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	<title>pieuvre.ca &#187; cinéma</title>
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		<title>AIR : Le Voyage dans la Lune ou la modernité rétro</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 15:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Proulx</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si vous aviez décroché du groupe depuis Moon Safari, alors le Voyage dans la Lune est un bon moyen de renouer avec le duo français inventeur de la French Touch. AIR jongle ici avec l’expérimentation musicale dans une approche organique tout à fait légitime. Cette fois, le duo versaillais nous revient avec la bande sonore du film de Georges Méliès, Le Voyage dans la Lune… paru en 1902. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Xavier PROULX</p>
<p><strong>Si vous aviez décroché du groupe depuis <em>Moon Safari</em>, alors le <em>Voyage dans la Lune </em>est un bon moyen de renouer avec le duo français inventeur de la <em>French Touch</em>. AIR jongle ici avec l’expérimentation musicale dans une approche organique tout à fait légitime. Cette fois, le duo versaillais nous revient avec la bande sonore du film de Georges Méliès, <em>Le Voyage dans la Lune…</em> paru en 1902. </strong></p>
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<dl id="attachment_8810" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/05/air-voyage/air-le-voyage-dans-la-lune/" rel="attachment wp-att-8810"><img class="size-medium wp-image-8810" title="AIR-Le-voyage-dans-la-lune" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/AIR-Le-voyage-dans-la-lune-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Pas besoin d’interminables présentations pour apprécier ce groupe de musique électronique. À contre courant avec le phénomène du <em>dance</em> de la fin des années 90, le duo s’est démarqué par l’usage de synthétiseurs anciens savamment mélangés aux couleurs jazz de la basse et du piano. Derrière les personnalités très inhibées de Jean-Benoit Dunckel et Nicolas Godin – ironiquement et respectivement mathématicien et architecte de formation –  est né en 1998 le phénomène de l’album culte <em>Moon Safari</em>; un album magnifiquement humain, mélange d’amour et de désir embrumé. Ils sont depuis l’un des groupes français les plus connus à l’étranger, au même titre que Justice, Phoenix et Daft Punk. Une esthétique musicale excessivement léchée, limite kitch, où les sentiments sont traduits par une synthèse organique et analogique des sons. AIR – Amour, Imagination, Rêve – ou une fascination pour le romantisme et la sensualité toute française.</p>
<p>Mais impossible de parler de la musique sans parler du film. <em>Le Voyage dans la Lune</em> est un film culte en France. Datant de 1902, on le décrit comme étant le premier <em>blockbuster</em> de l’histoire du cinéma. Outre <em>Métropolis</em>, le chef d’œuvre de Fritz Lang, on compare souvent le <em>Voyage</em> comme étant le premier film de science-fiction de l’histoire du cinéma. C’est aussi l’époque où les pellicules étaient coloriées à la main. Or, on croyait perdue à jamais une version particulière du film colorié de la main de Méliès jusqu’à ce que l&#8217;on découvre par hasard une bobine en état de décomposition avancée au début des années 2000. Il aura fallu plus de 10 ans d’attente technologique pour enfin restaurer l’œuvre par ordinateur, image par image. Le film devait ensuite être présenté en grande pompe au festival de Cannes de l’an dernier. Qui d’autre de mieux outillés qu’AIR pour assurer l’habillage sonore de ce film culte, mélange de magie, de théâtre d’ombres et de fête foraine?</p>
<p>En effet, de cet enregistrement résulte un film qui décrivait de façon saisissante le début de la modernité qui caractérisait son époque : une esthétique grandiose et étrange, quoique presque naïve, empruntée au monde imaginaire de Jules Verne. En ce sens, la musique de AIR était tout indiquée pour traduire l’organicité de la pellicule.</p>
<p>Pour Méliès, cet esthétique cinématographique relevait davantage du théâtre que du véritable cinéma. Les acteurs de l’époque sont surtout des comédiens de troupes de théâtre de rues triés sur le volet. Méliès était également réputé pour son usage du trompe-l’œil et des effets spéciaux. Ici, la musique d’AIR agit comme un écrin, conservant le potentiel éphémère d’un art qui se liait beaucoup avec la performance de scène. En ce sens, les pièces sont teintées d’un sentiment d’urgence, d’une organicité et d’une naïveté que nous n’avions pas perçu depuis les tout débuts du groupe. Le grand compositeur de musique de film Ennio Morricone comparait souvent la musique à l’architecture, où le compositeur, comme l’architecte, bâtirait dans l’espace. <em>Le Voyage Dans la Lune</em> résultait de l’esprit de Méliès. Le tour de force d’AIR est d’avoir su construire leur musique dans cet espace imaginaire, à la topographie unique.</p>
<p>Si les titres tels que <em>Moon Fever</em> et <em>Homme Lune</em> renvoient donc à une approche organique des sons, et aux harmonies romantiques d’une grande épopée, les titres comme <em>Décollage</em> ou <em>Parade</em> introduisent en revanche un usage soutenu des percussions dans le répertoire d’AIR. La Lune, c’est le roc, le minéral. Normal donc qu’elle y soit représenté par une sonorité brute et rythmée. En fait, il s’agit probablement ici de l’album aux sonorités les moins «léchées» que le duo nous a pondu jusqu’à présent. Et d’une certaine manière ce manque de polissage nous laisse tantôt euphorique, tantôt sur notre faim tout dépendant des pièces.</p>
