Requiem double à l’OSM
Xavier Proulx @Derechef Programme double à l’OSM pour le dernier concert de la saison. Il s’agissait de deux Requiem tirés [...]
Ça s’est passé le 22 mars au Théâtre Outremont. Karim Ouellet nous a présenté Fox, dans le cadre de l’une de ses rares performances dans la métropole cette année.
Lorsque Mathieu (Maxim Gaudette) gagne le pays de ses ancêtres, il se voit confronté à un lieu aux codes fort différents de ceux dont il a l’habitude. Ses déambulations dans Le Caire, qu’il effectue armé de son sac à bandoulière et de ses gougounes brunes, lui permettent de découvrir une ville hétéroclite à la cartographie imprécise et à la circulation délirante, secouée par un Printemps arabe dont le sens profond nous échappe facilement. Olivier Kemeid a l’habitude d’écrire à propos de ceux qui partent de leur patrie, mais cette fois, c’est plutôt à ceux qui restent qu’il donne une voix.
Après la pseudo-controverse entourant la présence de mannequins sur les affiches de la plus récente production de l’Opéra de Montréal, lors de laquelle le ténor Marc Hervieux s’est insurgé contre cette représentation « sexiste » et « irréaliste » de ce domaine artistique, effectuant un bon coup de publicité au passage, c’était le moment de vérité, samedi pour La chauve-souris, une opérette de Johann Strauss fils traduite en français et interprétée à l’aide d’une distribution toute québécoise.
L’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) présentait le 20 janvier un récital du ténor Jonas Kaufmann, accompagné du pianiste viennois Helmut Deutsch. Le Munichois au timbre envoutant, qui a été sacré chanteur de l’année en 2011 par Musical America et qui est considéré par les initiés comme le plus important ténor allemand depuis Fritz Wunderlich, nous a offert une prestation sentie du cycle de La belle meunière (Die Schöne Müllerin) du compositeur Franz Schubert, inspiré par les poèmes de Wilhelm Müller.
Place au divin et à l’histoire intemporelle du Christ; l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) inaugurait mercredi soir une série de deux concerts – la dernière de l’année -, dans le cadre de laquelle est présenté L’enfance du Christ, un oratorio d’Hector Berlioz exceptionnellement interprété à la Basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal.
Elles sont trois: trois femmes souriantes avec leurs rêves et leurs espoirs, mais aussi trois femmes avec leurs craintes, leurs peurs et leur passé parfois douloureux. Ensemble, elles présentent Le brassières shop, sorte de spectacle de cabaret mélangé à un tour de chant. Le tout est présenté au Théâtre de Quat’Sous jusqu’au 21 décembre.
Alors qu’approche à grands pas le 200ième anniversaire de naissance du compositeur Richard Wagner, l’Opéra de Montréal nous offre le Vaisseau fantôme. Opéra romantique jouée par une distribution quasi entièrement Allemande, appuyée des chanteurs du choeur de l’Opéra de Montréal et d’un intéressant décor signé Allan Moyer, le tout mis en scène par Christopher Alden.
Attablée dans un petit café de l’avenue Laurier, à Montréal, la soliste Claudine Ledoux est intrigante. Intrigante, en effet, puisqu’il est rare, dans un univers musical où les vedettes de musique populaire occupent constamment le devant de la scène, de prendre le temps de mieux connaître ces artistes du chant lyrique plus souvent qu’autrement aperçus lors d’un opéra, et surtout pas dans les magazines à potins. Petite plongée dans un univers musicalement plus éclaté que l’on ne le pense.
Elles sont trois; trois jeunes chanteuses, chacune avec un parcours en chant et en musique à l’Université de Montréal, qui ont décidé de s’unir pour former Les brunettes, un sympathique trio de jazz et de swing vocal. En spectacle mercredi soir à l’Upstairs, au centre-ville de Montréal, les trois jeunes femmes procédaient au lancement de leur tour premier disque, un mini-album de six pièces démontrant déjà leur très grand talent musical. Et le meilleur est sans doute encore à venir.
