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		<title>AIR : Le Voyage dans la Lune ou la modernité rétro</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 15:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Proulx</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si vous aviez décroché du groupe depuis Moon Safari, alors le Voyage dans la Lune est un bon moyen de renouer avec le duo français inventeur de la French Touch. AIR jongle ici avec l’expérimentation musicale dans une approche organique tout à fait légitime. Cette fois, le duo versaillais nous revient avec la bande sonore du film de Georges Méliès, Le Voyage dans la Lune… paru en 1902. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Xavier PROULX</p>
<p><strong>Si vous aviez décroché du groupe depuis <em>Moon Safari</em>, alors le <em>Voyage dans la Lune </em>est un bon moyen de renouer avec le duo français inventeur de la <em>French Touch</em>. AIR jongle ici avec l’expérimentation musicale dans une approche organique tout à fait légitime. Cette fois, le duo versaillais nous revient avec la bande sonore du film de Georges Méliès, <em>Le Voyage dans la Lune…</em> paru en 1902. </strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8810" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/02/05/air-voyage/air-le-voyage-dans-la-lune/" rel="attachment wp-att-8810"><img class="size-medium wp-image-8810" title="AIR-Le-voyage-dans-la-lune" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/02/AIR-Le-voyage-dans-la-lune-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Pas besoin d’interminables présentations pour apprécier ce groupe de musique électronique. À contre courant avec le phénomène du <em>dance</em> de la fin des années 90, le duo s’est démarqué par l’usage de synthétiseurs anciens savamment mélangés aux couleurs jazz de la basse et du piano. Derrière les personnalités très inhibées de Jean-Benoit Dunckel et Nicolas Godin – ironiquement et respectivement mathématicien et architecte de formation –  est né en 1998 le phénomène de l’album culte <em>Moon Safari</em>; un album magnifiquement humain, mélange d’amour et de désir embrumé. Ils sont depuis l’un des groupes français les plus connus à l’étranger, au même titre que Justice, Phoenix et Daft Punk. Une esthétique musicale excessivement léchée, limite kitch, où les sentiments sont traduits par une synthèse organique et analogique des sons. AIR – Amour, Imagination, Rêve – ou une fascination pour le romantisme et la sensualité toute française.</p>
<p>Mais impossible de parler de la musique sans parler du film. <em>Le Voyage dans la Lune</em> est un film culte en France. Datant de 1902, on le décrit comme étant le premier <em>blockbuster</em> de l’histoire du cinéma. Outre <em>Métropolis</em>, le chef d’œuvre de Fritz Lang, on compare souvent le <em>Voyage</em> comme étant le premier film de science-fiction de l’histoire du cinéma. C’est aussi l’époque où les pellicules étaient coloriées à la main. Or, on croyait perdue à jamais une version particulière du film colorié de la main de Méliès jusqu’à ce que l&#8217;on découvre par hasard une bobine en état de décomposition avancée au début des années 2000. Il aura fallu plus de 10 ans d’attente technologique pour enfin restaurer l’œuvre par ordinateur, image par image. Le film devait ensuite être présenté en grande pompe au festival de Cannes de l’an dernier. Qui d’autre de mieux outillés qu’AIR pour assurer l’habillage sonore de ce film culte, mélange de magie, de théâtre d’ombres et de fête foraine?</p>
<p>En effet, de cet enregistrement résulte un film qui décrivait de façon saisissante le début de la modernité qui caractérisait son époque : une esthétique grandiose et étrange, quoique presque naïve, empruntée au monde imaginaire de Jules Verne. En ce sens, la musique de AIR était tout indiquée pour traduire l’organicité de la pellicule.</p>
<p>Pour Méliès, cet esthétique cinématographique relevait davantage du théâtre que du véritable cinéma. Les acteurs de l’époque sont surtout des comédiens de troupes de théâtre de rues triés sur le volet. Méliès était également réputé pour son usage du trompe-l’œil et des effets spéciaux. Ici, la musique d’AIR agit comme un écrin, conservant le potentiel éphémère d’un art qui se liait beaucoup avec la performance de scène. En ce sens, les pièces sont teintées d’un sentiment d’urgence, d’une organicité et d’une naïveté que nous n’avions pas perçu depuis les tout débuts du groupe. Le grand compositeur de musique de film Ennio Morricone comparait souvent la musique à l’architecture, où le compositeur, comme l’architecte, bâtirait dans l’espace. <em>Le Voyage Dans la Lune</em> résultait de l’esprit de Méliès. Le tour de force d’AIR est d’avoir su construire leur musique dans cet espace imaginaire, à la topographie unique.</p>
