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Trente tableaux: portrait d’une femme traversée par les couleurs

Documentaire autobiographique, réalisé dans le cadre d’une résidence à l’Office national du film, Paule Baillargeon revisite sa vie dans Trente tableaux, des capsules contenant chacune un voyage dans le temps vibrant et insolite. Irradiant l’intégrité la plus absolue, la plus authentique, Trente tableaux est le constat d’une émancipation progressive, conquise de longue haleine, presque à la dérobée. Brimée de mère en fille, la réalisatrice connaîtra très jeune la frustration refoulée découlant du contraste entre réalité, mœurs des années cinquante, et un tempérament rêveur, déjà féministe et libre. «Les femmes ne sont rien, ça les rends folles. Les hommes sont tout, ça les rends idiots.»

FIFA : Art et société : L’art au service de la propagande et la délicate question de la restitution

L’art est source d’enjeux sociaux de toutes sortes. Il a longtemps été un moteur de propagande d’un idéal social ou politique, en plus d’être souvent source de conflits. Il pose également la question de l’accessibilité des œuvres, tout spécialement en matière de demandes de restitutions de biens culturels à leurs pays d’origine. Deux films présentés dans le cadre du FIFA expriment très bien cet aspect particulier de l’art comme objet social : Version Vera et La bataille des musées.

Casa de mi Padre – La bande de SNL débarque au Mexique

Will Ferrell est un acteur « caméléon » réputé pour ses comédies ludiques et ses choix de personnages hauts en couleurs (Zoolander, Elf, Anchorman: The Legend of Ron Burgundy). Mais parfois, une langue de jeu ne suffit pas; il faut en ajouter une autre à son tableau de chasse. Ce sera chose faite avec Casa de mi Padre, où l’on verra Ferrell pour la première fois donner la réplique (en espagnol) à de grands acteurs hispanophones tels que Gael Garcia Bernal, Diego Luna et Pedro Armendariz Jr.. Entouré de ses précieux collaborateurs des années Saturday Night Live (Matt Piedmont à la réalisation, Andrew Steele à la scénarisation, Adam McKay producteur), cette comédie satirique/pastiche/ridicule nous fait découvrir le monde impitoyable des trafiquants de drogue mexicains à travers l’utilisation d’une série de clichés culturels typiques mais rigolos.

FIFA : Chorégraphie filmée et accordéon endiablé

La projection double proposée lundi soir à l’ONF donnait à voir deux œuvres empreintes de sensibilité, chacune à leur manière. D’abord avec Coup de grâce, un duel dansé à la manière d’un combat entre gentilshommes qui semblent sortis d’une autre époque, puis Soundbreaker, un exceptionnel documentaire sur un accordéoniste finnois hors norme.

Hunger Games – Puisse le sort vous être favorable

Décidemment, les adaptations cinématographiques de romans «pour ados» ont la cote ces dernières années. Après Harry Potter et Twilight, voici venir la trilogie des Hunger Games, dont le premier volet est réalisé par Gary Ross (Bienvenue à Pleasantville, Seabiscuit). Mais les comparaisons s’arrêteront là. Tiré des livres de Suzanne Collins, l’univers de ce phénomène littéraire – inspiré tant par la mythologie grecque que par Big Brother – nous fait découvrir une Amérique du Nord futuriste et dystopique à présent connue sous le nom de Panem. Un film qui mélange science-fiction, violence, action et chaste romance; bref, un film qui a tout pour réussir.

FIFA – Portraits d’astronautes, de Vikings et de fantômes

Bienvenue dans le passé; un passé pas si lointain, certes, mais qui donne malgré tout l’impression d’un autre monde. Voilà l’impression à laquelle Robert Haines confronte les spectateurs dans Astronauts, Vikings and Ghosts, un film sur la photographie présenté au Festival international du film de Montréal (FIFA).

FIFA – Bert Stern : Original Mad Man

Présenté en version originale anglaise dans le cadre du Festival International du Film sur l’Art, Bert Stern: Original Mad man, est un portrait documentaire de Bert Stern l’homme, photographe New Yorkais prolifique de gros calibre; prototype américain de la photographie de mode, particulièrement actif à la fin des années soixante, -âge d’or de la photographie publicitaire-, et auteur d’une quantité impressionnante d’images devenues des classiques.

FIFA – Le cinéma d’horreur dans toute sa splendeur

Depuis une décennie, une déferlante submerge le cinéma mondial. Une vague de viscères, de cris, de sursauts, de tueurs masqués, de jeux d’ombres et de lumière… Le cinéma d’horreur et ses rejetons, les films de zombies et les films apocalyptiques, envahissent les écrans, transformant un genre très spécifique des années 1970 en une catégorie à part entière de la diversité cinématographique. Le documentariste français Luc Lagier a tenté de remonter aux sources de l’épiphénomène dans Cinéma d’horreur : apocalypse, virus et zombies, présenté dans le cadre du 30e Festival international de films sur l’art (FIFA).