<p>Mais dans tous les cas l’audace est au rendez-vous car certains morceaux sont teintés d’une sonorité propre à la musique <em>live</em> et paraissent carrément brut, cacophoniques, limite rock. C’est le cas de la superbe <em>Sonic Armada</em> dont la ligne de basse sous jacente devient obsédante une fois mélangée à un solo de mini Moog complètement endiablé, digne d’un R2D2 sur l’acide. L’orgue Solina caractéristique est bien présent et se superpose à une ligne mélodique traduisant le sentiment de légèreté du début du siècle. <em>Cosmic Trip</em> est également excessivement bien travaillée dans les moindres nuances de percussions électroniques. On est ici digne du «son AIR» bien rond que l’on connaissait.</p>
<p>La plupart des pièces sont des tableaux correspondant à l’univers sensoriel d’une scène particulière du film. Par exemple, l’arpège au piano de <em>Décollage</em> témoigne bien de l’euphorie caractéristique du début de l’ère industrielle. Malheureusement, certaines ambiances ne durent donc que quelques secondes. Certains titres de l’album par le fait même, eux aussi. La tonalité impose alors une certaine envolée lyrique au morceau, et puis plus rien! C’est dommage car on en redemande et ces pièces très courtes nous laissent grandement sur notre faim. Plusieurs bonne idées donc, mais rarement développées à leur juste valeur. Par exemple, <em>Lava</em> démarre sur un thème romantique admirable mais les choses se gâtent malheureusement après la première minute alors que le solo de cithare semble être artificiellement plaqué sur un thème qui n’en avait pas besoin…</p>
<p>Et si le film ne dure que 16 minutes – une éternité pour l’époque – c’est donc dire que le duo avait trop composé. Une fois le sentiment d’urgence passé, certains titres ont été bonifiés et tout le matériel requis était maintenant rassemblé pour former un album. Victoria Legrand du groupe Beach House et les demoiselles d’Au Revoir Simone sont venu prêter main forte. De leur collaboration est née deux pièces chantées. <em>Who am I now</em> ne possède pas d’harmonies, elle est monotone et plate, et ce d’une façon toute assumée. Ça lève davantage du côté de <em>Seven Stars</em> où on perçoit davantage l’esthétique brutaliste et sombre de l’album. La voix éthérée de Victoria Legrand y est pour quelque chose.</p>
<p>Bref, on en retiendra un album riche en sonorités expérimentales, dignes de faire avancer la musique électronique de son temps, mais dont le côté découpé et le manque de cohésion ne lui fera jamais dépasser le cap de la simple bande sonore. En retirant les pièces trop courtes et les collaborations quelque peu fades, il ne reste malheureusement que peu d’histoire à raconter. Mais ce qui y reste demeure d’excellente qualité, à ne point en douter. L’expérimentation, l’audace et la recherche stylistique sont à saluer. Mis à part <em>10 000 Hz Legends</em>, AIR signe ici l’album le plus rock, noir et brut de sa carrière. D’excellents morceaux semblent sortir tout droit de l’espace, dans une célébration de la modernité, aux rythmes galactiques complètement déjantés. Le duo est toujours aussi rêveur. Du grand art.</p>
<p>Le <em>Méliès Estate</em> a donné la permission spéciale au label EMI de commercialiser le film en version restaurée avec la musique originale du groupe dans une édition de luxe strictement limitée à 70 000 exemplaires. Le tout sera disponible dès le 7 janvier sur support DVD ou par le biais exclusif d’iTunes.</p>
<p><em>Le Voyage dans la Lune</em>, bande originale du film restauré de Georges Méliès (Astralwerks) – 4/5</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jw3h-JrsRWg"><img src="http://img.youtube.com/vi/Jw3h-JrsRWg/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jw3h-JrsRWg">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Important double revers pour The Pirate Bay</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 13:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pieuvre.ca</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'étau s'est un peu plus resserré, cette semaine, sur le site de partage de fichiers en mode poste-à-poste (peer-to-peer) The Pirate Bay. Alors que l'entreprise déménageait ses serveurs vers un nom de domaine suédois afin d'éviter leur saisie par les autorités américaines, la Cour suprême de Suède confirmait la peine de prison pour les fondateurs du site, Peter Sunde, Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm et Carl Lundström.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pieuvre.ca</p>
<p><strong>L&#8217;étau s&#8217;est un peu plus resserré, cette semaine, sur le site de partage de fichiers en mode poste-à-poste (<em>peer-to-peer</em>) The Pirate Bay. Alors que l&#8217;entreprise déménageait ses serveurs vers un nom de domaine suédois afin d&#8217;éviter leur saisie par les autorités américaines, la Cour suprême de Suède confirmait la peine de prison pour les fondateurs du site, Peter Sunde, Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm et Carl Lundström.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8764" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/02/tpb-revers/the_pirate_bay_logo-2/" rel="attachment wp-att-8764"><img class="size-medium wp-image-8764" title="the_pirate_bay_logo" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/the_pirate_bay_logo-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>La semaine avait pourtant bien commencé pour le plus célèbre des sites du genre : les principaux fournisseurs de services Internet des Pays-Bas (où a été fondée la compagnie) avaient annoncé leur intention de ne pas respecter un jugement de la Cour demandant de bloquer l&#8217;accès à The Pirate Bay, allant ainsi à l&#8217;encontre de la demande du groupe de pression BREIN, un organisme de lutte aux violations de droits d&#8217;auteur appuyé par l&#8217;industrie hollywoodienne du cinéma.</p>
<p>Les gens derrière The Pirate Bay iront cependant passer plusieurs mois en prison, en fonction des peines réduites imposées en 2010 après un procès retentissant en 2009. MM. Neij, Sunde et Lundström devront également verser des dommages et intérêts de plusieurs millions de dollars à l&#8217;industrie du divertissement, précise le site Internet TorrentFreak.</p>