Tricia Foster se dévoile un peu plus avec Négligée, son troisième album en carrière. On y retrouve la même voix puissante qui sait aussi se faire intime, mais sa plume possède un ton plus personnel cette fois-ci, et se décline sur des rythmes versant dans le trip-hop. À la veille du lancement, prévu pour le 23 mai, Pieuvre.ca en a profité pour s’entretenir avec la talentueuse artiste.
Parmi les œuvres du répertoire opératique que le public se languit d’entendre ou de réentendre, figure en bonne place le Faust de Charles Gounod. Et son attente a été récompensée samedi soir dernier, à la Place des Arts, sous la direction du chef français Emmanuel Plasson.
Le disque tombe décidément bien. Alors que le mouvement étudiant opposé à la hausse des frais de scolarité laisse présager d’un réveil de la société québécoise au sortir d’un sommeil long de plusieurs années, le chanteur Alexandre Belliard tente le pari de rappeler les origines d’un peuple autrefois capable de défricher la terre, de s’installer au Québec et, surtout de tenir tête à l’envahisseur. Dans ce premier tombe de Légendes d’un peuple, l’artiste mêle country et folk pour une épopée historique pleine d’espoir.
Pour souligner la Saint-Valentin, la station de télévision Musimax proposait un concert privé, mettant en vedette le chanteur Bobby Bazini à la salle de spectacle l’Astral. La soirée a fait l’objet d’une captation qui sera diffusée à l’automne sur les ondes de ladite chaîne.
Les emplettes de Noël sont pratiquement terminées, le stress est à son maximum et l’esprit du temps des fêtes semble avoir disparu, pour laisser place à la frustration générée par la foule venue acheter ses derniers présents. Cependant, il est tout de même possible de décompresser et s’emplir l’âme de magie, le temps de quelques chansons. Encore une fois cette année, les Choralies de la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours présentent sept ensembles vocaux qui se produiront du 3 au 23 décembre, dont l’ensemble Gloria.
Both Ways Open Jaws est un disque bizarre; aussi bizarre, en fait, que le groupe derrière l’album, The Do. Originaire de France et de Finlande, ce groupe de musique établit à Paris verse dans le folk rock et la musique indie. Rien d’étonnant, alors, à ce que ce nouvel opus emporte les audiophiles dans un étrange voyage sonore mêlant styles, interprétations et inspirations.
Trente-quatre ans après sa mort, l’empreinte de Maria Callas, née Kalogeropoulou, est toujours présente dans l’esprit populaire et surtout chez les gens d’opéra. Pour s’assurer que la légende reste bien près des cœurs, EMI, la maison de disque qui a très tôt obtenu d’elle l’exclusivité de ses enregistrements, publie une nouvelle compilation. Et EMI fait les choses en grand!
Le plus récent album de Charles Aznavour, intitulé Aznavour toujours, risque de décevoir beaucoup de gens : les inconditionnels autant que les occasionnels. Ce très grand artiste, maintenant âgé de 87 ans, semble avoir un peu perdu la main et aussi, ce qui est plus triste, la voix.
Félix Soude écume les scènes du Québec depuis déjà quelques années. Après un passage remarqué au Festival de la Chanson de Petite-Vallée où il a remporté le prix du jury et celui du public, il nous arrive enfin avec son premier album éponyme. Pieuvre.ca en a profité pour s’entretenir avec cet artiste dont les chansons vont droit au coeur.
Soir de première, samedi, pour une nouvelle saison de l’Opéra de Montréal. Au programme, un spectacle en quatre actes composé et écrit par nul autre que Wolfgang Amadeus Mozart, soit Les noces de Figaro, dont la première remonte à 1786. Devant le parterre rempli de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, une distribution quasiment entièrement canadienne a offert une très bonne prestation, secondée par des musiciens de l’Orchestre métropolitain en grande forme.
Zazu, Pumba, Timon, Simba… La Place des Arts se donne des airs de savane africaine en présentant, jusqu’au 4 septembre, la production originale de Broadway The Lion King. Dévoilé en 1997 à New York, ce spectacle a été joué dans plus de 60 villes en Amérique du Nord. Aujourd’hui, cette pièce, qui allie chant, danse et théâtre en est à sa première expérience montréalaise.
