sur les médias, il s'agit toutefois de la vérité, et les médias doivent - et peuvent - s'y adapter.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Que les médias le veuillent ou non, l&#8217;avenir numérique serait au partage. Le constat est  potentiellement désastreux pour un secteur déjà en crise depuis de nombreuses années, et pour qui chaque article partagé et rediffusé gratuitement en ligne est synonyme de (maigres) revenus publicitaires ou d&#8217;abonnement qui s&#8217;envolent. Aux yeux de Jeff Sonderman du Poynter Institute, un organisme spécialisé dans la recherche sur les médias, il s&#8217;agit toutefois de la vérité, et les médias doivent &#8211; et peuvent &#8211; s&#8217;y adapter.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8601" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/26/eclatement-contenu/storify_collage/" rel="attachment wp-att-8601"><img class="size-medium wp-image-8601" title="storify_collage" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/storify_collage-300x225.png" alt="" width="300" height="225" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Dans un article simplement intitulé <em>How to adapt online news in the age of sharing</em>, M. Sonderman explique que les internautes envoient en fait un message clair aux entreprises média : <em>&laquo;&nbsp;Ils veulent partager, réutiliser et </em>mixer <em>votre contenu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>Les 1,2 milliard d&#8217;internautes passent une minute sur cinq sur les réseaux sociaux, rappelle le journaliste, dont les plus populaires servent à la copie et au regroupement d&#8217;informations.</p>
<p>En exemple, M. Sonderman cite les cas de Tumblr et de Pinterest, deux médias sociaux dont la particularité est de faciliter le partage et le repiquage d&#8217;informations. Sans oublier, bien entendu, les réseaux comme Facebook et Twitter qui permettent la rediffusion quasi-instantanée des pages web, et donc des articles.</p>
<p>Il ne faut d&#8217;ailleurs pas condamner unanimement les médias sur ce point : bon nombre d&#8217;entre eux &#8211; surtout ceux n&#8217;existant que sur Internet &#8211; possèdent déjà des greffons offrant la possibilité de partager leur contenu sur ces réseaux sociaux.</p>
<p>Cela, indique M. Sonderman, présente toutefois la particularité de représenter une bien faible avancée numérique. Le journaliste va même jusqu&#8217;à qualifier ces pratiques comme remontant à l&#8217;époque du web 1.0 : <em>&laquo;&nbsp;Les médias hébergent du contenu uniquement sur un seul site Internet, et la seule façon permise de visionner ce contenu est sur cette page, avec les publicités qui l&#8217;accompagnent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>Pour le journaliste Felix Salmon, du média <em>Columbia Journalism Review</em>, il s&#8217;agit là d&#8217;un environnement qui déstabilise les médias, d&#8217;autant plus que l&#8217;ancien modèle fonctionne encore.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je crois que nous n&#8217;en sommes encore qu&#8217;aux premiers jours pour constater à quel point cette pratique va chambouler à peu près tous les médias bâtis sur l&#8217;idée d&#8217;héberger un site Internet et de vendre de l&#8217;espace publicitaire, incluant certains sites très portés vers le web social comme le </em>Huffington Post<em>&laquo;&nbsp;</em>, lance-t-il dans son texte paru le 23 janvier.</p>
<p>Pour Jeff Sonderman, une cassure est nécessaire, soit <em>&laquo;&nbsp;libérer le contenu de son site&nbsp;&raquo;</em>.  En gros, le contenu serait toujours hébergé sur le site Internet du média d&#8217;origine, mais il serait également permis ou même encouragé de le publier ailleurs dans un format approuvé et avantageux pour les deux parties.</p>
<p>Paradoxalement, en apportant quelques modifications sur le fond, il s&#8217;agit là du modèle de fonctionnement des agences de presse, telle <em>La Presse Canadienne</em>, dont le contenu apparaît en version numérique, par exemple, sur une panoplie de sites médiatiques. <em>La Presse Canadienne</em>, toutefois, ne dispose pas d&#8217;un site Internet propre où est diffusé son contenu.</p>
<p>Jeff Sonderman compare son idée à la fonction d&#8217;intégration des vidéos en provenance des sites tels que YouTube et Vimeo. S&#8217;il convient que l&#8217;exercice serait quelque peu plus compliqué pour les articles, il cite également divers exemples, dont l&#8217;application Storify, qui permettent d&#8217;intégrer des contenus à l&#8217;aide d&#8217;une seule ligne de code Javascript.</p>
<p>Le journaliste du Poynter Institute n&#8217;aborde toutefois pas la question centrale, et ô combien épineuse des revenus. Il y a beau, en effet, favoriser la diffusion des contenus à l&#8217;aide de procédés d&#8217;intégration, il faut malgré tout que le journaliste, le vidéaste ou le photographe soient payés, en bout de ligne. En perdant, au final, des revenus publicitaires déjà passablement faibles sur un site Internet où l&#8217;information est accessible gratuitement, par exemple, les médias seront dans l&#8217;incapacité de rémunérer leurs employés, purement et simplement.</p>
<p>Le noeud tout gordien du problème est là : comment assurer une visibilité maximale au contenu tout en maximisant également les revenus? Impossible de s&#8217;enfermer derrière un mur payant impénétrable, mais impossible également, à long terme, de continuer à offrir son information gratuitement, surtout si les publicités ne suivent pas les contenus.</p>
<p>La sacro-sainte gratuité totale de l&#8217;information en ligne continuera donc d&#8217;agir, telle une épine au flanc du métier, comme un mal souvent nécessaire, mais qui ralentit encore, pour l&#8217;instant, la modernisation des modèles d&#8217;affaires.</p>
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		<title>Huffington Post au Québec : les préparatifs vont bon train</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 19:30:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hugo PRÉVOST Alors que les jours avant le lancement de la mouture québécoise du Huffington Post s&#8217;écoulent, la communauté journalistique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Alors que les jours avant le lancement de la mouture québécoise du <em>Huffington Post</em> s&#8217;écoulent, la communauté journalistique (et certainement quelques autres curieux) continuent à se poser des questions quant à la forme et au fond qu&#8217;adoptera cette version <em>made in Quebec</em> du site d&#8217;informations le plus populaire des États-Unis. L&#8217;équipe torontoise derrière la préparation du lancement a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions.</strong></p>
<div id="attachment_7265" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/11/huffington-post-2/arianahuffington_les_affaires/" rel="attachment wp-att-7265"><img class="size-medium wp-image-7265" title="ArianaHuffington_Les_Affaires" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/ArianaHuffington_Les_Affaires-300x200.png" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Ariana Huffington lors de son dernier passage à Montréal, au moment d&#39;annoncer la version québécoise du Huffington Post. Photos : Les Affaires</p></div>