<p>Sunde passera ainsi huit mois en cellule, tandis que Neij devra purger une peine de 10 mois d&#8217;emprisonnement, et que Lundström sera enfermé pendant quatre mois. Les trois hommes devront payer un montant commun d&#8217;environ sept millions $ en dommages.</p>
<p>Un quatrième co-défendeur, le co-fondateur du site Gottfrid Svartholm, a écopé d&#8217;une peine plus sévère d&#8217;un an de prison, en plus de devoir verser un montant forfaitaire.</p>
<p>L&#8217;avocat de Lundström, Per E Samuelsson, a qualifié le verdict d&#8217;<em>&laquo;&nbsp;absurde&nbsp;&raquo;</em>. <em>&laquo;&nbsp;Je suis déçu que la Cour soit si inintéressée à décortiquer les tenants et aboutissants juridiques de l&#8217;une des affaires les plus célèbres de tous les temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em>Toujours selon les informations recueillies par TorrentFreak, la défense ne portera pas le jugement en appel auprès de la Cour européenne de justice. L&#8217;annonce de mercredi ne signifie cependant pas que les accusés iront en prison. Il arrive souvent que le système juridique suédois retranche 12 mois à toute peine de prison reliée à une affaire vieille de plus de cinq ans. Puisque l&#8217;affaire en question correspond à ce critère, les responsables de The Pirate Bay pourraient ainsi obtenir une telle réduction, mais la décision en revient à la Cour.</p>
<p>MM. Sunde et Neij ne vivent d&#8217;ailleurs plus en Suède, ce qui pourrait compliquer l&#8217;application de leur peine de prison.</p>
<p>The Pirate Bay a aussi profité du jugement de la Cour suprême suédoise pour transférer son nom de domaine dans ce pays pour en éviter la saisie par les autorités américaines &#8211; qui auraient alors réalisé un deuxième coup de filet en autant de mois, après l&#8217;affaire Megaupload, vers la fin janvier.</p>
<p>Le site de partage de fichiers a également publié un message où il indique être victime de <em>&laquo;&nbsp;raids, d&#8217;espionnage et de menaces de morts&nbsp;&raquo;</em>, et ce neuf ans après le lancement du site. L&#8217;entreprise invite également ses partisans à multiplier les sites semblables et les protocoles de partage d&#8217;informations.</p>
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		<title>Après Harry Potter, l’horreur</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 15:20:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kelly-Anne Bonieux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le jeune Britannique Daniel Radcliffe, célèbre pour son interprétation du personnage titre des Harry Potter, a choisi comme premier film post-Poudlard La Dame en noir (V.F de The Woman in Black). Désormais loin du monde de la magie, il tente de nous prouver, avec un film «pour adulte» et quelques poils au menton, qu’il est bien plus qu’un simple sorcier.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Kelly-Anne BONIEUX</p>
<p><strong>Le jeune Britannique Daniel Radcliffe, célèbre pour son interprétation du personnage titre des <em>Harry Potter</em>, a choisi comme premier film post-Poudlard <em>La Dame en noir </em>(V.F de <em>The Woman in Black</em>). Désormais loin du monde de la magie, il tente de nous prouver, avec un film «pour adulte» et quelques poils au menton, qu’il est bien plus qu’un simple sorcier.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8741" class="wp-caption alignright" style="width: 220px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/01/woman-black/the-woman-in-black-ver-3/" rel="attachment wp-att-8741"><img class="size-medium wp-image-8741" title="the-woman-in-black-ver-3" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/the-woman-in-black-ver-3-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Réalisé par James Watkins, ce film d’horreur se déroulant à la fin du 19<sup>ème</sup> siècle raconte l’histoire d’un notaire (Radcliffe) devant se rendre dans un village paumé du Royaume-Uni pour mettre en ordre de la paperasse laissée par une femme décédée. Mais à peine est-il arrivé qu’une mystérieuse apparition toute de noir vêtue et la mort soudaine de plusieurs enfants au village l’intriguent et le poussent à enquêter. Et on a comme l’impression qu’il n’aimera pas vraiment ce qu’il va trouver…</p>
<p>Qu’on se le dise tout de suite, <em>The Woman in Black</em> ne réinvente pas le genre et joue plutôt à l’intérieur des conventions des films de fantômes. Un manoir lugubre, une trame sonore abusant des instruments à cordes, des poupées de porcelaine, une femme au visage décomposé… C’est vrai, on ne fait pas vraiment dans l’originalité. Toutefois, Watkins réussit à exploiter toutes ces conventions pour nous présenter un film qui se tient, à l’histoire relativement intéressante, avec juste ce qu’il faut de frissons. La direction photo est utilisée de main de maître et sert à souligner toute trace possible de suspense et d’épouvante présente dans le récit.</p>
<p>Pour ce qui est de Daniel Radcliffe, je dois dire qu’on s’habitue très rapidement au fait de voir celui qui a incarné M. Potter emprunter les traits d’un autre personnage. Il est vrai que la barbe de trois jours, la fiole d’alcool et son rôle de père ne lui collent pas forcément à la peau. Mais je crois qu’il s’agit plutôt ici d’une erreur de <em>casting</em>. On ne peut que se demander si Radcliffe n’est pas en effet un peu jeune pour interpréter un notaire père de famille, et cela vient nuire à la crédibilité de son jeu d’acteur, mais également à celle du film.</p>
