Catégorie: FNC 2012

FNC – Laurence, alias Laylou

Dernier film de Philippe Lesage, Laylou, présenté en première mondiale au Festival du nouveau cinéma, nous transposait dans l’univers devenu thématique récurrente qu’est l’adolescence, à travers un gang éparse de jeunes filles et de jeunes hommes en fleurs, cadrés à Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie, depuis leur bal de finissant jusqu’aux environs de l’arrivée de l’automne suivant. Parmi eux, Laurence, alias Laylou, que nous avions entraperçue dans Ce cœur qui bat (2011).

FNC – Retour sur Kaspar Hauser

The Legend of Kaspar Hauser (La leggenda di Kaspar Hauser) de l’italien Davide Manuli, s’échoue dans nos têtes pour y laisser la forme d’un corps cosmique, au même titre que sa jeune effigie, aussi «bleechée» qu’énigmatique. Avertis d’emblée que son approche n’est pas pour plaire à tous, que certains quitteront la salle, déconnectés du propos, que d’autres, surtout la gent féminine, restera uniquement captive devant le fantasme Vincent Gallo – c’était sans parler du fantasme Élisa Sednaoui -, tandis qu’une infime part y verront inévitablement une révélation, sorte d’explosion jouissive et sensorielle. Nous faisons partie de cette dernière catégorie, comme The Legend of Kaspar Hauser, délicieusement sarcastique, formidablement esthétique, terriblement magnétique, nantie de la follement grisante musique de Vitalic, commande l’avidité.

FNC – La tête la première: un périple bucolique et sentimental

Ils se rencontrent, ils se quittent, ils reviennent, ils se sauvent, ils se retrouvent. C’est compliqué. Et ambigu. Mais, en même temps, c’est si simple, d’une simplicité parfois désarmante. La tête la première est tout cela à la fois, une histoire d’amour doublée d’une quête existentielle, un dialogue intime entre deux êtres qui viennent à peine de se rencontrer et qui déjà, ne peuvent plus vraiment se passer l’un de l’autre.

FNC – Camille redoublera

Jouissant d’un excellent accueil en France depuis la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, Camille redouble, de l’actrice et réalisatrice Noémie Lvovsky, fût le film de clôture de cette 41e édition du Festival du nouveau cinéma. L’air de rien, dans un genre maintes fois visité emprunté au cinéma hollywoodien, et sous ses faux airs cabotins, le film, à la fois imprégné de sagesse et d’insouciance, aborde une multitude de sujets plus denses. Camille Redouble est cette quête louvoyante vers un avenir meilleur dans un passé désormais incertain.

FNC – L’Histoire de Pi, de la plume à l’écran

Alors que la 41ème édition du Festival du nouveau cinéma s’achèvait officiellement ce dimanche, les amateurs de bon cinéma (et de nouveautés) en ont eu pour leur argent avec la présentation spéciale de L’Histoire de Pi. C’est en effet les Montréalais qui auront eu le plaisir de découvrir samedi le tout nouveau film d’Ang Lee en première mondiale – rien de moins – et en présence de l’auteur qui a imaginé l’histoire: Yann Martel. Le film avait été auparavant présenté au New York Film Festival, mais pas dans sa version finale et définitive, qui a été terminée mardi dernier.

FNC – Si le terrorisme m’était conté

La nuit du 16 mai 2003, cinq attentats terroristes ont secoué la ville de Casablanca, faisant un total de 41 morts et une centaine de blessés. À l’origine de ces attentats? De jeunes islamistes radicaux âgés entre 20 et 25 ans, tous originaires du même bidonville en périphérie de la métropole. Les chevaux de Dieu s’inspire de ces faits pour raconter l’histoire de quatre d’entre eux. Réalisé par Nabil Ayouch, le film est une adaptation cinématographique du roman de Mahi Binebine, Les étoiles de Sidi Moumen.

FNC – Derrière chaque vedette, il y a un directeur de casting

Si le réalisateur, producteur, monteur, compositeur ou même les acteurs sont des figures connus du monde cinématographique, certains métiers pourtant cruciaux au processus de production d’un film restent tapis dans l’ombre. Parmi ces métiers on retrouve les directeurs de casting – ces gens qui choisissent des talents qui selon eux correspondraient le mieux aux personnages d’un scénario. Avec son documentaire Casting By, Tom Donahue ouvre donc à grande volée une porte trop longtemps restée entrouverte afin de souligner l’importance de ce métier malaimé du cinéma, mais aussi (surtout) pour rendre hommage à l’une de ses plus grandes « star », Marion Dougherty.