<p>Pas de surprise, tout d&#8217;abord, quant à la structure et aux orientations du site, explique Rashida Jeeva, directrice générale du <em>Huffington Post Canada</em>. <em>&laquo;&nbsp;La version québécoise ressemblera à toutes les autres versions du site à travers le monde : dans la colonne de gauche, vous trouverez les blogues; les articles au centre et, à droite, les articles et les contenus les plus populaires, à forte circulation.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>Pas de surprise non plus quant à la stratégie destinée à s&#8217;accaparer une part du marché québécois de l&#8217;information : le <em>HuffPost Québec</em> divisera ainsi ses efforts entre les trois sections du site, comme cela a été le cas avec la version canadienne anglophone, tout en gardant à l&#8217;esprit que le site est principalement un média d&#8217;information. L&#8217;entreprise a également l&#8217;oeil sur des blogueurs québécois pour alimenter son site, et est actuellement en période de recrutement d&#8217;un rédacteur en chef et de chefs de pupitre.</p>
<p>Le <em>Huffington Post Québec</em> s&#8217;adjoindra par ailleurs les services de certains médias, desquels il pourra reprendre les informations dans différents cas, qu&#8217;il s&#8217;agisse de contenu écrit ou vidéo, le site désirant exploiter au maximum son aspect multimédia, comme il le fait déjà dans ses autres divisions.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Ce sera un mélange de ce que nous obtiendrons de nos partenaires, mais aussi d&#8217;autres personnes qui nous fournirons du contenu, sans oublier ce que notre propre équipe pourra produire&nbsp;&raquo;</em>, précise Mme Jeeva.</p>
<p>Côté revenus, la directrice générale du <em>Huffington Post Canada</em> indique qu&#8217;une équipe de Toronto est déjà à pied-d&#8217;oeuvre pour signer des ententes publicitaires pour la version québécoise du site. L&#8217;équipe des ventes risque d&#8217;ailleurs d&#8217;être la seule à ne pas être située à Montréal, puisque le reste de l&#8217;équipe &#8211; journalistes et membres de l&#8217;équipe de direction &#8211; auront leurs bureaux dans la métropole.</p>
<p><strong>Une couverture pan-québécoise</strong></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Nous allons commencer par avoir une équipe à Montréal</em>, réitère Mme Jeeva lorsque interrogée sur la taille de la zone couverte au Québec par le <em>HuffPost </em>québécois. <em>Mais nous visons à couvrir l&#8217;ensemble du Québec, et plus particulièrement à terme, lorsque notre croissance sera achevée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Une telle affirmation pourrait placer le <em>Huffington Post Québec</em> dans une perspective de média à couverture plus généraliste, et le placerait ainsi sur un pied d&#8217;égalité avec Radio-Canada, <em>La Presse</em>, <em>Le Devoir</em> et les quotidiens de Quebecor, qui se penchent davantage aux événements survenant un peu partout au Québec (quoique avec une perspective montréalaise ou de la ville de Québec, selon le cas), plutôt que les autres quotidiens du groupe Gesca, par exemple, qui ont une perspective plutôt centrée sur les villes où ils sont publiés.</p>
<p><strong></strong>À ce sujet, Mme Jeeva tient d&#8217;ailleurs à préciser, à la suite de <a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/09/huff-post-entrevue/">l&#8217;entrevue accordée en début de semaine à <em>Pieuvre.ca</em></a> par Colette Brin, professeure en communication à l&#8217;Université Laval, que le <em>Huffington Post Québec</em> adoptera effectivement une spécificité montréalaise et québécoise dans sa couverture journalistique. Dans son entrevue, Mme Brin disait espérer que le nouveau média aille dans ce sens.</p>
<p>En entrevue, Mme Jeeva n&#8217;a pas voulu dire si le <em>Huffington Post</em> allait entrer en compétition avec des médias spécifiques, mais a laissé entendre que le site allait <em>&laquo;&nbsp;observer ce qui se fait de mieux ailleurs&nbsp;&raquo;</em>. Une campagne de publicité, principalement axé sur les médias sociaux, est prévue pour mousser la popularité du nouveau média, s&#8217;appuyant, dit Rashida Jeeva, sur la <em>&laquo;&nbsp;culture du partage de nos articles et de nos contenus sur les médias sociaux, une culture qui est déjà très fort sur notre version américaine comme sur nos autres sites à travers le monde&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Nous sommes en mesure de faire croître notre lectorat en faisant de la visite du </em>Huffington Post <em>une expérience &laquo;&nbsp;sociale&nbsp;&raquo;. Nous voulons que les gens commentent nos articles, les partagent avec leurs amis, leurs proches, leurs collègues. Notre stratégie n&#8217;est pas d&#8217;utiliser des trucs bas de gamme pour ressortir en haut des résultats des moteurs de recherche, mais plutôt de nous positionner efficacement pour obtenir davantage de visibilité que les autres sites d&#8217;information déjà en place.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Tandis que le recrutement et les démarches pré-lancement se poursuivent, les internautes auront l&#8217;occasion de se faire une idée de la version québécoise du <em>Huffington Post</em> dès la mi-janvier.</p>
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		<title>Le Huffington Post au Québec : laisser la chance au coureur</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 22:22:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une petit révolution se prépare dans le monde québécois des médias; l'arrivée prochaine de la branche québécoise du Huffington Post, ce média Internet lancé par Ariana Huffington qui est devenu une bête médiatique aux États-Unis, continue de susciter à la fois craintes et espoirs. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Une petit révolution se prépare dans le monde québécois des médias; l&#8217;arrivée prochaine de la branche québécoise du <em>Huffington Post</em>, ce média Internet lancé par Ariana Huffington qui est devenu une bête médiatique aux États-Unis, continue de susciter à la fois craintes et espoirs.</strong></p>
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<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/09/huff-post-entrevue/huffingtonpost/" rel="attachment wp-att-7190"><img class="size-medium wp-image-7190" title="huffingtonpost" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/huffingtonpost-300x210.jpg" alt="" width="300" height="210" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>L&#8217;entreprise, qui est devenue en six ans le site d&#8217;informations le plus consulté du web américain, possède déjà sa version <em>canadian</em>, que visitent environ 1,5 million d&#8217;internautes par mois, y compris 200 000 en provenance du Québec. Si certains lui reprochent son aspect d&#8217;entreprise de curation, c&#8217;est-à-dire de rediffusion de contenu produit ailleurs, d&#8217;autres croient que la formule a du bon et que Mme Huffington. Quelques-uns, enfin, souhaitent donner une chance au coureur et accueillent avec optimisme l&#8217;arrivée d&#8217;un nouveau joueur dans un marché dominé par deux grands groupes de presse.</p>
