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	<title>pieuvre.ca &#187; Fantasia 2010</title>
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		<title>Fantasia &#8211; Métropolis, le film qui inspira tous les autres</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 21:20:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Grandiose, et le mot est faible. Le public montréalais - nombreux - a eu droit hier à une projection d'une version longtemps perdue du classique des classiques de la science-fiction du maître de l'expressionnisme allemand Fritz Lang. Près d'un siècle après sa première diffusion, Métropolis fait encore courir les foules, d'autant plus qu'un orchestre québécois, sous la direction de Gabriel Thibodeau, offrait une trame sonore montréalaise pour accompagner ce monument cinématographique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Grandiose, et le mot est faible. Le public montréalais &#8211; nombreux &#8211; a eu droit hier à une projection d&#8217;une version longtemps perdue du classique des classiques de la science-fiction du maître de l&#8217;expressionnisme allemand Fritz Lang. Près d&#8217;un siècle après sa première diffusion, <em>Métropolis</em> fait encore courir les foules, d&#8217;autant plus qu&#8217;un orchestre québécois, sous la direction de Gabriel Thibodeau, offrait une trame sonore montréalaise pour accompagner ce monument cinématographique.</strong></p>
<div id="attachment_1555" class="wp-caption alignright" style="width: 224px"><a rel="attachment wp-att-1555" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/29/fantasia-metropolis-le-film-qui-inspira-tous-les-autres/metropolis/"><img class="size-medium wp-image-1555" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/metropolis-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>Difficile de rester de glace devant un tel spectacle; tout d&#8217;abord, la salle Wilfrid-Pelletier de la Place-des-Arts confère toujours un lustre certain aux événements s&#8217;y déroulant. Si ce n&#8217;est de la moyenne d&#8217;âge des spectateurs, nettement plus basse que lors des concerts de l&#8217;OSM ou des représentations de l&#8217;Opéra de Montréal, l&#8217;on sentait que cette soirée serait spéciale. Et soudain, l&#8217;orchestre s&#8217;élance, les premières images sont projetées sur l&#8217;écran, et l&#8217;on retourne près d&#8217;un siècle en arrière. Les aventures du fils du dirigeant d&#8217;une titanesque ville de verre et d&#8217;acier charment une nouvelle génération de spectateurs. La trame sonore, toujours en phase avec le film, ajoute une touche d&#8217;authenticité, une unicité remarquable à l&#8217;ensemble. Si ce n&#8217;est de l&#8217;accoutrement des gens dans la salle, on pourrait se croire revenus à la fin des années vingt.</p>
<p>À l&#8217;écran, le film a particulièrement bien vieilli; les costumes sont d&#8217;époques, et les acteurs jouent un peu trop leur rôle &#8211; il s&#8217;agit d&#8217;un film muet, après tout! -, mais l&#8217;émerveillement est au rendez-vous. Et quel film! Pas difficile de comprendre que pratiquement la totalité des films de science-fiction se soient inspirés de ce chef-d&#8217;oeuvre; technologie, valeurs humaines, organisation de la société, religion et autres luttes de classes se télescopent et s&#8217;entrecroisent avec brutalité et passion dans ce long-métrage aux accents bibliques. Les nouvelles bobines, découvertes en Argentine, ajoutent près d&#8217;une demi-heure à un film durant déjà 120 minutes. Le grain des nouvelles images, non-restaurées, ajoutent une couche de charme au tout. On notera d&#8217;ailleurs la triste absence de certaines séquences, sans doute perdues à jamais, remplacées par des descriptions de l&#8217;action.</p>
<p><em>Métropolis</em> est l&#8217;un de ces films immortels, porté par une esthétique et une réalisation sans faille, qui continuera longtemps de non seulement influencer le cinéma moderne, mais également de colporter un peu de l&#8217;esprit de l&#8217;époque, figé à jamais sur pellicule.</p>
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		<title>Fantasia &#8211; L&#8217;opulence et la beauté des courts-métrages québécois</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 21:08:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Fantastique Weekend du court-métrage québécois a toujours été une créature particulière du Festival Fantasia. Concentré sur quelques jours, cette grand-messe des réalisateurs québécois de courts s'est déplacée cette année à l'excellente salle du cinéma Impérial - beaucoup plus confortable, et de loin, que la salle J-A De Sève habituellement utilisée à cette fin, à l'Université Concordia. Cette année, ce ne sont pas moins de 130 de ces courts-métrages qui ont été