<p>Cette histoire de fantôme vengeur a déjà été adaptée maintes et maintes fois par les Anglais, mais une œuvre cinématographique manquait toujours à l’appel. Avec <em>La Dame en noir</em> de James Watkins, c’est maintenant chose faite, et les amateurs du genre trouveront sûrement le film divertissant, bien que conventionnel.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7lReemWmO5o"><img src="http://img.youtube.com/vi/7lReemWmO5o/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7lReemWmO5o">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Édition 70e anniversaire de Citizen Kane en Blu-Ray &#8211; Toujours un chef d&#8217;oeuvre</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 22:39:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour souligner le 70ème anniversaire de la parution de Citizen Kane, Warner vient de faire paraître une édition ultime sur Blu-ray qui plaira à tous les collectionneurs, en plus de fournir le prétexte parfait pour voir ou revoir ce film intemporel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick ROBERT</p>
<p><strong>Pour souligner le 70ème anniversaire de la parution de <em>Citizen Kane</em>, Warner vient de faire paraître une édition ultime sur Blu-ray qui plaira à tous les collectionneurs, en plus de fournir le prétexte parfait pour voir ou revoir ce film intemporel.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8613" class="wp-caption alignright" style="width: 260px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/26/citizen-kane/kane_blu_book/" rel="attachment wp-att-8613"><img class="size-medium wp-image-8613" title="kane_blu_book" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/kane_blu_book-250x300.jpg" alt="" width="250" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Il n’est pas facile de critiquer un film considéré comme l’un des plus grands chef d’œuvre du cinéma, même si celui-ci est paru en 1941. Depuis le temps, à peu près tout le monde sait que <em>Citizen Kane</em> retrace la vie de Charles Foster Kane, un puissant homme d’affaire qui décède en soufflant le mot «Rosebud» sur son lit de mort. Le récit suit l’enquête du journaliste Jerry Thompson auprès des anciens associés et des proches du défunt pour dresser un portrait sans compromis d’un individu qui n’hésitait jamais à utiliser ses journaux pour régler ses comptes personnels, ni à inventer des nouvelles pour augmenter son tirage, ce qui ne l’a pas empêché de terminer sa carrière isolé et reclus dans son luxueux palace. Le personnage du millionnaire «populiste» est calqué sur William Randolph Hearst, un magnat de la presse bien réel immortalisé dans cette fiction.</p>
<p>Avant-gardiste à son époque, <em>Citizen Kane</em> a très bien traversé les décennies, autant au niveau du propos que de la réalisation. Bien sûr, les images sont en noir et blanc et certains maquillages pour vieillir artificiellement les acteurs trahissent leur âge, mais l’inventivité du placement de la caméra et la théâtralité de la mise en scène, combiné à un montage dynamique, compensent largement. Les séquences se suivent souvent en succession rapide de quelques secondes, comme dans un long-métrage moderne. Le rythme ne paraît donc jamais lent. L’ensemble de la distribution est composé des membres du Mercury Theater, qui fait ici ses premières armes au cinéma de façon tout à fait honorable. En plus de signer la réalisation et d’avoir coécrit le scénario, le jeune Orson Welles incarne le rôle principal avec un talent magistral. Sa posture, tout comme son timbre de voix, se modifie au gré des époques pour gagner en autorité ou en rugosité, et perdre l’aspect désinvolte des jeunes années.</p>
<p>L’édition Blu-ray vient dans une couverture cartonnée, avec un livret de 48 pages imprimé sur papier glacé. Elle contient deux disques. Sur le premier, on retrouve le film lui-même (dans la résolution originale de 640 x 480 et non pas un format panoramique) accompagné de pistes de commentaires des critiques Peter Bogdanovich et Roger Ebert, ainsi que différents suppléments, comme des entrevues ou des images d’archives captées lors de la première. Le second disque, au format DVD, propose <em>The War Over Citizen Kane</em>, un documentaire de presque deux heures qui relate l’affrontement épique entre Welles et William Randolph Hearst, ce dernier ayant même tenté d’acheter la bande-maîtresse pour 800 000$ des studios RKO dans le but avoué d’y mettre le feu. Ce documentaire extrêmement instructif, qui va jusqu’à nous renseigner sur la véritable inspiration du nom «Rosebud», constitue un beau cadeau pour les amateurs qui se procureront cette édition spéciale.</p>
<p>Soixante-dix ans plus tard, les questions que soulève cette fable sociale sur la nature de la réussite et du succès sont toujours d’actualité. Difficile d’imaginer un cinéaste contemporain avec assez d’audace pour dépeindre la vie de Conrad Black ou de Pierre-Karl Péladeau dans une fiction caustique mais heureusement, <em>Citizen Kane</em> a conservé toute sa pertinence, autant du point de vue artistique que philosophique.</p>
<p>10 sur 10</p>
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		<title>Bombay Beach, la non-ville d&#8217;où l&#8217;on ne repart pas</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 17:28:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bienvenue à Bombay Beach. Le documentaire de l'artiste vidéo et photographe Alma Har'el, qui sera présenté jeudi soir lors de la première séance de la nouvelle série Docville (dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal), blesse comme une claque violemment assénée au milieu du visage. Un film coup-de-poing qui ébranle un rêve américain à l'endroit même où il devait se réaliser.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Bienvenue à <em>Bombay Beach</em>. Le documentaire de l&#8217;artiste vidéo et photographe Alma Har&#8217;el, qui sera présenté jeudi soir lors de la première séance de la nouvelle série Docville (dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal), blesse comme une claque violemment assénée au milieu du visage. Un film coup-de-poing qui ébranle un rêve américain à l&#8217;endroit même où il devait se réaliser.