Star Wars Rebellion: mais où se cache la base rebelle?

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Jean-Philippe Guilbault, collaboration spéciale

Jeu de cache-cache intergalactique, Star Wars Rebellion transpose à merveille l’univers cinématographique de George Lucas sur un plateau de jeu avec certaines lourdeurs qui s’imposent lorsqu’on veut dominer la galaxie.

Lancé en 2016 par Fantasy Flight – à qui l’on doit d’ailleurs les excellents jeux de rôle aussi inspirés des films de Star WarsRebellion est un jeu de stratégie qui se joue principalement à deux. Le guide du jeu propose toutefois un mode coopératif à quatre joueurs que nous déconseillons étant donné le potentiel de conflit inter-équipe…

Armez-vous de patience, car la seule entreprise d’assembler le jeu requiert un certain temps et la partie en tant que telle peut durer jusqu’à quatre heures. Avec quelques bières et la trame sonore d’Empire Strikes Back en prime, ça peut passer plus vite!

Le but du jeu est relativement simple: les rebelles doivent accumuler assez de points à l’aide de missions pour gagner la partie; l’Empire doit découvrir et détruire la base secrète de l’Alliance avant la fin du jeu.

Il y a un paquet de sous-objectifs et de règles additionnelles, mais l’espace imparti par cet article étant insuffisant pour en faire le tour, nous préférons nous attarder à nos impressions sur le jeu.

Le verdict est unanime: ce jeu reproduit à merveille l’ambiance de la première trilogie de Star Wars!

Combien de mots d’église ont été lancés par l’Empire, croyant avoir enfin mis le doigt sur la base rebelle alors que celle-ci venait d’être relocalisée ailleurs sur la carte? Et c’est assez amusant d’imaginer Darth Vader en personne tenir ce genre de langage…

Et que dire du sentiment, comme rebelles, de détruire l’Étoile Noire, cette arme terrifiante dont l’Empire dispose dès le début de la partie!

Pour ajouter à la transposition cinématographique, le jeu permet d’utiliser plusieurs héros tirés des films pour accomplir des missions tout au long de la partie. Des moments clés de la trilogie peuvent donc être reproduits sur le plateau de jeu: ma princesse Leia a d’ailleurs été plongée dans la carbonite. Et n’a jamais été sauvée.

C’est dur d’être l’Empereur

Cette liberté de jeu vient cependant avec une lourdeur en ce qui concerne la gestion des unités. À certains tours, les joueurs doivent produire des unités de combat; X-Wing, soldats rebelles ou Star Destroyer et AT-ST, par exemple.

Pour reproduire la suprématie impériale, le joueur incarnant l’Empire produit beaucoup, beaucoup plus d’unités que son rival, ce qui peut rapidement mener à un sentiment de dépassement et de vertige devant autant d’âmes à diriger.

C’est sans compter les différentes cartes de missions, d’objectifs (pour les rebelles) et d’avantages lors des combats qui peuvent facilement s’entre-mêler si on ne s’impose pas d’emblée une certaine discipline.

Au final, ce jeu plaira certainement aux amateurs de la saga intergalactique ou aux adeptes de jeu de stratégie qui en ont peut-être marre de jouer à Risk.


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