<p>Si les titres tels que <em>Moon Fever</em> et <em>Homme Lune</em> renvoient donc à une approche organique des sons, et aux harmonies romantiques d’une grande épopée, les titres comme <em>Décollage</em> ou <em>Parade</em> introduisent en revanche un usage soutenu des percussions dans le répertoire d’AIR. La Lune, c’est le roc, le minéral. Normal donc qu’elle y soit représenté par une sonorité brute et rythmée. En fait, il s’agit probablement ici de l’album aux sonorités les moins «léchées» que le duo nous a pondu jusqu’à présent. Et d’une certaine manière ce manque de polissage nous laisse tantôt euphorique, tantôt sur notre faim tout dépendant des pièces.</p>
<p>Mais dans tous les cas l’audace est au rendez-vous car certains morceaux sont teintés d’une sonorité propre à la musique <em>live</em> et paraissent carrément brut, cacophoniques, limite rock. C’est le cas de la superbe <em>Sonic Armada</em> dont la ligne de basse sous jacente devient obsédante une fois mélangée à un solo de mini Moog complètement endiablé, digne d’un R2D2 sur l’acide. L’orgue Solina caractéristique est bien présent et se superpose à une ligne mélodique traduisant le sentiment de légèreté du début du siècle. <em>Cosmic Trip</em> est également excessivement bien travaillée dans les moindres nuances de percussions électroniques. On est ici digne du «son AIR» bien rond que l’on connaissait.</p>
<p>La plupart des pièces sont des tableaux correspondant à l’univers sensoriel d’une scène particulière du film. Par exemple, l’arpège au piano de <em>Décollage</em> témoigne bien de l’euphorie caractéristique du début de l’ère industrielle. Malheureusement, certaines ambiances ne durent donc que quelques secondes. Certains titres de l’album par le fait même, eux aussi. La tonalité impose alors une certaine envolée lyrique au morceau, et puis plus rien! C’est dommage car on en redemande et ces pièces très courtes nous laissent grandement sur notre faim. Plusieurs bonne idées donc, mais rarement développées à leur juste valeur. Par exemple, <em>Lava</em> démarre sur un thème romantique admirable mais les choses se gâtent malheureusement après la première minute alors que le solo de cithare semble être artificiellement plaqué sur un thème qui n’en avait pas besoin…</p>
<p>Et si le film ne dure que 16 minutes – une éternité pour l’époque – c’est donc dire que le duo avait trop composé. Une fois le sentiment d’urgence passé, certains titres ont été bonifiés et tout le matériel requis était maintenant rassemblé pour former un album. Victoria Legrand du groupe Beach House et les demoiselles d’Au Revoir Simone sont venu prêter main forte. De leur collaboration est née deux pièces chantées. <em>Who am I now</em> ne possède pas d’harmonies, elle est monotone et plate, et ce d’une façon toute assumée. Ça lève davantage du côté de <em>Seven Stars</em> où on perçoit davantage l’esthétique brutaliste et sombre de l’album. La voix éthérée de Victoria Legrand y est pour quelque chose.</p>
<p>Bref, on en retiendra un album riche en sonorités expérimentales, dignes de faire avancer la musique électronique de son temps, mais dont le côté découpé et le manque de cohésion ne lui fera jamais dépasser le cap de la simple bande sonore. En retirant les pièces trop courtes et les collaborations quelque peu fades, il ne reste malheureusement que peu d’histoire à raconter. Mais ce qui y reste demeure d’excellente qualité, à ne point en douter. L’expérimentation, l’audace et la recherche stylistique sont à saluer. Mis à part <em>10 000 Hz Legends</em>, AIR signe ici l’album le plus rock, noir et brut de sa carrière. D’excellents morceaux semblent sortir tout droit de l’espace, dans une célébration de la modernité, aux rythmes galactiques complètement déjantés. Le duo est toujours aussi rêveur. Du grand art.</p>
<p>Le <em>Méliès Estate</em> a donné la permission spéciale au label EMI de commercialiser le film en version restaurée avec la musique originale du groupe dans une édition de luxe strictement limitée à 70 000 exemplaires. Le tout sera disponible dès le 7 janvier sur support DVD ou par le biais exclusif d’iTunes.</p>
<p><em>Le Voyage dans la Lune</em>, bande originale du film restauré de Georges Méliès (Astralwerks) – 4/5</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jw3h-JrsRWg"><img src="http://img.youtube.com/vi/Jw3h-JrsRWg/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jw3h-JrsRWg">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Jesse Mac Cormack, quelques minutes et un micro</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 19:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Robert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Suite au lancement d’un premier album empreint de maturité musicale, vous risquez d’entendre de plus en plus parler de Mak et de son rock à la fois planant et subtil. Pour en apprendre davantage sur le groupe, Pieuvre.ca s’est entretenu avec le fondateur du groupe, Jesse Mac Cormack.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick ROBERT</p>
