Quand chercher l’âme soeur en ligne aide… et nuit

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Les sites et applications de rencontre occupent depuis plusieurs années une place importante dans la vie sentimentale des adultes. Et si l’expérience s’est avérée positive pour la plupart des utilisateurs, une enquête du Pew Research Center révèle que pour plusieurs d’entre eux, et plus spécialement les jeunes femmes, les conséquences de ces services sont bien réelles.

Selon un coup de sonde effectué aux États-Unis entre le 16 et le 28 octobre de l’an dernier auprès de 4860 adultes, environ le tiers des adultes américains ont déjà utilisé un site ou une application de rencontre; 11% disent même en avoir fait usage au cours de la dernière année.

Les avantages semblent indéniables: 12% des répondants affirment avoir convolé en justes noces ou s’être engagés dans une relation sérieuse avec une personne rencontrée via un site ou une application. Au total, environ le quart des Américains (23%) disent être allés à au moins un rendez-vous avec une personne rencontrée de cette façon.

Selon de précédentes études menées par le Pew Research Center, la part d’Américains ayant recours à OkCupid, Tinder et consorts a augmenté avec les années, ainsi que la proportion d’individus ayant rencontré un conjoint ou un partenaire de cette manière. En 2013, 11% des répondants disaient avoir utilisé de tels services, et la proportion de gens ayant entamé des relations stables ou s’étant mariés avec des personnes rencontrées en ligne n’était que de 3%.

Sans surprise, l’utilisation de tels services est plus répandu chez les jeunes: 48% des 18 à 29 ans ont indiqué avoir créé un profil ou installé une application, tandis que le taux d’utilisation passe à 38% chez les 30 à 49 ans. Il ne faut cependant pas croire que les 50 ans et plus rejettent le concept: environ un adulte sur cinq de la tranche d’âge des 50 à 64 ans cherchent à rencontrer de nouvelles personnes sur ces services.

Une boîte de Pandore peu agréable?

Face à l’aspect pratique pour rencontrer de nouvelles personnes, toutefois, il existe également des inconvénients parfois majeurs à l’utilisation de sites et services, notamment des possibilités de harcèlement ou de fraude. Certains utilisateurs estiment également que de tels services contribuent à la notion voulant que les relations intimes peuvent demeurer superficielles, comparativement aux relations découlant de facteurs plus traditionnels.

De fait, rapporte le Pew Research Center, le public américain est en fait ambivalent par rapport à l’impact des sites et applications de rencontre. Environ le quart des répondants (22%) croient que l’impact est majoritairement positif, tandis qu’une proportion similaire (26%) estime que l’impact est plutôt majoritairement négatif.

Environ quatre utilisateurs de ces services sur 10 (37%) ont indiqué avoir continué à recevoir des messages, même après avoir indiqué à leur correspondant qu’ils n’étaient pas intéressés à poursuivre les échanges. Une proportion similaire (35%) ont dit avoir reçu un message explicite non sollicité, tandis que 28% des utilisateurs ont reçu un message offensant. Un peu moins d’un utilisateur sur 10 (9%), enfin, a mentionné avoir reçu des menaces physiques.

Les jeunes femmes sont particulièrement nombreuses à vivre des expériences désagréables. Quelque 60% des utilisatrices âgées de 18 à 34 ans ont dit avoir reçu des messages après avoir indiqué leur absence d’intérêt; environ la même proportion ont reçu un message sexuellement explicite non sollicité. Et 19% des jeunes femmes connectées sur les services de rencontre ont été menacées de violences physique, soit environ le double du taux d’hommes aux prises avec le même problème.


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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