Archives de Laurence Cardin

Akram Khan, Vertical Road – Vertical et linéaire

Akram Khan Company était de passage à Montréal la semaine dernière pour y présenter la plus récente œuvre de son répertoire, Vertical Road. La compagnie qui en est à sa quatrième visite en sol montréalais figurait comme une des têtes d’affiche de la série Danse Danse.

Le nombre d’or, une proportion inégale

Le concept du nombre d’or, soit la proportion parfaite en géométrie, nous est présenté dans l’œuvre de Marie Chouinard sous une forme plus représentative. La chorégraphe aimant l’évocation de ce titre n’a pas puisé son inspiration dans cette idée de perfection, elle nous présente plutôt une pièce alliant un univers étrange et des personnages à mi-chemin entre l’humain et l’animal.

Chaos unifié – Babel (words)

Jeudi soir dernier, la série Danse Danse a présenté le premier spectacle de sa 14e saison. Ouvrir avec une œuvre de Sidi Larbi Cherkaoui, c’est se garantir une entrée en matière réussie. En effet, les attentes étaient plutôt hautes, car le chorégraphe belgo-marocain est devenu un des chouchous des Montréalais, en plus d’être un des chorégraphes contemporains les plus reconnus. Ces trois dernières œuvres présentées à Montréal ont été acclamées par le public et encensées par la critique.

FTA – The you show : Un c’est bien mais deux c’est mieux

Crystal Pite est réellement devenue au fil du temps une des chorégraphes chouchou de la scène montréalaise. Elle s’est arrêtée à Montréal le temps d’une courte visite la semaine dernière afin de clore en beauté le FTA et présenter son dernier opus, The you show.

La recette magique de Lock

La compagnie La La La Human Steps fondée par Édouard Lock en 1981 a célébré son 30e anniversaire en présentant en première Nord-Américaine sa toute Nouvelle Création. Acclamée en Europe, la troupe s’est arrêté le temps de trois représentations à Montréal, afin d’assouvir ses admirateurs les plus fervents qui n’ont pas souvent la chance de voir du  »Lock ».

La force gravitationnelle du groupe

Mardi soir dernier, Rubberbandance group présentait la première mondiale de sa toute dernière création. Gravity of Center s’inscrit comme la dernière œuvre du fruit de quatre années de résidence de la compagnie à la Cinquième salle de la Place des arts et clôt ce passage en beauté. La jeune compagnie qui célèbrera sous peu son 10e anniversaire démontre avec cette œuvre la richesse d’un métissage entre hip-hop, acrobatie et danse contemporaine, une signature qui est désormais devenue sienne.

Sinha Danse reprend son souffle

Mercredi soir dernier était une soirée bien spéciale pour Sinha Danse, la première de Question de souffle et de vie soulignait par le fait même les vingt ans de création de la compagnie. Au fil des ans, le chorégraphe Roger Sinha a su se tailler une solide place dans le milieu de la danse contemporaine en développant un langage chorégraphique unique. La compagnie s’est distinguée par sa fusion entre la danse indienne et la danse contemporaine en présentant des oeuvres phares comme Apricot trees exist (2004) et Benches (2006). Depuis quelques années, Sinha Danse poursuit sa recherche chorégraphique du côté de l’exploration des technologies interactives. Question de souffle et de vie s’inscrit dans cette recherche et se veut plutôt une exploration de ce concept.

Trois grosses pointures françaises, une rencontre incongrue

Le dernier passage de Gallotta en sol québécois avait été fort percutant, le chorégraphe français y avait à l’époque présenté trois générations. L’oeuvre interprétée par des enfants, des adultes et des ainées avait laissé un souvenir poignant dans la mémoire des Montréalais. C’était donc avec impatiente et avec de hautes attentes que le public attendait le retour du réputé chorégraphe français, directeur du centre chorégraphique de Grenoble.

Crescendo enivrant

Danse Danse a présenté la semaine dernière le quatrième spectacle de sa 13e saison au Théâtre Maisonneuve. Il ne fallait pas se fier à l’affiche du spectacle; le spectacle Entity n’est pas un solo de Wayne McGregor, mais plutôt une pièce pour neuf interprètes signée Random Dance, dont Wayne McGregor est le chorégraphe.

