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	<title>pieuvre.ca &#187; chanson</title>
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		<title>L&#8217;astronaute &#8211; et légende du web &#8211; Chris Hadfield revient sur Terre</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2013/05/13/science-hadfield-retour/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 16:55:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'espace, comme si vous y étiez; voilà un peu la façon de résumer, en quelques mots, la mission de l'astronaute canadien Chris Hadfield, qui prendra fin lundi soir, alors que sa capsule Soyouz doit revenir sur terre vers 22h30, heure de Montréal. Au-delà de l'exploit scientifique, l'homme originaire de Milton, en Ontario, aura, plus que toute autre chose, réussi à raviver l'intérêt pour l'aspect humain du vol spatial.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>L&rsquo;espace, comme si vous y étiez; voilà un peu la façon de résumer, en quelques mots, la mission de l&rsquo;astronaute canadien Chris Hadfield, qui prendra fin lundi soir, alors que sa capsule Soyouz doit revenir sur terre vers 22h30, heure de Montréal. Au-delà de l&rsquo;exploit scientifique, l&rsquo;homme originaire de Milton, en Ontario, aura, plus que toute autre chose, réussi à raviver l&rsquo;intérêt pour l&rsquo;aspect humain du vol spatial.</strong></p>
<div id="attachment_21001" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/13/science-hadfield-retour/chrishadfieldespace/" rel="attachment wp-att-21001"><img class="size-medium wp-image-21001" alt="Chris Hadfield à bord de l'ISS. L'astronaute doit revenir lundi soir sur Terre après avoir passé cinq mois en orbite" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/ChrisHadfieldEspace-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Chris Hadfield à bord de l&rsquo;ISS. L&rsquo;astronaute doit revenir lundi soir sur Terre après avoir passé cinq mois en orbite</p></div>
<p>Chris Hadfield a tout de l&rsquo;oncle sympathique: souriant, enjoué, il aime le hockey et joue de la guitare&#8230; en plus de porter la moustache. Ayant déjà voyagé dans l&rsquo;espace, son passage de cinq mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS) devait représenter son dernier coup d&rsquo;éclat avant de prendre une retraite bien méritée. Pour l&rsquo;occasion, il est d&rsquo;ailleurs devenu le premier Canadien à commander l&rsquo;imposant laboratoire spatial en orbite autour de la planète.</p>
<p>Au-delà des nombreuses expériences scientifiques et autres tâches dévolues aux astronautes &#8211; qui représentent d&rsquo;ailleurs l&rsquo;aspect plus &laquo;&nbsp;sérieux&nbsp;&raquo; des missions spatiales -, Chris Hadfield a toutefois utilisé cette opportunité pour exploiter pleinement les moyens technologiques à sa disposition et tâcher de créer un lien durable entre les astronautes (et lui-même) et le public resté sur Terre.</p>
<p>Alors que les précédents vols d&rsquo;astronautes canadiens faisaient les manchettes des journaux et parfois les bulletins télévisés, la fulgurante croissance de la popularité des réseaux sociaux a permis à M. Hadfield d&rsquo;exploiter le plein potentiel de l&rsquo;environnement de l&rsquo;ISS et d&rsquo;offrir une visibilité sans pareil au programme spatial canadien et à la science en général.</p>
<p>Profitant de ses quelques heures de repos &#8211; et avec l&rsquo;assentiment des gens de l&rsquo;Agence spatiale canadienne (ASC) -, M. Hadfield a pris un très grand nombre de photos de la surface terrestre, photos qu&rsquo;il a ensuite partagées sur le réseau social Twitter, se bâtissant très rapidement une imposante communauté d&rsquo;abonnés, et ce même avant son décollage. Il a également publié diverses vidéos sur la vie à bord de la station, avec entre autres des capsules sur la façon dont les humains pourraient pleurer en orbite, ou encore alimenté un compte Soundcloud, un service surtout utilisé par les musiciens, avec des extraits sonores du bruit à bord du laboratoire, ou des chansons composées en apesenteur.</p>
<p>Parmi les coups d&rsquo;éclat tenant sans doute davantage du coup de publicité, notons une mise au jeu spatiale pour le premier match de la saison des Maple Leafs de Toronto (le commandant Hadfield est fan de l&rsquo;équipe), ou le dévoilement du nouveau billet de 5 $ de la monnaie canadienne, qui est estampillé d&rsquo;une représentation du bras canadien.</p>
<p>Ce qu&rsquo;aura réussi à accomplir Chris Hadfield n&rsquo;est pas seulement réaliser des expériences en orbite ou accomplir ses tâches de commandant de l&rsquo;ISS, mais plutôt de repositionner l&rsquo;attention de la planète sur les aspects plus simples de la vie en orbite, les petites choses de tous les jours qui prennent une dimension extraordinaire une fois dans un environnement totalement différent de ce qu&rsquo;il est possible d&rsquo;obtenir sur Terre. En s&rsquo;assurant de susciter l&rsquo;émerveillement chez les jeunes et les moins jeunes &#8211; y compris, dimanche, avec une interprétation de la pièce <em>Space Oddity</em>, de David Bowie -, Chris Hadfield a réalisé un tour de force: relancer l&rsquo;intérêt envers l&rsquo;exploration spatiale, faite parfois de petits riens qui, rassemblés en un tout, démontrent que l&rsquo;univers est un endroit fantastique qu&rsquo;il nous appartient d&rsquo;explorer.</p>
<p>Selon <em>La Presse Canadienne</em>, les amateurs devront cependant attendre au moins trois ans avant de voir un autre astronaute national prendre le chemin de l&rsquo;ISS. Pendant ce délai, le gouvernement fédéral devrait également compléter son examen du programme spatial canadien.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KaOC9danxNo"><img src="http://img.youtube.com/vi/KaOC9danxNo/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KaOC9danxNo">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

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		<title>Romance et nostalgie avec Jill Barber</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 13:11:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sur son plus récent album intitulé Chansons, la pétillante chanteuse Jill Barber rend hommage aux grands classiques de la chanson française, sur des airs de jazz rétro qui accompagnent à merveille le réchauffement printanier. Pieuvre.ca a profité de son passage à Montréal pour discuter avec elle, juste avant son concert du 2 mai au Métropolis.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick Robert</p>
<p>@Rastaquoire</p>
<p lang="en-US"><b>Sur son plus récent album intitulé </b><i><b>Chansons</b></i><b>, la pétillante chanteuse Jill Barber rend hommage aux grands classiques de la chanson française, sur des airs de jazz rétro qui accompagnent à merveille le réchauffement printanier. Pieuvre.ca a profité de son passage à Montréal pour discuter avec elle, juste avant son concert du 2 mai au Métropolis.</b></p>
<div id="attachment_20757" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/05/01/culturel-jill-barber-entrevue/rsz_1jillbarber01/" rel="attachment wp-att-20757"><img class="size-medium wp-image-20757" alt="Jill Barber" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/05/rsz_1jillbarber01-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Jill Barber</p></div>
<p lang="en-US"><i>Vous avez débuté votre carrière comme chanteuse folk un peu timide, pour devenir rapidement une dame du jazz remplie de confiance. Qu’est-ce qui a provoqué ce changement drastique après votre premier album?</i></p>