projetés devant un public curieux, mais clairsemé. Voici quelques-uns de nos coups de coeur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Le Fantastique Weekend du court-métrage québécois a toujours été une créature particulière du Festival Fantasia. Concentré sur quelques jours, cette grand-messe des réalisateurs québécois de courts s&#8217;est déplacée cette année à l&#8217;excellente salle du cinéma Impérial &#8211; beaucoup plus confortable, et de loin, que la salle J-A De Sève habituellement utilisée à cette fin, à l&#8217;Université Concordia. Cette année, ce ne sont pas moins de 130 de ces courts-métrages qui ont été projetés devant un public curieux, mais clairsemé. Voici quelques-uns de nos coups de coeur.</strong></p>
<p><em>Love and Volts</em> (Normand Daneau)</p>
<div id="attachment_1546" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1546" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/28/fantasia-lopulence-et-la-beaute-des-courts-metrages-quebecois/love-and-volts/"><img class="size-medium wp-image-1546" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/Love-and-Volts-300x173.jpg" alt="" width="300" height="173" /></a><p class="wp-caption-text">Love and Volts</p></div>
<p>Dans un petit village, un producteur de porcs s&#8217;éprend de la propriétaire d&#8217;une animalerie, qui est repoussée par son travail. Il fera alors tout pour la séduire. Si le scénario est un peu léger, la réalisation est intéressante, et le fait de pouvoir communiquer un message sans utiliser de dialogues est un plus. Quelques bons gags.</p>
<p><em>La cloison</em> (Maxime-Claude L&#8217;Écuyer)</p>
<p>Véritable projection de l&#8217;isolement, <em>La cloison</em> suit un homme et une femme, voisins de chambre d&#8217;hôtel, mais incapables de se rejoindre. Ils finiront plutôt par prendre du plaisir, mais chacun de leur côté. Belle approche de la solitude moderne.</p>
<p><em>La chaîne</em> (Martin Saulnier)</p>
<p>Hommage indéniable à <em>THX 1138</em> de George Lucas, <em>La Chaîne</em> se rapproche également du thème de <em>La Matrice</em> en exploitant la question de l&#8217;identité personnelle dans un monde de machines, et du désir inhérent à tout humain de s&#8217;affranchir de ses entraves. La direction photo est plus qu&#8217;intéressante.</p>
<p><em>NTNE</em> (Étienne Gravrand)</p>
<div id="attachment_1547" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1547" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/28/fantasia-lopulence-et-la-beaute-des-courts-metrages-quebecois/ntne/"><img class="size-medium wp-image-1547" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/NTNE-300x173.jpg" alt="" width="300" height="173" /></a><p class="wp-caption-text">N.T.N.E.</p></div>
<p>Essai audacieux sur un jeu bien connu, le Scrabble. Dans une pièce exigüe, deux joueurs se font face, et sont en compétition pour obtenir le pointage le plus élevé. Étrangement, cependant, les mots composés par un joueur se transforment en avantage ou désavantage pour l&#8217;autre joueur. La chute est surprenante.</p>
<p><em>Fringale nocturne</em> (Françoise Provencher)</p>
<p>Petit film de vampires tourné avec un budget réduit, <em>Fringale Nocturne </em>prouve qu&#8217;il est possible de faire quelque chose de rigolo, même sans budget développé. Chapeau, surtout, à l&#8217;inclusion d&#8217;une bonne blague de physique sur la conservation de la masse, alors que le vampire, surpris par la lumière du jour, disparaît dans un nuage de fumée.</p>
<p><em>Crémage bleu</em> (Jules Saulnier)</p>
<p>La banlieue cessera-t-elle jamais de nous fasciner par son côté kitsch? Une fête d&#8217;anniversaire, déjà <em>quétaine</em> au possible, dégénère lorsque le voisin débarque avec un cadeau particulier. Malaises, silences gênés et murs blancs sont foison. Bien rigolo.</p>
<p><em>Danse macabre</em> (Pedro Pires)</p>
<p>Lorsque les doigts glacés de la mort se conjuguent à la danse, il en ressort ce bijou d&#8217;esthétisme sombre, porté par une musique classique solennelle et une splendide interprétation de la part de la danseuse AnneBruce Falconer. À voir.</p>
<p>À l&#8217;an prochain pour une nouvelle édition du Fantastique Weekend des courts-métrages québécois!</p>
