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Burundi: un journaliste est libéré sans prononcé de justice

Après plus de 15 mois de procédures juridiques et de détention, le journaliste Hassan Ruvakuki, correspondant de Radio-France International à Bukumbura, la capitale du Burundi, a été libéré pour obtenir des soins médicaux.

Mali: le Burundi enverra des troupes

En plus du contingent militaire déjà présent en Somalie aux côtés des troupes kényanes et ougandaises, le Burundi, ce pays de la région des grands lacs africains, a promis d’envoyer 800 soldats en vue de combattre le terrorisme au Mali. Une satisfaction se fait déjà sentir chez le président de la commission de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. En participant à de tels engagements internationaux non moins délicats, le Burundi se fait une bonne image de part le monde, selon un analyste.

Afrique: le plus grand marché du Burundi est la proie des flammes

Tout le marché central de la capitale burundaise, Bujumbura, le premier marché sur lequel pouvait compter le développement de la ville et du pays en général, est parti en fumée dimanche dernier. Les commerçants et toute la population en détresse assistaient en toute impuissance, incapables d’ éteindre le feu. Il s’agit du premier grand malheur de l’année pour le Burundi, l’un des pays les plus pauvres de la planète.

Une peine à perpétuité revue à trois ans de prison ferme pour un journaliste burundais

La cour d’appel de Gitega, au centre du Burundi, a prononcé mardi contre un journaliste de la radio locale Bonesha FM et correspondant de RFI à Bujumbura une peine de trois ans de servitude pénale. Son chef d’accusation a changé pour une troisième fois. Les professionnels des médias et les avocats de la défense clament toujours l’innocence pour le journaliste.

Le Burundi classé sixième pays le plus corrompu du monde

L’organisation Transparency International vient de classer le Burundi, dans son rapport pour l’année 2012, au sixième rang parmi les pays les plus corrompus de la planète. Une association locale dénommée Olucome (Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques) déplore la situation. Elle estime que « les corrupteurs sont devenus plus forts que l’État ».

Burundi: le procès sur la mort d’un militant des droits de l’homme est remis à la fin du mois

L’affaire Ernest Manirumva, du nom d’un ancien vice-président d’une organisation de la société civile burundaise, l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (Olucome), assassiné en 2009, est revenu en cour d’appel mercredi, dans la capitale Bujumbura. Certains appelants n’avaient cependant pas déposé leurs dossiers de décharge, ce qui a vite poussé le président du siège à reporter l’affaire. Les avocats de la défense demandent l’indépendance de la cour dans le traitement de ce dossier qui, selon eux, devrait enquêter même au-delà des prévenus actuels.

Journaliste africain emprisonné à vie: l’affaire est finalement entendue en appel

Un journaliste du Burundi, Hassan Ruvakuki, employé d’une radio locale et correspondant de RFI à Bujumbura, la capitale, a finalement été entendu vendredi dernier au terme d’une audience marathon pour 23 détenus qui avait débuté le 7 novembre. M. Ruvakuki et ses 22 coaccusés de collaboration avec des terroristes plaident non coupable, alors que le procureur a requis les mêmes peines que celles de la première instance, soit la prison à perpétuité.

Une nouvelle rébellion prend naissance au Burundi

Une attaque armée a eu lieu lundi au nord-ouest du Burundi, dans la province de Cibitoke. Les habitants de la zone disent qu’il s’agissait d’un groupe d’entre 25 et 30 hommes armés en provenance de l’Est de la République démocratique du Congo. Un mouvement dénommé Front du Peuple Murundi (FPM-Abatabazi) a revendiqué l’attaque. Une déclaration sortie le même jour informe que « l’armée, la police et la milice Imbonerakure (guetteurs) » de Pierre Nkurunziza (le président burundais) et ses alliés « ont tenté encore une fois de s’en prendre à leurs positions pour marquer des points dans leur mal devenu le quotidien de leurs préoccupations».