C’est dans une salle pleine à craquer que russophiles et mélomanes ont pu vibrer au son des voix puissantes du Chœur de l’Armée Rouge russe et s’exclamer face aux prouesses des danseurs de la troupe Alexandrov. Présenté dans le cadre du Festival international de Musiques militaires de Québec, ce premier de quatre spectacles a su satisfaire les amateurs du genre, jeudi, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.
Quand on pense à la capitale fédérale, la première chose qui nous vient à l’esprit n’est habituellement pas le blues, mais ça pourrait bien changer avec le lancement de To Behold, le deuxième album de MonkeyJunk.
Impossible de ne pas embarquer dans le nouvel album de Nina Attal, Yellow 6 /17; le blues est ensorceleur, la voix également, et on y retrouve des influences des grands comme BB King et Etta James, en plus d’une touche de Lenny Kravtiz ou de Prince, toutes des idoles de la chanteuse. C’est à ce moment que l’on apprend que l’artiste est âgée de… 19 ans. Et la mâchoire nous décroche. Car la jeune femme tâte de la guitare depuis ses 13 ans, et, si elle ne dispose pas d’une voix râpeuse et patinée comme une carriériste du domaine, la douce jeunesse de la demoiselle est particulièrement charmante.
Avec Complici, le nouvel album de Musica Nuda, on a l’impression d’être des privilégiés, quelque chose comme les gagnants d’un concours dont le prix est une soirée de spectacle dans notre salon avec les deux musiciens. Cette impression d’être entre amis, dans un salon confortable et d’avoir, juste pour nous, une prestation musicale intime mais tout ce qu’il y a de plus professionnel : quel plaisir!
La chanteuse Azam Ali, connue pour son travail au sein du groupe Niyaz, nous présente son troisième album solo intitulé From Night to the Edge of Day (a Collection of Lullabies from the Middle East).
Ah, Paris… L’Opéra de Montréal effectuait samedi soir un détour par la Ville Lumière où tant d’artistes ont tenté leur chance, où tant de couples tombent en amour, et où se noue la douloureuse trame du destin. Pour clore sa saison 2010-2011, l’Opéra de Montréal a donc ainsi décidé de présenter un classique, La Bohème de Giacomo Puccini. À l’aide des décors d’Olivier Landreville et de la mise en scène d’Alain Gauthier, les amateurs du genre ont ainsi pu apprécier une oeuvre déjà fort connue dans le milieu, mais qui gagne à être revisitée de temps en temps afin d’apprécier à nouveau la justesse de son interprétation.
Un ange passe… Puis les premières notes résonnent, et le voyage commence. Un voyage feutré, paisible, et d’une subtilité envoûtante. Dans son quatrième album, intitulé Mischevious Moon, Jill Barber se retrouve en pays connu, celui de la musique romantique des années 1930, 1940 et 1950, avec des inspirations d’Édith Piaf et d’Ella Fitzgerald. Disque rétro sans être suranné, avec même une petite touche soft rock en fin de parcours, Mischievious Moon s’accorde parfaitement à une ambiance détendue, voire sensuelle.
Citoyenne du monde, nomade, Hindi Zahra est à la fois Marocaine, Française, ni complètement occidentale ni entièrement berbère. Elle a envoûté les Montréalais lors de sa prestation au Festival Nuits d’Afrique en juillet 2010. De retour à Montréal en spectacle au Club Soda, dans le cadre du Festival Montréal en lumière, elle a à nouveau su démontrer l’ampleur de ses talents.
Une famille déchirée, des manigances politiques, des coups de poignard dans le dos, un empoisonnement… Le programme de Simon Boccanegra de Verdi, joué pour une première fois à l’Opéra de Montréal, promettait d’être haut en couleurs. Si la lecture du programme devient pratiquement un incontournable pour saisir toutes les subtilités de l’intrigue, c’est cette complexité du scénario qui donne à Simon Boccanegra toute sa beauté, particulièrement au niveau des chants, torturés et magnifiques.