Ancestor’s Legacy, les barbares aux portes de la ville

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Qui n’a jamais rêvé de lancer des hordes de Vikings à l’assaut des côtes anglo-saxonnes? Ou de faire couler le sang des Croisés sur les sables de la Terre Sainte? Petit bijou de stratégie et de microgestion, Ancestor’s Legacy, développé par 1C Company, s’avère être une bien belle surprise pour les amateurs du genre.

Les habitués de Dawn of War II et de Company of Heroes se trouveront en terrain connu: aux commandes d’une faction de l’ère médiévale, le joueur dirige non pas une armée forte de centaines d’unités, mais plutôt un maximum de 10 escouades comptant en général de six à huit fantassins ou cavaliers. Dans un Âge que plusieurs qualifient de sombre, et où la violence règne en maître, il faudra donc, préférablement, ménager ses troupes en s’adonnant à la microgestion. Des soldats sont blessés? Il faut utiliser la commande de retraite, pour ensuite leur donner l’ordre de se reposer. Les rangs sont trop clairsemés? Vite, rappelons les combattants à la base la plus proche pour leur permettre de recruter d’autres guerriers. Le tout dans une ambiance de raids, de contre-attaques éclair, et de cris d’effroi alors que des lances, des épées et des haches tranchent, percent et éventrent allègrement.

Soucieux de respecter le thème médiéval, les développeurs ont effectivement opter pour la méthode forte: cela n’est pas pour rien que le jeu débute avec l’attaque viking contre le monastère britannique de Lindisfarne. Nos barbares aux tresses blondes vont utiliser les pires tactiques qui soient pour vaincre leurs ennemis. On nous encourage ainsi, par exemple, à incendier les villages voisins des garnisons pour distraire les soldats ennemis, ou encore à tuer les paysans pour empêcher l’adversaire d’acquérir les ressources nécessaires au maintien de son armée. Il est toujours un peu déstabilisant de voir ces maisons et ces églises en flammes, desquelles s’extirpent tant bien que mal des corps en feu, totalement méconnaissables et voués à une mort certaine. On a également prévu un étrange mode de zoom maximal, qui ne permet pas de contrôler ses troupes ou de leur assigner des ordres, mais offre un point de vue inimitable sur la violence des furieux combats au corps à corps qui se terminent souvent avec une épaisse couche de sang recouvrant les armes et armures des soldats.

Dans des environnements richement détaillés, les nombreuses campagnes proposées par le jeux occuperont les joueurs pendant plusieurs dizaines d’heures. Avec une quarantaine de minutes, au moins, par mission, il y a certainement de quoi s’occuper. L’inconvénient de la chose, cependant, c’est que le principe de base demeure généralement le même: sécuriser un emplacement pour construire une base, souvent en consacrant auparavant un certain temps à cacher nos maigres troupes pour échapper aux forces ennemies supérieures, puis jouer au jeu de l’attrition en tentant de gruger les ressources et les avantages stratégiques de l’ennemi, jusqu’à ce qu’il soit possible de l’anéantir.

Au-delà de ce côté légèrement répétitif qui se manifeste après quatre ou cinq heures de jeu, force est d’admettre qu’Ancestor’s Legacy est un jeu non seulement superbe, mais dont les mécaniques de jeu sont généralement tout à fait au point. Pourquoi ce titre n’est-il pas davantage mis de l’avant? À 50$ pour le jeu et la plus récente expansion, Saladin’s Conquest, qui transporte l’action au Proche-Orient, Ancestor’s Legacy est un incontournable pour les amateurs de stratégie. À essayer, sans faute.

Ancestor’s Legacy

Développeur: 1C Company

Éditeur: Destructive Creations

Plateformes: Xbox One, PlayStation 4, Windows (testé sur Windows – Steam)

Jeu disponible en français (interface et sous-titres)


Autres contenus:

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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