Catégorie: Culturel

Une vie pour deux âmes perdues en mer

Un couple dont les liens affectifs partent à vau-l’eau. Une morte rejetée par les flots. Une tempête émotive devant le raz-de-marée de la vie, lame de fond qui emporte tout sur son passage. Une vie pour deux, jouée à l’Espace Go, nous plonge dans le cours tumultueux de l’existence, et les spectateurs ne peuvent qu’espérer éviter les écueils qui affleurent à la surface.

Jeu de paume ou l’intimité d’une main

La main est souvent le lieu du premier contact avec un étranger. On la tend, la donne, la serre. On s’en offre une poignée sans créer pour autant une forme d’intimité. La main, pensais-je jusqu’à récemment, représente un membre parfaitement banal du corps humain.

Le Deuil, l’amour et La Délicatesse

L’amour est-il possible (et souhaitable) après la disparition subite d’un être cher? Comment aimer de nouveau, s’ouvrir à l’autre et dissiper les sentiments de culpabilité qui peuvent s’installer en nous? En 2009, le romancier David Foenkinos nous faisait réfléchir sur le deuil et le regard pesant des autres avec La délicatesse, un roman tout simplement charmant qui avait conquis le grand public. Quelques années plus tard, il s’unit à son frère Stéphane, directeur de casting, pour en réaliser l’adaptation cinématographique. Après sa sortie chez nos cousins européens il y a quelques mois, voici donc venir sur nos écrans le film éponyme mettant en vedette Audrey Tautou et le comique belge François Damiens.

Dérapages – la parole et le volant aux jeunes

Après s’être attaqué à des sujets chocs tels que la maltraitance des enfants et la surconsommation de médicaments au Québec, Paul Arcand nous revient avec son troisième documentaire, Dérapages, portant sur les jeunes derrière le volant. L’animateur vedette du 98,5 FM, qui a coproduit le film en compagnie de Denise Robert, donne en effet la parole aux amis, parents et survivants d’accidents de la route causés par des jeunes âgés entre 16 et 24 ans au Québec.

Amaluna : la féminité au premier plan

Mercredi, le Cirque du Soleil présentait aux médias sa nouvelle production Amaluna, mise en scène par Diane Paulus, metteure en scène renommée venant de New York.

La fantastique histoire animée d’un homme ordinaire

Il s’agissait au départ d’une erreur judiciaire qui pouvait sembler banale; un homme est accusé à tort d’un vol qu’il n’a pas commis, puis est emprisonné en attendant son éventuel procès. Dans Crulic – The Path to Beyond, présenté jeudi à l’Excentris dans le cadre de la série Docville des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), l’histoire prend cependant une dimension tout autre, alors que les déboires et, ultimement, la mort de cet homme innocent sont portés en mots et en images sous la forme d’un superbe documentaire animé.

Du sang neuf dans la liste des chefs-d’oeuvre du cinéma

Cinéphiles, à vos palmarès! L’agence de presse cinématographique Médiafilm.ca a annoncé lundi son intention de mettre à jour sa liste de chefs-d’œuvre du septième art, qui compte actuellement 135 titres. Pour ce faire, les internautes sont invités à sélectionner leur coup de coeur en ligne, alors qu’une équipe de 16 jurés – dont huit professeurs de cinéma – décideront, de leur côté, du ou des films qui seront intégrés au saint des saint en matière de films; la fameuse cote 1.

Le corps est un théâtre de danse américain

Il est de ces spectacles qui promettent une salle comble dès que les billets sont mis en vente. Celui de l’Alvin Ailey American Dance Theater est un de ceux-là. C’est en effet devant une salle Wilfrid-Pelletier remplie, à la Place des Arts, que la troupe a présenté trois nouvelles chorégraphies créées par Robert Battle, ainsi que deux grands classiques de la troupe : Streams et Revelations.

Klö Pelgag, ou le chant des îles à colorier

Il y a des formations musicales qui mettent des années à trouver un son bien à eux, mais avec un premier EP de quatre chansons paru le 17 avril dernier, le groupe Klö Pelgag souffle beaucoup de fraîcheur dans nos oreilles grâce à un heureux mélange de pop symphonique et de poésie ludique. Pieuvre s’est entretenu avec Chloé Pelgag, la fondatrice du projet, pour discuter de la création de cet album, de la famille, du surréalisme et… d’Éric Lapointe.

Jack White se fait plaisir avec Blunderbuss

Écouter Jack White équivaut à pénétrer dans un univers particulier; l’expression était vraie quand The White Stripes est apparu sur la scène musicale, et elle continue de s’appliquer encore aujourd’hui, alors que le talentueux chanteur et guitariste se lance avec son premier véritable album solo, intitulé Blunderbuss.

MUTEK lance un appel aux dons en prévision de sa 13e édition

Le festival de musique électronique MUTEK se tourne désormais vers le financement public en ligne. L’un des principaux événements musicaux de la métropole a en effet annoncé cette semaine que l’aide des amateurs d’électronique était désormais requise plus que jamais pour faciliter la création du projet Virtual Festival Studio, une nouvelle entité web reliée au festival.