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		<title>Fantasia &#8211; Tucker and Dale versus Evil, et l&#8217;art de bien conclure un festival</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 16:09:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quoi de mieux, pour clore un festival de cinéma d'horreur et de fantastique, qu'une comédie suintant le sang et les viscères? Tucker and Dale VS Evil, film du Canadien Eli Craig, s'est imposé, avant même la projection - si l'on peut dire - comme un long-métrage parfaitement adapté aux circonstances de Fantasia, tout en offrant une vitalité rafraîchissante au niveau du scénario. Un excellent film de genre, qui s'installe confortablement avec les autres classiques du même type.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Quoi de mieux, pour clore un festival de cinéma d&#8217;horreur et de fantastique, qu&#8217;une comédie suintant le sang et les viscères? <em>Tucker and Dale VS Evil</em>, film du Canadien Eli Craig, s&#8217;est imposé, avant même la projection &#8211; si l&#8217;on peut dire &#8211; comme un long-métrage parfaitement adapté aux circonstances de Fantasia, tout en offrant une vitalité rafraîchissante au niveau du scénario. Un excellent film de genre, qui s&#8217;installe confortablement avec les autres classiques du même type.</strong></p>
<div id="attachment_1540" class="wp-caption alignright" style="width: 241px"><a rel="attachment wp-att-1540" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/28/fantasia-tucker-and-dale-versus-evil-et-lart-de-bien-conclure-un-festival/tucker_and_dale_versus_evil_5/"><img class="size-medium wp-image-1540" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/Tucker_and_Dale_Versus_Evil_5-231x300.jpg" alt="" width="231" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>Deux amis de longue date, Tucker (Alan Tudyk, parfaitement à l&#8217;aise) et Dale (Tyler Labine, lui aussi très en forme) décident d&#8217;investir dans un chalet pour le retaper et ainsi profiter de la vie. Ils ont sans doute des plaisirs simples, tel que boire de la Pabst Blue Ribbon, mais ils ont bon coeur. Arrivent, cependant, un groupe de jeunes universitaires, qu&#8217;on dirait tout droit sortis d&#8217;une télé-réalité américaine. C&#8217;est cliché, certes, mais toujours aussi rigolo. Dale, tout en maladresse, décide de prendre son courage à deux mains et tente de lier conversation avec l&#8217;une des jeunes dames, tentative qui donnera le ton pour la suite du film. De là, les choses iront de mal en pis, avec force mutilations et morts violentes en prime.</p>
<p>Ce film est principalement basé sur un ensemble de quiproquos et de malentendus, mais ceux-ci sont très bien joués, ce qui confère à <em>Tucker and Dale VS Evil</em> un hilarant vernis cinématographique. Persuadés que les deux &laquo;&nbsp;rednecks&nbsp;&raquo; sont des meurtriers en puissance, les jeunes tenteront tant bien que mal de libérer leur amie, qui n&#8217;est pourtant absolument pas en danger, à l&#8217;intérieur du chalet des deux hommes. Et c&#8217;est là que l&#8217;hémoglobine se mettra à gicler, et que les têtes voleront.</p>
<p>On rigole, on rit aux éclats, on applaudit, on crie, on aime les personnages un peu caricaturaux campés par les acteurs, et on en redemande. Tudyk et Labine sont tout simplement parfaits, et les mésaventures qui leur tombent sur la tête ont fait s&#8217;écrouler le public de rire. À voir, donc, entre bons amis, une bière froide à la main.</p>
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		<title>Fantasia &#8211; Vampires belges au menu</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 22:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On imagine mal une docu-fiction sur la vie des vampires en Belgique; c'est pourtant à cette tâche que s'est attelé le réalisateur Vincent Lannoo, dans sa comédie sobrement intitulée Vampires. On y suit la vie d'une famille de quatre suceurs de sang, avec tout ce que cela comporte de rituels, de tensions entre les membres de la famille, de tracas avec les voisins, le tout enrobé d'un aspect vampirique rigolo. Le film s'essouffle un peu en milieu de parcours, mais reprend de la vigueur vers la fin, pour le bonheur des amateurs de documenteurs.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>On imagine mal une docu-fiction sur la vie des vampires en Belgique; c&#8217;est pourtant à cette tâche que s&#8217;est attelé le réalisateur Vincent Lannoo, dans sa comédie sobrement intitulée <em>Vampires</em>. On y suit la vie d&#8217;une famille de quatre suceurs de sang, avec tout ce que cela comporte de rituels, de tensions entre les membres de la famille, de tracas avec les voisins, le tout enrobé d&#8217;un aspect vampirique rigolo. Le film s&#8217;essouffle un peu en milieu de parcours, mais reprend de la vigueur vers la fin, pour le bonheur des amateurs de documenteurs.</strong></p>