<p><b>Jill Barber </b>: C’est une bonne question. J’ai écrit mes premières chansons seule dans ma chambre avec une guitare acoustique. Quand j’ai élargi mon horizon, en faisant de plus en plus de spectacles et en côtoyant d’autres musiciens, je me suis aperçue que jouer avec d’autres musiciens me permettait de peindre avec une plus grande palette musicale. J’ai alors réalisé que je pouvais composer des chansons pour un orchestre complet, qui sonnent comme les trames sonores des films que j’adore. J’ai toujours aimé le vieux jazz, mais je ne pouvais qu’en rêver avant de rencontrer d’autres musiciens. Je suis contente que ça soit arrivé.</p>
<p lang="en-US"><i>Qu’est-ce qui vous attire dans ce genre de jazz classique? Est-ce la nostalgie? Une certaine insouciance associée à cette musique?</i></p>
<p><b>JB </b>: C’est exactement ça. Je suis nostalgique… d’une époque que je n’ai jamais connue (rires)! Je suis aussi très romantique, et j’aime transporter les gens qui m’écoutent dans un lieu féérique, à une autre époque. Il y a de très belles choses dans notre passé qui méritent d’être préservées. De nos jours, c’est facile de se laisser éblouir par la technologie, et d’oublier ce qui rend la vie si merveilleuse.</p>
<p lang="en-US"><i>Votre langue première est l’anglais. Vous avez chanté en français la première fois lors de l’édition 2009 du Festival de jazz de Montréal. Comment est-ce arrivé?</i></p>
<p><b>JB </b>: Je me sentais un peu gênée de me retrouver devant un public québécois, et de ne pas pouvoir dire autre chose que « bonjour » et « merci ». Comme plusieurs Anglo-canadiens, j’ai pris des cours d’immersion en français quand j’étais petite, mais j’avais oublié tout ce que j’avais appris depuis la sixième année. En tant qu’artiste, je trouve très important de communiquer avec les spectateurs. Un ami m’a alors proposé son aide pour traduire l’une de mes chansons en français, afin que je puisse chanter dans la langue du public ce soir-là, et honnêtement, ce fût une révélation! Je me suis rendu compte que j’adorais chanter en français.</p>
<p lang="en-US"><i>La musicalité est assez différente entre l’anglais et le français…</i></p>
<p><b>JB </b>: C’est effectivement assez différent, mais en plus, le français est la langue de l’amour (rires)… Je veux connaître la langue de l’amour, je veux chanter dans cette langue! C’est tellement romantique, et il y a tellement de belles chansons françaises. Comme chanteuse, on pourrait dire que j’avais envie d’apprendre une nouvelle façon d’utiliser mon instrument vocal. Ce soir-là, j’ai promis sur scène que je maîtriserais davantage le français lors de mon prochain passage dans la ville, et je me suis mise au défi de réapprendre la langue. Ce n’est pas facile. J’y ai consacré pas mal de temps dans les dernières années, j’apprends encore aujourd’hui, et je pense que c’est un apprentissage qui va continuer durant le reste de ma vie.</p>
<p lang="en-US"><i>Votre plus récent album se compose entièrement de reprises de grands classiques de la chanson française. Qu’est-ce qui vous a décidé à faire le saut, et réaliser un album entier dans cette langue?</i></p>
<p><b>JB </b>: C’est un peu par défi personnel. J’ai étudié le français pendant un bon bout de temps, et je voulais me mettre au défi d’accomplir quelque chose que je n’aurais jamais pensé possible, soit de faire un album entier dans cette langue. D’un autre côté, une grosse partie de mon apprentissage s’est faite en écoutant de la musique française. Je suis tombée complètement en amour avec ces chansons, et je voulais les interpréter à ma façon. C’est pourquoi j’ai décidé de faire l’album.</p>
<p lang="en-US"><i>On retrouve des reprises d’artiste français sur votre disque, comme Édith Piaf ou Serge Gainsbourg, mais vous avez également puisé dans le répertoire québécois, avec des chansons comme « Quand les hommes vivront d’amour » de Raymond Lévesque. Comment avez-vous choisi vos reprises?</i></p>
<p><b>JB </b>: J’ai compilé toutes les chansons qui me parlaient, qui résonnaient en moi. Je dois admettre que « Quand les hommes vivront d’amour » m’a été recommandé par des amis québécois, mais j’ai eu un coup de foudre instantané. Je ne savais pas que le morceau était aussi populaire au Québec, et je pense que trop peu de Canadiens anglophones connaissent cette chanson. Ça ne m’a pas dérangée qu’elle ait été reprise par autant d’artistes dans le passé. Je me suis dit que ma version allait au moins initier le public anglais à une chanson magnifique qu’ils n’ont jamais entendue.</p>
<p lang="en-US"><i>Le piège avec les reprises, c’est qu’elles sont critiquées si elles ne ressemblent pas à la version originale, mais elles sont aussi critiquées si elles sont trop </i><i>semblables</i><i>. Est-il difficile de trouver l’équilibre?</i></p>
<p><b>JB </b>: Oui, c’est toujours un peu délicat. C’est pourquoi la sélection était si importante pour moi. En choisissant des morceaux qui m’interpellent, du matériel que je peux livrer de façon honnête, avec tout mon cœur, je pense que ça m’a permis d’ajouter ma touche personnelle, tout en préservant ce qui fait que ces chansons sont exceptionnelles à la base. Mon producteur et moi avons beaucoup parlé de ça, comment personnaliser les chansons sans modifier leur intégrité. Je pense qu’on a bien relevé le défi.</p>
<p lang="en-US"><i>Vous serez sur la scène du Métropolis ce jeudi soir. Serez-vous accompagnée d’un orchestre complet?</i></p>
<p lang="en-US"><b>JB </b>: Oui, je présenterai <i>le grand spectacle</i> (en français). Je suis excitée, j’anticipe ce concert depuis longtemps. Avec le spectacle de Toronto, ce sont mes deux dernières performances avant de prendre une pause, puisque je vais avoir un bébé… Les vacances ne seront pas très longues, je recommence la tournée en octobre, mais ce spectacle est très spécial pour moi. J’y ferai plusieurs chansons du nouvel album, mais aussi des pièces tirées de l’ensemble de mon répertoire, des chansons que j’aime et que l’auditoire veut sûrement entendre…</p>
<p lang="en-US"><i>Personnellement, j’aime beaucoup </i>Oh My My<i>. Ferez-vous cette chanson?</i></p>
<p><b>JB </b>: Je vais la chanter juste pour vous (rires)…</p>
<p><b>Jill Barber en spectacle </b></p>
<p lang="en-US"><b>Jeudi 2 mai, 20h00<br />
Métropolis de Montréal</b></p>
<p lang="en-US"><b></b><b>Plus d’informations :</b></p>
<p lang="en-US"><span style="color: #0000ff;"><a href="http://www.jillbarber.com/"><b>www.jillbarber.com</b></a></span></p>
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		<title>Karim Ouellet effectue une rare visite à Montréal</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2013/03/25/culturel-musique-karim-ouellet/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 13:06:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kévin Pinvidic</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ça s’est passé le 22 mars au Théâtre Outremont. Karim Ouellet nous a présenté Fox, dans le cadre de l’une de ses rares performances dans la métropole cette année.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Kévin Pinvidic</p>
<p><strong>Ça s’est passé le 22 mars au Théâtre Outremont. Karim Ouellet nous a présenté <em>Fox</em>, dans le cadre de l’une de ses rares performances dans la métropole cette année.</strong></p>
<div id="attachment_19951" class="wp-caption alignright" style="width: 209px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/03/25/culturel-musique-karim-ouellet/karim_ouellet_3/" rel="attachment wp-att-19951"><img class="size-medium wp-image-19951" alt="Le jeune chanteur Karim Ouellet" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/03/karim_ouellet_3-199x300.jpg" width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le jeune chanteur Karim Ouellet</p></div>
<p>Pendant 1h30 environ, le jeune musicien accompagné de ses camarades de jeu ont pris la scène avec aisance et ont répandu la bonne humeur dans le public venu nombreux pour le voir.</p>