Journaliste africain emprisonné: le Burundi semble vouloir étouffer l’affaire

Le journaliste burundais Hassan Ruvakuki attend encore d’être entendu dans un procès en appel, et ce depuis le 8 octobre. Son procès est prévu pour jeudi, après deux reports déjà. Le rendez-vous est encore incertain à voir la liste des prévenus que le tribunal range devant lui. Différents milieux estiment que c’est une façon pour la justice et le pouvoir de retarder le procès avant la tenue de la conférence des bailleurs de fonds burundais prévue à Genève en fin de ce mois d’octobre. Ce qui peut aussi provoquer de graves conséquences sur l’issue de la conférence.

Y a-t-il de nouvelles exécutions extrajudiciaires au Burundi?

Des corps d’hommes sans vie flottent sur les eaux du lac Tanganyika depuis lundi dernier, à l’ouest de la capitale burundaise. Ils sont transportés par la rivière Rusizi servant de frontière entre la République démocratique du Congo à l’est et le Burundi à l’ouest. Le nombre de cadavres a augmenté jusqu’à mercredi. Leur origine reste encore imprécise, mais les habitants de la localité de Gatumba disent que ce sont des burundais. En sachant aussi que des conflits armés ont toujours lieu à l’est de la République démocratique du Congo, frontalière avec le Burundi.

Le beau vélo de Ravel au Burundi

Un périple à vélo a été organisé au Burundi du 4 au 10 octobre 2012. Celui-ci a permis aux participants de découvrir ce pays de l’Afrique centrale en passant par six de ses provinces. Le voyage a réuni une quarantaine de touristes cyclistes venus de la Belgique le 3 octobre pour parcourir les provinces de Bururi au sud, Gitega au centre, Ruyigi à l’Est, Ngozi et Kayanza au nord, avant de revenir au point de départ à Bujumbura, la capitale. En tout, plus de 560 kilomètres ont été parcourus par les participants à ce Ravel du bout du monde au Burundi.

Burundi: une session parlementaire sans projet de loi budgétaire

La session parlementaire d’octobre a ouvert ses travaux lundi à Bujumbura, la capitale du Burundi. Douze projets de lois à analyser ont été présentés aux parlementaires; le projet de loi budgétaire 2013 n’y figure cependant pas, alors que cette session est essentiellement consacrée à l’analyse des finances pour l’année à venir. La situation risque de tourner mal en ce temps où les syndicats et les organisations de la société civile engagés dans la campagne contre la vie chère semblent décidés à faire changer la donne.

Des Congolais sont chassés au Burundi en raison de leur appartenance ethnique

Ce sont des Congolais de la communauté des Barundi. Depuis vendredi dernier, ils affluent en grand nombre vers le Burundi, femmes et enfants surtout, en passant par la province de Cibitoke (nord-ouest), à soixante-dix kilomètres de la capitale Bujumbura. Ces déplacés disent être chassés par leurs concitoyens de la communauté des Bafurero, qui les accusent d’être des Burundais. Les Congolais Barundi et Bafurero sont sur le point de céder à la violence au sud Kivu; ceux qui se sentent plus vulnérables dans le camp des Barundi, les femmes et les enfants essentiellement, ont pris l’option de fuir.

Le Burundi se souvient des massacres de Gatumba

Trente neuf personnes ont été massacrées en une demi-heure dans la nuit du 18 au 19 septembre 2011, dans la localité de Gatumba, à l’ouest de la capitale, Bujumbura, et près de la frontière de la République démocratique du Congo.Pour rappeler le triste événement, une levée de deuil définitive en la mémoire des disparus a été organisée par le gouvernement et les familles des victimes. Alors que le pouvoir et l’Église prêchent le pardon et la paix, la société civile privilégie la voie de la justice.

Exécutions extrajudiciaires: l’ONU affronte le gouvernement du Burundi

Un communiqué rendu public mardi dernier par le bureau du Haut commissaire aux droits de l’homme, section des droits de l’homme et justice du Bureau des Nations unies au Burundi, semble être particulièrement sévère contre le rapport publié le 23 août dernier par le procureur général de la République. Le rapport en question contenait les résultats de la commission d’enquête sur les assassinats « que certains qualifient d’extrajudiciaires ou de tortures». Le Haut commissaire aux droits de l’homme dit d’ailleurs regretter que ce rapport ait donné lieu à une remise en cause publique du travail de l’Organisation des Nations Unies et de sa vaste expérience sur la grave question des exécutions extrajudiciaires.

