Catégorie: Festival

Un septième OFFTA plus populaire que jamais

Le (Dés)Enchantement: pas la chanson de Mylène Farmer, mais plutôt le thème de la mouture 2013 du off-Festival TransAmériques. Alors que la plus récente édition de l’événement culturel se terminait dimanche dernier, le 2 juin, après un peu plus d’une semaine de festivités, l’équipe organisatrice présentait mercredi son bilan sur une note positive, après une vingtaine de prestations et autres expérimentations culturelles.

FTA – La jeune fille et la mort, un miroir nécessaire

Le bureau de l’APA, créé par Simon Drouin et Laurence Brunelle-Côté, nous présente à nouveau à l’Espace Libre son spectacle hybride La jeune fille et la mort. Une pièce théâtrale prenant une dimension performative et métissée pour nous expliquer le concept de « jeune-fillisation » du collectif philosophique Tiqqun.

Mutek – À l’année prochaine

Après un Piknic sous le soleil et une première présence à la Maison Symphonique, le festival Mutek s’est terminé ce dimanche après cinq jours de musique électronique. Mission accomplie: avec un enchaînement d’artistes qui se succèdent tout au long de la programmation, ce festival présente efficacement toute la variété de la musique électro actuelle et de ses acteurs influents.

Un éléphant, des nazis et des déficients intellectuels

Ganesh contre le troisième Reich. Le titre de cette pièce australienne, présentée à l’Usine C dans le cadre du Festival TransAmériques (FTA), en dit déjà long sur l’univers dans lequel pénètrent les spectateurs lorsque les lumières s’éteignent. Une aventure haute en couleurs pour récupérer la swastika, symbole hindou volé par les nazis et depuis lors associé au mal hitlérien, mais aussi une réflexion sur l’inclusion des déficients intellectuels au sein du monde artistique.

Du combat de boxe à l’introspection: Winners and Losers

Le micro-onde, Occupy, Pamela Anderson, la corruption municipale: in ou out? Voilà la prémisse de Winners and Losers: opérer un classement dichotomique de tout et de rien, comme si on était dans une « vraie » soirée de gars. James Long et Marcus Youssef, auteurs et amis de longue date, y jouent d’ailleurs leur propre rôle, ce qui tend à brouiller la frontière entre le show et la vie. En outre, en laissant une bonne part d’improvisation habiter chacune de leurs représentations, Youssef et Long s’assurent d’un effet de réel encore plus marqué.

FTA – Amours sordides

L’inceste est un thème traité depuis bien longtemps au théâtre. Mais comment parler de l’histoire vraie d’une séquestration d’enfants qui a duré 24 ans. L’artiste Markus Ohrn l’a fait d’une manière hors normes, brutale, dans sa pièce Conte d’Amour, présentée au Conservatoire jusqu’au 30 mai dans le cadre du Festival TransAmériques (FTA).

Mutek: c’est ce soir!

Le festival de musique électronique Mutek débute mercredi, et rassemble 76 projets de 140 artistes sur cinq jours. Voici quelques suggestions pour bien commencer le festival, selon les préférences de notre équipe.

FTA – Un Ennemi du peuple sur fond de crise

Plusieurs pièces de théâtre nous sortent de notre zone de confort et nous forcent à réfléchir sur de grands sujets de société. Mais rares sont les œuvres qui s’arrêtent à mi-parcours pour donner la parole au public et le forcer à se positionner haut et fort sur les conflits éthiques qu’il observait jusqu’à maintenant bien confortablement dans son siège. Avec un Ennemi du peuple, présenté dans le cadre du Festival Trans-Amériques (FTA), l’Allemand Thomas Ostermeier donne une voix au public dans une œuvre spectaculaire et hors-norme.

Montréal se pare de nouveau des couleurs du cirque

En trois ans, Montréal Complètement Cirque a réussi à s’imposer comme une référence mondiale sur la scène circassienne internationale. Cette année encore, le festival a réuni à Montréal le meilleur du cirque dans une programmation variée aux multiples expériences. Cette nouvelle édition se déroulera du 3 au 14 juillet et proposera 14 spectacles en salle de compagnies du monde entier. Sur ce nombre, cinq sont de nouvelles créations québécoises. Voici un petit tour d’horizon de la programmation.

Festival Vues d’Afrique, c’est parti!

Vendredi soir s’ouvre le 29e Festival Vues d’Afrique. Dix jours sous le signe du cinéma africain avec en fil rouge un hommage à la cinéaste franco-camerounaise Osvalde Lewat.

FIFA – Helsinki Music Centre – Prelude

Projet qui abrite le Sibelius Academy, le Finnish Radio Symphony et le Helsinki Philamonic Orchestra, la construction du Helsinki Music Centre (HMC) a suscité son lot de débats publics et d’attentes. Récit d’un projet mis en lumière par Matti Reinikka et Miisa Latikka.