<p>Colette Brin est de ces derniers. Professeure au Département de communication de l&#8217;Université Laval, à Québec, Mme Brin suit de très près ce qui se passe sur la scène journalistique, ici comme ailleurs. Elle a d&#8217;ailleurs contribué à fonder ProjetJ, l&#8217;observatoire québécois du journalisme.</p>
<p>En entrevue téléphonique, elle se dit confiante que le <em>Huffington Post</em> sera un bon ajout au milieu journalistique québécois. <em>&laquo;&nbsp;Je crois qu&#8217;il y a certainement une place pour ce genre d&#8217;initiative</em>, explique-t-elle. <em>Je crois que le </em>Huffington Post<em> a fait ses preuves comme formule de contenu et comme formule économique. C&#8217;est une approche très originale et innovante pour combiner à la fois la chronique, un peu de travail de collecte d&#8217;informations, du blogue, etc.</em>&laquo;&nbsp;</p>
<p>Se disant bien consciente des reproches qui sont adressés à l&#8217;aventure journalistique d&#8217;Ariana Huffington, Mme Brin dit avoir appris que Mme Huffington elle-même était à l&#8217;ouvrage pour assainir ses méthodes de travail et améliorer les conditions de ses employés.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il est important d&#8217;avoir une équipe journalistique solide qui dispose de bonnes conditions&#8230; j&#8217;en parle puisque nous avons eu quelques tentatives du genre au Québec qui n&#8217;ont pas toujours bien fonctionné, avec des ressources qui n&#8217;étaient pas très bien payées : on peut parler ici de Québec89, émule de Rue89 en France, qui n&#8217;a pas survécu longtemps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Pour Colette Brin, il est cependant dommage que cette initiative de lancer un nouveau média d&#8217;envergure soit venue des États-Unis, et non pas du Québec-même. <em>&laquo;&nbsp;Je suis un peu déçue qu&#8217;on importe l&#8217;ensemble de l&#8217;idée, jusqu&#8217;au titre, plutôt que de créer quelque chose de véritablement québécois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Il faut que ces entreprises-là s&#8217;adaptent à la culture locale des villes où elles s&#8217;installent. Le </em>HuffPost<em> devra donc adopter une teinte résolument québécoise ou montréalaise. Je crois que Mme Huffington est très consciente des différences régionales et nationales entre les différentes éditions de ses </em>Huffington Post<em>. Elle dispose d&#8217;ailleurs déjà de l&#8217;avantage du nom et de la notoriété du média.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Un marché volatil</strong></p>
<p><em></em>Signe que tout ne va pas comme sur des roulettes dans l&#8217;ensemble de l&#8217;entreprise de Mme Huffington, la version française, qui devait ouvrir ses portes virtuelles à la mi-novembre, a dû repousser le tout en raison de l&#8217;absence d&#8217;un candidat intéressé par le poste de rédacteur en chef.</p>
<p>Pour Mme Brin, ces difficultés sont tout à fait normales lorsqu&#8217;elles sont replacées dans le bon contexte. Elle explique que le marché subit de forts remous pour les journalistes et les propriétaires de médias, nommant en exemple le départ récent du vice-président des services français de <em>La Presse Canadienne</em>, Jean Roy, qui a quitté le bureau montréalais de l&#8217;agence de presse il y a quelques semaines pour Transcontinental.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le marché de l&#8217;emploi en journalisme montre des signes d&#8217;amélioration, surtout par rapport à l&#8217;an dernier ou à l&#8217;année précédente, mais tout n&#8217;est pas encore rose pour les chercheurs d&#8217;emplois et leurs patrons; il y a beaucoup de mouvement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>L&#8217;arrivée du <em>Huffington Post</em> au Québec, qui est prévue en janvier 2012, offrira un nouveau débouché pour les journalistes jeunes et moins jeunes, puisque le média devra se constituer une équipe. Déjà, l&#8217;entreprise annonce publiquement être à la recherche de candidats afin de pourvoir les postes de rédacteur en chef et chefs de pupitres.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis contente de voir un média qui investit dans le journalisme et les journalistes d&#8217;ici, qui reconnaît que le travail médiatique a une valeur intrinsèque, mais aussi pour son image de marque. Les médias traditionnels ont également investi davantage en journalisme, ce qui est une excellente chose&nbsp;&raquo;</em>, énonce Mme Brin.</p>
<p><strong>Rentabilité et compétition</strong></p>
<p>Même si Ariana Huffington semble être sur une lancée de création d&#8217;ailes régionales et nationales du <em>Huffington Post</em>, elle pourrait bien se faire rappeler à l&#8217;ordre par America Online, la compagnie-mère, qui annonçait à nouveau une perte financière lors du dévoilement des résultats du plus récent trimestre. Le quotidien britannique <em>Guardian</em> expliquait d&#8217;ailleurs plus tôt cette semaine <strong></strong>que le <em>Huffington Post &laquo;&nbsp;dépensait de l&#8217;argent qu&#8217;AOL n&#8217;a tout simplement pas&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>À ce sujet, Mme Brin se montre prudente, et estime qu&#8217;il est peut-être possible d&#8217;atteindre un équilibre entre le très grand nombre de journalistes qu&#8217;il est nécessaire d&#8217;embaucher dans les diverses branches du média et les impératifs économiques d&#8217;AOL qui n&#8217;a pas encore été capable de se positionner efficacement comme un site de contenu après avoir été principalement un fournisseur d&#8217;accès Internet pendant de nombreuses années.</p>
<p>Pas de danger, non plus, pour les médias traditionnels de la part du <em>Huffington Post</em> à la sauce québécoise, avance la professeure de l&#8217;Université Laval. Cette dernière croit plutôt que ce sont les sites comme Sympatico, MSN, Yahoo ! Québec et Branchez-Vous, qui procèdent souvent à du repiquage d&#8217;informations et de communiqués de presse, qui risquent de se retrouver en compétition avec le <em>Post</em>.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Si le </em>Huffington Post<em> fait déjà aussi bien que les autres</em> (sites du même acabit)<em>, ce sera déjà pas si mal, mais j&#8217;ai l&#8217;impression que le média vise plus que ça, il vise à devenir un </em>agenda-setter<em> pour influer sur la scène médiatique&nbsp;&raquo;</em>, conclut-elle.</p>