<p><strong>Suite au lancement d’un premier album empreint de maturité musicale, vous risquez d’entendre de plus en plus parler de Mak et de son rock à la fois planant et subtil. Pour en apprendre davantage sur le groupe, <em>Pieuvre.ca</em> s’est entretenu avec le fondateur du groupe, Jesse Mac Cormack.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_8737" class="wp-caption alignright" style="width: 210px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2012/01/31/jesse-mac-entrevue/mak-2/" rel="attachment wp-att-8737"><img class="size-medium wp-image-8737" title="mak-2" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2012/01/mak-2-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p><em>Mak existe depuis 2007… Comment s’est formé le groupe?</em></p>
<p>JMC : Je suis rentré au Cégep après une année sabbatique, et je cherchais des musiciens, je voulais jouer. J’ai rencontré mon monde là-bas, et on a commencé à jouer ensemble, mais le projet s’est développé à deux niveaux, en groupe, puis moi tout seul. Je compose beaucoup en enregistrant puis en montant à l’ordinateur.</p>
<p><em>Vous livrez une musique hybride qui réunit des influences assez variées. Comment faites-vous l’équilibre entre ces styles différents?</em></p>
<p>JMC : Malgré toutes ces influences-là, je te dirais que quand j’écoute notre musique, je ne trouve pas que c’est dispersé tsé, toute l’énergie est concentrée dans une même chose. Tous les textes qui parlent de l’album disent toujours qu’il y a du jazz, de l’électro, du ci et du ça, mais je trouve qu’il y a quand même un son uniforme.</p>
<p><em>On sent l’esprit rock des années ’70, vous citez dans vos influences Led Zeppelin et Pink Floyd, mais on trouve aussi un son plus moderne et planant, à la Radiohead…</em></p>
<p>JMC : Oui, Radiohead, c’est les rois! Y’a un artiste qui m’a beaucoup marqué dernièrement, c’est James Blake qui a sorti son premier album. Comme ça mélange le rock et l’électro, mais pas trop d’électro, je trouve que son projet est vraiment intéressant, parce qu’ils sont juste trois, pis que c’est vraiment épuré, pis euh… Je sais pas pourquoi je parle de James Blake, mais en tout cas, je l’aime beaucoup (rires)…</p>
<p><em>Comment avez-vous travaillé votre son en studio?</em></p>
<p>JMC : On répète deux fois par semaine depuis deux ans, et comme je disais tantôt, ça aide beaucoup de travailler les tounes à l’ordinateur, parce que j’enregistre les « tracks », pis après ça, je fais ce que je veux avec. Y’a pas de limites, c’est moi qui place comme je veux, donc, quand j’arrive avec les tounes, elles sont déjà faites et tout le monde sait où se mettre. Comme tout le monde a une bonne oreille, c’est facile de se mettre à la bonne place pour faire l’équilibre, justement.</p>
<p><em>Donc, les autres musiciens apportent surtout leur touche au niveau des arrangements et c’est toi qui composes la musique et les textes?</em></p>
<p>JMC : La musique et les textes, ça c’est clair c’est moi. Les arrangements, je te dirais que c’est à peu près 40 pour cent eux autres, 60 pour cent moi. On «jamme», ils apportent des idées, mais c’est moi qui trie après. Quand j’enregistre les gars, ça ne veut pas dire que ça va être ça, souvent, ça se développe dans d’autre chose…</p>
<p><em>Est-ce que vous planifiez des spectacles pour faire la promotion de l’album?</em></p>
<p>JMC : Oui. On n’a pas encore «booké», mais toute l’équipe est en train de planifier ça. On va organiser une tournée de spectacles, c’est sûr, puis probablement tourner à travers le Canada, Osheaga, Canadian Music Week peut-être… On sait pas, on attend encore des réponses, mais oui, on veut sortir de Montréal, ça c’est sûr.</p>
<p><em>Êtes-vous satisfaits de ce premier album?</em></p>
<p>JMC : Ben oui, ça c’est clair! Ça a entièrement été fait chez nous, c’est moi qui a mixé, qui a composé, arrangé, et je trouve ça fou que… Tsé, on n’a pas fait ça avec le gros équipement de Monsieur Millionnaire, fa que, on est vraiment contents du résultat. C’est une autoproduction de A à Z.</p>
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		<title>Femina : le rock de la longue attente</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 14:08:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'album enveloppe, l'album déconcerte, l'album séduit : près de deux ans après sa sortie, le disque Femina de l'artiste d'origine portugaise The Legendary Tigerman arrive enfin en sol canadien, et l'attente en valait la peine. Mélange de blues, de rock et de rock indie, Femina devrait plaire aux amateurs d'un rock éthéré, particulièrement planant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>L&#8217;album enveloppe, l&#8217;album déconcerte, l&#8217;album séduit : près de deux ans après sa sortie, le disque <em>Femina</em> de l&#8217;artiste d&#8217;origine portugaise The Legendary Tigerman arrive enfin en sol canadien, et l&#8217;attente en valait la peine. Mélange de blues, de rock et de rock indie, <em>Femina</em> devrait plaire aux amateurs d&#8217;un rock éthéré, particulièrement planant.