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8579" class="wp-caption alignright" style="width: 223px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/25/bombay-beach/bombay-beach_affiche-2/" rel="attachment wp-att-8579"><img class="size-medium wp-image-8579" title="Bombay beach_affiche" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/Bombay-beach_affiche1-213x300.jpg" alt="" width="213" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Bombay Beach, en effet, minuscule localité de la Californie, représentait autrefois l&#8217;apogée du <em>American Way</em>. Située en bordure d&#8217;une mer intérieure crée par le détournement d&#8217;une rivière, l&#8217;endroit s&#8217;est développé comme une station balnéaire accessible et abordable. Finalement désertée, on n&#8217;y trouve aujourd&#8217;hui que des personnes vivant à la limite du système, ou des individus qui n&#8217;ont d&#8217;autres choix que de s&#8217;exiler dans cet endroit du bout du monde pour rêver de jours meilleurs.</p>
<p>À travers un mélange d&#8217;imitations de vidéoclips et de séquences tournées caméra à l&#8217;épaule, <em>Bombay Beach</em> présente l&#8217;existence des habitants de ce coin d&#8217;ex-paradis. De la famille dysfonctionnelle au garçon sur-médicamenté au jeune Noir ayant fui Los Angeles et espérant faire la fierté de sa famille en allant à l&#8217;université, en passant par les aînés n&#8217;ayant jamais quitté l&#8217;endroit, le documentaire trace un portrait troublant et touchant de ce que des mauvaises langues pourraient qualifier de &laquo;&nbsp;vrai monde&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pas d&#8217;histoires de radio poubelle ou de lutte contre &laquo;&nbsp;le gouvernement&nbsp;&raquo; ici, cependant. Simplement les histoires collées et rapiécées d&#8217;individus croyant en la puissance et la solidité des convictions de l&#8217;Homme. Et rien d&#8217;autre. L&#8217;espoir s&#8217;est enfui il y a bien longtemps. Ne reste souvent que la résignation ou la nostalgie.</p>
<p>Avec une musique signée Beirut et Bob Dylan, avec ses prises de vues psychédéliques, <em>Bombay Beach</em> vient représenter la petite Amérique, celle qui ne fait pas les manchettes. En ce sens, Alma Har&#8217;el transcende le documentaire pour atteindre un véritable niveau de pureté cinématographique.</p>
<p><em>Bombay Beach </em>: un film à voir, donc. Et cela tombe bien, puisqu&#8217;il sera projeté au cinéma Excentris jeudi soir.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=T1j5-zgXCB4"><img src="http://img.youtube.com/vi/T1j5-zgXCB4/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=T1j5-zgXCB4">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Détour cinématographique au pays du sang et du miel</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 19:34:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[In the Land of Blood and Honey, un film qui sortira vendredi en salles, suscite de profonds questionnements : il s'agit, après tout, du tout premier long-métrage écrit, mais également réalisé par la célèbre actrice Angelina Jolie. Dans l'enfer de la Guerre des Balkans des années 1990, l'Américaine démontre un talent certain sur fond de nettoyage ethnique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong><em>In the Land of Blood and Honey</em>, un film qui sortira vendredi en salles, suscite de profonds questionnements : il s&#8217;agit, après tout, du tout premier long-métrage écrit, mais également réalisé par la célèbre actrice Angelina Jolie. Dans l&#8217;enfer de la Guerre des Balkans des années 1990, l&#8217;Américaine démontre un talent certain sur fond de nettoyage ethnique.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8519" class="wp-caption alignright" style="width: 222px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/23/land-blood-honey/in_the_land_of_blood_and_honey_xlg/" rel="attachment wp-att-8519"><img class="size-medium wp-image-8519" title="in_the_land_of_blood_and_honey_xlg" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/in_the_land_of_blood_and_honey_xlg-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Bosnie, 1992. Le conflit qui couvait entre Serbes, Croates, Bosniaques, musulmans et de nombreuses autres factions vivant dans ce creuset que sont les Balkans éclate au grand jour dans toute sa fureur. Alors que s&#8217;ajouteront les atrocités, les déportations, les exécutions et les viols, une jeune femme musulmane (Zana Marjanovic) capturée par l&#8217;ennemi tentera de survivre, pour finalement devenir le peintre officiel d&#8217;un capitaine de l&#8217;armée serbe (Goran Kostic) qu&#8217;elle fréquentait avant la guerre (et avant qu&#8217;il ne s&#8217;enrôle).</p>
<p>Tourné avec des acteurs croates, bosniaques, serbes et serbo-croates, avec un dialogue joué uniquement en bosniaque (avec sous-titres anglais), <em>In the Land of Blood and Honey</em> conjugue horreur de la guerre et déchirement philosophique alors que les protagonistes principaux sont déchirés entre leur attirance et leur amour l&#8217;un pour l&#8217;autre et ce qu&#8217;ils considèrent comme étant des nécessités pour leurs peuples respectifs.</p>
<p>Si l&#8217;on saisit parfaitement bien tout le côté absurde et cauchemardesque de cette sanglante Guerre des Balkans &#8211; en pouvant, ici, tracer un certain parallèle avec <em>La liste de Schindler</em> -, le côté humain fait toutefois défaut à plusieurs moments. La relation entre les deux personnages principaux, tout d&#8217;abord, semble ne pas tenir la route, alors que la jeune femme musulmane et le capitaine serbe semblaient n&#8217;en être qu&#8217;aux premiers émois au début du conflit.</p>
<p>La relation entre le capitaine et son père le général tourne également à vide. Le premier, plus jeune d&#8217;esprit, plus ouvert aux idées de cohabitation, tente de faire entendre raison à un père traditionnalistes, aux visées de pureté raciale et à la rancoeur profonde. La scène de confrontation entre les deux hommes, vers la fin du film, sera trop courte, voire tombera à plat.</p>