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		<title>Les tablettes moins intéressantes pour les médias écrits, révèle une étude</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Oct 2011 21:38:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si les tablettes électroniques se vendent, qu'en est-il du contenu journalistique payant qui prend d'assaut ces gadgets? Les résultats d'une étude réalisée par le Programme d'excellence en journalisme du Pew Research Center, qui ont été publiés en début de semaine, pourraient bien avoir l'effet d'une douche froide sur les enthousiastes des nouvelles numériques.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Si les tablettes électroniques se vendent, qu&#8217;en est-il du contenu journalistique payant qui prend d&#8217;assaut ces gadgets? Les résultats d&#8217;une étude réalisée par le Programme d&#8217;excellence en journalisme du Pew Research Center, qui ont été publiés en début de semaine, pourraient bien avoir l&#8217;effet d&#8217;une douche froide sur les enthousiastes des nouvelles numériques.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_6973" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/29/tablettes-medias/ipadmedia/" rel="attachment wp-att-6973"><img class="size-medium wp-image-6973" title="iPadmedia" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/iPadmedia-300x161.png" alt="" width="300" height="161" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Au dire de cette étude, 11 pour cent des adultes américains possèdent désormais une tablette numérique d&#8217;une marque ou une autre, et ce après que l&#8217;arrivée du iPad d&#8217;Apple sur le marché eut fait exploser la demande pour ce type d&#8217;appareil. De ce nombre, un peu plus de la moitié (53 pour cent) s&#8217;en servent pour consulter les informations sur une base quotidienne, explique le Pew Research Center, avant de préciser qu&#8217;une majorité affirme ne pas avoir l&#8217;intention de s&#8217;en servir pour acheter de l&#8217;information à consulter sur ces tablettes.</p>
<p>Les faits, s&#8217;ils peuvent en étonner plusieurs, font dire à Alan Mutter que le potentiel de vente de nouvelles via ce type de gadgets semble &laquo;&nbsp;limité&nbsp;&raquo;, et l&#8217;euphémisme est ici bien choisi. M. Mutter, qui a eu une longue carrière dans les médias écrits avant de passer à la télévision, puis aux compagnies spécialisées sur le web dans la fameuse Silicon Valley, ajoute, sur son blogue <em>Reflections of a Newsosaur</em>, que 14 pour cent seulement des détenteurs de iPads et tablettes &#8211; selon les données de l&#8217;étude &#8211; possédaient une application d&#8217;information payante.</p>
<p>Le coup de sonde, conduit auprès de 1200 utilisateurs de tablettes par le Pew Research Center et The Economist Group, vient davantage fragiliser l&#8217;idéal journalistique autrefois représenté par les tablettes. Présentées comme des appareils pouvant sauver les médias écrits de la crise &#8211; entre autres par Steve Jobs, défunt patron d&#8217;Apple -, les tablettes ne seraient ainsi qu&#8217;un débouché aux possibilités limitées.</p>
<p>Dans le rapport présentant les conclusions de l&#8217;étude, les auteurs précisent que la façon dont les premiers acheteurs de tablettes consomment leur information est surprenante. Lorsque le iPad a débarqué sur le marché, rapidement suivi de ses concurrents, plusieurs observateurs croyaient que les tablettes pourraient aider à modifier l&#8217;expérience des consommateurs d&#8217;information et les règles économiques de base de la consommation de nouvelles sous forme électronique.</p>
<p>Cette croyance, explique l&#8217;étude, était basé sur l&#8217;impression que les gens consommeraient de l&#8217;information via des applications spécialisées ou des applications servant d&#8217;agrégateurs de nouvelles. Les utilisateurs téléchargeraient les applications, qui pourraient être facturées par les médias, ce qui les rendraient plus intéressantes pour les publicitaires.</p>
<p>Les résultats de l&#8217;étude, toutefois, tendent à prouver le contraire. Quarante pour cent des répondants ont dit consulter les nouvelles principalement à partir d&#8217;un navigateur web, tandis que 31 pour cent utilisent, dans une même proportion, les applications et les navigateurs, et que seuls 21 pour cent des personnes interrogées utilisent principalement des applications.</p>
<p>Perspective encore plus décevante pour les responsables de médias, des gens n&#8217;ayant pas acheté directement une application pour avoir accès à des nouvelles (soit 86 pour cent des répondants), seuls 21 pour cent seraient d&#8217;accord pour débourser cinq dollars par mois si cela était la seule méthode pour accéder à leur source d&#8217;information préférée sur tablette.</p>
<p>La partie est ainsi bien loin d&#8217;être gagnée pour les médias. Le salut se trouverait-il dans les ententes avec les fournisseurs de tablettes pour faire signer un contrat de plusieurs années avec les abonnés leur donnant accès à une tablette et au journal sous forme numérique? L&#8217;enthousiasme des lecteurs de <em>L&#8217;Acadie Nouvelle</em>, dans les provinces atlantiques, pour ce genre d&#8217;entente, est peut-être précurseur d&#8217;une vague qui pourrait déferler au Québec et dans la région de Toronto, quand le groupe Gesca et deux quotidiens torontois présenteront respectivement leurs propres plans en ce sens.</p>
<p>Du côté de Quebecor, qui a lui aussi lancé son propre forfait tablette et accès à ses médias il y a quelques semaines, la force de l&#8217;empire médiatique, avec ses nombreux quotidiens, mais aussi ses magazines, pourrait lui donner une longueur d&#8217;avance.</p>
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		<title>Le New York Times invite des employés à quitter</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 19:54:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les temps sont durs au sein de l'un des quotidiens les plus célèbres de la planète. Le site Internet Poynter, spécialisé en journalisme, rapporte jeudi que le New York Times a ainsi mis en place un second plan de départ volontaire en trois ans, afin de réaliser des économies budgétaires. Selon les informations publiées par le journal lui même, l'administration espérerait que moins de 20 personnes se prévalent de cette opportunité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pieuvre.ca</p>
<p><strong>Les temps sont durs au sein de l&#8217;un des quotidiens les plus célèbres de la planète. Le site Internet <em>Poynter</em>, spécialisé en journalisme, rapporte jeudi que le <em>New York Times</em> a ainsi mis en place un second plan de départ volontaire en trois ans, afin de réaliser des économies budgétaires. Selon les informations publiées par le journal lui même, l&#8217;administration espérerait que moins de 20 personnes se prévalent de cette opportunité.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_6533" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/10/13/nyt-depart/newyorktimeslogo/" rel="attachment wp-att-6533"><img class="size-medium wp-image-6533" title="NewYorkTimesLogo" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/10/NewYorkTimesLogo-300x297.gif" alt="" width="300" height="297" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Au dire de <em>Poynter</em>, la rédactrice exécutive Jill Abramson a précisé que le contingent de journalistes ne serait pas réduit, mais que des compressions pourraient également être effectuées du côté des postes administratifs et de gestion, que ce soit avec le programme de départ volontaire ou l&#8217;élimination de postes déjà vacants.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Comme lors de précédents programmes semblables, pour nous assurer que nous ne coupions pas trop profondément dans notre muscle journalistique, nous nous réservons le droit de refuser les demandes de certains volontaires qui se trouvent dans des secteurs de la salle de rédaction où nous estimons que nous ne pouvons pas réduire nos effectifs&nbsp;&raquo;</em>, explique Mme Abramson dans une note, en prenant soin de préciser que les employés membres de la Guilde des écrivains ayant signé le contrat numérique sont exclus de cette offre. Cela signifie que les effectifs du site Internet du <em>Times </em>ne devraient pas être touchés.</p>