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7998" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/12/19/femina-disque/femina/" rel="attachment wp-att-7998"><img class="size-medium wp-image-7998" title="Femina" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/12/Femina-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>De ce cinquième album de Paulo Furtado &#8211; le véritable nom de l&#8217;artiste, qui s&#8217;allie ici à divers autres acteurs du monde musical, tels Peaches, Asia Argento et Rita Redshoes, on extrait une musique brute, quelque chose comme le passage initiatique à travers un temps au sein duquel flottent de lourdes volutes d&#8217;encens. Formant un ensemble de pièces envoûtantes, comme cette reprise lascive de <em>These Boots are Made for Walkin&#8217;</em>, <em>Femina</em> accroche définitivement l&#8217;oreille, et donne l&#8217;impression d&#8217;une musique soigneusement travaillée, sans toutefois faire croire à un perfectionnisme plastique.</p>
<p>Difficile de ne pas retrouver, dans cet album, des influences aussi diverses que Nancy Sinatra (forcément), les Black Keys, voire les Raveonettes, les White Stripes&#8230; aux notes de guitare basse agressives, on ajoute un zeste de guitare sale, des mélodies parfois lancinantes, parfois survoltées. Bref, un petit plaisir musical qu&#8217;on savoure sans modération en format numérique.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9BOuDugqRks"><img src="http://img.youtube.com/vi/9BOuDugqRks/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9BOuDugqRks">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Musique &#8211; Les ondes sonores vagabondes</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2011/12/16/claire-denamur/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 16:43:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L'album a atterri ici au début octobre; sur la pochette anonyme, une femme, vêtue de noir, est agenouillée, les mains sur les cuisses, le regard dans le vague. De cette image froide, distante, la chanteuse franco-américaine Claire Denamur, avec son disque Vagabonde, offre pourtant une musique chaude, quelque peu lourde d'un folk et d'un rock puissants par moments.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>L&#8217;album a atterri ici au début octobre; sur la pochette anonyme, une femme, vêtue de noir, est agenouillée, les mains sur les cuisses, le regard dans le vague. De cette image froide, distante, la chanteuse franco-américaine Claire Denamur, avec son disque <em>Vagabonde</em>, offre pourtant une musique chaude, quelque peu lourde d&#8217;un folk et d&#8217;un rock puissants par moments.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7944" class="wp-caption alignright" style="width: 234px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/12/16/claire-denamur/claire-denamur-2/" rel="attachment wp-att-7944"><img class="size-medium wp-image-7944" title="Claire-Denamur" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/12/Claire-Denamur-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Avec cette seconde galette complète &#8211; Mme Denamur a également fait paraître deux <em>EP</em>, la jeune chanteuse exerce de nouveau sa voix avec un plaisir non feint, le tout accompagné à la guitare qu&#8217;elle manie sans coup férir. Pour cette <em>Vagabonde</em>, donc, elle poursuit l&#8217;exploration des possibilités de la folk mélangée à la musique française traditionnelle, le tout avec un soupçon de rock qui se laisse découvrir avec plaisir.</p>
<p>On commence en douceur avec <em>Rien de moi</em>, pièce triste comme un après-midi d&#8217;automne froid et morne. Parfait, donc, pour ce mois de décembre se prenant pour un mois d&#8217;octobre sur le tard. Changement de régime, ensuite, pour <em>Bang bang bang</em>, aux accents de vieux rock américain couvert de poussière après un trop long voyage sur la Route 66.</p>
<p>Et ça se poursuit tout au long des 11 chansons : on alterne balades et pièces plus solides, y compris des pièces en anglais, une langue que la chanteuse de 27 ans manie très bien.</p>
<p>Parfait deuxième effort, donc, pour Claire Denamur. Ne reste plus qu&#8217;à attendre le troisième.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=THivlpSqyWM"><img src="http://img.youtube.com/vi/THivlpSqyWM/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=THivlpSqyWM">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>The Black Keys débridés avec El Camino</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 17:45:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Est-il vraiment nécessaire de présenter à nouveau le groupe The Black Keys? Le duo de blues et de rock américain, originaire de l'Ohio, déverse depuis une décennie un torrent de musique accrocheuse, bigarrée et mordante. Alors que l'album El Camino atterrit mardi dans les bacs des disquaires, la formation musicale prouve une nouvelle fois que la musique venant des tripes a encore de beaux jours devant elle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Est-il vraiment nécessaire de présenter à nouveau le groupe The Black Keys? Le duo de blues et de rock américain, originaire de l&#8217;Ohio, déverse depuis une décennie un torrent de musique accrocheuse, bigarrée et mordante. Alors que l&#8217;album <em>El Camino</em> atterrit mardi dans les bacs des disquaires, la formation musicale prouve une nouvelle fois que la musique venant des tripes a encore de beaux jours devant elle.