Le beau est toujours bizarre

La compagnie Mayday (Mélanie Demers) a présenté le fruit de sa plus récente création la semaine dernière à l’Agora de la danse. Junkyard / Paradis, termine la trilogie entamée en 2006 avec Les angles mort, suivi de Sauver sa peau (2008). Cette dernière création confirme le style de la chorégraphe engagée, celui d’un appel à la réflexion à travers des œuvres poignantes, politiques et recherchées.

Programme triple pour BJM Danse

La compagnie BJM Danse, qui célèbrera son 40e anniversaire l’an prochain, a fait une courte visite à Montréal pour présenter son tout dernier spectacle. Louis Robitaille, directeur artistique de BJM Danse depuis 1998, s’est donné comme mandat, depuis quelques années, de présenter le travail de chorégraphes émergents internationaux. Le programme triple (Rossini Cards, Zero In On et Zip Zap Zoom) présenté pour trois soirs à la Place des Arts ne faisait pas exception, alors que trois jeunes chorégraphes européens signaient les trois pièces.

Rencontre avec l’univers de Sun Ra

Fondée en 2000 à Montréal, la compagnie Coleman Lemieux présente depuis maintenant plus de 10 ans un répertoire contemporain assez éclectique. En plus de collaborer avec des chorégraphes invités comme James Kudelka, Laurence Lemieux et Bill Coleman, proposent également des créations de leur cru. La compagnie présente jusqu’au 11 décembre la pièce Hymn to the Universe, une pièce créée en 2008 à Toronto par Bill Coleman. J’ai eu la chance d’assister mercredi dernier à la toute première représentation de ce happening chorégraphique. Pour avoir vu quelques unes des pièces de la compagnie, je dois dire qu’ Hymn to the Universe est un oeuvre singulière au sein du répertoire de la compagnie. La collaboration avec Sun Ra Orkestra en est définitivement pour quelque chose.

Dancemakers joue sur le temps

Considérer l’impact et saisir la durée d’une minute. Voilà le concept sur lequel repose la pièce It’s about time: 60 dances in 60 minutes. Le chorégraphe et directeur de la compagnie Dancemakers, Michael Trent, propose un jeu: nous présenter une série de tableaux d’une minute (chronomètre à l’appui), puis répéter ces derniers en accéléré puis au ralenti. Le jour de la marmotte version performance dansée.

Le Ballet National casse son image classique

Le Ballet National du Canada était à Montréal pour deux soirs seulement, une courte visite pour cette troupe n’ayant pas foulé les planches montréalaises depuis plus de sept ans.

Plusieurs chemins sur la piste identitaire

Mercredi dernier avait lieu la première de Cloak du chorégraphe George Stamos à l’Agora de la danse. En cette première, la salle était comblée de chorégraphes et d’autres personnalités du monde de la danse. En entrant dans la salle, quelques spectateurs se font photographier avant de rejoindre leur siège.

Frédérik Gravel, virtuose de la performance

Mercredi soir soir dernier, j’ai assisté à la deuxième représentation de Tout se pète la gueule chérie du chorégraphe montréalais Frédérik Gravel. La pièce avait été présentée en mai dernier lors du Festival TransAmériques et je l’avais raté. Quand la programmation de La Chapelle est sortie, je fus ravie de constater que le spectacle y reprendrait l’affiche pendant plus de deux semaines, ce qui représente un nombre élevé de représentations pour un spectacle de danse contemporaine pour petit plateau.

Montréal complètement cirque – Sway : tranche de vie

Deux hommes arrivent enfin. Elle les attendait. Heureux de se retrouver et pas vraiment à la fois. Tranche de vie. Voilà avec justesse comment les créateurs du spectacle nous préparent pour Sway.

Montréal complètement cirque – ID, une ville sans surprises

ID est une des pièces maîtresses de la programmation du festival Montréal Complètement Cirque puisqu’il s’agit de la toute dernière création du Cirque Éloize; troupe acclamée de cirque Montréalaise.

FTA – Quelques minutes à l’Usine C

Vendredi soir dernier se tenait la dernière représentation de Children & A Few Minutes of Lock à l’Usine C dans le cadre du FTA. Dans certains spectacles, un seul élément a le pouvoir de tout changer, de faire virer le vent, de changer une opinion. Lors de cette soirée mettant en vedette Louise Lecavalier, 13 minutes ont joué un rôle crucial et ont transformé la soirée en un moment de danse mémorable.