<div id="attachment_1536" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1536" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/27/fantasia-vampires-belges-au-menu/lannoo-vampires-2/"><img class="size-medium wp-image-1536" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/lannoo-vampires-2-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>Le spectateur est immédiatement transporté dans une sorte d&#8217;univers parallèle où les vampires vivent dans les mêmes villes que les humains, et tentent tant bien que mal de coexister avec ce qui sera finalement leur nourriture. Plusieurs accrochages sont d&#8217;ailleurs au programme, surtout avec la jeune femme de la famille, qui, en pleine crise d&#8217;adolescence, décide de devenir humaine! Ses tentatives de suicide &#8211; toutes ratées -, dérideront les zygomatiques du public. Quelques bons gags (l&#8217;utilisation d&#8217;une humaine, nourrie par les vampires, comme garde-manger, entre autres) égayent un long-métrage justement parfois trop long; il est certes difficile de créer de la &laquo;&nbsp;fausse réalité&nbsp;&raquo; et d&#8217;avoir assez d&#8217;idées pour accrocher le spectateur pendant une heure trente.</p>
<p>Heureusement, le quatuor vampirique se retrouve bientôt banni au pays des neiges éternelles&#8230; le Canada. Les quatre lurons débarquent donc à Montréal, et doivent s&#8217;adapter non seulement à la neige, mais aussi aux nouvelles coutumes en vigueur chez les cousins québécois. L&#8217;apparition de Paul Amarani, en leader de la communauté vampire du Québec, est un excellent moment du film, qui insuffle une nouvelle vigueur au documenteur.</p>
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		<title>Fantasia &#8211; The Human Centipede, ou comment ne pas s&#8217;embarrasser des détails</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 00:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Représentation de minuit 15, très tôt dimanche matin, pour le film The Human Centipede (First Sequence), à la salle Hall de l'Université Concordia. Et pourtant, la file d'attente est interminable, plus longue que pour de nombreux autres films présentés au Festival Fantasia. Est-ce la preuve qu'il s'agissait d'un grand film de genre, un classique en devenir? Que nenni, si ce n'est que The Human Centipede  demeurera dans les mémoires comme un exercice de style sans véritable éclat, et aux motivations témoignant du fait que le réalisateur n'a pas dépassé le stade anal du développement...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Représentation de minuit 15, très tôt dimanche matin, pour le film <em>The Human Centipede (First Sequence)</em>, à la salle Hall de l&#8217;Université Concordia. Et pourtant, la file d&#8217;attente est interminable, plus longue que pour de nombreux autres films présentés au Festival Fantasia. Est-ce la preuve qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un grand film de genre, un classique en devenir? Que nenni, si ce n&#8217;est que <em>The Human Centipede</em> demeurera dans les mémoires comme un exercice de style sans véritable éclat, et aux motivations témoignant du fait que le réalisateur n&#8217;a pas dépassé le stade anal du développement&#8230;</strong></p>
<div id="attachment_1531" class="wp-caption alignright" style="width: 213px"><a rel="attachment wp-att-1531" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/26/fantasia-the-human-centipede-ou-comment-ne-pas-sembarrasser-des-details/human-centipede/"><img class="size-medium wp-image-1531" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/human-centipede-203x300.jpg" alt="" width="203" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>Deux jeunes touristes américaines, idiotes à souhait, se perdent dans les bois en se rendant à une fête donnée quelque part en Allemagne. Trempées par un orage, elles trouveront &#8211; bien entendu &#8211; refuge dans la maison isolée d&#8217;un chirurgien à la retraite, spécialisé dans la séparation de jumeaux siamois. La suite ne fait aucun doute&#8230; Le réalisateur Tom Six avait clairement envie de s&#8217;amuser, et de laisser cours à ses petites fantaisies de chirurgie sans contrôle. S&#8217;ensuivra une histoire abracadabrante impliquant le chirurgien en question, qui rêve de &laquo;&nbsp;fusionner&nbsp;&raquo; trois êtres humains en un &laquo;&nbsp;mille-pattes humain&nbsp;&raquo; et nos deux naïades américaines, auxquelles se greffera  &#8211; le jeu de mots est voulu, ici &#8211; un japonais criard. Ce dernier lance d&#8217;ailleurs une savoureuse réplique au docteur fou (Dieter Laser, qui a vraiment le physique d&#8217;un tortionnaire nazi), lui criant que &laquo;&nbsp;Les Japonais ont des ressources insoupçonnées lorsqu&#8217;acculés dans un coin&nbsp;&raquo;, le tout dit en se débattant en vain, attaché dans son lit.</p>
