Il y a plus dangereux que le coronavirus

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ll y a un virus qui frappe fort en ce moment, au point d’avoir enlevé la vie de 39 enfants aux États-Unis seulement. Et ce n’est pas le coronavirus venu de Chine, c’est la grippe.

Selon les chiffres du Centre de contrôle des maladies (CDC), elle aurait frappé 13 millions d’Américains jusqu’ici cet hiver, entraîné l’hospitalisation de 120 000 d’entre eux, et provoqué des complications qui ont causé 6600 décès, en grande majorité des personnes âgées. À travers le monde, l’Organisation mondiale de la santé estime le bilan annuel entre 3 et 5 millions de cas sévères, et de 300 000 à 650 000 décès.

Au Québec, sans afficher un bilan aussi dramatique, cette saison de la grippe est néanmoins plus virulente, note l’Institut national de santé publique. On parlait en début d’année, dans le jargon de la santé, d’un indice d’activité grippale de 29 à 35% pendant le congé des Fêtes, comparativement à une pointe de 30% l’hiver précédent. Trois souches différentes de la grippe se font concurrence, un phénomène rare qui pourrait contribuer à diminuer l’efficacité du vaccin: les statistiques à ce sujet devraient être connues cette semaine.

Il ne fait aucun doute que, pour les médecins nord-américains, la grippe saisonnière est une plus grande source de préoccupations que le coronavirus 2019-nCoV. Bien que le nombre de cas de ce dernier soit voué à continuer d’augmenter, on reste à des années-lumière du bilan de la grippe, avec un taux de décès qui semble pour l’instant être de moins de 1%. « La familiarité nourrit l’indifférence », résume pour le USA Today le Dr William Schaffner à propos de la grippe. À l’inverse, le coronavirus « crée de l’anxiété », « parce qu’il est nouveau, mystérieux et provient d’un endroit exotique ».


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Agence Science-Presse

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