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7756" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/12/06/black-keys-el-camino/the-black-keys-el-camino/" rel="attachment wp-att-7756"><img class="size-medium wp-image-7756" title="THE-BLACK-KEYS-EL-CAMINO" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/12/THE-BLACK-KEYS-EL-CAMINO-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Le rythme est sans pitié : après une série de très bons albums, dont l&#8217;excellent <em>Brothers</em>, paru tout juste l&#8217;an dernier, The Black Keys n&#8217;avait pas d&#8217;autre choix que de rehausser la barre. En fait, le guitariste Dan Auerbach et le batteur Patrick Carney sont sur une lancée, avec un troisième album depuis 2008 et le disque <em>Attack and Release</em>.</p>
<p><em>El Camino</em>, donc, avec ses photos de minifourgonnettes familiales aux flancs décorés de faux bois, alors que l&#8217;on imagine les membres du groupe jouer dans un sous-sol au tapis effiloché, les amplis faisant soulever un petit nuage de poussière tandis que les câbles avoisinent les bouteilles de bière. Voilà, en fait, la musique des Black Keys : lourde, sauvage, puissante, sans artifice inutile.</p>
<p>Comme les White Stripes avant leur séparation et avec un petit air du Black Rebel Motorcycle Club, les Black Keys présentent donc un nouvel album un peu plus sombre, moins blues que rock ou même hard rock. Bref, une créature musicale que les amateurs devraient apprécier à de multiples reprises.</p>
<p>Le tout commence sur les chapeaux de roues, avec <em>Lonely Boy</em>, le premier extrait qui tourne depuis quelques temps à la radio et sur Internet; du rock agressif, mordant, qui donne l&#8217;impression que le duo laisse tomber les faux-semblants et jouent du rock tel qu&#8217;ils l&#8217;entendent.</p>
<p>Chapeau particulièrement au morceau <em>Little Black Submarines</em>, tout en finesse dans sa première partie, avant que les haut-parleurs ne tonnent et que les décibels ne se déversent.</p>
<p><em>El Camino</em>, en fait, est un peu ça : un vernis de civilité qui s&#8217;écaille heureusement bien vite pour offrir une bonne dose de rock et de blues à la patine un peu usée. Pas d&#8217;artifices, pas de fioritures, simplement de la musique qui évoque un faisceau de lumière d&#8217;un projecteur tombant sur le front en sueur d&#8217;un musicien au milieu d&#8217;un solo de guitare, ou la vibration envoûtante d&#8217;un caisson de basse qui tonne, voire le bruit étouffé d&#8217;une cymbale sur laquelle cogne une baguette de batteur.</p>
<p>The Black Keys sera d&#8217;ailleurs en concert à Montréal le 13 mars 2012 au Centre Bell, avec la formation britannique Arctic Monkeys en première partie. Les billets seront en vente samedi le 10 décembre à midi.</p>

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		<title>Rentrée réussie pour Steve Hill</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 15:26:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est venu, il a joué, et les murs ont tremblé. L'artiste québécois Steve Hill a débarqué jeudi soir en grand sur la scène de l'Astral dans le cadre de sa rentrée montréalaise, et l'opération a été un succès : en compagnie de ses musiciens et amis, ce spécialiste du blues et du rock a servi une bonne dose de musique électrisante, preuve que l'homme est bien loin d'être fatigué, même après six albums. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Il est venu, il a joué, et les murs ont tremblé. L&#8217;artiste québécois Steve Hill a débarqué jeudi soir en grand sur la scène de l&#8217;Astral dans le cadre de sa rentrée montréalaise, et l&#8217;opération a été un succès : en compagnie de ses musiciens et amis, ce spécialiste du blues et du rock a servi une bonne dose de musique électrisante, preuve que l&#8217;homme est bien loin d&#8217;être fatigué, même après six albums.</strong></p>
<div id="attachment_7671" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/12/02/steve-hill-concert/stevehillastral/" rel="attachment wp-att-7671"><img class="size-medium wp-image-7671" title="SteveHillAstral" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/12/SteveHillAstral-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Hugo Prévost / Pieuvre.ca</p></div>
<p>C&#8217;était d&#8217;ailleurs pour présenter le plus récent d&#8217;entre eux, <em>Whiplash Love</em>, que Steve Hill s&#8217;en est donné à coeur joie pour reprendre bon nombre de ses pièces rock, faisant résonner les murs de la salle de spectacle. Distorsion, jeux de lumière, solos&#8230; Steve Hill était là pour faire plaisir à son public, et il l&#8217;a fait le sourire aux lèvres.</p>