John Fox, Abstractions : Quand Venise, ses graffitis et son stucco deviennent sources d’inspiration

Il semble qu’il y ait de la continuité dans les thèmes des musées et galeries d’arts à Montréal. Après le dévoilement de l’exposition permanente La question de l’abstraction au Musée d’art contemporain au début du mois d’avril, la galerie Battat Contemporary, dans le quartier Villeray, a lancé jeudi l’exposition du peintre montréalais John Fox. Une dizaine d’œuvres abstraites de l’artiste ont été choisies parmi une collection personnelle de 80 de ses toiles.

Pourquoi tu pleures ?, un premier long-métrage touchant

Pour son premier long-métrage en tant que réalisatrice, l’actrice Katia Lewkowicz aura décidé de mettre en scène une histoire qu’elle qualifie elle-même de « vieille comme le monde » : celle d’un homme qui, à quelques jours de son mariage, remet ses choix de vie en question et ne semble plus sûr de rien. Présenté lors de la Semaine de la critique à Cannes il y a un an de cela, Pourquoi tu pleures? séduit par sa façon intimiste et sans chichi d’aborder certaines questions existentielles qui semblent hanter notre société actuelle.

Voyage littéraire dans une Allemagne musicale

La poésie avait rendez-vous avec les compositeurs allemands, mardi, dans le cadre d’une nouvelle édition de la série de concerts Musique de chambre et littérature organisés par l’Orchestre symphonique de Montréal. Heinrich Heine, Goethe et Rilke ont donc marié leurs envolées lyriques aux notes de pièces de musique de chambre composées par Schumann et Beethoven. Le tout dans une salle de concert de la Maison symphonique transformée en un environnement intime pour l’occasion.

Le Voyage dans la Lune : un morceau d’éternité fantastique restauré à sa grandeur d’autrefois

Cela fait tout un effet de tenir entre ses mains un film centenaire, encore plus si ce film fut l’un des plus célèbres en raison de son imagination, de son audace et de sa complexité, alors que l’industrie cinématographique n’en était encore qu’à ses balbutiements. C’est pourtant l’exploit incroyable qu’a réalisé Georges Méliès, l’un des pionniers du cinéma, avec Le voyage dans la Lune. L’immortel court métrage, précédé de l’excellent documentaire Le voyage extraordinaire, prend l’affiche à l’Excentris à partir de vendredi, une première québécoise.

Succombez à la tentation du Côté obscur au Centre des sciences

L’événement était attendu, ne serait-ce qu’en raison de son importance; après tout, ce n’est pas tous les jour que les célèbres studios Lucasfilms, d’où sont sortis les six films de la saga de La guerre des étoiles, décident d’ouvrir grandes les portes de leurs archives et d’offrir un point de vue inédit sur les facteurs ayant influencé les personnalités et les identités des personnages principaux de la série. C’est d’ailleurs au Centre des sciences de Montréal que Star Wars : Identités dévoile ses secrets dans le cadre de cette première mondiale qui fera ensuite le tour de la planète.

La femme dans tous ses états au TNM en 2012-2013

La royauté sera à l’honneur lors de la saison 2012-2013 du Théâtre du Nouveau Monde (TNM). La célèbre institution culturelle montréalaise dévoilait lundi la programmation de sa prochaine saison, et les échanges s’annoncent passionnés et dramatiques entre les têtes couronnées, leurs prétendants et leurs ennemis. Outre ces reprises de classiques du théâtre, le TNM, toujours dans une thématique touchant la femme, s’attaquera également à une fusion entre l’écriture de Michel Tremblay et la musique.

PAPIER12 : une cinquième édition florissante

Unique événement montréalais consacré à l’art contemporain sur papier, la foire PAPIER12 en était à sa cinquième édition cette année. Quelques jours durant, près des 400 œuvres originales et inspirantes ont été présentées dans une atmosphère effervescente sur la Place des Festivals à Montréal.

I Musici et l’intense Shokhakimov

De retour de sa tournée aux États-Unis, I Musici est revenu se produire à la Salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts les 12 et 13 avril derniers, sous la direction du jeune chef d’orchestre ouzbek Aziz Shokhakimov.

Quand Quentin Tarantino rencontre Pinocchio le jour de l’Armageddon

Et si la Terre survivait malgré tout, mais pas les humains?, s’est demandé le marionnettiste Ronnie Burkett il y a quelques années à la suite de l’écoute d’une entrevue de David Suzuki. Qu’arrivera-t-il durant les trois derniers jours de l’existence humaine sur la planète? Une extraordinaire fable, Penny Plain, est née de cette réflexion sur la fin du monde et paraît plus pertinente que jamais en ces temps troubles pour l’environnement mondial. Cette fantastique performance offerte à la Cinquième salle de la Place des Arts du 12 au 21 avril tombe à point pour se préparer à la manifestation monstre du Jour de la Terre organisée le 22 avril.