<p>Par un humour simple et sincère, et un plaisir apparent d’être présent au théâtre Outremont, Karim Ouellet et son orchestre ont donné un spectacle de qualité, humain et plein de malice tels des enfants doués et espiègles.</p>
<p>Dès les premiers instants, on est rapidement pris par une musique authentique &#8211; métissée et colorée &#8211; pleine de sensualité à l’image de Karim et de ses interprètes.</p>
<p>Les sonorités sont nombreuses. Elles nous sont familières: Reggae, Soul, Electro, Pop, Rock, Folk…. Judicieusement mêlées les unes aux autres, elles créent des mélodies entêtantes qui nous entraînent et nous accompagnent tout au long du spectacle, enrichies par la diversité culturelle de la formation. Karim a joué des titres de son plus récent album <em>Fox</em> ainsi que de <em>Plume</em> avec lequel il a remporté le prix de l’album pop de l’année lors du GAMIQ 2011.</p>
<p>On peut féliciter Karim de jouer la carte de la simplicité dans son spectacle. Du moins, c’est ce qui en ressort. Pourtant, l’unicité de chaque titre, les enchaînements minutieusement arrangés, nous laisse savoir qu’il y du travail derrière cette performance.</p>
<p>C’est avec un plaisir certain que Karim et ses interprètes jouent avec la musique et le public. Car c’est bien d’un jeu qu’il s’agit! Les camarades de scène réussissent rapidement à rendre le public complice pour le faire, rire, se lever, jouer au ballon… Le jeune musicien, révélations Radio-Canada 2012-2013, est à l’aise sur scène comme il pourrait l’être à jouer de la musique entre copains.</p>
<p>C’est peut-être cela qui rend les imperfections musicales si touchantes.</p>
<p>La mise en scène est épurée. Les projections derrière les musiciens nous renvoient à un univers de cartoon. La lumière est utilisée avec parcimonie au grand plaisir des yeux qui ne subissent pas les éclairages puissants habituels.</p>
<p>Finalement, le spectacle <em>Fox</em> de Karim Ouellet est mélange de sons, de mots, de lumières et d’images, judicieusement équilibré, restitué au public avec sincérité et simplicité.</p>
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		<title>Plus personne: la maturité musicale de Tomàs Jensen</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2013/02/14/culturel-entrevue-tomas-jensen/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 15:01:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avec ou sans Les Faux-Monnayeurs, Tomàs Jensen fait partie de notre paysage musical depuis une bonne dizaine d’années. Il lance ces jours-ci un album aussi festif qu’introspectif, intitulé Plus personne. Pieuvre.ca a profité de la sortie du disque pour s’entretenir avec l’auteur-compositeur.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick Robert</p>
<p>@Rastaquoire</p>
<p><strong>Avec ou sans Les Faux-Monnayeurs, Tomàs Jensen fait partie de notre paysage musical depuis une bonne dizaine d’années. Il lance ces jours-ci un album aussi festif qu’introspectif, intitulé <em>Plus personne</em>. Pieuvre.ca a profité de la sortie du disque pour s’entretenir avec l’auteur-compositeur. </strong></p>
<div id="attachment_18986" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2013/02/14/culturel-entrevue-tomas-jensen/rsz_tomas_jensen/" rel="attachment wp-att-18986"><img class="size-medium wp-image-18986" alt="Tomàs Jensen" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2013/02/rsz_tomas_jensen-300x193.jpg" width="300" height="193" /></a><p class="wp-caption-text">Tomàs Jensen</p></div>
<p><i>Tu nommes Renaud, Brassens et Sylvio Rodriguez dans tes influences musicales. Tu accordes donc beaucoup d’importance au texte dans tes </i><em>chansons?</em></p>
<p><b>Tomàs Jensen</b>: Exactement oui, (rires). Je passe beaucoup de temps à écrire. C’est mon activité principale, je dirais…</p>
<p><i>Donc, dans ton cas, le texte vient avant la musique?</i></p>
<p><b>TJ</b>: En général, oui. À l’époque, j’écrivais la chanson en entier, à la virgule près, et je mettais ensuite de la musique dessus, mais, je ne fais plus ça. J’ai eu quelques mauvaises surprises (rires), c’est-à-dire que j’arrivais à la fin d’un texte, je pouvais bosser pendant un mois ou deux, et après, il n’y avait aucune musique qui collait dessus. C’est un peu plate, et du coup maintenant, quand il y a un texte qui me plaît, tout de suite j’essaie de voir s’il y a une musique qui va être le <i>fun</i> dessus. Si oui, et bien je continue le texte. En même temps, il est tout de suite influencé par la musique, ce qui est aussi un avantage pour le résultat final, je pense.</p>
<p><i>Tu as fréquenté plusieurs cultures. Tu es né en Argentine, tu as habité au Brésil et en France avant de t’installer au Québec. Est-ce que tu penses que c’est la raison derrière ton envie de métisser la musique?</i></p>
<p><b>TJ</b>: Sûrement. C’est un peu dur de savoir exactement d’où ça vient, mais je sais que déjà à l’université, je voulais aller en ethnomusicologie. J’ai toujours été attiré par les musiques traditionnelles de partout dans le monde. En France, j’écoutais de la musique bretonne, et puis en arrivant au Québec, j’ai écouté vraiment beaucoup de musique traditionnelle d’ici. J’ai un bon répertoire là-dedans. Je dirais que tout ça m’a quand même éloigné du rock à la base, mais j’y suis un peu revenu. La musique électronique aussi, c’est un truc que j’ai découvert un peu plus ces dernières années. Pour moi, c’était <i>vade retro satanas</i>! Le rock pour moi, c’était de la musique commerciale (rires). L’électro, c’est un peu pareil, je n’aimais pas trop l’esthétique. Vu que j’ai grandi dans les années 80, la musique électro pour moi, c’était un peu synonyme de disco et tout ça… Bon, maintenant, c’est revenu un peu au goût du jour, mais à l’époque, vraiment, c’était la musique la plus kétaine et commerciale qui puisse exister.</p>
<p><i>Tu as travaillé longtemps avec les Faux-Monnayeurs, plus récemment avec le groupe Hombre, mais tu mènes aussi des projets solos. Quelle est la plus grande différence entre les deux approches pour toi?</i></p>
<p><b>TJ</b>: C’est vraiment le <i>fun</i> de travailler en groupe, c’est sûr, parce qu’on échange, il y a du monde et en général, je travaille avec des gens qui sont de bonne humeur, on va dire (rires), on se fait du <i>fun</i>, mais c’est sûr que travailler tout seul, c’est plus exigeant, parce qu’il faut que tu aies toi-même les idées, il n’y a personne pour jeter un œil extérieur… D’un autre côté, ça permet de faire vraiment tes trucs à toi, d’être plus personnel, et d’aller vraiment plus dans ce que toi tu veux. Maintenant, est-ce que c’est mieux? Ce n’est pas sûr (rires). Parce que la musique pour moi, c’est quand même un truc d’échange.</p>
<p><i>C’est la raison pour laquelle tu alternes entre projets de groupe et projets solos?</i></p>
<p><b>TJ</b>: Oui. Mais même à l’époque des Faux-Monnayeurs, ou dans Hombre, en général, c’est mes compositions à moi. Donc, j’arrive, je partage la toune disons, puis on fait les arrangements tous ensemble. Chaque musicien va arranger sa partie. Quand je fais ça tout seul, c’est le <i>fun</i> de se prendre pour un bassiste (rires), de faire des lignes de basse, des lignes de clavier, de tous les instruments que tu veux. En fait, c’est deux plaisirs différents. S’enfermer chez soi et chercher des arrangements, c’est quand même super cool. Mais tu vois, moi, je m’ennuie au bout d’un moment. Ça me manque de jouer avec du monde et de m’éclater, que ce soit sur scène ou en répète. Je suis un peu un ermite, enfin, je pense que n’importe quelle personne qui écrit, que ce soit des chansons ou des romans, est obligée de s’enfermer pendant un moment, c’est un travail solitaire, mais, au bout d’un moment, ça m’emmerde quand même…</p>