<p>Outre cela, toutefois, Mme Jolie a joliment tiré son épingle du jeu, présentant un excellent premier film touchant un sujet encore particulièrement sensible. La tâche était colossale, et le résultat est impressionnant.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wDBU8CqU0dg"><img src="http://img.youtube.com/vi/wDBU8CqU0dg/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wDBU8CqU0dg">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>SOPA et PIPA : Hollywood menace de fermer le robinet du financement politique</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 18:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si les opposants aux projets de loi américains anti-piratage SOPA et PIPA ont remporté une importante victoire, cette semaine, avec successivement la "mise en berne" de nombreux sites, le désistement de plusieurs partisans des projets de loi, ainsi qu'une éventuelle suspension des procédures politiques au Congrès, la bataille est loin d'être gagnée, et Hollywood l'a rappelé vendredi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Si les opposants aux projets de loi américains anti-piratage SOPA et PIPA ont remporté une importante victoire, cette semaine, avec successivement la &laquo;&nbsp;mise en berne&nbsp;&raquo; de nombreux sites, le désistement de plusieurs partisans des projets de loi, ainsi qu&#8217;une éventuelle suspension des procédures politiques au Congrès, la bataille est loin d&#8217;être gagnée, et Hollywood l&#8217;a rappelé vendredi.</strong></p>
<div id="attachment_8479" class="wp-caption alignright" style="width: 225px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/21/sopa-hollywood/chrisdodd/" rel="attachment wp-att-8479"><img class="size-medium wp-image-8479" title="ChrisDodd" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/ChrisDodd-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Chris Dodd, le président de la MPAA</p></div>
<p>Sites Internet, activistes et grandes entreprises technologique ont crié victoire, jeudi et vendredi, après l&#8217;envoi des deux projets de loi dans les limbes à la suite d&#8217;une journée de protestation sans précédent dans l&#8217;histoire numérique. Cette manifestation virtuelle, tenue mercredi, avait plongé dans le noir plusieurs grands noms de la Toile, y compris l&#8217;encyclopédie en ligne Wikipédia.</p>
<p>Tous unis contre des projets législatifs pouvant mener à la fermeture arbitraire de sites accusés d&#8217;héberger ou de diffuser du contenu piraté, ces activistes de divers milieux ont célébré le retrait de nombreux sénateurs et représentants des listes des partisans des deux projets de loi.</p>
<p>Aux yeux de Chris Dodd, le président de la Motion Picture Association of America (MPAA), le principal regroupement de producteur et distributeur de contenu cinématographique et télévisuel aux États-Unis, les politiciens décidant de ne pas appuyer SOPA ou PIPA font carrément fausse route.</p>
<p>Dans une missive reprise sur le site Internet TechDirt, il met en garde ces élus : <em>&laquo;&nbsp;ceux qui comptent sur l&#8217;appui d&#8217;Hollywood doivent comprendre que cette industrie surveille très étroitement ceux qui se lèveront pour la défendre lorsque nos emplois seront menacés&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Ne me demandez pas de vous écrire un chèque lorsque vous pensez que votre poste est menacé, pour ensuite ne pas me prêter attention lorsque mon propre emploi est à risque&nbsp;&raquo;</em>, ajoute-t-il, faisant clairement référence au financement politique fourni par les pontes d&#8217;Hollywood et de la MPAA à l&#8217;approche des échéances électorales.</p>
<p>Ce faisant, estime le journaliste Mike Masnick de TechDirt, il vient renforcer les préjugés négatifs envers la corruption des hommes politiques en déclarant noir sur blanc que l&#8217;industrie finance ses amis, et, par extension, que les décisions de ces mêmes hommes politiques devraient voter avec leur portefeuille, et non pas en vertu des enjeux réels.</p>
<p>Les industries américaines du cinéma et de la musique peinent à garder la tête hors de l&#8217;eau et à développer un modèle d&#8217;affaires rentable alors que les consommateurs se tournent toujours de plus en plus vers le contenu disponible ou non, faisant affaire avec des revendeurs tierces (iTunes, Netflix, Hulu, etc.) ou en piratant carrément leurs films, jeux et disques. SOPA et PIPA (Stop Online Piracy Act et Protect Intellectual Property Act) auraient donné beaucoup plus de poids à la MPAA et à la RIAA (Record Industry Association of America, son penchant musical) pour poursuivre les &laquo;&nbsp;pirates&nbsp;&raquo; présumés et recueillir des revenus supplémentaires.</p>
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		<title>Une Femme «Piégée», les hommes n’ont qu’à bien se tenir</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 16:29:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kelly-Anne Bonieux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les films transgenres, qui mélangent action, humour et thriller, Steven Soderbergh connaît. Le réalisateur d’Erin Brockovich, de Traffic ou encore de la trilogie Ocean’s maîtrise son art, et il délivre toujours un produit final qui se tient, parfaitement fignolé, mais qui parfois manque d’âme. C’est le cas de son nouveau long-métrage, Haywire (en V.F. Piégée), qui malgré son thème et ses interprètes, ne parvient pas à faire lever la pâte.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Kelly-Anne BONIEUX</p>
