Pour les lecteurs, le côté pratique est la clé

0

Pour vendre des livres, il faut en faciliter l’achat: voilà ce qui ressort de la plus récente édition du rapport The Canadien Book Buyer, publié la semaine dernière par l’organisation Booknet Canada.

Selon l’étude, réalisée auprès de quelque 3000 lecteurs canadiens, il appert que les moyens technologiques ont beau changer, les recommandations de proches et les titres aperçus en s’adonnant au lèche-vitrines ont toujours la cote. Ainsi, 22% des acheteurs de livres ont dit trouver leur prochain titre en flânant en magasin ou en examinant les titres offerts sur des sites web. La même proportion a indiqué se fier sur les précédents ouvrages d’un auteur déjà connu, tandis que 18% s’appuient sur des critiques.

Pour ceux qui se tournent vers les critiques, d’ailleurs, 41% des décisions d’achat sont prises après avoir discuté avec un ami, un proche ou un collègue en personne. Quelque 16% des acheteurs se fient plutôt à des librairies en ligne, et 15% font confiance aux lecteurs qui s’expriment sur ces mêmes sites d’achat. Les recommandations de proches et d’amis sur les médias sociaux et les critiques publiées par des journalistes sont à l’origine de 9% et 26% des décisions d’achats (tous médias confondus, y compris les médias numériques et les médias traditionnels).

En 2018, poursuit Booknet Canada, le lecteur moyen, qui est plutôt une lectrice âgée de 47 ans diplômée d’un collègue ou d’une université, qui est mariée et qui travaille à temps plein, selon le portrait tracé par les sondeurs, avait une mince préférence pour les achats en ligne qu’en personne, se tournant 53% du temps vers les Amazon et autres boutiques du genre, plutôt que de se rendre en personne en librairie.

Lorsqu’il est question de se déplacer, toutefois, ce sont les grandes chaînes qui obtiennent l’assentiment des consommateurs, les librairies indépendantes étant environ trois fois moins populaires que les Renaud-Bray, Indigo et consorts.

Pourquoi choisit-on de confier ses dollars durement gagné à un magasin en particulier? « Facilité d’achat », « bonne sélection », « endroit agréable où magasiner », « bons prix », « les livres voulus sont en stock »… tous ces arguments semblent largement convaincre les lecteurs, tout comme la capacité de posséder le livre immédiatement, ce qui pourrait jouer en défaveur des boutiques en ligne. La notion de livraison abordable, voire gratuite, sur laquelle Amazona bâti une partie de sa réputation, se situe beaucoup plus bas dans la listes des raisons justifiants le recours à une boutique en particulier.

Enfin, le livre de poche demeure le maître absolu du marché, avec près de 50% des ventes réalisées en 2018. Vient ensuite le livre grand format, à couverture cartonnée (26%), puis les livres électroniques (17%), et finalement les livres audio (4%).


Autres contenus:

Les bibliothèques, ces complices des librairies

Partagez

À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

Répondre