Le tower defense revisité de Siege of Centauri

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Qui n’a jamais joué à un jeu de tower defense? Installer des tourelles de défense le long d’un parcours pré-déterminé ou que l’on crée soit-même, puis attendre la horde d’unités ennemies qu’il faudra empêcher d’atteindre l’objectif à l’autre extrémité de la carte. Avec Siege of Centauri, Stardock Entertainment propose une nouvelle déclinaison fort bien ficelée du genre, destinée aux amateurs d’action et de planification stratégique.

Après des messages de détresse envoyée en catastrophe par les premières colonies extraterrestres de l’humanité, installées sur Proxima du Centaure dans le système solaire d’Alpha du Centaure, la Terre a dépêché un vaisseau de guerre qui pourra déployer des tourelles de défense pour protéger ce qui reste des installations coloniales.

Tel qu’expliqué plus haut, le concept est simple: dans chaque niveau, il faudra protéger les installations coloniales, qui comprendront parfois des mines, des réacteurs et d’autres bâtiments offrant des bonis et autres ressources supplémentaires. Pour y parvenir, l’arsenal se développe peu à peu, et comprendra divers canons terrestres et anti-aériens, mais aussi des installations spécifiques qui auront un impact sur l’effort de guerre. Ici, un « récupérateur » fait le plein des carcasses métalliques des ennemis détruits pour reconvertir le tout en métal, qui représente l’une des deux ressources utilisées dans le jeu, la seconde étant l’énergie. Là, une tourelle décuple la puissance des armes, tandis qu’une autre est excellente pour détruire les boucliers des ennemis les plus robustes, sans toutefois endommager leur coque, par exemple.

Image tirée du jeu

Si le métal sera essentiel pour construire les tourelles, l’énergie, elle, servira à employer diverses technologies d’intervention sur le champ de bataille. Qu’il s’agisse de renforts militaires, de la capacité d’accélérer les tirs de certaines installations défensives, ou encore d’immobiliser les ennemis pendant un certain temps, il faudra jongler avec cette énergie qui fera parfois défaut. Idem pour le métal, d’ailleurs: impossible, bien souvent, de répondre à tous les besoins à la fois. Faut-il installer une multitude de tourelles abordables, mais peu efficaces, ou attendre pour construire le nec plus ultra, ou encore renforcer la colonie pour accéder à des améliorations supplémentaires? Si, heureusement, le jeu indique par quel endroit attaquera la prochaine vague d’unités, il n’y a souvent que quelques secondes pour réagir et modifier une stratégie défensive qui comporte peut-être des lacunes.

Côté visuels, Siege of Centauri s’appuie sans aucun doute sur les capacités techniques d’Ashes of the Singularity, jeu de stratégie en temps réel dans l’univers duquel s’inscrit le plus récent titre. On a donc droit à des combats fluides, avec des paysages magnifiques et des explosions et des unités hautes en couleurs.

Avec une vingtaine de niveaux dans la campagne et la capacité de jouer sur trois cartes où les ennemis se multiplient sans cesse, Siege of Centauri est-il trop court? On y trouvera certainement du divertissement pour nous occuper pendant plusieurs heures. Ce qui pourrait garantir la longévité du titre, cependant, c’est ce troisième mode, où les joueurs pourront créer des niveaux supplémentaires. Espérons que les amateurs s’en donneront à coeur joie, car les capacités sont là.

En attendant, Siege of Centauri est disponible sur Steam pour 17,49$. Un bon petit jeu pour quiconque désire engloutir quelques heures dans un jeu de stratégie fort bien ficelé, et éradiquer des milliers d’extraterrestres belliqueux au passage.

Siege of Centauri

Développeur et éditeur: Stardock Entertainment

Plateforme: Windows (Steam)

Jeu non disponible en français


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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