<p><i>Tu fais preuve d’une drôle de continuité. Ton premier album solo paru il y a quelques années s’appelait </i>Quelqu’un d’autre<i>, et celui-ci s’intitule </i>Plus personne<i>. Est-ce qu’on peut dire que c’est un disque qui tourne autour de l’absence?</i></p>
<p><b>TJ</b>: Oui, un peu, c’est sûr. Il y a plusieurs chansons qui parlent de ça… <i>Plus personne</i>, <i>Les animaux</i> aussi, avec le gars qui est tout seul et qui a besoin d’un animal de compagnie (rires)… C’est sûr qu’il y a plus de chansons d’amour, enfin, de chansons qui ont pour thème les relations de couple. Du coup, ça s’accompagne souvent d’un peu de solitude. C’est un peu paradoxal, mais le couple commence et finit avec de la solitude. Mais en fait, le titre <i>Plus personne</i>, franchement, ça vient justement pour faire le lien avec <i>Quelqu’un d’autre</i>. Pour moi, ça permettait de créer le pont, et de sauter par-dessus Hombre, et <i>Face A Face B</i>, tu vois.</p>
<p><i>Il y a justement de très belles chansons d’amour sur cet album. Étant donné la quantité de pièces sur le sujet, est-ce que c’est plus difficile comme auteur-compositeur d’arriver avec un regard différent?</i></p>
<p><b>TJ</b>: Pour moi, ça a été difficile, et c’est entre autres pour ça qu’il y en avait beaucoup moins avant. Même s’il y avait quelques chansons par-ci par-là, je n’arrivais pas à aborder ce sujet-là avec mon point de vue, mon vocabulaire, ma vision des choses. Je pense que j’y arrive de mieux en mieux. C’est aussi pour ça qu’il y en a plus qu’avant. Je ne sais pas si c’est plus difficile à cause de la quantité, parce que malgré tout, il y a eu aussi beaucoup de chansons politiques. Peut-être que j’ai plus baigné directement dans ce qui est manifestif à cause de mon histoire personnelle, de l’exil de mes parents et tout ça, donc j’avais peut-être plus de facilité à parler de ça qu’à parler d’amour…</p>
<p><i>Quand on demande à un musicien de parler de son plus récent album, il répond toujours que c’est son plus accompli (rires). Qu’est-ce qui fait que cet album est le plus réussi d’après toi?</i></p>
<p><b>TJ</b>: En fait je ne sais pas si c’est le plus réussi, mais je pense que c’est vraiment celui qui me correspond le plus, qui est vraiment comme moi. Il me ressemble le plus. Alors, maintenant, est-ce que c’est ça qui fait un album réussi? Sûrement. En tout cas, au moins en partie. Quand on est plus honnête, ou plus transparent, souvent, ça marche plus, parce que les gens le reçoivent comme ça aussi. Ils se disent qu’il n’y a pas de tromperie derrière…</p>
<p><i>Non, comme tu le dis dans la chanson </i>Partisan<i>, tu ne joues aucun rôle…</i></p>
<p><b>TJ</b>: Exactement, j’ai laissé faire tous les rôles (rires). Je joue le mien, puis ceux à qui ça plaît, et bien, tant mieux! C’est sûr qu’on a toujours envie que ça marche, mais franchement, tu sais, économiquement, c’est vraiment pas facile de faire de la musique. Ces deux dernières années, j’en ai chié un peu, et puis, quelque part, ça m’a aussi aidé à me lâcher complètement. Je vieillis aussi, je sens moins le besoin de me prouver. Sur la vingtaine de chansons que j’avais écrites, j’ai choisi celles qui me plaisaient le plus, celles que je continue d’aimer et que je continue à chanter au bout de tant de temps. Je me suis dit que c’est moi. Si ça vous plaît, tant mieux, sinon, et bien je vais passer à autre chose (rires)…</p>
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		<title>Chris Hadfield, pionnier spatial d&#8217;Internet</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Jan 2013 22:29:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La démocratisation de l'espace passe-t-elle par les réseaux sociaux? Si l'on se fie au commandant Chris Hadfield, l'astronaute canadien actuellement en orbite à bord de la Station spatiale internationale (SSI) pour une mission de cinq mois, Twitter, Facebook et les capacités toujours plus importantes du web pourraient bien favoriser l'émergence d'une nouvelle génération d'ingénieurs, d'explorateurs, d'astronautes, ou tout simplement de curieux.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>La démocratisation de l&rsquo;espace passe-t-elle par les réseaux sociaux? Si l&rsquo;on se fie au commandant Chris Hadfield, l&rsquo;astronaute canadien actuellement en orbite à bord de la Station spatiale internationale (SSI) pour une mission de cinq mois, Twitter, Facebook et les capacités toujours plus importantes du web pourraient bien favoriser l&rsquo;émergence d&rsquo;une nouvelle génération d&rsquo;ingénieurs, d&rsquo;explorateurs, d&rsquo;astronautes, ou tout simplement de curieux.</strong></p>
<div id="attachment_17677" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/12/19/science-hadfield-decollage/chrishadfield/" rel="attachment wp-att-17677"><img class="size-medium wp-image-17677" alt="L'astronaute Chris Hadfield passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, et ce même en orbite" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/12/ChrisHadfield-300x207.jpg" width="300" height="207" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;astronaute Chris Hadfield passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, et ce même en orbite</p></div>
<p>L&rsquo;image a quelque chose de fascinant: un Chris Hadfield enthousiaste, le sourire aux lèvres, qui répond aux questions des journalistes. Le hic &#8211; ou plutôt le petit côté décalé de la chose -, c&rsquo;est que les représentants des médias se trouvent dans une salle spéciale de l&rsquo;Agence spatiale canadienne, sur la rive sud de Montréal, et que M. Hadfield est plutôt à bord de la SSI, quelque 350 kilomètres de haut. Le tout est en plus retransmis sur Internet, pratiquement en temps réel, grâce au réseau de la NASA.</p>
<p>Chris Hadfield est d&rsquo;ailleurs loin d&rsquo;être étranger au monde numérique. L&rsquo;homme n&rsquo;est certes plus tout jeune (il a dépassé la cinquantaine), mais il est résolument moderne. Solidement branché sur le web, particulièrement au réseau social Twitter, l&rsquo;astronaute (@cmdr_hadfield) publie régulièrement des micromessages sur son entraînement et celui de ses collègues, ou encore, depuis qu&rsquo;il est en orbite, sur la vie de tous les jours à bord de la station. Les curieux ont ainsi pu apprendre que les astronautes jouaient aux échecs en orbite (avec des pièces dotées d&rsquo;une surface en velcro), ou que les déchets biologiques, par exemple, étaient conservés pendant plusieurs mois dans de grands sacs scellés à double tour. Difficile, en effet, de simplement les laisser au coin de la rue en attendant les éboueurs&#8230;</p>
<p>Entre deux expériences scientifiques ou séance d&rsquo;entraînement en apesanteur, les internautes abonnés au fil Twitter de Chris Hadfield ont également pu savoir que l&rsquo;homme originaire du sud de l&rsquo;Ontario était un amateur invétéré des Maple Leafs de Toronto, ou encore qu&rsquo;il consacrait passablement de temps à photographier la Terre, pour ensuite publier les clichés sur le web.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Prendre des photos de notre planète est l&rsquo;un des passe-temps des astronautes en orbite&nbsp;&raquo;</em>, a-t-il déclaré lors de la conférence de presse de jeudi midi. <em>&laquo;&nbsp;La Terre est vraiment un endroit magnifique, et comme nous effectuons une orbite à toutes les 90 minutes&nbsp;&raquo;</em>, les membres de l&rsquo;équipage de la station ont l&rsquo;occasion de prendre de nombreux clichés. Plusieurs régions canadiennes ont d&rsquo;ailleurs eu droit à ce traitement de faveur, y compris Montréal et la Gaspésie, en plus d&rsquo;autres endroits de la planète.</p>