<p>Ce programme fait suite à une autre offre de départ volontaire émise en 2009, lorsque le journal a espéré que 100 employés s&#8217;en prévaudraient. Environ 50 d&#8217;entre eux ont accepté l&#8217;offre au départ, puis 25 autres se sont ajoutés. En 2008, le <em>Times</em> avait offert un autre programme similaire, en plus de procéder à des réductions.</p>
<p>Au dire de Rick Edmonds, analyste des médias chez Poynter, les revenus publicitaires du quotidien sont en baisse de huit pour cent par rapport à la même période de l&#8217;an dernier, plutôt que quatre pour cent, tel que prévu.</p>
<p>Cette annonce s&#8217;inscrit également dans le contexte plus large de la crise des médias, qui a forcé la fermeture de plus de 200 salles de rédaction aux États-Unis. Il semblerait que le <em>New York Times</em>, malgré l&#8217;ajout d&#8217;un mur payant sur son site web il y a quelques mois, n&#8217;arrive toujours pas à obtenir les revenus nécessaires pour stabiliser ses entrées d&#8217;argent et éviter les déficits.</p>
<p><em>Avec</em> Poynter</p>
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		<title>Quel est le véritable impact de Steve Jobs sur les médias?</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 00:05:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la suite de l'annonce de la démission du directeur général de la compagnie Apple, quantité d'analystes et de chroniqueurs technologiques se sont penchés sur l'impact de ce départ sur les secteurs de l'économie et des appareils électroniques; pour Jeff Sonderman, journaliste chez Poynter, il ne faut cependant pas oublier l'influence majeure qu'a et continue à avoir Apple sur le monde des médias. Ces effets ne sont toutefois pas que positifs, et si Apple a contribué à revitaliser l'innovation chez les médias en ligne, l'entreprise américaine n'a en aucun cas réussit à assurer la rentabilité des journaux prenant le virage numérique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>À la suite de l&#8217;annonce de la démission du directeur général de la compagnie Apple, quantité d&#8217;analystes et de chroniqueurs technologiques se sont penchés sur l&#8217;impact de ce départ sur les secteurs de l&#8217;économie et des appareils électroniques; pour Jeff Sonderman, journaliste chez Poynter, il ne faut cependant pas oublier l&#8217;influence majeure qu&#8217;a et continue à avoir Apple sur le monde des médias. Ces effets ne sont toutefois pas que positifs, et si Apple a contribué à revitaliser l&#8217;innovation chez les médias en ligne, l&#8217;entreprise américaine n&#8217;a en aucun cas réussit à assurer la rentabilité des journaux prenant le virage numérique.</strong></p>
<div id="attachment_5530" class="wp-caption alignright" style="width: 242px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/08/25/impact-apple-medias/new-york-times-1/" rel="attachment wp-att-5530"><img class="size-medium wp-image-5530" title="New-York-Times-1" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/08/New-York-Times-1-232x300.png" alt="" width="232" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le New York Times dans sa version iPad</p></div>
<p>Au cours des cinq dernières années, Apple a simultanément ébranlé, transformé et aidé l&#8217;industrie journalistique, attaque M. Sonderman, affirmant que les appareils électroniques de la compagnie de Cupertino avaient lancé une série de modes, forçant à chaque fois la concurrence à s&#8217;adapter et, dans le cas des journaux, à pousser l&#8217;évolution médiatique plus loin, très souvent, qu&#8217;une simple version en ligne de leur contenu.</p>
<p>L&#8217;iPad, tout particulièrement, a offert aux grands et aux moins grands médias une toute nouvelle plateforme d&#8217;affichage qui offre une reproduction de la sensation tactile de la lecture d&#8217;un journal papier. Qu&#8217;il s&#8217;agisse du <em>New York Times</em>, du <em>Wall Street Journal</em>, ou d&#8217;autres journaux à travers le monde, tous (ou presque), ont créé une application iPhone &#8211; 88 pour cent des principaux journaux et médias l&#8217;ont fait -, et si la proportion de ceux ayant créé une application iPad est plus faible, elle est toutefois en progression constante.</p>
<p>D&#8217;autres, certainement téméraires, ont directement créé de nouveaux médias sur l&#8217;iPad, dont Rupert Murdoch avec le <em>Daily</em>, dont la popularité reste cependant encore à prouver. La nouvelle mise en page et les capacités multimédia ont effectivement offert un monde de nouvelles possibilités aux éditeurs de journaux et autres dirigeants médiatiques.</p>
<p>Les avantages à long terme de cette stratégie restent toutefois à être prouvés : comme l&#8217;expliquait déjà le <em>columnist</em> économique du <em>Washington Post</em> Steven Pearlstein, le marché des tablettes sera sans doute envahi par une série de plateformes différentes, toutes accompagnées d&#8217;un nombre plus ou moins grand de partenaires, qui offriront à leur tour une quantité de contenu plus ou moins intéressante. En termes d&#8217;accessibilité aux médias, les grands joueurs ont souvent fait le pari de l&#8217;iPad, bien que des versions Android, destinées au système d&#8217;exploitation de Google distribué sur de nombreuses tablettes numériques, soient aussi disponibles. En offrant un trop grand choix, cependant, le lecteur court le risque de se retrouver avec une offre éclatée, ce qui pourrait alors le forcer à laisser tomber certains contenus par nécessité.</p>
<p>Bien que les grands journaux continuent d&#8217;encaisser des pertes au niveau de leur nombre de copies vendues et, surtout, au niveau de leurs revenus publicitaires, le tout au numérique représente une panacée bien faible pour les médias offrant déjà une large portion (ou l&#8217;intégralité) de leur contenu gratuitement sur le Web. Des médias tels que le <em>Wall Street Journal</em>, et d&#8217;autres journaux de l&#8217;empire Murdoch, pourraient cependant tirer profit d&#8217;une application payante sur les tablettes numériques, leur contenu web se retrouvant derrière un mur payant depuis un peu plus d&#8217;un an.</p>
<p>Au Québec, les grandes groupes média se montrent plutôt tièdes fasse à cette idée de passage au numérique. Quebecor, propriétaire du <em>Journal de Montréal</em>, du <em>Journal de Québec</em>, et d&#8217;un grand nombre de magazines et de journaux hebdomadaires régionaux, n&#8217;a pas annoncé de plans pour utiliser les tablettes numériques dans le cadre de son offre média. <em>Le Devoir</em>, dont le contenu web est partiellement caché derrière un mur payant, travaille à des applications mobiles, mais c&#8217;est véritablement Gesca, propriétaire de <em>La Presse</em> et d&#8217;une dizaine d&#8217;autres quotidiens, qui saisit le taureau par les cornes en annonçant, plus tôt cette année, un plan de passage au numérique. Les abonnés pourront ainsi disposer d&#8217;une tablette numérique iPad sur laquelle ils auront accès à leur journal. Il n&#8217;y a pour l&#8217;instant aucune précision sur l&#8217;accessibilité future du contenu de leur réseau Internet, Cyberpresse, où la quasi-totalité du contenu du journal est disponible gratuitement en ligne.</p>
