Le prochain président américain sera quinquagénaire, ou ne sera point

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Si les franges plus progressistes du Parti démocrate, aux États-Unis, semblent vouloir brasser la cage des institutions politiques en faisant campagne pour que la personne obtenant la nomination dans la course à la Maison-Blanche soit une femme, une personne homosexuelle, une personne membre d’une minorité culturelle, 60% des démocrates, eux, souhaitent surtout que le futur chef d’État soit dans la cinquantaine.

Au diable les deux meneurs actuels de la course, Joe Biden et Bernie Sanders, tous deux septuagénaires depuis belle lurette; au diable, aussi, Pete Buttigieg, 37 ans, qui serait le plus jeune président de l’histoire américaine s’il l’emportait. Selon un coup de sonde du Pew Research Center, une majorité de démocrates jugent que l’âge « idéal » d’un locataire de la Maison-Blanche varie entre 50 et 59 ans.

Ainsi, l’idée d’être dirigé par une personne de 70 ans et plus ne séduit que 3% de l’électorat démocrate, contre 6% pour un ou une trentenaire.

Parmi les autres conclusions de l’enquête, on note que le genre, la couleur de la peau ou l’orientation sexuelle du candidat sélectionné n’auraient que peu, ou même aucune influence sur l’enthousiasme des électeurs. Cependant, près du tiers de tous les démocrates seraient plus politiquement enthousiastes si une femme étaient désignée candidate à la présidence.

Sans surprise, les jeunes démocrates sont plus ouverts que leurs aînés à l’idée d’avoir un trentenaire comme président. Les partisans âgés de 18 à 29 ans sont à 13% favorables à un chef d’État de 30 à 39 ans, et à 42% favorables à un président de 40 à 49 ans. Et plus l’âge des répondants augmente, plus l’appétit pour un jeune « chef du monde libre » diminue.

Tiédeur républicaine à une course à l’investiture

Chez l’autre grande formation politique américaine, le Parti républicain (GOP), près de 6 répondants sur 10 à une autre enquête du Pew Research Center disent ne pas être favorables à ce que la nomination du président sortant, Donald Trump, soit contesté par un autre élu ou membre du parti. À l’inverse, 43% des membres du GOP souhaitent que le bouillant chef d’État fasse l’objet d’une course à l’investiture.

Depuis les élections de mi-mandat, en novembre dernier, lors desquelles les républicains ont cédé quelque 40 sièges à la Chambre des représentants, tout en effectuant de légers gains au Sénat, l’idée d’une course à l’investiture a gagné six points d’opinions favorables au sein du GOP, précise le centre de recherche.

Là encore, guère de surprises: ce sont les républicains les plus conservateurs qui tiennent mordicus à ce que la candidature de Donald Trump ne soit pas contestée, tandis que les plus progressistes, ainsi que les indépendants aux tendances républicaines sont plus ouverts à l’idée d’une course.


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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