Always Be My Maybe, le festival des clichés

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Après les comédies pour Blancs et les comédies pour Noirs, il semblerait que les Asiatiques soit le nouveau groupe à avoir droit à son florilège de productions à saveur humoristique. Always Be My Maybe, sorti sur Netflix le 31 mai, fait sourire, mais quiconque en regarde la bande-annonce n’aura probablement pas besoin d’écouter le film.

Sasha Tran et Marcus Kim sont deux amis d’enfance qui ont grandi côte à côte à San Francisco. Pratiquement élevée par les parents de Marcus, Sasha a appris à cuisiner avec Judy, la mère de ce dernier, et est aujourd’hui une chef cuisinière de renommée internationale. En chemin, toutefois, elle a perdu Marcus de vue, les deux ayant fini par coucher ensemble le soir même des funérailles de Judy, une partie de jambes en l’air qui a brouillé les deux amis.

Une quinzaine d’années plus tard, les anciens amis et amants d’un soir vont se recroiser alors que Sasha embauche le père de Marcus pour des travaux d’installation d’un système de climatisation, sans savoir que son fils serait toujours employé de l’entreprise familiale.

Sasha a beau être (un temps) fiancée à Brandon (un Daniel Dae Kim au physique pratiquement sur-ciselé… on est bien loin du Sud-Coréen perdu dans Lost), elle finira, ultimement, par retomber sur terre, finir avec Marcus et apprécier les choses simples de la vie, tandis que Marcus aura le courage de véritablement se lancer sur la scène musicale et d’améliorer quelque peu ses goûts passablement ordinaires.

Si la distribution est réussie, et s’il est effectivement touchant d’aborder le sujet de la cuisine « maison », qu’elle soit coréenne, ou – pourquoi pas? – québécoise, par exemple, Always Be My Maybe est hélas un cliché ambulant. Tel que mentionné un peu plus haut, il suffit d’avoir vu la bande-annonce pour comprendre que nos deux anciens amis tomberont véritablement en amour l’un avec l’autre. Et ce n’est malheureusement pas l’intervention quelque peu hallucinante de Keanu Reeves, qui se joue lui-même en version déjantée, ultrariche et excessivement snob qui parviendra à éviter que l’on ait envie de passer à autre chose avant même que n’apparaisse le générique de fin.

Si l’on n’a vraiment aucune envie de se casser la tête, Always Be My Maybe vaut probablement le coup. Autrement, il ne s’agit certainement pas de la révélation cinématographique de l’année.


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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