Flatulences martiennes, la suite

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La plus récente « bouffée » de méthane sur Mars, détectée la semaine dernière, est aussi la plus forte de toutes celles détectées jusqu’ici. Mais le fait qu’elle se soit dissipée aussi vite fait partie du mystère.

Les optimistes veulent y voir une preuve que des bactéries s’agitent quelque part, puisque seule la biologie, affirment-ils, peut expliquer une éruption de méthane de cette puissance. Mais les prudents ont beau jeu d’alléguer que l’aspect aussi intermittent qu’imprévisible de ces éruptions ne colle pas au comportement d’une colonie bactérienne vivant à proximité de la surface.

La quantité de méthane, détectée par la sonde américaine Curiosity le 19 juin, s’élevait à 21 parties par million. Si c’était sur Terre, ce serait négligeable. Mais sur Mars, c’est loin au-dessus du « bruit de fond » géologique et cela représente trois fois le record précédent, remontant à 2013.

Toutefois, dès la mesure suivante en fin de semaine, le niveau de méthane était retombé à la normale.

Les instruments de Curiosity ne permettent pas de déterminer si la source est biologique ou géologique. Ni même si cette source loge dans le cratère Gale, comme la sonde américaine, ou ailleurs. L’équipement peut tout au plus accumuler les mesures, en attendant que les Terriens à l’écoute ne trouvent la solution — avec l’aide possible des deux autres sondes spatiales, l’Européenne Mars Express et la bien nommée Trace Gas Orbiter qui, depuis l’orbite, détecteront peut-être elles aussi quelque chose. Mais dont l’odorat est resté en attente jusqu’ici.


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