FNC – Famille respectable ou famille corrompue?

Qu’obtenons-nous lorsque nous mélangeons drame familial et critique sociale? Une Famille respectable, premier film de fiction pour Massoud Bakhshi, réalisateur iranien issu du monde du documentaire. Après avoir causé la surprise à Cannes où il était en compétition pour la Caméra d’or (meilleur premier film), c’est maintenant au FNC de dévoiler aux Montréalais cette œuvre surprenante.

FNC – La vie des immigrants, un film à la fois

L’herbe est-elle plus verte ailleurs? Celle des États-Unis l’est certainement, si on la compare aux vallées pauvres et arides du Mexique. C’est également ce qu’a semblé pensé le personnage principal d’Aquí y allá (littéralement « Ici et là-bas »), qui s’y est envolé pour tenter de subvenir aux besoins de sa femmes et de ses deux enfants, pour finalement revenir au pays presque bredouille. Antonio Mendez Esparza raconte l’histoire ordinaire de cet homme ordinaire de façon sobre et réaliste, nous plongeant au cœur d’un petit village mexicain où les temps sont durs et les emplois rares, mais où la vie continue malgré tout.

FNC – À perdre la raison… ou presque

Pour son plus récent long-métrage, le Belge Joachim Lafosse s’inspire librement d’un fait-divers macabre ayant secoué son pays quelques années auparavant. À Perdre la raison raconte en effet les événements qui mènent une mère de famille ordinaire à commettre le pire des crimes : un quadrifanticide. Pour donner vie à cette mère? Émilie Dequenne, une actrice belge ayant déjà été récompensée deux fois plutôt qu’une au festival de Cannes. Face à elle: Tahar Rahim (nul autre que le prophète de Jacques Audiard). Avec un sujet aussi percutant et des interprètes aussi solides, le film partait déjà avec une bonne longueur d’avance… Mais au final pourtant, il convainc sans pour autant nous surprendre.

FNC – Vous n’avez encore rien vu: entre fiction et réalité

Que peut-on s’attendre de la réunion de plusieurs comédiens venus évaluer une interprétation contemporaine d’une pièce dans laquelle ils ont jadis joué, à la demande d’un ami dramaturge récemment décédé? À mi-chemin entre le théâtre et le cinéma, Vous n’avez encore rien vu, du nonagénaire Alain Resnais, est un hommage bouleversant au théâtre, aux personnages et aux interprètes qui font de cet art la transposition des mots en émotions.

FNC – Ces histoires qu’on aime

Sarah Polley compte plusieurs cordes à son arc: successivement comédienne, productrice, scénariste, réalisatrice, elle est entre-autres la Elise de Mr. Nobody (Jaco Van Dormael, 2010). On lui doit ne serait-ce qu’Away from Her (2007), ou encore Don’t Think Twice (1999), histoire s’intéressant curieusement à la moralité lorsqu’un homme devait choisir entre amour et famille. Le parallèle avec son dernier né Stories We Tell n’est pas indispensable, mais reste d’une cocasserie toute particulière, comme le très touchant et très nuancé documentaire, présenté le 12 octobre dernier au cinéma Impérial dans le cadre du Festival du nouveau cinéma, où il est présentement en compétition, est effectivement imprégné en ce même sens. Ici, la réalité surpasse la fiction, se logeant au cœur de l’intimité de Polley, à la source même de sa conception…

FNC – Quand rédemption rime avec whisky

La part des anges, c’est cette quantité d’alcool perdue naturellement lors du vieillissement du whisky en fût. C’est également le titre du nouveau long-métrage du Britannique Ken Loach, présenté à Montréal dans le cadre du Festival du nouveau cinéma quelques mois après Cannes, où il y a remporté le prix du Jury.

FNC – Room 514: chronique d’un idéal inatteignable

Drame militaire qui raconte l’enquête menée par une jeune femme qui a soif de justice, Room 514 aborde la question de la distinction parfois quasi impossible entre le bien et le mal. Dans ce premier long-métrage de Sharon Bar-Ziv, l’affaire n’est pas exactement ce qu’elle paraît…