FIFA : Gaudí et Haussmann, deux visions opposées de la ville

L’un érige des bâtiments aux formes organiques, s’inspirant de la nature, du divin et de l’humain, tandis que l’autre projette d’aérer une ville, de la moderniser et de la doter d’infrastructures adaptées à une ère de renouveau. Gaudí (1852-1926), un architecte catalan et Haussmann (1809-1891), un fonctionnaire français, qui, à leur façon, ont contribué à valoriser leur patrimoine bâti et urbanistique, étaient à l’honneur au Centre canadien d’architecture ce vendredi.

L’Empire Bo$$é – Leçon de corruption à travers les âges

Après Camping Sauvage sorti en 2004, les scénaristes Luc Déry, Yves Lapierre et André Ducharme se réunissent de nouveau pour nous présenter L’Empire Bo$$é, une comédie satirique mettant en vedette Guy A. Lepage. Réalisé par Claude Desrosiers, le film retrace le Québec corrompu d’hier à aujourd’hui avec humour, mais surtout avec mauvais goût.

Le réseau collégial couronne son meilleur film québécois de 2011

Le cinéma québécois est décidément à l’honneur : après la moisson de prix effectuée à Toronto par le film Monsieur Lazhar lors de la cérémonie des prix Genie, et tout juste avant le gala des Jutra, dimanche, qui récompensera le meilleur du cinéma de la province, c’était au tour des critiques cinéma en herbe de niveau collégial de couronner leur coup de coeur, samedi, avec la toute première édition du Prix collégial du cinéma québécois.

Polisse, des monstres gentils

Calligraphie ronde, présumant l’écriture d’un enfant, sa faute d’orthographe détournant le mot de son sens initial « Police ». Troisième long métrage de Maïwenn, réalisatrice et comédienne française, présenté au dernier festival Cinémania, et sorti en salle cette semaine; Polisse raconte le quotidien des policiers luttant contre le crime fait aux enfants; son scénario étant directement basé sur des affaires traitées par la Brigade de protection des mineurs de Paris, où la réalisatrice aura fait un stage préliminaire à l’écriture du film pour lequel elle est également coscénariste.

Cinémathèque québécoise : Québec solidaire presse Charest d’agir

La formation politique Québec solidaire s’est portée à la défense de la Cinémathèque québécoise, jeudi, en exigeant du gouvernement libéral qu’il agisse pour régler le problème de sous-financement chronique dont souffre l’institution cinématographique du boulevard Maisonneuve à Montréal.

Production télévisuelle au Canada : l’industrie du cinéma recule

Le dernier rapport économique sur l’industrie de la production de contenu sur écran au Canada vient d’être publié par l’Association canadienne de la production médiatique (CMPA), et vient faire le bilan de la période 2010-2011 en matière de contenu télévisuel canadien. Il s’est produit moins de documentaires et d’émissions pour enfants en plus d’une diminution considérable de création d’œuvres cinématographiques depuis une dizaine d’années dans l’ensemble des provinces.

41 angles différents pour mieux comprendre le cinéma québécois

La défaite, dimanche, du long-métrage Monsieur Lazhar face à Une séparation lors des Oscar a certes privé le Québec d’une nouvelle statuette dorée représentant l’excellence de son cinéma. Le film de Philippe Falardeau, deuxième mise en nomination pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en autant d’années, après Incendies, en 2011, vient toutefois rappeler que le cinéma d’ici continue à prendre du galon, à se développer, à s’améliorer. Un constat souvent oublié que le journaliste Martin Gignac a voulu cimenter dans son premier livre, Arrêt sur l’image.

RCVQ – Over my dead body, un autre cinéma

Comme l’écrivait si bien Guy Gauthier, critique de cinéma français, le documentaire est un autre cinéma. C’est dans cette même veine que nos réflexions se prolongeaient, suite au visionnement du film de clôture des RVCQ: le documentaire Over my dead body, présenté en première mondiale, et retraçant les 24 mois précédents la mort annoncée de Dave St-Pierre, danseur et chorégraphe, survivant greffé des poumons; portrait intime et premier long métrage de sa «soul sister», Brigitte Poupart.

Un sympathique monstre à Paris

Après deux films d’animations produits par la prestigieuse maison américaine Dreamworks (El Dorado et Shark Tale), le français Éric « Bibo » Bergeron retourne dans son Paris natal pour nous proposer le sympathique Un Monstre à Paris, un film d’animation en 3D mettant en vedette les voix de Vanessa Paradis, Gad Elmaleh et de Mathieu Chedid (plus connu comme le chanteur excentrique –M-).

Mars sous le signe de l’art : la 30e édition du FIFA

Une nouvelle édition du Festival international du film sur l’art (FIFA) débute le 15 mars prochain, proposant aux festivaliers plus de 230 films provenant d’une vingtaine de pays et qui seront projetés sur les écrans de quelques grands organismes culturels de Montréal.

RVCQ – Nuit #1, antidote ou soin palliatif

En lice pour la Louve d’Or du Festival du Nouveau Cinéma de Montréal, sorti en salles en décembre dernier et revisité dans la soirée de mardi, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois; Nuit #1, d’Anne Émond, se veut le témoignage d’une génération de jeunes adultes ayant encore à certains égards des comportements d’ados attardés. Pas qu’une simple histoire de baise, cette œuvre semie-autobiographique, à la base destinée à une poignée des propres amis de la réalisatrice, rejoint en réalité un nombre sidérant d’individus des générations X-Y.