FIFA – La chasse aux sorcières communistes, vue d’Hollywood

Les États-Unis ont beau se présenter comme une terre de liberté et d’opportunité, l’impact de la Guerre froide sur cette notion de « liberté » aura fait tache, encore plus que lors de l’invasion américaine en Irak en 2003. Cette belle époque où tous et chacun pouvaient être soupçonnés de communisme a laissé sa marque dans toutes les strates de la société d’alors. The Witch Hunt Is On, un documentaire présenté au Festival international des films sur l’art (FIFA), dévoile l’impact de cette Inquisition sur le milieu du cinéma.

FIFA – Preuves et symboles: la mise en images de la Deuxième Guerre mondiale

On se demande quelle est la bonne distance pour filmer, lorsque filmer devient un outil de mémoire. Si dans De Hollywood à Nuremberg, l’horreur présentée n’a rien de fictif, dans Il était une fois… Rome ville ouverte, la ville ravagée par la guerre sert de plateau de tournage à une œuvre sur la résistance.

FIFA – Le surréalisme: aventure réfléchie ou fantaisiste?

Si les Belges ont approché le surréalisme avec un œil quasi calculateur en le maniant de façon rigoureuse, Dalí a quant à lui produit des œuvres à la hauteur de sa personnalité fantasque. Deux documentaires présentés au Festival international du film sur l’art mettent en lumière ces deux facettes d’un mouvement artistique fascinant et prolifique.

FIFA – The Last Art Film ou l’artiste comme objet de réflexion

Émilie Plante @EmilieJolie Qu’est-ce que l’art? Qui sont ces artistes qui pratiquent cette forme d’expression, comment évoluent-ils, quelles sont leurs [...]

FIFA – L’effondrement de la civilisation des pharaons, comme si vous y étiez

Du haut des pyramides d’Égypte, 40 siècles nous contemplent… Mais au coeur de ces pyramides, et dans les vestiges des temples avoisinants se cachent les indices d’un grand mystère: pourquoi, vers 2000 ans avant notre ère, le peuple égyptien s’est-il révolté contre la classe souveraine, pillant et détruisant tout sur son passage? Le documentaire La fin de l’âge des pyramides, projeté mercredi soir au Festival international de films sur l’art (FIFA), donne certaines informations fascinantes.

FIFA – Immortalité de celluloïd pour Charles Dickens

L’écrivain britannique Charles Dickens est sans doute à la littérature anglaise ce que William Shakespeare fut pour le théâtre. Monstre magnifique, personnage plus grand que nature, cet auteur du 19e siècle aura laissé un patrimoine écrit transposé un nombre incalculable de fois au grand écran. Dans Dickens on Film, projeté dans le cadre du Festival international de films sur l’art (FIFA), l’auteur de David Copperfield, ou encore A Tale of Two Cities est revisité par la bande.

FIFA – Architecture, identité et vision

Représenter une culture à l’étranger ou repenser des architectures au cœur de la ville: dans les deux cas, tout est question de vision. Présentés dans le cadre du Festival international de films sur l’art, les documentaires Mission Statements — L’architecture de la diplomatie néerlandaise et Diller Scofidio + Renfro: Reimagining Lincoln Center and the High Line offrent, chacun à leur manière, une vision sur soi-même et sur l’autre.

Surdose de films pour le 31e FIFA

Amateurs de cinéma sur l’art, à vos billets! Ou plutôt à vos calendriers et vos feuilles de calcul Excel; le Festival international de films sur l’art (FIFA) a dévoilé mardi la programmation de sa 31e édition, et celle-ci s’annonce plus riche que jamais. Pour la cuvée 2013, pas moins de près de 250 films (248, pour être précis) se disputeront l’attention des cinéphiles pendant 10 jours, du 14 au 24 mars.

Cinemania – Mains armées et sentiments désarmés

Flics de père en fille, les liens du sang et leur métier sont deux des rares points communs qui lient Lucas et Maya. Il a quitté sa famille il y a longtemps et s’efforce de dissiper sa culpabilité. Elle est un peu paumée et tente de vivre avec ses tourments. Les deux vont pourtant s’épauler le temps d’une enquête où s’entremêlent trafic d’armes, filière serbe et contrebande de drogue.

Cinemania – Associés contre le crime: sens dessus dessous

Troisième volet d’une trilogie basée sur les œuvres d’Agatha Christie, Associés contre le crime est une comédie des plus rocambolesques. Réalisé par Pascal Thomas, le film met en scène un couple de farfelus retraités qui jouent les enquêteurs du dimanche.

Cinemania – Augustine: la mise en images d’une relation ambivalente

À une époque où les femmes étaient le plus souvent considérées comme des êtres de moindre importance, l’hystérie, phénomène médical, fascinait leshommes qui voyaient en elles des bêtes de cirque ou des rats de laboratoire. C’est dans ce contexte que le professeur Charcot, père fondateur de la neurologie, a fait d’Augustine une de ses patientes hystériques privilégiées…

Cinemania – Trois mondes sens dessus dessous

Alan a tout pour lui: un bon boulot qui paie bien, une jeune femme qui l’aime et qu’il va épouser dans moins de deux semaines… l’avenir s’offre à lui, jusqu’à temps qu’il frappe un Moldave travaillant au noir. À partir de là, ce seront trois mondes qui se heurteront avec fracas dans ce drame de Catherine Corsini, projeté mercredi soir dans le cadre du Festival Cinemania. Au bout du compte, toutefois, l’accident ne sera pas une collision frontale, mais plutôt un accrochage plus ou moins sévère.