Affrontement diplomatique entre la RDC et l’Afrique du Sud… au Burundi

Roger Lumbala, un opposant politique du pouvoir de la République démocratique du Congo, se trouve depuis lundi le 3 septembre dans les enceintes de l’ambassade de l’Afrique du Sud au Burundi; ll craint son arrestation de la part du pouvoir de Kinshasa qui l’accuse de haute trahison. Le gouvernement congolais le soupçonne de complicité avec le M23 qui mène des attaques contre l’armée régulière dans l’est de ce grand pays d’Afrique centrale. Et de collaborer aussi en cela avec le pouvoir de Kigali au Rwanda.

Va-t-on vers une nouvelle guerre au Burundi?

Des hommes en armes ont mené cette semaine une attaque contre une position militaire à Kagaragara, une localité de la province rurale de Bujumbura, à l’ouest de la capitale du Burundi. Un déserteur de l’armée a revendiqué l’attaque, qui n’a heureusement pas fait de dégâts humains. L’homme se dit toutefois engagé dans la poursuite d’un combat militaire contre le pouvoir centrale. L’armée régulière semble minimiser l’attaque, mais la population et la société civile s’inquiètent.

Plus de 36 000 réfugiés burundais rentreront chez eux en 2012

Après la signature, en février 2012, d’une entente tripartite entre le Burundi, la Tanzanie et le Haut commissariat aux réfugiés (HCR), plus de 36 000 réfugiés burundais vivant dans le camp de Mtabila, dans l’est de la Tanzanie, doivent rentrer chez eux d’ici le 27 décembre. À quelques mois du grand rendez-vous, ces Burundais ont déjà perdu leur statut de réfugiés, et la plupart d’entre eux ne veulent pas partir. Paradoxalement, le gouvernement de Bujumbura, la capitale burundaise, parle toujours de rapatriement volontaire.

Exécutions extrajudiciaires: le Burundi se dit blanc comme neige

Il n’y aurait jamais eu d’exécutions extrajudiciaires au Burundi; le procureur général de cette république africaine a récemment dévoilé le résultat des travaux d’enquête menés par la commission qu’il a lui-même mis sur pied en juin. Si cette conclusion a de quoi réjouir le gouvernement, les organisations de la société civile, elles, déchantent.

Journaliste emprisonné à vie: l’appel du procès ira au 28 septembre

La vie d’Hassan Ruvakuki, journaliste d’une radio burundaise et correspondant de Radio France Internationale (RFI) section swahili dans la capitale burundaise, Bujumbura, pourrait connaître un changement positif au début de l’automne. Emprisonné le 28 novembre 2011 avant d’écoper d’une peine d’enfermement à vie, en juin dernier, auprès du tribunal de grande instance de Canzuko, à l’est du pays, il passera désormais en appel à la fin septembre, après une demande déposée par son équipe de la défense. En attendant ce rendez-vous, les professionnels des médias gardent espoir, mais celui-ci est mitigé, alors que le porte-parole de la Cour suprême de la capitale se veut rassurant.

Boycott alcoolisé contre la vie chère en Afrique

Les organisations burundaises engagées dans la lutte contre la vie chère appellent la population à passer deux jours sans consommer les produits Brarudi. Lundi et mardi, les 20 et 21 août 2012, ces organisations demandent donc aux Burundais de garder le gosier sec. En tout, plus de 470 associations et syndicats se sont donné le mot, avec à leur tête la Confédération des syndicats du Burundi (COSYBU) et l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME). Ensemble, elles veulent contraindre le gouvernement burundais à revoir à la baisse les taxes imposées à la Brarudi. Cette dernière a le monopole dans la production et la vente de la bière au pays.

Des Jeux de Londres à l’agriculture de subsistance en Afrique

Après les Jeux olympiques de Londres, Francine Niyonsaba est peut-être la solution aux conditions difficiles dans lesquelles vit sa famille. Les siens et les Burundais en général voient en Francine une star du pays. Parmi les plus enthousiasmés, on retrouve également les sportives.