<p><strong>Les films transgenres, qui mélangent action, humour et thriller, Steven Soderbergh connaît. Le réalisateur d’<em>Erin Brockovich</em>, de <em>Traffic</em> ou encore de la trilogie <em>Ocean’s</em> maîtrise son art, et il délivre toujours un produit final qui se tient, parfaitement fignolé, mais qui parfois manque d’âme. C’est le cas de son nouveau long-métrage, <em>Haywire</em> (en V.F. <em>Piégée</em>), qui malgré son thème et ses interprètes, ne parvient pas à faire lever la pâte.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8459" class="wp-caption alignright" style="width: 216px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/20/haywire/haywire-poster/" rel="attachment wp-att-8459"><img class="size-medium wp-image-8459" title="Haywire Poster" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/Haywire-Poster-206x300.jpg" alt="" width="206" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Haywire raconte l’histoire de Mallory (Gina Carano), une mercenaire qui gagne sa vie en se voyant confier des missions délicates que le gouvernement américain préfère garder confidentielles. Une de ses missions la conduira jusqu’à Barcelone, ou elle sauvera un otage chinois. Mais à peine est-elle revenue au pays qu’un complot semble déjà se dessiner autour d’elle. Quelqu’un veut sa peau, mais qui? Commence alors une chasse à l’homme transatlantique qui ne pourra se conclure que lorsque Mallory démasquera les coupables et se vengera de ceux-ci à l’aide de quelques coups de poing bien sentis.</p>
<p>En apparence, le film a tout pour plaire. L’histoire tient la route et Soderbergh réunit, comme il en a coutume, une brochette d’acteurs impressionnants (de Michael Douglas à Ewan McGregor, en passant par Antonio Banderas ou Michael Fassbender). Quant à Gina Carano, une ex-catcheuse professionnelle, on comprend vite pourquoi il l’a préférée aux bombasses d’Hollywood. Carano botte les fesses de tous les hommes qu’elle croise, à travers des séquences de batailles assez intéressantes par leur façon chorégraphiée mais néanmoins réaliste de représenter de la «vraie» violence physique. La direction photo est également décente, et est assurée par Soderbergh lui-même, caché sous le pseudonyme de Peter Andrews.</p>
<p>Et pourtant… Malgré une réalisation qui n’a rien à se reprocher, le film laisse un peu ni chaud ni froid. La formule du fugitif en cavale et du complot international, déjà exploitée mille fois, n’est pas du tout revisitée dans <em>Haywire</em> et ce manque d’originalité nuit au panache du film qui en devient presque trop banal.</p>
<p>Bref, on passe un bon moment aux côtés de cette Super-Mallory qui remet l’Égo masculin à sa place, mais <em>Haywire</em> est loin d’être un chef-d’œuvre &#8211; voire un des meilleurs films de Soderbergh. Le film livre la marchandise, sans plus, et s’en tient à ce qu’il promet : des culbutes, du suspense et des poursuites en voitures, le tout avec un humour au second degré facile à digérer. À voir dans quelques mois lors de sa sortie en DVD.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KFV0Uvzpz0o"><img src="http://img.youtube.com/vi/KFV0Uvzpz0o/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KFV0Uvzpz0o">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Une virée documentaire dans l&#8217;inédit avec Docville</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 21:56:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les amateurs de documentaires ont désormais de quoi se réjouir davantage : l'équipe responsable des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) ont récemment annoncé la série de projections Docville, qui regroupera les meilleurs documentaires de l'année en première montréalaise.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Les amateurs de documentaires ont désormais de quoi se réjouir davantage : l&#8217;équipe responsable des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) ont récemment annoncé la série de projections Docville, qui regroupera les meilleurs documentaires de l&#8217;année en première montréalaise.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8447" class="wp-caption alignright" style="width: 223px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/19/docville/bombay-beach_affiche/" rel="attachment wp-att-8447"><img class="size-medium wp-image-8447" title="Bombay beach_affiche" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/Bombay-beach_affiche-213x300.jpg" alt="" width="213" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Tous les derniers jeudis du mois, les cinéphiles de la métropole seront ainsi invités à l&#8217;Excentris pour la projection d&#8217;un des huit documentaires sélectionnés par l&#8217;équipe des RIDM pour l&#8217;année 2012. De janvier à septembre, des films jamais présentés à Montréal seront donc projetés dans une salle de l&#8217;institution du boulevard Saint-Laurent.</p>
<p>Selon Roxanne Sayegh, directrice générale des RIDM, les documentaires choisis ont tous été primés à l&#8217;étranger ou ailleurs au Canada. Mme Sayegh indique d&#8217;ailleurs que Docville sera l&#8217;occasion de faire connaître le festival à de nouveaux publics, de développer l&#8217;habitude de voir régulièrement du documentaire en salles, <em>&laquo;&nbsp;et surtout de partager notre passion pour le cinéma tout au long de l&#8217;année avec les amateurs de documentaires&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Les films choisis ne sont cependant pas restreints à une thématique particulière, précise Mme Sayegh. <em>&laquo;&nbsp;Nous voulons vraiment avoir une liberté de choix, pouvoir présenter les films qui nous plaisent vraiment&nbsp;&raquo;</em>, histoire de les faire découvrir au public montréalais. <em>&laquo;&nbsp;Il y aura parfois des films plus politiques, des essais&#8230; nous allons vraiment essayer de montrer la diversité dans le documentaire&nbsp;&raquo;</em>, ajoute-t-elle.</p>