<p>Le très vif intérêt de la population envers les missions dans l&rsquo;espace, et plus particulièrement le quotidien des astronautes, semble fasciner Chris Hadfield. <em>&laquo;&nbsp;Plus de 100 000 personnes suivent constamment ce que nous faisons dans l&rsquo;espace, et ce à tous les jours&nbsp;&raquo;</em>, a-t-il précisé, tout en souriant.</p>
<p>Se pourrait-il qu&rsquo;après la grande époque de la course à la Lune, où les missions spatiales faisaient les grands titres des journaux, tout en poussant une génération d&rsquo;Américains à s&rsquo;engager dans des carrières scientifiques, les réseaux sociaux soient en mesure d&rsquo;accomplir de nouveau un tel exploit? Le temps le dira, mais une chose est certaine: Chris Hadfield, lui, continuera de prendre des photos en orbite, et même d&rsquo;enregistrer des chansons. Après tout, ce n&rsquo;est pas parce que vous êtes l&rsquo;une des six personnes à vivre en ce moment en orbite autour de la Terre que vous devez sacrifier vos habitudes quotidiennes et vos loisirs, non?</p>
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		<title>Une bonne dose de musique identitaire avec le Yves Lambert Trio</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Dec 2012 14:23:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lors de l'écoute du tout nouveau disque du Yves Lambert Trio - anciennement Bébert Orchestra -, il y a quelque chose de profondément rassurant; quelque chose comme l'émergence d'une québécitude qui faisait défaut depuis longtemps. Yves Lambert, ancienne figure de proue de La Bottine souriante, nous a après tout habitués à une musique traditionnelle - voire néotrad? - intelligente, et ce nouvel opus, réalisé en compagnie des musiciens Tommy Gauthier et Olivier Rondeau, ne fait pas exception.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>Lors de l&rsquo;écoute du tout nouveau disque du Yves Lambert Trio &#8211; anciennement Bébert Orchestra -, il y a quelque chose de profondément rassurant; quelque chose comme l&rsquo;émergence d&rsquo;une québécitude qui faisait défaut depuis longtemps. Yves Lambert, ancienne figure de proue de La Bottine souriante, nous a après tout habitués à une musique traditionnelle &#8211; voire néotrad? &#8211; intelligente, et ce nouvel opus, réalisé en compagnie des musiciens Tommy Gauthier et Olivier Rondeau, ne fait pas exception.</strong></p>
<div id="attachment_17266" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/12/03/culturel-yves-lambert-trio/yveslamberttrio/" rel="attachment wp-att-17266"><img class="size-medium wp-image-17266" title="YvesLambertTrio" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/12/YvesLambertTrio-300x195.jpg" alt="" width="300" height="195" /></a><p class="wp-caption-text">Les membres du Yves Lambert Trio</p></div>
<p>Alors qu&rsquo;il est paru quelques temps avant les Fêtes, le musicophile moyen pourrait facilement penser qu&rsquo;à part le violon et l&rsquo;accordéon, rien ne relie l&rsquo;album éponyme et des festivités habituellement marquées par les reprises incessantes des mêmes morceaux, déclinés à l&rsquo;infini &#8211; et pourtant. Et pourtant, bien qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse sans doute pas de l&rsquo;objectif poursuivi par les trois musiciens, les 11 chansons s&rsquo;adaptent à Noël et à tout ce qui entoure ce rassemblement entre proches et êtres chers.</p>
<p>Loin du consumérisme et de l&rsquo;achat à tout prix, l&rsquo;album, mentionne Yves Bernard dans sa critique du <em>Devoir</em>, tient d&rsquo;avantage des <em></em>&laquo;&nbsp;bricolages nouveaux&nbsp;&raquo;, un mélange d&rsquo;idées, de rythmes sur un fond parfois sombre.</p>
<p>Et voilà exactement ce qui vient séduire sur ce disque: Yves Lambert reprend avec succès son bâton de pèlerin pour parcourir la route de l&rsquo;identité personnelle, mais également celle de la psyché de la nation québécoise, histoire de faire réfléchir sur notre bilan personnel et collectif.</p>
<p>Les puristes seront tout de même satisfaits, puisqu&rsquo;en plus de ce que l&rsquo;on pourrait qualifier d&rsquo;expérimentations musicales &#8211; ou de pièces déviant de la formule traditionnelle -, le sympathique trio accumule également les chansons plus classiques, là où il fait bon taper du pied et célébrer l&rsquo;héritage ancestral québécois. L&rsquo;auditeur est alors ramené aux belles années de La Bottine, voire au temps des <em>parties</em> de cabane des temps jadis.</p>
<p>À l&rsquo;écoute de ce disque, force est d&rsquo;admettre qu&rsquo;Yves Lambert n&rsquo;a jamais rien perdu de sa superbe; on l&rsquo;imagine toujours le visage souriant, accordéon en mains, tirant de son instrument non pas seulement des notes, mais plutôt une base identitaire à laquelle peut se rattacher une nation qui continue de se chercher dans les affres de l&rsquo;Histoire. Le disque du Yves Lambert Trio, c&rsquo;est donc non seulement une balise musicale, mais également un point d&rsquo;attache permettant de lier tradition et avenir, le tout en 11 morceaux savamment interprétés.</p>
<p>La magie opère, et il n&rsquo;est certainement pas nécessaire de s&rsquo;enfoncer un bonnet rouge à pompon blanc sur la tête pour le constater.</p>
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		<title>Retour aux sources pour Catherine Major</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Dec 2012 13:11:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cassandre Chatonnier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La chanteuse Catherine Major donnait samedi un concert au Théâtre Outremont, qui se trouve à quelques coins de rue de l’endroit où elle est née. Et malgré la taille gigantesque de la salle, et la multitude qui la peuplait, c’est comme si elle se retrouvait en famille. Il y a presque quatre ans, Catherine Major donnait son premier concert au Théâtre Outremont, alors qu'elle était enceinte de quelques mois. Aujourd’hui elle revient à nouveau sur scène le ventre rond, une belle coïncidence.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cassandre Chatonnier</p>
<p><strong>La chanteuse Catherine Major donnait samedi un concert au Théâtre Outremont, qui se trouve à quelques coins de rue de l’endroit où elle est née. Et malgré la taille gigantesque de la salle, et la multitude qui la peuplait, c’est comme si elle se retrouvait en famille. Il y a presque quatre ans, Catherine Major donnait son premier concert au Théâtre Outremont, alors qu&rsquo;elle était enceinte de quelques mois. Aujourd’hui elle revient à nouveau sur scène le ventre rond, une belle coïncidence.</strong></p>
<div id="attachment_17237" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/12/03/culturel-catherine-major/catherinemajor_thegazette/" rel="attachment wp-att-17237"><img class="size-medium wp-image-17237" title="CatherineMajor_TheGazette" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/12/CatherineMajor_TheGazette-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Major. Photo: The Gazette</p></div>
<p>Après avoir interprété la chanson <em>Ma voix, </em>qui est un remerciement poétique à son père de lui avoir donné cet organe puissant, elle lance d’ailleurs <em>« je fais ça pour vous, et pour nos enfants »</em>. La série de chansons interprétées dans ce concert sont issues de l’album <em>Le désert des solitudes. </em>Ainsi accompagnées d’un violoncelle, de quatre violons, d’une basse, d’une guitare et surtout de son piano, Major fait résonner les mots de ces textes qui évoquent la complexité des sentiments humains, écrits en partie par sa mère et l’homme qui occupe son cœur, l&rsquo;auteur-compositeur-interprète Jeff Moran.</p>