<p>Outre un bon nombre de titres rock et issus d&#8217;une mouvance que l&#8217;on peut qualifier de hard blues, les spectateurs ont également eu droit à un passage en solo, guitare acoustique à la main, alors que Steve Hill explorait davantage son côté balades, d&#8217;ailleurs très présent sur son dernier album. Preuve, s&#8217;il en était nécessaire, que l&#8217;artiste sait manier aussi bien les décibels que les notes douces.</p>
<p>Retour ensuite des musiciens, et c&#8217;est reparti pour du rock endiablé, pour le plus grand bonheur des spectateurs et des photographes de presse. Steve Hill et son groupe dégagent une telle énergie que c&#8217;en est à se demander pourquoi il n&#8217;a pas plutôt choisi le Métropolis ou le Club Soda que l&#8217;Astral. Pas que cette dernière soit une mauvaise salle, loin de là, mais le musicien serait certainement capable de remplir une salle plus grande.</p>
<p>Conclusion parfaite du concert, d&#8217;ailleurs, avec <em>Won&#8217;t Get Fooled Again</em>, du groupe britannique The Who en ultime rappel. Décidément, il aura fallu bien du temps avant la consécration de ce Steve Hill. Ne reste plus qu&#8217;à rattraper le temps perdu.</p>
<p><em>Voyez également notre entrevue avec Steve Hill, <a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/28/steve-hill/">disponible en nos pages</a>.</em></p>
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		<title>Balade tripative à Lyon avec Yes</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 21:55:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Oh, qu'est-ce que ceci? Tiens donc, un album de Yes en concert à Lyon. Après Fly From Here, paru l'été dernier - mais enregistré en 2009 -, ce In the Present Live From Lyon se décline sous la forme de deux disques qu'il fait bon écouter et d'un documentaire sur DVD qu'il fait bon regarder. Un petit grand plaisir musical, donc, à l'aube de la saison froide.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Oh, qu&#8217;est-ce que ceci? Tiens donc, un album de Yes en concert à Lyon. Après <em>Fly From Here</em>, paru l&#8217;été dernier &#8211; mais enregistré en 2009 -, ce <em>In the Present Live From Lyon</em> se décline sous la forme de deux disques qu&#8217;il fait bon écouter et d&#8217;un documentaire sur DVD qu&#8217;il fait bon regarder. Un petit grand plaisir musical, donc, à l&#8217;aube de la saison froide.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7644" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/30/yes-lyon/yes-live/" rel="attachment wp-att-7644"><img class="size-medium wp-image-7644" title="yes-live" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/yes-live-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>Yes ne change pas à travers les décennies, et il s&#8217;agit d&#8217;un grand avantage en leur faveur. D&#8217;autres groupes originaires des années 1970 &#8211; et même 1960, si l&#8217;on pense à Deep Purple, tentent de défrayer de nouveaux sentiers musicaux pour parfois se casser les dents sur l&#8217;art du renouvellement musical. Difficile, de toute façon, d&#8217;améliorer un style musical aussi riche que celui des grands groupes thématiques des années du rock psychédélique.</p>
<p>Couleurs éclatées, style fantaisiste, le boîtier du coffret donne déjà le ton de l&#8217;album en concert. Sur les disques, des classiques tels que <em>I&#8217;ve Seen All Good People</em> et <em>Owner of a Lonely Heart</em>, mais également des pièces plus atmosphériques, plus tripatives. <em>Machine Messiah</em>, entre autres, fait particulièrement planer.</p>
<p>Le tout est enregistré dans une ambiance intime &#8211; enregistré devant public, préciseront les petits plaisantins. Pas d&#8217;immense foule, mais des mélomanes qui apprécient la bonne musique. Un auditoire conquis, certes, mais qui se faire bercer par les accords de guitare et les mélodies très <em>seventies</em>. Pourquoi, en effet, changer une formule qui marche? Pour les puristes, on notera que le chanteur est déjà Benoît David, ce Québécois qui a remplacé le mythique Jon Anderson depuis 2008.</p>
<p><em>In the Present</em>, donc, est à se procurer, surtout si vous aviez manqué le passage du groupe en terre canadienne lors du début de la tournée. À vos platines, Yes fera décoller vos synapses.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=M1CVUbp562c"><img src="http://img.youtube.com/vi/M1CVUbp562c/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=M1CVUbp562c">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Le blues et le rock façon Monkey Junk</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2011/11/24/monkey-junk-concert/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 20:03:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que Montréal était plongée mercredi sous sa première vraie couche de neige de l'année, l'ambiance régnant à l'intérieur de l'Astral, tout près du Quartier des spectacles, était bien loin du froid de l'hiver. Le groupe canadien Monkey Junk était de retour sur les planches montréalaises, histoire de faire à nouveau vibrer les murs après un passage remarqué lors du dernier Festival de jazz.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Alors que Montréal était plongée mercredi sous sa première vraie couche de neige de l&#8217;année, l&#8217;ambiance régnant à l&#8217;intérieur de l&#8217;Astral, tout près du Quartier des spectacles, était bien loin du froid de l&#8217;hiver. Le groupe canadien Monkey Junk était de retour sur les planches montréalaises, histoire de faire à nouveau vibrer les murs après un passage remarqué lors du dernier Festival de jazz.</strong></p>