<p>La série de projections débutera d&#8217;ailleurs jeudi le 26 février avec la présentation de <em>Bombay Beach</em>, un docu-fiction de la cinéaste américano-israélienne Alma Har&#8217;el. Lauréat de plusieurs prix, après entre autres une sortie remarquée à la Berlinade de 2011, le film se situe à la croisée du docu-fiction, de la vidéo musicale et du rêve hallucinatoire. Le documentaire se penche sur l&#8217;existence d&#8217;un groupe de déshérités ayant élu domicile dans l&#8217;ancienne station de vacances de Bombay Beach, aujourd&#8217;hui une ville fantôme du Colorado.</p>
<p>Les billets pour la série Docville sont disponibles à l&#8217;Excentris.<br />
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		<title>Piratage : l&#8217;Internet plongé dans le noir en signe de protestation</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 15:34:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'Apocalypse était prévue... et elle est venue. nulle prophétie maya n'est pourtant à blâmer; la cause en est bien moins mystique, et surtout politique. C'est en effet mercredi que de nombreux sites Internet ont décidé de protester contre deux projets de loi américains visant à combattre le piratage en ligne. Google, Wikipedia, Facebook... les grands du web - comme les petits, participent à cette manifestation numérique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>L&#8217;Apocalypse était prévue&#8230; et elle est venue. nulle prophétie maya n&#8217;est pourtant à blâmer; la cause en est bien moins mystique, et surtout politique. C&#8217;est en effet mercredi que de nombreux sites Internet ont décidé de protester contre deux projets de loi américains visant à combattre le piratage en ligne. Google, Wikipedia, Facebook&#8230; les grands du web &#8211; comme les petits, participent à cette manifestation numérique.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8404" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/18/sopa-blackout/sopa-6287957-3/" rel="attachment wp-att-8404"><img class="size-medium wp-image-8404" title="sopa-6287957" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/sopa-62879571-300x184.jpg" alt="" width="300" height="184" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>L&#8217;enjeu est de taille : le projet de loi SOPA (Stop Online Piracy Act) et son homologue PIPA (Protect IP Act) visent tous deux à combattre le piratage de contenu en ligne et la violation des droits de propriété intellectuelle.</p>
<p>SOPA/PIPA représentent, pour l’industrie américaine du divertissement, la panacée en matière de lutte au piratage. Si le projet de loi est adopté, les détenteurs de droits et de propriétés intellectuelles auraient tout le loisir d’imposer une variété de pénalités aux sites contrevenants, allant de la suspensions des revenus publicitaires et des transactions en provenance de services comme Paypal, l’interruption du référencement sur les moteurs de recherche et le blocage de l’accès au site depuis les principaux opérateurs Internet. SOPA/PIPA viennent également criminaliser la diffusion en continu de contenu protégé.</p>
<p>En réaction aux discussions entourant les projets de loi, des dizaines de sites Internet ont bloqué l&#8217;accès à leur contenu ou affiché un bandeau informant les internautes de leur position dans cette affaire hautement délicate. Parmi les autres sites participant à cette protestation, on retrouve bon nombre de bédéistes en ligne, d&#8217;innombrables blogues, des sites d&#8217;information. La version américaine du Huffington Post, par exemple, a censuré son article principal (qui traite du <em>blackout</em> numérique).</p>
<p>Les réactions varient cependant beaucoup. Si plusieurs sites demandent d&#8217;écrire aux membres du Congrès américain pour faire rejeter les projets de loi, certains ne proposent aucun geste à poser. D&#8217;autres sites Internet d&#8217;un peu partout dans le monde participent également à l&#8217;action collective.</p>
<p>Car c&#8217;est également sur cet aspect que le bât de SOPA/PIPA blesse : si un site est &laquo;&nbsp;reconnu coupable&nbsp;&raquo; d&#8217;avoir diffusé du contenu protégé sans en avoir le droit, il pourrait se faire retirer des résultats de recherche des moteurs tels que Google, Yahoo et autres, et ce même s&#8217;il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un site hébergé aux États-Unis.</p>
<p>La version anglaise de l&#8217;observatoire canadien du journalisme ProjetJ, J-Source, rapportait aussi mercredi que l&#8217;organisme Reporters sans frontières s&#8217;était joint au mouvement de protestation.</p>
<p>Au final, cependant, il faudra voir si ces mesures visant à manifester le désaccord de nombreux individus, organismes et entreprises face aux projets de loi aura l&#8217;impact espéré. Diverses sources font état d&#8217;un financement versé par Hollywood et l&#8217;industrie américaine du cinéma à plusieurs politiciens impliqués dans les discussions entourant la lutte au piratage. Le montant de ces cotisations politiques dépasserait 90 millions $ US.</p>
<p>Dans des propos rapportés mardi par le site Internet Slashfilms, la Motion Picture Association of America, le regroupement représentant l&#8217;industrie cinématographique américaine, qualifie le <em>blackout</em> d&#8217;<em>&laquo;&nbsp;esbroufe&nbsp;&raquo; </em>et <em>&laquo;&nbsp;de réponse irresponsable et nuisible aux gens qui se fient à ces services pour obtenir de l&#8217;information&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Ce soit-disant blackout est une autre cabriole &#8211; dangereuse &#8211; visant à punir les élus et les responsables de l&#8217;administration qui travaillent de façon diligente pour protéger des emplois américains contre des criminels étrangers. Nous espérons que la Maison-Blanche et le Congrès demanderont à ceux ayant organisé ce blackout de mettre fin à cette mascarade de relations publiques et de poser des gestes efficaces pour combattre le piratage&nbsp;&raquo;</em>, ajoute-t-on par voie de communiqué.</p>
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