<p>L&#8217;avenir est donc incertain pour la viabilité de l&#8217;offre journalistique sur l&#8217;iPad et les autres plateformes de l&#8217;empire Jobs. Les lecteurs ont certes accès à davantage de contenu, souvent de façon gratuite, mais les médias semblent peiner à rentabiliser ce passage au numérique qui bouscule les conceptions dans le domaine journalistique, et ce depuis déjà plusieurs années.</p>
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		<title>Rapport Payette sur l&#8217;avenir du journalisme : la ministre Saint-Pierre consultera</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 19:08:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quelles sont les pistes à adopter pour assurer la pérennité du métier de journaliste au Québec? Près de huit mois jour pour jour après la parution du rapport Payette sur l'avenir de l'information au Québec, la ministre de la Culture, des Communications et de la Conditions féminine Christine Saint-Pierre a annoncé lundi matin une vaste consultation publique qui aura pour but de clarifier les orientations gouvernementales en matière d'information dans la province, mais également d'établir des balises claires en termes de nécessité ou non d'encadrer la pratique journalistique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Quelles sont les pistes à adopter pour assurer la pérennité du métier de journaliste au Québec? Près de huit mois jour pour jour après la parution du <a href="http://www.pieuvre.ca/2011/01/26/le-rapport-payette-pour-un-renouveau-journalistique-quebecois/">rapport Payette sur l&#8217;avenir de l&#8217;information au Québec</a>, la ministre de la Culture, des Communications et de la Conditions féminine Christine Saint-Pierre a annoncé lundi matin une vaste consultation publique qui aura pour but de clarifier les orientations gouvernementales en matière d&#8217;information dans la province, mais également d&#8217;établir des balises claires en termes de nécessité ou non d&#8217;encadrer la pratique journalistique.</strong></p>
<div id="attachment_5460" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/08/22/journalisme-consultation-quebec/dsc_0013-large/" rel="attachment wp-att-5460"><img class="size-medium wp-image-5460" title="DSC_0013 (Large)" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/08/DSC_0013-Large-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La ministre Christine Saint-Pierre. Photo : Hugo Prévost</p></div>
<p>Présenté devant un parterre de journalistes à la Grande bibliothèque du Québec, à Montréal, la ministre Saint-Pierre a tenu à souligner l&#8217;état <em>&laquo;&nbsp;inquiétant&nbsp;&raquo; </em>de la situation dans le domaine journalistique, aux prises depuis plusieurs avec non seulement une crise de revenus, mais une remise en cause identitaire forcée par l&#8217;intégration toujours plus importante d&#8217;Internet dans le processus d&#8217;information des citoyens. Cette crise double <em>&laquo;&nbsp;affecte la diversité journalistique&nbsp;&raquo;</em>, soutient la ministre.</p>
<p>Les représentants des groupes de presse, les journalistes, mais aussi la population en général pourront ainsi s&#8217;exprimer à partir du 6 octobre prochain sur deux orientations principales retenues à partir du rapport Payette, soit la mise en place d&#8217;un nouveau modèle de régulation des médias québécois, ainsi que le soutien à la diversité des voix. La première risque fort de faire couler beaucoup d&#8217;encre, puisqu&#8217;il y sera entre autres question de l&#8217;adoption d&#8217;un statut de journaliste professionnel, un sujet qui divise journalistes comme patrons de presse, malgré un accueil plutôt favorable lors de la réception du rapport et des consultations menées par la suite par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Notre mandat est de consulter la population sur l&#8217;impact des changements technologiques sur la pratique du métier de journalistes, ainsi que sur la diversité des voix, et comme ministre des Communications, j&#8217;ai pensé qu&#8217;il était de mon devoir d&#8217;aller chercher un portrait de cette situation&nbsp;&raquo;</em>, a déclaré Mme Saint-Pierre, expliquant que Dominique Payette, la chercheur de l&#8217;Université Laval à l&#8217;origine du rapport sur l&#8217;avenir de l&#8217;information, avait ainsi conclu la première étape en janvier dernier.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai demandé à ce que les journalistes soient consultés sur </em>(les recommandations du rapport Payette), a-t-elle poursuivi, <em>et j&#8217;ai également demandé l&#8217;avis de certains ministères concernés par ces recommandations.&nbsp;&raquo;</em> Mme Saint-Pierre se référait ainsi à la proposition numéro deux du rapport Payette, qui proposait d&#8217;octroyer un droit de négociation aux journalistes indépendants dans l&#8217;établissement de leurs conditions de travail auprès des éditeurs, droit qui a été confirmé par Mme Saint-Pierre plus tôt cette année, mais qui, a-t-elle expliqué en conférence de presse, relève désormais du ministère du Travail. La ministre a d&#8217;ailleurs tenu à préciser que <em>&laquo;&nbsp;le gouvernement n&#8217;imposera pas de conditions de travail, mais pourra obliger la tenue de négociations, comme l&#8217;avait fait la </em>Loi sur le statut d&#8217;artiste<em>&laquo;&nbsp;</em>, il y a plusieurs années.</p>
<p><strong>La délicate question du statut professionnel</strong></p>
<p>Si elle a confirmé que le gouvernement appuyait la création d&#8217;un statut professionnel pour les journalistes, Christine Saint-Pierre a cependant évité de préciser si, selon elle, la FPJQ devrait être l&#8217;organisme possédant le droit d&#8217;octroyer (et de retirer) ce statut, si le Conseil de presse devrait s&#8217;en charger, ou si le mandat devait être confié à une nouvelle entité.</p>
<p>Rappelons que ce statut de journaliste professionnel, auquel Mme Payette rattachait, parmi d&#8217;autres critères, la question du respect d&#8217;un code de déontologie, et à lequel elle ajoutait des avantages pour les médias qui embaucheraient des journalistes dotés d&#8217;un tel statut, comme des crédits d&#8217;impôts, qui seraient particulièrement utiles pour les petits médias, communautaires ou régionaux.</p>
<p>Se basant sur les modèles français et belge, où un tel statut existe déjà depuis plusieurs années, Mme Saint-Pierre a précisé que le gouvernement ne cherchait nullement à réduire au silence les gens qui n&#8217;en seraient pas dotés. <em>&laquo;&nbsp;Je cherche simplement à protéger la profession journalistique au Québec&nbsp;&raquo;</em>, a dit celle qui, il y a tout juste quatre ans, était encore journaliste à Radio-Canada, avant de se lancer en politique.</p>