Animalité virtuelle à l’Agora de la danse

Du 11 au 14 avril, la scène de l’Agora de la danse accueille les étudiants de deuxième année au baccalauréat en danse de l’UQAM pour leur spectacle de fin d’année, une pièce chorégraphiée par Manon Oligny. Un 60 minutes très intense qui transporte le spectateur dans un véritable jeu vidéo, un univers virtuel curieux, à la fois chaotique et organisé, où seuls les 24 interprètes connaissent les règles du jeu. Le tout, dans un décor de chasse. Absurde me direz-vous? Tout à fait!

La déconstruction de l’art humain à La Chapelle

Déconstruction de l’art, nihilisme ultime, ou simple farce satyrique? Leçon d’hygiène, bestialités et mets canadiens, jouée à La Chapelle, transgresse certainement bon nombre de codes du monde théâtral. À un point tel, en fait, qu’il est complexe d’essayer de comprendre l’ensemble des implications de cette « performance-bouffe » sans se pencher d’abord sur ce qui définit le spectateur dans la sphère artistique, et sans doute également comme simple être humain.

Élan révolutionnaire aux Écuries

La compagnie I.N.K présente sa nouvelle création L’Effet du temps sur Matèvina, aux Écuries du 10 au 28 avril. Une pièce qui nous ramène à notre réalité politique.

L’abstraction dans sa plus folle expression

Le Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) lance son exposition permanente La question de l’abstraction pour les quatre prochaines années à venir. Celle-ci détient quelques perles qui relèvent de soixante-dix ans d’art abstrait québécois et canadien. L’exposition fait honneur à l’univers du non verbal, où les formes et les couleurs sont représentées pour elles-mêmes, comme le voyaient les artistes de la révolution des automatismes.

Touchant Intouchables

C’est le film « événement » en France depuis sa sortie en salle en novembre dernier. Quelques mois plus tard, succès phénoménal, il devient le troisième film le plus vu de la Métropole (suivant de près Titanic puis Bienvenue chez les Ch’tits) et connaît également de bons chiffres ailleurs en Europe, notamment en Allemagne. Traversant maintenant l’Atlantique, Intouchables débarque sur nos écrans dès le 13 avril. Et après visionnement, il est facile de comprendre pourquoi le nouveau film d’Olivier Nakache et Éric Toledano (Nos Jours heureux, Tellement proches) fut si populaire auprès du public. Le film, tant dans son contenu que de sa forme, est facile d’approche, sympathique, touchant, mais ludique. Bref, il a tout pour réussir.

Des Francos portant très bien leur 24e anniversaire

C’est mercredi qu’a été annoncée la programmation des spectacles en salle de la 24e édition des Francofolies, qui se tiendra du 7 au 16 juin. Au menu : variété, audace, découvertes et grands retours. Vincent Vallières, Catherine Major, Corneille, Radio Radio, Cœur de pirate, Ariane Moffatt, Richard Séguin et bien d’autres seront de la partie. Les billets seront mis en vente dès samedi midi.

Le chaperon rouge revu et corrigé à la sauce moderne

Conviez les spectateurs à 22h30 donne tout de suite le ton : Le chaperon est-il si rouge que ça? n’est pas pour les enfants malgré sa référence au conte très connu de Charles Perrault. Bien que les personnages principaux soient présents (le chaperon rouge, la mère et la grand-mère), c’est une version dépoussiérée et bien d’actualité qu’on nous présente à l’Espace Libre.

Ovnis musicaux à Valleyfield

La banlieue lutte désormais à armes sensiblement plus égales avec Montréal en matière de musique; à la fois mi-séance de découverte, mi-festival, l’événement Artefact prendra d’assaut les rues de Valleyfield pour présenter ce qui se fait de meilleur au Québec en matière de chanson et de prestations. Les amateurs ont ainsi rendez-vous pour cette première édition de ce lieu de rencontre entre les penseurs, les créateurs et les consommateurs de musique émergente.

Sur les traces des grands

Dans son nouvel album, à paraître le 17 avril prochain, Chris de Burgh nous invite à suivre ses traces, ou plutôt les traces que lui-même a suivies tout au long de son parcours musical, de son parcours de vie. Ce 19e opus enregistré en studio, intitulé Footsteps 2, fait suite à Footsteps, paru en 2009, et paraît sous l’étiquette Justin Time/Ferryman.

La révolte de l’intime sur fond de politique

Ces derniers mois, il semble que les théâtres montréalais soient habités par des pièces aux propos engagés. La pièce Je pense à Yu de l’auteure Carole Fréchette, présentée au Théâtre d’Aujourd’hui, tombe à point avec les luttes du mouvement étudiant d’ici et le printemps arabe qui carburent aux gestes symboliques. La pièce, inspirée d’un événement survenu lors des manifestations de la Place Tiananmen en 1989, trace le lien étroit entre l’intime et le politique.