<p>Sinon, pour le film en tant que tel, si l&#8217;on sent un peu d&#8217;intérêt à voir les prisonniers se débattre et tenter de s&#8217;évader, l&#8217;on en arrive rapidement à l&#8217;opération, après laquelle le spectateur sera franchement déçu. Là où on imaginait des greffes sauvages de paires supplémentaires de bras sur un seul corps, on se retrouve plutôt avec trois individus &laquo;&nbsp;liés&nbsp;&raquo; de l&#8217;anus à la bouche, de façon à former une chaîne. S&#8217;ensuivent cris, pleurs et séances de &laquo;&nbsp;dressage&nbsp;&raquo; du mille-pattes ainsi obtenu. Bien évidemment, le réalisateur, qui doit avoir une fixation sur les matières fécales, insère dans son film une séance de repas du premier individu (le Japonais), puis une séance d&#8217; &laquo;&nbsp;évacuation&nbsp;&raquo; vers la deuxième personne. On se dit ensuite que tout le concept de l&#8217;opération repose là-dessus, et le film n&#8217;en devient que plus ridicule.</p>
<p>En fin de compte, <em>The Human Centipede</em> vaut la peine d&#8217;être vu si vous avez une passe de presse (et encore), ou si vous raffolez de ce genre d&#8217;humour de bas étage. Pour les autres, passez votre chemin, le genre du cinéma d&#8217;horreur regorge de films plus <em>gore</em> et/ou ayant un scénario plus élaboré.</p>
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		<title>Fantasia – Black Death, une plongée dans un univers médiéval dépourvu de héros</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 23:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ingrid Valent</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une mise en contexte tout à fait réaliste, se basant sur la première grande vague de la peste noire qu'a vécue l'Angleterre, nous permet une entrée en la matière directement historique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ingrid VALENT</p>
<p><strong>Une mise en contexte tout à fait réaliste, se basant sur la première grande vague de la peste noire qu&#8217;a vécue l&#8217;Angleterre, nous permet une entrée en la matière directement historique.</strong></p>
<div id="attachment_1526" class="wp-caption alignright" style="width: 207px"><a rel="attachment wp-att-1526" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/26/fantasia-%e2%80%93-black-death-une-plongee-dans-un-univers-medieval-depourvu-de-heros/blackdeathart/"><img class="size-medium wp-image-1526" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/blackdeathart-197x300.jpg" alt="" width="197" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>Un jeune moine se voit doté de la mission de guider un chasseur de sorcières (joué par Sean Bean) et ses fidèles mercenaires à travers le pays afin de trouver et d&#8217;exterminer les éventuels nécromanciens et autres déshonorants de Dieu. Ces soldats de Dieu rencontrent dans leur périple un village situé dans les marécages d&#8217;une vallée, dont la vue sur grand écran fut saisissante, et qui n&#8217;a étrangement pas été frappé par la peste noire. Ce village, qui se montre trop bien amical face aux guerriers, s&#8217;affiche ouvertement païen et est dirigé par une prêtresse. Cette dernière affiche tous les atouts de la sorcière celtique des légendes, telle que la beauté, l&#8217;apparente compassion pour les âmes égarées, et une précieuse et mystérieuse aide sans demande de retour. Mais elle se voit également imprégnée d&#8217;un étonnant pouvoir de contrôle sur le village qui massacre sans vergogne les chrétiens ne voulant pas abandonner leur Dieu si cher. En honneur à sa croyance, chacun agira de différentes manières, certains plus imprévisibles que d&#8217;autres&#8230;</p>
<p>La force de la foi est jaugée dans ce film en partie à travers des mercenaires cruels, peut-être punis par Dieu avec la peste pour leurs péchés, ainsi qu&#8217;avec une communauté païenne suivant une prêtresse bien réelle, qui parvient à garder un village soudé et sain, à l&#8217;abri du monde cruel extérieur.</p>
<p>Aucun des personnages du film ne peuvent être qualifié de héros, tous ont une part sombre constamment enrôlée afin d&#8217;atteindre chacun leur propre but, que ce dernier soit teinté de justice ou de vengeance.</p>
<p>Purement réaliste, ce film base sa cruauté sur la question de la foi, cette dernière étant une composante primordiale à l&#8217;époque évoquée du film. Le jeu des acteurs permet de garder une note crédible au fil de l&#8217;histoire et ne vient pas sortir le spectateur de la torpeur dans laquelle le film le pousse à s&#8217;installer. La trame sonore suit le concept d&#8217;anti-héros en restant dans la mélodie d&#8217;ambiance et non pas celle victorieuse à laquelle nous sommes habitués dans <em>Le Seigneur des Anneaux</em>. Nous avons droit à une présentation d&#8217;avant-goût avec du chant-plein d&#8217;Église, puis des musiques de circonstance qui semblent presque venir de l&#8217;environnement du film en teintant les diverses situations épineuses.</p>
<p>Ce film suscite de multiples questionnements par rapport à la foi et à ce que l&#8217;Homme est capable de faire pour demeurer fidèle à celle-ci. Ou encore, où sont les réels valeurs d&#8217;une foi ?</p>