RVCQ – Solide soirée de courts-métrages avec le programme Latence

Latence, programme de courts métrages chéri de cette 30e édition des RVCQ promettait une soirée de visionnement des plus intéressantes. Tous en compétition pour les prix ONF, Simplex et Coop vidéo, et incluant trois premières mondiales; cette tétralogie d’œuvres solides liées entre-elles par une unité d’esprit et d’atmosphère, attira un public nombreux.

Bienvenue dans l’enfer cambodgien

Après avoir lancé leur série de projections mensuelles Docville avec l’excellent Bombay Beach, l’équipe des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) a mis la main sur le terrible Duch, le maître des forges de l’enfer, film qui présente un troublant entretien avec le tristement célèbre Kaing Guek Eav, ancien commandant de centres détention sous le régime Khmer rouge au Cambodge.

RVCQ – Surviving progress, le progrès à double tranchant

Présenté au dernier Festival international de films de Toronto, en ouverture de la section Focus du Festival du nouveau cinéma à Montréal, puis sorti en salles en novembre 2011, Surviving progress, documentaire cinématographique à longue portée, fût cette fois projeté dans la soirée de dimanche à l’ONF, dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois, en présence des réalisateurs, Mathieu Roy et Harold Crooks.

RVCQ – The hat goes wild, film hybride et débridé

Éprouvant quelques problèmes techniques, c’est avec plus d’une heure de retard que fût présenté en première mondiale à la salle Claude Jutra de la Cinémathèque québécoise, en version originale anglaise, le sympathique mais exubérant long métrage The hat goes wild du réalisateur canadien et directeur artistique de l’Ifinitheatre du Mile End Guy Sprung. Bien que retardant toutes les projections de la journée, le problème technique, se raccordant tout à fait au genre, fût un pertinent clin d’œil à ce qui allait suivre.

RVCQ – Sombres courts-métrages avec le programme Elle rôde

Dans la soirée de jeudi avait lieu presque simultanément les projections des programmes courts Elle rôde et Comédie! Après le visionnement de Jo pour Jonathan (Maxime Giroux), il était tout naturel d’opter pour le premier programme, histoire de rester dans cette atmosphère ouatée aux relents doucereux de la mort. Au total, cinq films de fiction comprenant l’adaptation d’un texte et d’une bande dessinée.

RVCQ – Objet cinématographique non-identifiable

C’est dans l’enceinte de l’Impérial qu’avait lieu mercredi la soirée d’ouverture des Rendez-vous du cinéma québécois. Après une introduction très réussie de la part d’Emmanuel Bilodeau, porte-parole de la 30e édition, faisant une fois de plus rigoler l’assistance, le film Bestiaire de Denis Côté fût présenté devant salle comble.

Piratage – L’argument d’Hollywood taillé en pièces par une étude

La publication, le mois dernier, d’une importante étude sur les effets du piratage de films sur les revenus du box-office, fait s’écrouler un pan majeur de l’argumentaire de l’industrie hollywoodienne. En effet, une recherche menée par des économistes du Wellesley College et de l’Université du Missouri, aux États-Unis, a permis de conclure que les recettes des cinémas ne sont pas affectées par le téléchargement de films par l’entremise du partage de poste-à-poste, mieux connu sous le nom anglais de peer-to-peer.

L’enfer blanc de l’île du diable

Il y a quelque chose de pourri au royaume de Norvège. Sur une petite île isolée du nom de Bastoy, mauvais garçons et jeunes délinquants sont enfermés dans une prison à ciel ouvert, le tout raconté avec froideur et une implacable sévérité dans King of Devil’s Island, qui prenait l’affiche vendredi au Québec.

Malcom X : Spike Lee et le devoir de mémoire

Vingt ans après sa parution originale, la réédition Blu-ray du film Malcolm X continue de déboulonner les préjugés qui dépeignent le controversé activiste comme un partisan de la haine raciale, en y opposant un portrait beaucoup plus nuancé et humain.

Le cinéma change, et Cineplex s’adapte

Les années passent et, dans l’industrie du cinéma, les révolutions technologiques et sociales se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors que la numérisation du divertissement personnel et le piratage changent la donne, les entreprises propriétaires de complexes cinématographiques s’adaptent aux nouvelles habitudes de leur public. C’est d’ailleurs le cas pour Cineplex, qui fête en 2012 le 100e anniversaire de fondation de la compagnie qui allait un jour prendre son nom.

Le cinéma belge à l’honneur à la Cinémathèque québécoise… juste une fois ?

Tous les prétextes sont bons pour venir se réfugier dans les salles de cinéma de la Cinémathèque québécoise, y compris les températures hivernales. L’institution du boulevard Maisonneuve l’a compris, et a donc concocté deux programmations pour les gens n’aimant pas l’hiver, ainsi que pour ceux qui aiment les longs-métrages, tout simplement.