<p>La ministre veut également renforcer le poids et l&#8217;importance du Conseil de presse du Québec, sorte de tribunal d&#8217;honneur chargé de faire respecter les règles déontologiques établies pour la pratique du métier. Mme Saint-Pierre a toutefois seulement évoqué l&#8217;augmentation du budget de l&#8217;organisme lorsqu&#8217;un journaliste l&#8217;a interrogée sur le départ de Quebecor du Conseil de presse, il y a déjà plusieurs années. L&#8217;entreprise de Pierre-Karl Péladeau a d&#8217;ailleurs répété son geste ce printemps en Ontario, arguant que les médias sous sa gouverne n&#8217;avait pas à être jugé par un organisme externe.</p>
<p><strong>Les nouvelles régionales à Télé-Québec</strong></p>
<p>Autre aspect majeur des consultations publiques, la ministre Saint-Pierre a annoncé la mise en place d&#8217;un projet de renforcement des médias régionaux et communautaires, et l&#8217;instauration d&#8217;un centre névralgique de cette information sur le site Internet de Télé-Québec, lui confiant ainsi un rôle accru dans la diffusion médiatique dans la province.</p>
<p>Québec en profiterait aussi pour <em>&laquo;&nbsp;actualiser&nbsp;&raquo;</em> son soutien aux médias communautaires et régionaux, possiblement en augmentant l&#8217;enveloppe budgétaire qui leur est dédié, bien que Mme Saint-Pierre ait tenu à préciser que les cordons de la bourse seraient difficiles à délier en raison des restrictions financières de l&#8217;État.</p>
<p><strong>L&#8217;absence de décision sur les pigistes déçoit</strong></p>
<p>Du côté de l&#8217;Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ), on dit ne pas comprendre l&#8217;absence de développements dans le dossier des pigistes qui, au dire de la présidente de l&#8217;AJIQ, Lisa Marie Noël, produisent la majorité de l&#8217;information diffusée au Québec. L&#8217;un des membres du comité de négociation collective de l&#8217;AJIQ, André Giroux, a d&#8217;ailleurs illustré <em>&laquo;&nbsp;l&#8217;absurdité&nbsp;&raquo;</em> de la situation en expliquant qu&#8217;il gagnait autant pour un feuillet en 1993 (50 $) que le montant qu&#8217;offrent plusieurs magazines et publications de nos jours.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je viens de parler un peu avec la ministre concernant la négociation collective</em>, explique Mme Noël, <em>et il y aurait un processus qui relèverait en partie du ministère des Communications, dont la question du statut du journaliste professionnel. Nous travaillons de notre côté sur un projet de loi obligeant les employeurs à négocier avec les journalistes indépendants pour établir leurs conditions de travail.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il est certain que la négociation collective peut effrayer beaucoup de gens, mais avec des trucs de base, nous pourrions négocier un tarif selon la quantité de travail demandé, mais des clauses de bases pourraient être établies, pour que le journaliste indépendant ne soit pas laissé à lui-même, par exemple en cas de poursuite judiciaire, la question des droits moraux&#8230; nous voulons que les journalistes indépendants profitent de bonnes conditions pour effectuer le meilleur travail journalistique possible dans le respect de la déontologie&nbsp;&raquo;</em>, ajoute-t-elle.</p>
<p>La consultation publique de la ministre s&#8217;arrêtera dans 10 villes à travers le Québec, et débutera le 6 octobre. Les personnes intéressées à déposer un mémoire on jusqu&#8217;au 23 septembre pour le faire.</p>
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		<title>La Coop Média : un autre visage du journalisme</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Aug 2011 16:28:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À travers les nombreux médias canadiens qui peinent à garder la tête hors de l'eau depuis le déclenchement de la crise, il y a déjà plus de trois ans, qui ont subi les affres d'un conflit de travail ou qui, encore, ont dû passer à travers les tensions suscitées par les réductions d'effectifs ou les négociations collectives serrées, certains journaux, stations de radio et de télévision ont tenté de réinventer le modèle d'affaires journalistique. L'une de ces organisations, la Coop Média, a, comme son nom l'indique, bâti son succès sur l'apport de ses membres, et semble en bonne voie, avec l'ouverture d'un bureau montréalais en mai dernier, de bâtir un solide réseau journalistique pan-canadien. Rencontre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>À travers les nombreux médias canadiens qui peinent à garder la tête hors de l&#8217;eau depuis le déclenchement de la crise, il y a déjà plus de trois ans, qui ont subi les affres d&#8217;un conflit de travail ou qui, encore, ont dû passer à travers les tensions suscitées par les réductions d&#8217;effectifs ou les négociations collectives serrées, certains journaux, stations de radio et de télévision ont tenté de réinventer le modèle d&#8217;affaires journalistique. L&#8217;une de ces organisations, la Coop Média, a, comme son nom l&#8217;indique, bâti son succès sur l&#8217;apport de ses membres, et semble en bonne voie, avec l&#8217;ouverture d&#8217;un bureau montréalais en mai dernier, de bâtir un solide réseau journalistique pan-canadien. Rencontre.</strong></p>
<div id="attachment_5174" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/08/06/coop-media/media_coop_homepage/" rel="attachment wp-att-5174"><img class="size-medium wp-image-5174" title="media_coop_homepage" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/08/media_coop_homepage-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Aly Thomson et Hillary Lindsay / Media Coop</p></div>
<p>Se définissant comme un <em>&laquo;&nbsp;réseau de coopératives locales se consacrant à assurer une couverture médiatique participative locale&nbsp;&raquo;</em>, la Coop Média a débuté en 2006, alors qu&#8217;existait déjà une publication papier, <em>The Dominion</em>, avant d&#8217;être officialisée en 2007. Le premier bureau local a ensuite été ouvert à Halifax en février 2009, suivi de Vancouver, en juin de la même année, de Toronto en février 2010, puis de Montréal, cette année.</p>
<p>Contrairement aux médias traditionnels, qui sont pour la plupart bâtis sur un modèle d&#8217;affaires visant à maximiser les profits en se basant sur les frais d&#8217;abonnement et les revenus publicitaires, la Coop Média fait plutôt appel à ses membres, qui doivent ainsi verser une contribution variant selon leur niveau d&#8217;implication. Les membres se répartissent donc entre les lecteurs, collaborateurs, éditeurs et donateurs.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Au départ, il n&#8217;y avait que la revue </em>The Dominion<em></em>, explique Tim McSorley, l&#8217;un des responsables du bureau montréalais. <em>Nous avons ensuite constaté que cela n&#8217;était pas suffisant, et que cela n&#8217;impliquait pas vraiment les gens dans leur communauté. Nous avons alors eu l&#8217;idée de mettre sur pied un réseau de sites web locaux pour véritablement impliquer les gens. Ce sont les lecteurs qui participent, qui ont le contrôle sur l&#8217;organisme, qui n&#8217;est alors pas dirigé par l&#8217;argent publicitaire ou les subventions gouvernementales.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>Si la contribution financière des membres &#8211; ils sont désormais plus de 700 &#8211; est fixée à un minimum de 15 $ par année, certains contributeurs versent un montant plus élevé. La Coop Média bénéficie également de subventions provenant de divers paliers gouvernementaux, qui représentent, avec un peu de revenus publicitaires, environ la moitié des fonds nécessaires au fonctionnement de l&#8217;entreprise. <em>&laquo;&nbsp;Nous essayons, éventuellement, de se rendre à un point où la grande majorité de notre financement viendra de nos membres&nbsp;&raquo;</em>, précise M. McSorley.</p>