<p>«Les gens ont besoin de miracles pour croire» est ce que révèle la prêtresse au moine avant de disparaître, et c&#8217;est ce qui donne un pivot à toutes ces interrogations.</p>
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		<title>Fantasia &#8211; La revanche de Sophie, du bonbon</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 01:26:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kelly-Anne Bonieux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La plupart du temps, Fantasia présente des films d’horreur, des thrillers, des films de genre… Même les comédies sont normalement teintées d’aventures ninjatesques ou d’un humour complètement ridicule, restant loin du « mainstream ». Eh bien qu’a cela ne tienne, « Sophie’s Revenge », d’Eva Jin, présenté hier au théâtre Hall devant une salle bien remplie, est tout sauf un film Fantasia typique. Et on aime.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Kelly-Anne BONIEUX</p>
<p><strong>La plupart du temps, Fantasia présente des films d’horreur, des thrillers, des films de genre… Même les comédies sont normalement teintées d’aventures ninjatesques ou d’un humour complètement ridicule, restant loin du «mainstream». Eh bien qu’a cela ne tienne, «Sophie’s Revenge», d’Eva Jin, présenté hier au théâtre Hall devant une salle bien remplie, est tout sauf un film Fantasia typique. Et on aime.</strong></p>
<div id="attachment_1521" class="wp-caption alignright" style="width: 220px"><a rel="attachment wp-att-1521" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/25/fantasia-la-revanche-de-sophie-du-bonbon/sophies-revenge1/"><img class="size-medium wp-image-1521" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/sophies-revenge1-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>On se croirait au cinéma de la Banque Scotia, en train d’écouter le «chick-flick» de l’année sortant tout droit des usines d’Hollywood. Mais voilà, nous avons devant nous des acteurs Chinois, qui parlent mandarin et qui vivent en Chine. Forcément, on se pose des questions… Eh bien selon les malheurs de Sophie (incarnée par la célèbre Zhang Ziyi), on peut en conclure que les femmes du monde entier ont les mêmes problèmes que les Américaines. Elles se font plaquer, et elles le prennent très mal.</p>
<p>Voici la trame de fond de cette comédie romantique tout ce qu’il y a de plus typique. Sophie, entourée de ses meilleures amies colorées,  échafaude un plan pour se venger de son ex-compagnon qui l’a trompée avec une grande star du cinéma chinois. S’en suivent une série de mésaventures catastrophiques et la naissance d’une nouvelle histoire d’amour (bien entendu).</p>
<p>Le film aurait pu paraître assez banal dans sa construction et dans son message&#8230; Il est vrai que le récit n’est pas la force de ce long-métrage. Pourtant, les autres éléments présentés sont largement à la hauteur. Les plans sont chargés de toutes sortes de textures, couleurs et objets, et viennent appuyer parfaitement le ton général du film. Les situations sont hilarantes et les personnages attachants.</p>
<p>«<em>Sophie’s Revenge</em>», dans ses références évidentes au cinéma populaire américain, nous fait réfléchir sur la mondialisation et ses effets sur le cinéma national. Le film devient un miroir éloquent sur la façon dont le pays s’occidentalise et les conséquences qui en découlent…</p>
<p>Ce petit commentaire géo-politique à part, cette comédie reste incroyablement divertissante et a même réussi à faire rigoler les hommes de l’assistance. Un Bridget Jones chinois à trouver sur DVD pour une soirée entre copines. Bon moment garanti.</p>
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		<title>Fantasia &#8211; Construire l&#8217;éternité</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2010/07/24/fantasia-construire-leternite/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Jul 2010 21:13:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mille siècles. Cent mille ans. Voilà la durée de vie des déchets nucléaires produits par les réacteurs atomiques un peu partout sur la planète. Le réalisateur Michael Madsen offre, avec Into Eternity, une plongée au coeur du programme Onkalo, un site d'enfouissement pour les déchets radioactifs finlandais. Au-delà du simple documentaire technique, cependant, Madsen examine en profondeur toutes les implications politiques, philosophiques et morales de cet effort colossal s'étirant sur cent ans, mais devant en survivre mille fois plus, offrant au spectateur un film étrangement beau et touchant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Mille siècles. Cent mille ans. Voilà la durée de vie des déchets nucléaires produits par les réacteurs atomiques un peu partout sur la planète. Le réalisateur Michael Madsen offre, avec <em>Into Eternity</em>, une plongée au coeur du programme Onkalo, un site d&#8217;enfouissement pour les déchets radioactifs finlandais. Au-delà du simple documentaire technique, cependant, Madsen examine en profondeur toutes les implications politiques, philosophiques et morales de cet effort colossal s&#8217;étirant sur cent ans, mais devant en survivre mille fois plus, offrant au spectateur un film étrangement beau et touchant.</strong></p>