<div id="attachment_7522" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/24/monkey-junk-concert/monkeyjunkconcert-large/" rel="attachment wp-att-7522"><img class="size-medium wp-image-7522" title="MonkeyJunkConcert (Large)" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/MonkeyJunkConcert-Large-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Valérie Langlois / Pieuvre.ca</p></div>
<p>Ils sont entrés en scène comme ça, tout bonnement, dans un Astral à l&#8217;étage supérieur malheureusement fermé, ont empoigné leurs instruments et ont commencé à jouer. Pas de fioritures, pas de première partie, juste du blues, du boogie, du folk et du rock pour le plus grand plaisir des amateurs.</p>
<p>Il est étonnant de constater que le trio &#8211; Matt Sobb à la batterie, Steve Marriner à la basse, au clavier, à l&#8217;harmonica et au chant, et l&#8217;excellent Tony D à la guitare électrique et acoustique &#8211; ait déjà atteint un tel niveau de maîtrise de leur art. Monkey Junk n&#8217;en est qu&#8217;à son second album, après tout. <em>To Behold</em>, le disque en question, était excellent, mais les trois compères semblent véritablement libérer l&#8217;ensemble de leur énergie musicale sur scène.</p>
<p>Outre les pièces tirées de leur plus récent disque, Monkey Junk a récité quelques chansons de son premier opus, sans oublier des classiques du genre. Bref, de la bonne musique qui coule bien, que ce soit avec un verre ou non. Avec un peu de chance, le trio d&#8217;Ottawa reviendra prochainement à Montréal. Qui aurait cru qu&#8217;une formation si endiablée pouvait provenir de la capitale fédérale?</p>
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		<title>Mâchoires grandes ouvertes sur la musique</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 22:46:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Both Ways Open Jaws est un disque bizarre; aussi bizarre, en fait, que le groupe derrière l'album, The Do. Originaire de France et de Finlande, ce groupe de musique établit à Paris verse dans le folk rock et la musique indie. Rien d'étonnant, alors, à ce que ce nouvel opus emporte les audiophiles dans un étrange voyage sonore mêlant styles, interprétations et inspirations.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong><em>Both Ways Open Jaws</em> est un disque bizarre; aussi bizarre, en fait, que le groupe derrière l&#8217;album, The Do. Originaire de France et de Finlande, ce groupe de musique établit à Paris verse dans le folk rock et la musique indie. Rien d&#8217;étonnant, alors, à ce que ce nouvel opus emporte les audiophiles dans un étrange voyage sonore mêlant styles, interprétations et inspirations.</strong></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_7502" class="wp-caption alignright" style="width: 310px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/23/the-do/the-do-album/" rel="attachment wp-att-7502"><img class="size-medium wp-image-7502" title="the-do-album" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/the-do-album-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
</div>
<p>On ne sait guère trop par quel extrémité aborder l&#8217;album. Certes, les plus malins d&#8217;entre vous souligneront que le disque est de toute façon circulaire, mais là n&#8217;est point la question. Le duo composé d&#8217;Olivia Merilahti et de Dan Levy &#8211; accompagnés de divers musiciens en fonction des albums &#8211; offre une épopée musicale hors de l&#8217;ordinaire, mais qui pourrait aussi en dérouter plus d&#8217;un.</p>
<p>Tout commence simplement avec une douce pièce pop, <em>Dust if Off</em>, qui permet d&#8217;apprécier la beauté de la voix fragile de la chanteuse. Saupoudrez d&#8217;un peu de musique électronique, de folk, d&#8217;indie-rock, de rock alternatif, et vous n&#8217;aurez à peine qu&#8217;un bref aperçu de la diversité des genres musicaux abordés ici par le groupe sur son troisième album.</p>
<p>À titre de comparaison, <em>Both Ways Open Jaws </em>pourrait sans problème se retrouver sur la bande sonore du film <em>500 Days of Summer</em>. La musique caresse mais vient également surprendre &#8211; et ce très agréablement. Les arrangements ont également le pouvoir de déranger, de déboussoler.</p>