<p>Et malgré une extinction de voix qui pointait le bout de son nez (il est vrai qu’il faisait très froid et qu’elle avait poussé la chansonnette à Radio-Canada quelques heures auparavant), Catherine Major a tout donné, faisant vibrer son piano, qui devient devant nos yeux un prolongement de son propre corps. Un instrument qu’elle aime aussi faire chanter seul, puisqu’elle nous a offert un morceau de Chopin avant l’entracte.</p>
<p>On a aimé l’interprétation d’<em>Amadeus</em>, cette traversée des saisons à bout de souffle, et les très bons solos de guitare. Bref, dans cette performance Major se livre toute entière, vulnérable, nous racontant ses anecdotes, de son premier cinéma avec son chum (le Théâtre Outremont, un cinéma à l’époque, quel hasard!), à ses pics hormonaux post-grossesse qui ont fait naitre certains des ses textes. Une épopée lyrique douce aux oreilles.</p>
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		<title>Harley Young, l&#8217;homme qui changea d&#8217;hémisphère pour chanter la banlieue</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Nov 2012 20:04:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Débarqué de l'avion depuis quelques mois et installé depuis à Québec, le musicien Harley Young, originaire de Brisbane, en Australie, a récemment lancé son premier EP intitulé ​Suburb on Tape 1​, un premier effort musical qui intègre admirablement bien des influences ​indie​, pop et country pour offrir un résultat surprenant et accrocheur.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo Prévost</p>
<p>@HugoPrevost</p>
<p><strong>Débarqué de l&rsquo;avion depuis quelques mois et installé depuis à Québec, le musicien Harley Young, originaire de Brisbane, en Australie, a récemment lancé son premier EP intitulé <em>Suburb on Tape 1</em>, un premier effort musical qui intègre admirablement bien des influences <em>indie</em>, pop et country pour offrir un résultat surprenant et accrocheur.</strong></p>
<div id="attachment_16943" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/11/20/culturel-harley-young/harleyyoung/" rel="attachment wp-att-16943"><img class="size-medium wp-image-16943" title="HarleyYoung" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/11/HarleyYoung-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette du mini-album</p></div>
<p>À la première écoute, on remarque immédiatement le côté country; la toute première pièce de ce mini-album, <em>Ghost Trap</em>, a d&rsquo;ailleurs ce petit écho sonore qui donne une impression d&rsquo;immensité qui se conjugue à merveille avec le soleil couchant d&rsquo;un après-midi d&rsquo;automne &#8211; une sorte de filtre musical, bref, qui rappelle les champs fauchés gelés, les quelques herbes hautes qui ondulent sous le froid vent automnal qui précède l&rsquo;arrivée de la neige.</p>
<p>Il est assez paradoxal, d&rsquo;ailleurs, d&rsquo;avoir inséré le mot <em>suburb</em> dans le titre de cet EP; si on y retrouve de faibles traces du style musical d&rsquo;Arcade Fire, groupe de &laquo;&nbsp;banlieue&nbsp;&raquo; par excellence, l&rsquo;album d&rsquo;Haryley Young évoque ainsi les grands espaces, la liberté, mais aussi l&rsquo;impossibilité d&rsquo;atteindre ce monde rêvé. D&rsquo;ailleurs, ce thème est exploité par le deuxième titre du petit album de quatre pièces, <em>You&rsquo;re not Welcome Here</em>.</p>
<p>Malgré son jeune âge &#8211; à voir sa photo Facebook, on ne lui donnerait pas plus de 30 ans, Harley Young a déjà les bases vocales pour devenir un vieux routier de la chanson, avec la voix quelque peu éraillée d&rsquo;un Bruce Springsteen sur <em>Margate Girlfriend</em>.</p>
<p>Le tout se termine avec une version concert de <em>Midnight Walk</em>, une balade que l&rsquo;on imagine interprétée à moitié assis sur une chaise dans une petite salle de spectacle, une bière déposée au sol, tandis que quelques grains de poussière flottent dans les faisceaux des projecteurs.</p>
<p>Avec ses racines plus country que pop, plus rock qu&rsquo;indie, Harley Young offre un <em>Suburb on Tape 1</em> rafraîchissant qui, s&rsquo;il ne révolutionne pas le genre, offre quatre très bonnes pièces qui laissent présager d&rsquo;un premier album complet qui devrait séduire le public d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs. L&rsquo;humanité continue peut-être de chercher un sens à son existence, d&rsquo;hésiter entre une ville anonyme et la campagne immense et inaccessible, mais Harley Young, lui, pourra toujours exprimer ce qu&rsquo;il a dans les tripes avec sa guitare. Et c&rsquo;est tant mieux.</p>
<p>On ne peut d&rsquo;ailleurs que sourire lorsque l&rsquo;on lit, sur la page Facebook de l&rsquo;artiste, qu&rsquo;il désire <em>&laquo;&nbsp;apprendre le français&nbsp;&raquo;</em> et <em>&laquo;&nbsp;partager sa musique avec les gens de Montréal et de Québec&nbsp;&raquo;</em>. Il faut tout de même une sacrée volonté pour venir apprendre une nouvelle langue dans le froid glacial de l&rsquo;hiver québécois, alors que l&rsquo;été pointe le bout de son nez en Australie.</p>
<p><em>Suburb on Tape 1</em> est <a href="http://harleyyoung.bandcamp.com/">disponible en ligne</a>.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5v7-xvj94nY"><img src="http://img.youtube.com/vi/5v7-xvj94nY/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5v7-xvj94nY">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

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		<title>Le dernier présent, ou la mélancolie positive d&#8217;Alexis HK</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Nov 2012 14:12:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[21 décembre 2012]]></category>
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		<description><![CDATA[Des oiseaux de malheur ont prédit la fin du monde pour le 21 décembre prochain. C’est ce qui a inspiré Alexis HK pour son plus récent album, intitulé Le Dernier Présent. Il est au Québec ces jours-ci pour lancer le disque, mais également pour livrer une tournée de spectacles à travers la province avec ses nouvelles compositions. Pieuvre a profité du passage de l’artiste à la voix grave et chaude pour discuter du plaisir des mots, de la chanson française, et bien sûr, de l’apocalypse.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick Robert</p>
<p>@Rastaquoire</p>
<p><strong>Des oiseaux de malheur ont prédit la fin du monde pour le 21 décembre prochain. C’est ce qui a inspiré Alexis HK pour son plus récent album, intitulé <em>Le Dernier Présent</em>. Il est au Québec ces jours-ci pour lancer le disque, mais également pour livrer une tournée de spectacles à travers la province avec ses nouvelles compositions. <em>Pieuvre.ca</em> a profité du passage de l’artiste à la voix grave et chaude pour discuter du plaisir des mots, de la chanson française, et bien sûr, de l’apocalypse.</strong></p>
<div id="attachment_16639" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/11/08/culturel-entrevue-alexis-hk/rsz_alexishk-photo10-credit-frankloriou/" rel="attachment wp-att-16639"><img class="size-medium wp-image-16639" title="rsz_alexishk-photo10-credit-frankloriou" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/11/rsz_alexishk-photo10-credit-frankloriou-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Photo: Frank Loriou</p></div>
<p><em>Vous faites de la musique depuis l’adolescence. D’où vous vient cette passion pour la chanson à textes?</em></p>