Cinemania – Au galop: au-delà de l’amour et de la mort, la vie

Émilie Plante @EmilieJolie Très actif comme acteur de théâtre et de cinéma, Louis-Do de Lencquesaing est passé derrière la caméra [...]

Cinemania – Mobile Home, le chez-soi… près de chez soi

Que faire lorsque votre vie semble tourner en rond, que vos 30 ans sont bien sonnés, et que l’avenir est bouché à l’horizon – ou, pire encore, désespérément vide? Si vous avez répondu acheter une roulotte et tenter de partir à l’aventure, ​Mobile Home​, projeté dans le cadre du Festival Cinemania, est pour vous. Dans le cadre du ​Focus belge​, ce long-métrage de François Pirot exploite une facette peu usitée du ​road movie​, pour un résultat à tout le moins intéressant.

Cinemania – Quand l’ardeur s’essouffle

À défaut de se disputer, Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts se «bagarrent» littéralement la vedette dans De rouille et d’os, dernier film de Jacques Audiard (Sur mes lèvres, De battre mon cœur s’est arrêté, Un prophète), présenté en ouverture de cette 18e édition du Festival de films francophones Cinemania, quand un ex-boxer et une combattante dans l’âme se rencontrent. Histoire épique, qui fait la joie de certains, où deux âmes en perdition s’apportent au final support et vérité, dans un monde plus sauvage et froid de ses conventions et rapports sociaux que réellement cruel. Là où les malchances sont toutefois bien existantes, tandis que certaines fatalités vous portent à vous ressaisir. Récit que l’on suggère tendre et dur, en opposition et en contrastes permanent, vers un dénouement que l’on souhaiterait heureux, nous aura quand a nous et à contre-cœur laissé sur notre faim.

Festival de films en stop motion: une quatrième édition couronnée de succès

Vendredi dernier débutait la quatrième édition du Festival de Films de Stop Motion de Montréal. L’événement a regroupé 73 films (sur une sélection d’environ 250) provenant de plus de 20 pays différents de partout autour de la planète en plus de recevoir comme invités spéciaux Mark Shapiro du studio LAIKA qui ont sorti le film Paranorman dernièrement, Merlin Crossingham animateur principal de Chicken Run et directeur de la deuxième unité de tournage de Wallace et Gromit : le mystère du lapin-garou ainsi que Chris Walsh, professeur au Collège Sheridan et cinéaste indépendant. Les trois invités, en plus d’être jury pour le festival, nous ont offert trois conférences présentant trois aspects forts différents de cet art multiforme qu’est le cinéma d’animation de volume (terme francophone pour stop motion).

FNC – Laurence, alias Laylou

Dernier film de Philippe Lesage, Laylou, présenté en première mondiale au Festival du nouveau cinéma, nous transposait dans l’univers devenu thématique récurrente qu’est l’adolescence, à travers un gang éparse de jeunes filles et de jeunes hommes en fleurs, cadrés à Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie, depuis leur bal de finissant jusqu’aux environs de l’arrivée de l’automne suivant. Parmi eux, Laurence, alias Laylou, que nous avions entraperçue dans Ce cœur qui bat (2011).

FNC – Retour sur Kaspar Hauser

The Legend of Kaspar Hauser (La leggenda di Kaspar Hauser) de l’italien Davide Manuli, s’échoue dans nos têtes pour y laisser la forme d’un corps cosmique, au même titre que sa jeune effigie, aussi «bleechée» qu’énigmatique. Avertis d’emblée que son approche n’est pas pour plaire à tous, que certains quitteront la salle, déconnectés du propos, que d’autres, surtout la gent féminine, restera uniquement captive devant le fantasme Vincent Gallo – c’était sans parler du fantasme Élisa Sednaoui -, tandis qu’une infime part y verront inévitablement une révélation, sorte d’explosion jouissive et sensorielle. Nous faisons partie de cette dernière catégorie, comme The Legend of Kaspar Hauser, délicieusement sarcastique, formidablement esthétique, terriblement magnétique, nantie de la follement grisante musique de Vitalic, commande l’avidité.

FNC – La tête la première: un périple bucolique et sentimental

Ils se rencontrent, ils se quittent, ils reviennent, ils se sauvent, ils se retrouvent. C’est compliqué. Et ambigu. Mais, en même temps, c’est si simple, d’une simplicité parfois désarmante. La tête la première est tout cela à la fois, une histoire d’amour doublée d’une quête existentielle, un dialogue intime entre deux êtres qui viennent à peine de se rencontrer et qui déjà, ne peuvent plus vraiment se passer l’un de l’autre.