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Après le « non-film »

Dans son article Le cinéma et l’exploration, André Bazin applaudissait Kon-Tiki, le documentaire de 1950, en disant qu’il « est admirable et bouleversant. […] parce que sa réalisation s’identifie absolument avec l’action qu’il relate si imparfaitement ». Il disait aussi que « Kon-Tiki est le plus beau des films mais [qu’]il n’existe pas! Comme des ruines dont quelques pierres émoussées suffisent à faire lever les architectures et les vestiges d’une œuvre virtuelle dont on ose à peine rêver».

Festival Vues d’Afrique, c’est parti!

Vendredi soir s’ouvre le 29e Festival Vues d’Afrique. Dix jours sous le signe du cinéma africain avec en fil rouge un hommage à la cinéaste franco-camerounaise Osvalde Lewat.

Retour sur la Terre du Milieu avec The Hobbit: An Unexpected Journey

Ceux et celles qui n’ont pas eu l’occasion de voir The Hobbit: An Unexpected Journey au cinéma peuvent maintenant le faire dans le confort de leur foyer, puisque le film est disponible dès mardi en format Blu-ray et DVD.

Docville – L’idéologie, trame sous-jacente du cinéma

Qu’ont en commun le film Jaws et les efforts de propagande filmée du régime nazi? La réponse se trouve peut-être dans la musique de Rammstein… Toujours aussi en forme et en verve, le philosophe slovène Slavoj Zizek, à l’accent si particulier, explore une deuxième fois les liens entre le cinéma et l’idéologie dans The Pervert’s Guide to Ideology, présenté ce jeudi à 19h au Cinéma Excentris, dans le cadre de la série de documentaires Docville.

The Pirate Bay – Des « pirates » pas toujours devant le clavier

Alors que les grandes compagnies de films, de musique et de livres, entre autres produits de consommation, se précipitent sur Internet pour tenter d’y établir un modèle d’affaires viable, la question du piratage demeure centrale dans l’évolution du web et de sa réglementation. Dans un documentaire lancé vers la fin de la semaine dernière, l’équipe de Pirate Bay, le plus important site de partage de fichiers en poste à poste de la planète, tente de lever le voile sur les tribulations de ses fondateurs, et sur les hoquets sécuritaires d’une industrie culturelle aux abois.

Fire Emblem Awakening: tactique et fantastique

Il n’est pas nécessaire de connaître la franchise Fire Emblem pour apprécier Awakening, puisque le plus récent chapitre de ce RPG axé sur la stratégie constitue l’un des meilleurs jeux présentement disponible pour la console 3DS.

Game Change (Blu-Ray): de la téléréalité politique à la fiction

Maintenant disponible en Blu-ray et DVD, Game Change, du réalisateur Jay Roach donne un accès privilégié aux coulisses de la campagne présidentielle de John McCain en 2008, et lève surtout le voile sur sa célèbre colistière, Sarah Palin.

Amour, plus récent film de Michael Haneke

Amour, dernier film du cinéaste autrichien Michael Haneke (La Pianiste, 2001, Le ruban blanc, 2009), Palme D’or du 65e festival de Cannes et cinq fois nominé aux Oscars, renvoie, telle une gifle, cette dureté imprégnée de force et de chaleur que doivent ressentir deux amoureux en fin de vie devant l’agonie et la mort imminente.

Django Unchained: plaisir sanglant

Quentin Tarantino est un réalisateur qui s’assume. Mieux, même, il excelle lorsqu’il s’agit de mélanger cinéma de genre, humour et bain de sang. Django Unchained, dans la lignée de son précédent long-métrage Inglorious Basterds, n’échappe pas à l’étau de sa formule gagnante. Mais attention, cœurs sensibles… vous aurez été prévenus.

La délicatesse: entre drame et comédie sans fondement

La délicatesse s’inscrit dans cette tendance du cinéma français d’adapter des romans à succès ayant le don de décevoir la majorité des lecteurs desdits romans. Vendus à 700 000 exemplaires, le livre La délicatesse s’est avéré être un très bon produit commercial. Il faut croire que l’auteur David Foenkinos est avide de titre et de reconnaissance pour avoir souhaité réaliser le film avec son frère Stéphane.

Hitchcock – Une comédie déguisée en « biopic »

Alfred Hitchcock est l’un de ces réalisateurs dans la lignée des Orson Welles de ce monde dont l’image et la personnalité ont surpassé leur filmographie pourtant déjà en elle-même légendaire. Conscient de son potentiel « star » et de sa valeur, Hitch – comme on le surnommait – savait comment se vendre et se faire voir, faisant de lui une icône immortelle du cinéma. Il était donc normal qu’Hollywood, friand de biopics, rende hommage à l’exubérant personnage à travers un long-métrage. Mais attention: Hitchcock de Sasha Gervasi n’est pas un film biographique comme les autres. Délaissant le mythe pour s’attaquer à l’homme, la trame narrative préfère traiter d’une histoire plutôt que de mettre le réalisateur sur un piédestal. Résultat intéressant, mais pas forcément parfait.