<div id="attachment_1505" class="wp-caption alignright" style="width: 220px"><a rel="attachment wp-att-1505" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/24/fantasia-construire-leternite/into-eternity/"><img class="size-medium wp-image-1505" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/into-eternity-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>Onkalo est tout d&#8217;abord un chef-d&#8217;oeuvre d&#8217;ingénierie : le complexe, formant une spirale circulaire descendante, s&#8217;enfoncera à terme à plus de 550 mètres sous la surface du sol. À terme, faut-il le préciser, car si la planification et la construction ont débuté au vingtième siècle, ce mégaprojet ne sera complété qu&#8217;à l&#8217;aube du 22e. Cela signifie bien sûr d&#8217;immenses ressources et un coût certainement vertigineux, mais permet également aux ingénieurs et aux travailleurs de prévoir une construction la plus parfaite possible. Après tout, il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;un immeuble à bureaux, érigé en quelques années, mais d&#8217;un sanctuaire pour déchets radioactifs, creusé dans la roche, et censé pouvoir résister au passage des éons, jusqu&#8217;à ce que, un jour, son contenu cesse d&#8217;être mortel pour les Hommes, mais également pour la planète.</p>
<p>Rapidement, les questions philosophiques et sociologiques abondent; comment avertir les générations futures, surtout si l&#8217;on ignore de quoi auront l&#8217;air les descendants de l&#8217;être humain (si descendants il y a), encore moins quel langage sera utilisé ou le niveau technologique atteint. Devant cet instant d&#8217;éternité, les ambitions humaines paressent soudainement puériles; il s&#8217;agira après tout de l&#8217;artefact humain qui devrait durer le plus longtemps de notre courte Histoire. Dans un style mélangeant le documentaire et le futurisme rétro des années 60, 70 et 80 (avec même une touche musical de Kraftwerk), Michael Madsen explore bien la grande majorité des problèmes soulevés par Onkalo selon un angle technique d&#8217;abord, puis poétique, et enfin philosophique.</p>
<p>Telle une beauté éthérée et éphémère, <em>Into Eternity</em> s&#8217;enfonce petit à petit dans les méandres du futur, tel un monument à la dangereuse vision de grandeur des Hommes, et les terribles conséquences qui y sont associées.</p>
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		<title>Fantasia &#8211; Doghouse : le féminisme a faim de&#8230; cerveaux</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 21:25:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Satire particulière que celle de Doghouse, projeté hier au festival Fantasia : une bande d'amis se retrouvent dans un minuscule village anglais pour aider l'un d'entre eux à passer à travers son divorce. Malheureusement, les réjouissances viriles seront de très courtes durée, alors qu'une horde de zombies femmes se mettent en tête de leur faire la peau, et ce par tous les moyens. Quand, en plus, le virus de cette "maladie" se révèle être transmis par la lessive, pas besoin d'aller plus loin pour comprendre que le film est un gag anti-féministe. Et on se bidonne!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Satire particulière que celle de <em>Doghouse</em>, projeté hier au festival Fantasia : une bande d&#8217;amis se retrouvent dans un minuscule village anglais pour aider l&#8217;un d&#8217;entre eux à passer à travers son divorce. Malheureusement, les réjouissances viriles seront de très courtes durée, alors qu&#8217;une horde de zombies femmes se mettent en tête de leur faire la peau, et ce par tous les moyens. Quand, en plus, le virus de cette &laquo;&nbsp;maladie&nbsp;&raquo; se révèle être transmis par la lessive, pas besoin d&#8217;aller plus loin pour comprendre que le film est un gag anti-féministe. Et on se bidonne!</strong></p>