<p>The Do, avec ce troisième disque, offre un objet musical pas tout à fait identifié. Le genre d&#8217;album qui nécessite de nombreuses écoutes pour bien en saisir toutes les subtilités. Et on ne pourrait s&#8217;en plaindre.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=nGsTi05YPms"><img src="http://img.youtube.com/vi/nGsTi05YPms/2.jpg"></a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=nGsTi05YPms">Click here</a> to view the video on YouTube.</p>

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		<title>Soirée de clôture endiablée à M pour Montréal</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 15:24:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Proulx</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pieuvre.ca a fait un saut au Métropolis, samedi soir, où se tenait l’événement de clôture du Festival M pour Montréal. Ce fut l’occasion pour plusieurs des artistes présents ce soir là de d'offrir en exclusivité du nouveau matériel à paraître au printemps. Encore une fois, la formule était des plus concentrée; nous avions droit à l’habituel trente minutes par groupe présent sur scène. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Xavier PROULX</p>
<p><strong><em>Pieuvre.ca</em> a fait un saut au Métropolis, samedi soir, où se tenait l’événement de clôture du Festival M pour Montréal. Ce fut l’occasion pour plusieurs des artistes présents ce soir là de d&#8217;offrir en exclusivité du nouveau matériel à paraître au printemps. Encore une fois, la formule était des plus concentrée; nous avions droit à l’habituel trente minutes par groupe présent sur scène. </strong></p>
<div id="attachment_7435" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://www.pieuvre.ca/2011/11/21/cloture-montreal/karkwa-m-pour-montreal/" rel="attachment wp-att-7435"><img class="size-medium wp-image-7435" title="Karkwa - M pour Montréal" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2011/11/Karkwa-M-pour-Montr%C3%A9al-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le groupe Karkwa. Photo : Xavier Proulx / Pieuvre.ca</p></div>
<p><em>Pieuvre.ca</em> est arrivée au Métropolis juste à temps pour entendre Ariane Moffatt qui délaissait le cloitre de son studio pour venir roder des nouvelles pièces – en anglais cette fois! Ce volet anglophone de la chanteuse dont la réputation n’est plus à faire coule bien sur scène. Certaines envolées vocales sont très intéressantes et la tonalité fait parfois penser à Béatrice Boniffasi. Alternant entre anglais et français, ce nouveau matériel électro-dansant était présenté à la manière d’un showcase exclusif. L’album sortira au printemps et on peut déjà lui prédire un brillant avenir.</p>
<p>Sans avoir le temps de souffler, la bombe de scène que constitue la formation Random Recipe a déballé son matériel plus vite qu’il en fallait pour réveiller la foule. Cette fusion très floue entre trip-hop/électro/hip-hop passe bien tellement l’expressivité scénique de Frannie Holder nous capture et suscite l’admiration.</p>
<p>Le clou de la soirée aura sans contredit eu lieu dans la sublime performance de Galaxie. Non content de s’être classé parmi les 10 finalistes du prestigieux prix Polaris, Galaxie a séduit la foule grâce à son rock garage sans prétention aux accords de graves bien sentis. Les voix demeuraient malheureusement peu perceptibles à travers ce mur de distorsion qui est venu enflammer la soirée. Il n’en demeure pas moins que le subtil clin d’œil aux Doors – avec ses arpèges à l’orgue continental – de même que les progressions de la guitare, dignes d’un garage des années 70, nous prouvent que le Québec n’a rien à envier à la scène rock actuelle. Un air délicieusement rétro qui collait parfaitement avec la thématique humoristique du festival d’hier soir: M pour Moustache – car plusieurs artistes présent hier appuyaient le mouvement <em>Movember</em>! Il faudra définitivement surveiller Galaxie, ne serais-ce que pour réentendre la dernière pièce, composée d’un cœur féminin, aux sonorités grandioses.</p>
<p>Quant à Karkwa, il était de retour à la maison après un été riche en voyage jusque dans un festival musical en Islande. Après leur passage au méga-concert gratuit d’Arcade Fire, c’était l’occasion de les revoir dans une enceinte plus contrôlée. Le groupe n’a pas déçu et a livré efficacement la marchandise avec ses plus grands tubes tel que <em>Le Pyromane</em>. Après six chansons, il était déjà temps de quitter le Métropolis, la foule ayant été conviée à la dernière édition du M pour minuit et à l<em>’afterparty</em> officiel mettant en scène un DJ set des membres de Misteur Valaire. Karkwa sera de retour en concert le 17 décembre au Métropolis.</p>
<p>Le groupe Galaxie :<br />
<iframe src="http://player.vimeo.com/video/26642986?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" frameborder="0" width="400" height="225"></iframe></p>
<p><a href="http://vimeo.com/26642986">Galaxie / Métropolis 2011</a> from <a href="http://vimeo.com/c4">C4</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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