Liberté de la presse : la tempête fait toujours rage au Burundi

Les professionnels de l’information du Burundi sont toujours autant en colère contre le nouveau projet de loi sur la presse; selon eux, celui-ci n’innove qu’en ajoutant de fortes amendes pour diverses infractions. Le projet de loi risque même de contraindre certains médias à fermer leurs portes. Le président de l’Union burundaise des journalistes (UBJ), Alexandre Niyungeko est particulièrement pessimiste. Le sénateur Sylvestre Ntibantunganya, ancien président et ex-journaliste, n’y voit pour sa part pas de matière à s’alarmer.

Des dignitaires africains se font tirer l’oreille pour payer leurs impôts

Les habitants de Bujumbura s’impatientent de voir les dignitaires du Burundi payer l’impôt professionnel sur leurs rémunérations. Cela reste une promesse depuis le début de l’année en cours, mais les dirigeants et les élus affirment qu’il est nécessaire de revoir le projet de loi qui y est lié. En attendant, la conférence publique organisée mardi sur la vie chère a révélé des mécontentements.

La presse burundaise en guerre contre le gouvernement

Les journalistes du Burundi sont en colère: ceux-ci n’auraient pas été consultés dans l’élaboration d’une loi jugée comme étant rétrograde et enfreignant la liberté de presse et d’opinion. Bien que le projet de loi en question n’ait pas encore été adopté par l’Assemblée nationale, les médias burundais n’écartent aucun moyen pour manifester leur indignation, selon l’Observatoire de la presse burundaise.

Quel sort attend les corps des deux derniers rois du Burundi?

Un film documentaire sur la recherche des restes du dernier roi burundais Charles Ndizeye, réalisé par une chaîne de télévision de la Flandres, en Belgique, a été projeté le 1er août à Bujumbura, la capitale du pays. Le corps n’a cependant pas été trouvé alors que celui de son père, le roi Mwambutsa IV, mort il y a des décennies, se trouve dans une entreprise de pompes funèbres en Suisse. Une nouvelle tombe l’attend au Burundi.

Burundi : le pouvoir arrête ses propres gens… mais sans grands résultats

Certains Burundais se disent menacés par des hommes qui font la pluie et le bon temps à leur guise. Ils sont arrêtés, torturés et même tués, souvent parce qu’ils n’émettent pas sur les mêmes ondes avec le parti au pouvoir, le Cndd-fdd. Parmi les présumés auteurs de ces crimes figurent les policiers qui sont sensés les protéger. Une commission ad hoc avait été créée pour enquêter sur des exécutions extrajudiciaires; quelques-uns sont arrêtés, mais le chemin reste encore long selon les organisations de la société civile.

Burundi : les jeunes du parti au pouvoir dérangent l’opposition politique

Les tensions sont vives entre l’opposition politique burundaise et les jeunes membres du parti au pouvoir Cndd-fdd (Conseil national pour la défense de la démocratie – Force de défense de la démocratie); la première affirme en effet vouloir vivre dans un pays qui la protège et qu’elle peut protéger, tout en accusant la seconde de vouloir se substituer aux agents des forces de sécurité. L’opposition promet ainsi d’entamer d’ici peu une campagne pour contrer leur comportement.

La prison pour avoir dénoncé la corruption au Burundi

Une peine de cinq ans de servitude pénale a été décidée mardi par la cour anti-corruption de Bujumbura au Burundi contre le président de l’ONG Parole et action pour le réveil des consciences et le changement des mentalités (PARCEM). Faustin Ndikumana est accusé d’avoir donné de fausses informations en déclarant que des pots de vins sont exigés pour être embauché au ministère de la Justice. Comme si l’emprisonnement ne suffisait pas, le prévenu et son organisation doivent payer aussi une amande et un dédommagement.

Anniversaire d’un génocide sur fond de controverse

Les Burundais étaient rassemblés, la fin de semaine dernière, pour commémorer les massacres de Bugendana, dans le centre du pays, où plus de 600 personnes ont été assassinées le 20 juillet 1996, victimes de violences interethniques. Les organisations militant en faveur du « plus jamais » appellent le gouvernement à mettre en place la Commission vérité et réconciliation (CVR) et un tribunal spécial pour punir les crimes qui ont endeuillé le pays.