<p><strong>Alexis HK </strong>: Et bien, dans ma famille, la culture, c’était vraiment toute une bande de grands chanteurs qui trainaient autour de la maison. Ça allait de Brassens, Brel, Ferré, Reggiani, Montand, Barbara et ainsi de suite. C’est vraiment la culture de mon berceau. Ce sont des gens que j’aimais, et qui m’ont donné envie de chanter. Donc, c’est vraiment culturel, tout simplement. C’est à dire qu’il y a vraiment eu, dès le départ, quelque chose comme ça qui a sans doute dû me prendre… On ne sait jamais comment les choses se font… Après à l’adolescence, on commence à diversifier quand même un petit peu, et à sortir un peu de la culture familiale.</p>
<p>J’ai écouté beaucoup beaucoup de reggae. Il y a eu l’arrivée du hip hop français, avec tous les groupes qu’on connaît, IAM, LPM, et ainsi de suite. Et du coup, ça a créé une double culture avec ces influences-là. Bon, depuis, j’écoute beaucoup d’autres choses, mais c’est vrai qu’au tout départ, quelqu’un comme Brassens par exemple, à qui on ose parfois me comparer, comme si on pouvait être comparé à George Brassens, c’est surtout quelqu’un que j’aime profondément, parce qu’il m’a construit, à la fois en chanson, mais aussi dans son état d’esprit, presque dans une façon de vivre, une façon de regarder les choses. Donc voilà, c’est comme des oncles en fait, comme des oncles artistiques (rires)…</p>
<p lang="fr-CA"><em>Trouvez-vous qu’on perd trop souvent le plaisir des mots dans la chanson moderne?</em></p>
<p><strong>Alexis HK </strong>: J’ai l’impression qu’effectivement, on essaie tellement d’être frontal et direct qu’on chante beaucoup en langage courant aujourd’hui. C’est intéressant de donner au langage des dimensions un peu poétiques, pour faire ressortir les choses qu’on veut dire, mais aussi pour prendre plaisir, comme vous disiez, aux mots, tout simplement. C’est vrai qu’on perd un peu cette chose-là, et moi, de par le fait que je pratique ça, on m’accuse, enfin en France, la presse française m’a un peu accusé de désuétude. De désuétude, parce qu’aujourd’hui, ça ne se fait plus, et que moi, je le fais. Alors bon, ça me fait doucement rigoler, parce que le dernier film à avoir eu un Oscar, c’est quand même un film muet (rires)…</p>
<p><em>Il ne doit pas être facile de s’inscrire dans une tradition aussi riche que la chanson française, tout en modernisant le style en même temps?</em></p>
<p><strong>Alexis HK </strong>: C’est vrai qu’il y a un gros niveau dans ces origines-là, dans cette tradition-là. Moi, j’ai décidé de faire les choses comme je les sentais, de manière un peu intuitive, sans trop me demander si ce que je fais est mieux que George Brassens par exemple, puisque c’est tellement absurde, ça n’a tellement pas de sens… Je pense qu’il faut faire les choses, et être le témoin de son époque, tel qu’on a envie de l’être. Et je pense qu’être contemporain, c’est aussi regarder les traditions, et regarder un peu derrière. Non pas pour dire « C’était mieux avant », mais pour dire « Tout ça, ça vient peut-être d’avant, mais aujourd’hui, on est en 2012 »…</p>
<p><em>D’ailleurs, </em>Le Dernier Présent<em> est bien ancré dans son époque, puisqu’il a pour fil conducteur la fin du monde prévue par les Mayas pour décembre prochain. Qu’est-ce qui vous a inspiré dans cette prophétie?</em></p>
<p><strong>Alexis HK </strong>: Déjà, le caractère superstitieux de ce genre de prédiction m’interpelle. Parce que je pense que la superstition est l’un des plus grands maux de l’humanité (rires)… Et puis, annoncer la fin du monde comme ça, avec autant de légèreté, c’est quand même quelque chose d’assez saugrenu! Donc, ça m’a fait réfléchir sur le fait que la fin du monde peut arriver pour n’importe qui, du jour au lendemain… Il suffit de perdre quelqu’un qu’on aime par exemple, et là, c’est vraiment la fin du monde. Donc, ça m’a fait dire qu’au-delà de cette prédiction stupide, les priorités, jour après jour, c’est vraiment de profiter de ce qu’on a et d’essayer d’être un peu dans le présent, parce que, tant qu’on a les gens qu’on aime autour de nous, ça va, mais ça ne va sans doute pas durer. Ça par contre, ce n’est pas une prédiction, c’est une certitude (rires)…</p>
<p>Et, de ce fait, c’est bien de pouvoir profiter un petit peu, re-comprendre en tout cas l’intérêt et l’importance de l’amour entre les gens, du fait qu’il y a de belles choses aussi à notre époque, même si c’est une époque difficile. On a tendance à nous mettre dans des logiques apocalyptiques atroces, alors que bon, moi, je préfère vivre aujourd’hui qu’en 1530. Je pensais à tout ça, et ça m’a permis de re-comprendre, sans donner un propos révolutionnaire sur les choses, mais un propos évident, simple, qui est « Arrêtons peut-être de projeter, arrêtons de jeter des sorts, et essayons d’être là, ici et maintenant ». Plus on fragmente le présent, et plus on a des chances d’avoir une intensité de vie et de profiter vraiment de chaque instant, parce qu’il y a aussi l’idée que, voilà, rien n’est éternel. Aujourd’hui dans nos sociétés, en tout cas occidentales, même la mort, c’est devenu une étrangère qu’on essaie d’éviter à tout prix, alors qu’elle peut être à tous les coins de rue, et c’est normal, ce n’est pas grave, c’est naturel.</p>
<p><em>Malgré la trame apocalyptique, on retrouve bien le double sens du mot « présent », puisque c’est un album qui chérit la vie comme un cadeau, avec un côté extrêmement positif…</em></p>
<p><strong>Alexis HK </strong>: Absolument. Le présent est le seul verbe de l’indicatif qui désigne un nom commun, qui est un cadeau en fait. Et ça, ce n’est pas n’importe quoi. Revenir à l’origine des mots, et revenir au sens des mots, et bien, ça fait du bien de temps en temps. Et le présent, c’est un cadeau. Ça veut dire ça en fait. Et ça aussi, ça m’a beaucoup parlé, et ça m’a beaucoup guidé dans ma démarche, pour tenir ce propos, qui est un propos que j’ai coutume d’appeler « mélancolie positive ».</p>
<p><em>C’est un album un peu plus homogène, et un peu plus sérieux dans le ton. On ne retrouve pas de texte humoristique sur le lancer du nain (Gaspard), ni de chanson comme La Maison Ronchonchon. Était-ce un choix délibéré, ou c’est arrivé à travers l’écriture?</em></p>
<p><strong>Alexis HK </strong>: En fait, si on écoute bien, même les anciennes chansons, même les chansons les plus légères, par exemple la chanson du lancer de nain dont vous parliez, ce n’est pas une chanson si légère que ça. C’est quand même une chanson qui traite d’un fait divers particulièrement humiliant pour une catégorie de population. Il y a un caractère dramatique derrière cette histoire qui paraît légère. Et moi, je ne suis pas un clown! C’est à dire que je peux avoir du second degré, et je peux faire sourire, mais dans mon propos, il y a toujours une trame de fond, qui n’est pas forcément grave ou dramatique, mais qui ne se fonde pas sur la drôlerie quoi, on ne peut pas dire (rires)…</p>
<p>Donc oui, cet album est différent parce qu’il est peut-être un peu plus frontal, mais il y a quand même des chansons un peu plus légères, comme <em>Charité populaire</em>, qu’il faut prendre au troisième ou quatrième degré, disons… Même <em>On peut apprendre</em>, qui est une chanson qui dit des choses sur le gavage des puissants, mais qui le dit avec une certaine légèreté. Ça reste des chansons. C’est vrai que, bon voilà, il y a peut-être une évolution, parce qu’on vieillit un peu, le temps passe (rires)… Donc, on a peut-être tendance à regarder les choses, pas d’une manière plus mature, mais en tout cas plus posée, et plus avancée.</p>
<p><em>L’album est extrêmement chaleureux et intime. Vous faites présentement une tournée de spectacles à travers le Québec. Comment préservez-vous cette intimité sur la scène?</em></p>