<div id="attachment_1497" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1497" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/23/fantasia-doghouse-le-feminisme-a-faim-de-cerveaux/doghou6/"><img class="size-medium wp-image-1497" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/doghou6-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>La comparaison avec <em>Shaun of the Dead</em> est inévitable; le réalisateur Jake West s&#8217;est sans doute inspiré de ce bijou de la comédie de zombies pour en tirer ce pastiche des films de morts-vivants. Une bande d&#8217;amis, au niveau intellectuel semblable à celui des héros de <em>Shaun of the Dead</em>, quelques gaffes qui font tendre les zygomatiques &#8211; la passe où trois des hommes se déguisent en femmes est bien réussie &#8211; et d sang, beaucoup de sang qui gicle, ce qui est toujours fort apprécié dans un film de zombies.</p>
<p>En bout de ligne, <em>Doghouse</em> est le genre de film à écouter entre amis, une bière à la main. Pas de lourdes réflexions philosophiques, uniquement un bon moment de rigolade, et l&#8217;occasion de souligner bruyamment les explosions de viscères à l&#8217;écran. On sent que le budget était réduit &#8211; le décor l&#8217;est tout autant -, mais c&#8217;est idéal pour occuper une soirée entre mâles. Les dames sont également les bienvenues, mais le ton masculin du long-métrage pourrait faire froncer quelques sourcils féminins.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Fantasia &#8211; Blades of Blood : bien, mais&#8230;</title>
		<link>http://www.pieuvre.ca/2010/07/22/fantasia-blades-of-blood-bien-mais/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 19:32:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Prévost</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ah, les films traitant de la vengeance de la mort du père... Thème fréquent, certes, et parfois suranné, mais qui peut être traité de façon intéressante; cela ne nécessite qu'un réalisateur imaginatif et le tour est joué. Dans le cas de Blades of Blood, présenté hier au Festival Fantasia, le réalisateur Lee Jun-ik parvient à établir une atmosphère agréable, certes, mais le résultat final déçoit quelque peu l'amateur de grandes joutes épéistes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hugo PRÉVOST</p>
<p><strong>Ah, les films traitant de la vengeance de la mort du père&#8230; Thème fréquent, certes, et parfois suranné, mais qui peut être traité de façon intéressante; cela ne nécessite qu&#8217;un réalisateur imaginatif et le tour est joué. Dans le cas de <em>Blades of Blood</em>, présenté hier au Festival Fantasia, le réalisateur Lee Jun-ik parvient à établir une atmosphère agréable, certes, mais le résultat final déçoit quelque peu l&#8217;amateur de grandes joutes épéistes.</strong></p>
<div id="attachment_1492" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a rel="attachment wp-att-1492" href="http://www.pieuvre.ca/2010/07/22/fantasia-blades-of-blood-bien-mais/poster_blades_of_blood/"><img class="size-medium wp-image-1492" src="http://www.pieuvre.ca/v2/home/lapieuv/public_html/v2/wp-content/uploads/2010/07/poster_blades_of_blood-300x213.jpg" alt="" width="300" height="213" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>Vers la fin du 16e siècle, en Corée, une alliance formée des camps de l&#8217;Est et de l&#8217;Ouest se maintient péniblement au pouvoir en agitant la menace d&#8217;une invasion japonaise, invasion qui se révèle on ne peut plus réelle. Les deux camps sont cependant à couteaux tirés, et une purge est décrétée pour, à termes, dissoudre l&#8217;alliance au profit d&#8217;un camp ou de l&#8217;autre. Au sein de ce tumulte, un homme, Lee Mong-hak, se lève et décide de monter sa propre armée et ainsi renverser le gouvernement corrompu et repousser les forces nippones.</p>
<p>Mong-hak en vient d&#8217;ailleurs à assassiner les représentants d&#8217;un clan fidèle à la cour, dont le père du héros, Gyeong-ja. Ce dernier, grièvement blessé, est déterminé à venger le meurtre de son père, et s&#8217;adjoindra les services d&#8217;Hwang Jeong-hak, maître d&#8217;armes aveugle mais terriblement adroit. Ensemble, ils apprendront à former une relation de maître à élève de laquelle découlera le respect.</p>
<p>Si Lee Jun-ik a su parsemer son long-métrage de poésie et de scènes particulièrement bien tournées, le propos final s&#8217;en retrouve toutefois réduit à la sempiternelle bataille ultime entre le &laquo;&nbsp;bon&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;méchant&nbsp;&raquo;. Méchant qui, d&#8217;ailleurs, n&#8217;aura fait que précipiter la chute de son pays face aux envahisseurs en affaiblissant au maximum l&#8217;armée royale à l&#8217;aide de ses forces rebelles. Quant au héros, une fois son père vengé, connaîtra une fin aussi expéditive que décevante aux mains des Japonais. Quelle est donc la satisfaction de se battre à la mort pour laver un affront, alors que l&#8217;objectif ultime des deux protagonistes leur échappe complètement? <em>Blades of Blood</em> décevra par sa fin en queue de poisson et son absence de rédemption de la part du héros.</p>
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