MUTEK accueille l’hexadome berlinois pour sa 20e édition

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Aux côtés du dôme de la SAT et de la pyramide PY1, le festival international de créativité numérique et musiques électroniques MUTEK accueille pour sa 20e édition l’installation audiovisuelle 360 degrés ISM HEXADOME du Institute for Sound & Music de Berlin du 13 août au 2 septembre au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC).

À l’intérieur d’une salle obscure, les visiteurs sont invités à s’installer au centre de six écrans carrés disposés en forme d’hexagone, de sorte qu’on se trouve entouré d’une projection en six faces. L’architecture de projection conçue par le studio multimédia Pfadfinderei est munie d’une configuration sonore avancée de 52 enceintes par Meyer Sound. Au menu, neuf vidéos d’art immersives créées par des artistes différents en vue de tirer parti des spécificités du dispositif.

Sorte d’engin diplomatique, l’ISM HEXADOME était en tournée aux États-Unis afin de souligner les relations germano-américaines. Au lancement le 13 août, les trois extraits présentés donnaient un avant-goût des possibilités. Le premier jouait avec le grain de l’image, le second montrait carrément des images d’acteurs et de participants dans une optique plus photographique, alors que le dernier combinait plus ou moins les deux approches… une introduction plus ou moins concluante nous laissant sur notre faim.

L’équipe berlinoise ne regrettera probablement pas d’avoir fait un détour par Montréal et d’avoir confié un septième chapitre au sculpteur audiocinétique local, Herman Kolgen. En toute modestie, cet ermite de l’électronique a expliqué qu’il a vu cette installation comme un instrument biologique ou comme un œil de mouche.

Lors du processus créatif du film RETINA (23 min), il s’est interrogé sur comment la mémoire imprègne les images qu’on intègre par le sens de la vision et comment le temps altère leurs perceptions. Il s’agit du type d’interrogation qu’on a au moment de prendre place au centre de l’hexagone. Comment profiter pleinement d’une projection 360 degrés?

Thom Yorke et Darren Aronofsky

À la SAT, la perspective d’ensemble ne pose pas problème, puisque le dôme est surélevé de sorte que si l’on se place en périphérie l’inclinaison de la tête suffit pour à peu près tout voir. Ici, Herman Kolgen arrive à détourner notre regard d’un seul écran, même si les images comprennent des détails donnant l’envie d’y regarder de plus près. Œuvre impeccable et fascinante!

Les amateurs de films d’horreur psychologique auront le loisir d’assister à l’événement organisé par le collectif audiovisuel new-yorkais Little Cinema le 24 et le 31 août à 16h. Tourné dans une maison octogonale, le film Mother! (2017) de Darren Aronofsky sera adapté à l’hexagone.

Le film CITY RATS (30 min) est l’énième expérimentation du chanteur de Radiohead, Thom Yorke en collaboration avec Tarik Barri. Il avait déjà participé à la création d’un projet similaire dans la coupole du Bonnenfantenmuseum à Maastricht aux Pays-Bas.

Herman Kolgen donnera une performance le 25 août à 18h et 20h.

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À propos du journaliste

René-Maxime Parent

Rédacteur en chef de la section Société, René-Maxime Parent s’est joint à Pieuvre.ca en 2014. Sa couverture de l’actualité internationale se partage entre l’Amérique latine et la Scandinavie. Son intérêt pour les arts visuels, le cinéma et l’architecture le conduit à parcourir la métropole québécoise régulièrement.

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