<p>Côté couverture, la Coop Média adopte un angle résolument canadien, et essaie de toucher à tout, mais a également quelques sujets de prédilection, dont l&#8217;impact des sables bitumineux, l&#8217;impact des compagnies minières canadiennes à l&#8217;étrangère, ainsi que la politique étrangère canadienne et les enjeux touchant les autochtones, dont les femmes victimes de disparition dans l&#8217;Ouest canadien.</p>
<p>Au lieu de rédacteurs en chef attitrés dans chaque bureau local, l&#8217;organisme possède plutôt des équipes de décision qui choisiront les sujets méritant d&#8217;être traités par les journalistes. Tous sont également libres de proposer des sujets et de publier leurs propres photos et articles, mais les équipes locales auront le dernier. Il existe également un comité de rédaction pour <em>The Dominion</em>, qui effectue un travail de recherche et de rédaction beaucoup plus en profondeur. Des consultations publiques sont aussi organisées quelques fois par année pour des éditions spécifiques du <em>Dominion</em>.</p>
<p>Le modèle coopératif pourrait-il être appliqué à d&#8217;autres médias au pays? Tim McSorley pense que oui, même si plusieurs autres médias, dont des journaux québécois, ont déjà adopté une telle structure. <em>&laquo;&nbsp;Il ne faut pas seulement chercher les profits, mais plutôt impliquer les gens pour déterminer les enjeux qui méritent d&#8217;être traités au niveau local.&nbsp;&raquo; </em>M. McSorley voit même le modèle coopératif comme un baume qui pourrait être appliqué pour amoindrir la crise des médias, puisque la course aux profits en viendrait pratiquement à disparaître.<em></em></p>
<p>En attendant, Tim McSorley et ses collègues de la Coop Média solidifient leur réseau de collaborateurs d&#8217;un océan à l&#8217;autre, et continuent d&#8217;aller de l&#8217;avant avec leur couverture locale et participative.<em><br />
</em></p>
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		<title>Les médias mobiles se multiplient : AOL se lance dans la bataille</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 22:53:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Assisterait-on enfin à la migration massive des médias vers les plateformes mobiles? Si la tendance n'est pas nouvelle, et remonte même à plusieurs années, l'apparition de nouveaux supports, tel le iPad, et la popularité croissante des téléphones intelligents semblent avoir donné un coup d'accélérateur au développement des médias pour ces supports spécialisés. Le dernier en date, le magazine Editions, propriété d'AOL, se retrouve ainsi exclusivement sur la tablette d'Apple. Au-delà de l'aspect technique, toutefois, pourra-t-il survivre?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Assisterait-on enfin à la migration massive des médias vers les plateformes mobiles? Si la tendance n&#8217;est pas nouvelle, et remonte même à plusieurs années, l&#8217;apparition de nouveaux supports, tel le iPad, et la popularité croissante des téléphones intelligents semblent avoir donné un coup d&#8217;accélérateur au développement des médias pour ces supports spécialisés. Le dernier en date, le magazine <em>Editions</em>, propriété d&#8217;AOL, se retrouve ainsi exclusivement sur la tablette d&#8217;Apple. Au-delà de l&#8217;aspect technique, toutefois, pourra-t-il survivre?</strong></p>
<div id="attachment_5113" class="wp-caption alignright" style="width: 268px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/08/03/medias-mobiles-aol/editions-aol-2-430x500/" rel="attachment wp-att-5113"><img class="size-medium wp-image-5113" title="Editions-AOL-2-430x500" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/08/Editions-AOL-2-430x500-258x300.jpg" alt="" width="258" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le magazine Editions, d&#39;AOL</p></div>
<p>Relayée par le magazine <em>Wired</em> - qui possède lui aussi sa version iPad -, la nouvelle du lancement de cette nouvelle publication soulève la question de la rentabilité des médias exclusifs aux tablettes et autres supports. Si l&#8217;apparition du <em>Daily</em>, une publication de l&#8217;empire Murdoch uniquement destinée à l&#8217;iPad, avait fait grand bruit à l&#8217;époque, son succès semble être mitigé aujourd&#8217;hui, News Corporation refusant aux dernières nouvelles de diffuser des statistiques sur le nombre d&#8217;abonnés.</p>
<p><em>Editions</em>, donc, lancé mardi, offre du contenu personnalisable par ses utilisateurs est à mi-chemin entre le <em>Daily</em>, dont le contenu est fourni par News Corporation, et Flipboard, une application pour iPad servant d&#8217;agrégateur de nouvelles, combiné à des données provenant de divers réseaux sociaux, précise <em>Wired</em>.</p>
<p>Après avoir démarré l&#8217;application pour la première fois, <em>Editions</em> demande ainsi à l&#8217;utilisateur de choisir parmi 15 catégories de nouvelles, des nouvelles nationales à la musique et à la culture. Chaque matin, le programme génère une sélection des nouvelles du jour en fonction des catégories choisies.</p>
<p>Malgré tout, AOL mise ici sur une seule stratégie de revenus, soit les publicités affichées lorsque des articles sont consultés, puisqu&#8217;<em>Editions</em> est disponible gratuitement. Une stratégie qui peut se révéler risquée, surtout qu&#8217;AOL perd de l&#8217;argent depuis quelques mois, ce qui semble prouver que la stratégie du tout gratuit via le financement publicitaire ne semble pas se révéler rentable pour l&#8217;entreprise.</p>
<p>D&#8217;autres publications, comme <em>The Economist</em>, ont plutôt misé sur une stratégie de six articles gratuits par semaine, et ce tant sur iPad, sur iPhone, ou tout récemment sur Android, le système d&#8217;exploitation de téléphones intelligents de Google. Pour accéder à la suite du contenu, le lecteur doit ainsi obligatoirement s&#8217;abonner, ce qui n&#8217;est pas sans rappeler la méthode de diffusion de contenu en ligne du quotidien <em>Le Devoir</em>, qui impose lui aussi un abonnement payant pour accéder à l&#8217;ensemble des articles du journal.</p>
<p>Au final, l&#8217;éternelle question de la rentabilité demeure : <em>The Daily</em> ou <em>Editions</em> peuvent sans doute se permettre de perdre de l&#8217;argent pendant un certain temps, chaque publication pouvant s&#8217;appuyer sur une énorme machine médiatique, mais une éventuelle transition complète ou quasi-complète vers le numérique, comme le prévoit <em>La Presse</em>, devra s&#8217;appuyer sur des abonnements et une structure publicitaire solide pour éviter que le tout ne finisse par s&#8217;écraser au sol avec fracas. L&#8217;information, et cela a été prouvé à maintes et maintes reprises, peut extrêmement difficilement être gratuite et se financer uniquement avec la publicité.</p>
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