Anna Karénine – Lorsque théâtre et Russie impériale se rencontrent

Joe Wright, le maître des mélodrames en costume, est de retour! Toujours muni de sa plus belle arme – l’actrice Keira Knightley – le Britannique nous présente sa version du classique de Tolstoï, Anna Karénine. Amours impossibles, robes luxuriantes, fin tragique… tous les pré-requis du genre sont réunis en grande fanfare pendant plus de deux heures. À la différence près que Wright y ajoute une nouvelle variable assez originale: l’utilisation du monde théâtral pour raconter son histoire.

Cinemania – Au galop: au-delà de l’amour et de la mort, la vie

Émilie Plante @EmilieJolie Très actif comme acteur de théâtre et de cinéma, Louis-Do de Lencquesaing est passé derrière la caméra [...]

Cinemania – Mobile Home, le chez-soi… près de chez soi

Que faire lorsque votre vie semble tourner en rond, que vos 30 ans sont bien sonnés, et que l’avenir est bouché à l’horizon – ou, pire encore, désespérément vide? Si vous avez répondu acheter une roulotte et tenter de partir à l’aventure, ​Mobile Home​, projeté dans le cadre du Festival Cinemania, est pour vous. Dans le cadre du ​Focus belge​, ce long-métrage de François Pirot exploite une facette peu usitée du ​road movie​, pour un résultat à tout le moins intéressant.

House of Dark Shadows en Blu-ray: les liens du sang

Bien avant l’adaptation signée par Tim Burton, un long-métrage inspiré de la série culte Dark Shadows a vu le jour en 1970. Les cinéphiles peuvent enfin découvrir ce classique mettant en vedette les artisans originaux, grâce à la version restaurée disponible en Blu-ray.

FNC – Camille redoublera

Jouissant d’un excellent accueil en France depuis la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, Camille redouble, de l’actrice et réalisatrice Noémie Lvovsky, fût le film de clôture de cette 41e édition du Festival du nouveau cinéma. L’air de rien, dans un genre maintes fois visité emprunté au cinéma hollywoodien, et sous ses faux airs cabotins, le film, à la fois imprégné de sagesse et d’insouciance, aborde une multitude de sujets plus denses. Camille Redouble est cette quête louvoyante vers un avenir meilleur dans un passé désormais incertain.

FNC – L’Histoire de Pi, de la plume à l’écran

Alors que la 41ème édition du Festival du nouveau cinéma s’achèvait officiellement ce dimanche, les amateurs de bon cinéma (et de nouveautés) en ont eu pour leur argent avec la présentation spéciale de L’Histoire de Pi. C’est en effet les Montréalais qui auront eu le plaisir de découvrir samedi le tout nouveau film d’Ang Lee en première mondiale – rien de moins – et en présence de l’auteur qui a imaginé l’histoire: Yann Martel. Le film avait été auparavant présenté au New York Film Festival, mais pas dans sa version finale et définitive, qui a été terminée mardi dernier.

FNC – Si le terrorisme m’était conté

La nuit du 16 mai 2003, cinq attentats terroristes ont secoué la ville de Casablanca, faisant un total de 41 morts et une centaine de blessés. À l’origine de ces attentats? De jeunes islamistes radicaux âgés entre 20 et 25 ans, tous originaires du même bidonville en périphérie de la métropole. Les chevaux de Dieu s’inspire de ces faits pour raconter l’histoire de quatre d’entre eux. Réalisé par Nabil Ayouch, le film est une adaptation cinématographique du roman de Mahi Binebine, Les étoiles de Sidi Moumen.

FNC – Famille respectable ou famille corrompue?

Qu’obtenons-nous lorsque nous mélangeons drame familial et critique sociale? Une Famille respectable, premier film de fiction pour Massoud Bakhshi, réalisateur iranien issu du monde du documentaire. Après avoir causé la surprise à Cannes où il était en compétition pour la Caméra d’or (meilleur premier film), c’est maintenant au FNC de dévoiler aux Montréalais cette œuvre surprenante.

FNC – La vie des immigrants, un film à la fois

L’herbe est-elle plus verte ailleurs? Celle des États-Unis l’est certainement, si on la compare aux vallées pauvres et arides du Mexique. C’est également ce qu’a semblé pensé le personnage principal d’Aquí y allá (littéralement « Ici et là-bas »), qui s’y est envolé pour tenter de subvenir aux besoins de sa femmes et de ses deux enfants, pour finalement revenir au pays presque bredouille. Antonio Mendez Esparza raconte l’histoire ordinaire de cet homme ordinaire de façon sobre et réaliste, nous plongeant au cœur d’un petit village mexicain où les temps sont durs et les emplois rares, mais où la vie continue malgré tout.

FNC – À perdre la raison… ou presque

Pour son plus récent long-métrage, le Belge Joachim Lafosse s’inspire librement d’un fait-divers macabre ayant secoué son pays quelques années auparavant. À Perdre la raison raconte en effet les événements qui mènent une mère de famille ordinaire à commettre le pire des crimes : un quadrifanticide. Pour donner vie à cette mère? Émilie Dequenne, une actrice belge ayant déjà été récompensée deux fois plutôt qu’une au festival de Cannes. Face à elle: Tahar Rahim (nul autre que le prophète de Jacques Audiard). Avec un sujet aussi percutant et des interprètes aussi solides, le film partait déjà avec une bonne longueur d’avance… Mais au final pourtant, il convainc sans pour autant nous surprendre.

