Après le « non-film »
Dans son article Le cinéma et l’exploration, André Bazin applaudissait Kon-Tiki, le documentaire de 1950, en disant qu’il « est admirable et bouleversant. […] parce que sa réalisation s’identifie absolument avec l’action qu’il relate si imparfaitement ». Il disait aussi que « Kon-Tiki est le plus beau des films mais [qu’]il n’existe pas! Comme des ruines dont quelques pierres émoussées suffisent à faire lever les architectures et les vestiges d’une œuvre virtuelle dont on ose à peine rêver».