<p><strong>Alexis HK </strong>: Et bien, au Québec, j’ai préservé un aspect très intime, parce que je suis tout seul avec une guitare. Folk. Donc, je vais livrer les chansons de la manière la plus directe, et la plus brute possible, tout en les exécutant de bonne manière, enfin j’espère en tout cas (rires)… C’est une formule que j’ai voulue vraiment dépouillée, parce que je trouve que c’est intéressant de venir montrer au public, de leur dire « Voilà, j’ai un album, si vous l’écoutez, vous entendrez des arrangements, mais moi je suis là devant vous, et je vais vous les chanter, un peu telles que je les ai faites, c’est à dire avec une guitare, un papier et un crayon, quoi ». Et au Québec, le public est assez réceptif à ça. J’ai eu l’occasion d’aller jouer à Jonquière il y a quelques jours, et j’ai passé vraiment une très belle soirée, parce que je me suis vraiment senti écouté, à la fois dans les chansons, mais aussi dans ce que je pouvais dire entre les chansons. Donc, c’est une formule qui fonctionne bien.</p>
<p lang="fr-CA"><em>En terminant, j’aurais envie de vous demander où vous serez et ce que vous ferez le 21 décembre prochain?</em></p>
<p><strong>Alexis HK </strong>: Ben, je ferais comme tout le monde, je serai à la bourre pour mes cadeaux de Noël (rires)… Je serai dans des magasins pour acheter mes derniers cadeaux je pense, comme tout le monde. Parce que le 21 décembre, c’est toujours le jour où on se dit « Tiens, faudrait peut-être que je fasse mes cadeaux de Noël ». Et puis j’aurai, comme tout le monde, une pensée pour cette prédiction stupide, et peut-être même que je regarderai par la fenêtre le 22 pour vérifier que les immeubles sont encore là (rires). Mais je ne suis pas très inquiet quant à cette fin du monde. Si le monde doit se terminer, ça sera beaucoup plus compliqué que ça. Ça serait bien trop facile que ça se fasse en 24 heures (rires), ça va être une affaire beaucoup plus complexe à mon avis (rires).</p>
<p><strong>Alexis HK en spectacle au Québec</strong><br />
<span style="color: #000000;">8 novembre 2012 &#8211; Montréal &#8211; Lion d’Or (double plateau avec Tristan Malavoy)<br />
9 novembre 2012 &#8211; Lavaltrie &#8211; La Chasse-Galerie<br />
15 novembre 2012 &#8211; Québec &#8211; Théâtre du Petit Champlain<br />
16 novembre 2012 &#8211; Ste-Camille &#8211; Le P’tit Bonheur</span></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=mHncfobuhxk"><img src="http://img.youtube.com/vi/mHncfobuhxk/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=mHncfobuhxk">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

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		<title>Canailles: &#171;&#160;Notre atout, c&#8217;est de faire danser les gens&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Nov 2012 17:11:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoire Pottiez</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Victoire Pottiez Vendredi soir dernier, le plancher du Lion d’Or a subi une rude épreuve. Une bande de joyeux lurons [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Victoire Pottiez</p>
<p><strong>Vendredi soir dernier, le plancher du Lion d’Or a subi une rude épreuve. Une bande de joyeux lurons armés jusqu’aux dents d’instruments divers et variés ont enflammé une foule devenue incontrôlable. Nous pouvions alors sentir le sol vibrer sous nos pieds et présumer les craquements du bois, assurément inaudibles. Les « Canailles » n’en sont pas à leur premier coup d’éclat mais ce soir là, c’est indéniable, le band a fait honneur au festival qui l’accueillait, le Coup de cœur francophone. </strong></p>
<div id="attachment_16618" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/11/07/culturel-canailles/canailles/" rel="attachment wp-att-16618"><img class="size-medium wp-image-16618" title="Canailles" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/11/Canailles-300x300.gif" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La pochette de l&rsquo;album</p></div>
<p><em>Rencontre avec Daphné Brissette, chanteuse principale du groupe.<strong> </strong></em></p>
<p>Remontons quelques mois en arrière, au commencement. Huit fortes personnalités partageant passion et vision de la vie, se rencontrent au Parc Lafontaine de Montréal. Quel heureux hasard ! Une complicité musicale s’éprouve, le band se forme. « <em>J’ai rencontré ces gens là pis j’ai pogné mon ptit grain country, ça a bien fité </em>», raconte Daphné. A l’époque ils s’appellent Drunken Sailor et proposent des <em>cover song (ndlr</em> : reprises de chansons populaires) dans une ambiance bohème et insouciante.</p>
<p>On est encore au stade du délire entre amis qui laisse bientôt place au « <em>délire organisé </em>». « <em>Tannés de faire des covers song, on a eu envie de se lancer dans la composition, on est allé chercher nos influences en Louisianne, puis on s’est penché sur des bands blues, des bands cajuns qui chantaient en français ».</em> Nos joyeux drilles concoctent alors un mélange inhabituel et surprenant de bluegrass, folk, cajun, country enrobé de francophonie bien salée, usant d’instruments multiples, pas toujours identifiables dont une planche à laver et une « <em>clochette à bécik</em> ». Ils décident de s’appeler « Canailles » parce qu’une canaille, selon Daphné, c’est <em>« quelqu’un qui n’est pas tellement ordonné, tant dans sa personne que dans sa vie, c’est quelqu’un d’unique, de spontané, qui feel la vibe ». </em></p>
<p>À chaque concert, c’est la folie. <em>« Il y a toujours quelque chose de spécial qui arrive. Je ne pense pas qu’en assistant à un de nos spectacles tu puisses voir l’intégralité de Canailles, on propose des choses différentes à chaque fois. » </em>Finalistes au très prisé concours musical de la relève francophone, aux Francouvertes de 2011, nos canailles ne se reposent pas pour autant sur leurs lauriers. « <em>0n a r’sorti le fouet pour être encore plus rôdé à chaque spectacle. Maintenant on a un squelette de spectacle, on a établi des choses tout en laissant place au feeling, qui reste l’essence de Canailles </em>». Après une multitude de scènes et toujours un vif succès, ils sortent leur premier album, en avril 2012 réalisé par le renommé et talentueux SoCalled. L’album s’appelle<em> « Manger du bois », </em>une drôle d’expression bien à eux que Daphné nous explique « <em>c’est comme manger du plate</em> », « <em>le plate</em>, <em>pour nous, c’est le quotidien pas fun… Manger du bois, c’est combattre le plate ! </em>». A l’écoute de l’album, on peut se concentrer davantage sur les textes pas toujours audibles dans la ferveur des spectacles. Ils sont crus, poignants, ils relatent ni plus ni moins le quotidien pas toujours rose de nos huit protagonistes. « <em>On n‘est pas des grands écrivains, on ne fait pas des affaires pas senties, tout est dans le cœur ». </em></p>
<p>Au Lion d’Or, vendredi soir, Daphné et ses acolytes ne s’attendaient pas à voir autant de monde. Et nous public, nous ne pensions certainement pas faire preuve de tant d’agitation. « <em>C’était super cool, il y avait des gens qu’on a jamais vu, en plus de ceux qui nous suivent depuis le début, et de les voir à fond dedans, c’est super encourageant</em> » se réjouit la chanteuse avant de se féliciter « <em>J’pense qu’on a rempli notre mandat d’aller chercher la cohorte en général. ». </em>Dans deux semaines, c’est en France qu’il faudra à nouveau remplir cet objectif.</p>
<p>Le groupe s’y rend pour 12 jours de show! On peut émettre une réserve sur la compréhension des textes, truffés d’expressions québécoises, par le public de l’hexagone, mais on ne doute pas qu’ils sauront les faire danser. « <em>C’est vraiment notre atout de faire danser le public, on a une fierté là-d’ssus</em> ». Après cette grande excursion et quelques jours de vacances bien mérités, ils s’attèleront à la préparation de leur second album. On l’attend déjà avec beaucoup d’impatience.</p>
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