FNC – Ces histoires qu’on aime

Sarah Polley compte plusieurs cordes à son arc: successivement comédienne, productrice, scénariste, réalisatrice, elle est entre-autres la Elise de Mr. Nobody (Jaco Van Dormael, 2010). On lui doit ne serait-ce qu’Away from Her (2007), ou encore Don’t Think Twice (1999), histoire s’intéressant curieusement à la moralité lorsqu’un homme devait choisir entre amour et famille. Le parallèle avec son dernier né Stories We Tell n’est pas indispensable, mais reste d’une cocasserie toute particulière, comme le très touchant et très nuancé documentaire, présenté le 12 octobre dernier au cinéma Impérial dans le cadre du Festival du nouveau cinéma, où il est présentement en compétition, est effectivement imprégné en ce même sens. Ici, la réalité surpasse la fiction, se logeant au cœur de l’intimité de Polley, à la source même de sa conception…

FNC – Quand rédemption rime avec whisky

La part des anges, c’est cette quantité d’alcool perdue naturellement lors du vieillissement du whisky en fût. C’est également le titre du nouveau long-métrage du Britannique Ken Loach, présenté à Montréal dans le cadre du Festival du nouveau cinéma quelques mois après Cannes, où il y a remporté le prix du Jury.

Mars et Avril, un nouvel écueil pour la science-fiction québécoise

Il y a de ces genres cinématographiques que l’on approche qu’avec prudence. Dans le milieu du cinéma québécois, la science-fiction, pratiquement oubliée, tout juste à côté du cinéma d’horreur, fait école; budgets souvent élevés, scénarios se devant d’être suffisamment tarabiscotés pour dépayser, concepts sortant de l’ordinaire… La SF est un domaine à prendre avec des pincettes, et la frontière est parfois mince entre un chef-d’oeuvre et un navet. Malheureusement pour ​Mars et Avril​, du réalisateur Martin Villeneuve, ce long-métrage d’anticipation fait trop la part belle aux visuels, sans suffisamment s’attarder sur le scénario ou l’interprétation.

Queen of the Damned en Blu-Ray: la soif de reconnaissance du vampire

Basé sur les écrits d’Anne Rice, Queen of the Damned n’a pas eu le succès escompté lors de sa sortie initiale en 2002. Dix ans plus tard, la réédition Blu-Ray permet de revisiter ce film gothique qui possède ses points forts, mais qui ne rend pas complètement justice aux romans dont il s’inspire.

Planet of Snail: éloge de l’adaptation

L’humanité a parfois de drôles de façons de se manifester. Avec le documentaire ​Planet of Snail​, présenté ce jeudi au cinéma Excentris dans le cadre de la série de projections Docville (rattachée aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, RIDM), le réalisateur Seung-jun Yi explore délicatement et poétiquement l’univers de deux personnes que rien ne semblait rapprocher, mais dont les handicaps respectifs ont permis l’union.

Après la neige, tu seras un homme

Après la neige premier film de Paul Barbeau, ancien président chez NúFilms et producteur prolifique chez Reprise Films (Demain, Jo pour Jonathan, Roméo Onze), signe ici une œuvre fragile, conçue sous le signe de l’urgence, d’un besoin brûlant à exprimer. Fragilité dans la douceur et la langueur touchante des propos abordés, fragilité également face à plusieurs maladresses évidentes nous heurtant elles aussi. Après la neige reste un film sincère aux relents mélancoliques et à l’esthétique chaude au fini vintage évoquant quelque peu les années 1970.

Dredd 3D – Le casque

Silverster Stallone, quel grand acteur! Non? Bon, j’exagère peut-être un peu, mais après avoir vu Dredd 3D, j’ai beaucoup remis en question mon mépris pour le jeu de l’acteur ayant incarné le juge en 1995.

Le plus simple appareil

Le pouvoir. Objet de désir, but, fin ou moyen. Ce pouvoir qu’on a, celui qu’on veut, celui qu’on ne voit pas, celui que d’autres ont sur nous. Boucler la boucle de la tétralogie du pouvoir avec Faust, le dernier chef d’œuvre Alexandre Sokourov ou la saga du pouvoir et de ce corps qui ne peut pas le posséder, mais qui finit par se faire posséder par lui.

Samsara, l’instant d’éternité humaine immortalisé sur pellicule

L’objectif était plus qu’ambitieux: prendre un cliché cinématographique de l’espèce humaine. Pour Ron Fricke, toutefois, ce défi avait des airs de déjà-vu. Le réalisateur a en effet déjà dans ses cartons un précédent film centré autour de la même idée, soit le célèbre ​Baraka​, sorti en 1992. Vingt ans plus tard, Fricke tente à nouveau l’expérience avec ​​Samsara​, présenté depuis vendredi au cinéma Excentris.