Steel Division 2, la Grande Guerre patriotique au bout des doigts

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Saurez-vous compléter l’Opération Barberousse, ou plutôt mener à bien la défense de la Mère patrie et repousser les envahisseurs allemands jusqu’à Berlin? Steel Division 2, développé et publié par Eugen Systems, transporte l’action de cette série de stratégie en temps réel sur le front de l’Est. Adieu, débarquement de Normandie, et bonjour gigantesques forêts et charges sous le regard d’acier des commissaires politiques.

À l’image de Steel Division: Normandy 44, la suite dont la sortie est prévue le 20 juin donne l’occasion aux commandants en herbe de contrôler tout un détachement de troupes, qu’elles combattent sous la faucille et le marteau, ou encore sous la croix gammée.

Le jeu, fort de plus de 600 unités et de 25 cartes, propose donc de jeter dans la mêlée hommes, chars et avions pour un ballet particulièrement mortel et explosif. Si le mode de campagne n’était pas encore accessible dans le cadre de la troisième et dernière phase de test, qui a pris fin plus tôt cette semaine, les amateurs de stratégie pouvaient malgré tout affronter l’ordinateur en mode escarmouche, ou plutôt se tourner vers le web pour s’attaquer à des ennemis humains.

Les amateurs de microgestion en auront pour leur argent: non seulement est-il nécessaire de préparer soigneusement les troupes que l’on pourra ensuite déployer sur le terrain, en choisissant parmi des combinaisons déjà programmées, ou en composant ses propres bataillons en fonction de ses besoins et de ses habiletés, mais il est aussi possible de varier les plaisirs en modifiant la proportion des forces à lancer dans la bataille au long des trois phases que doit durer un engagement. Vaut-il mieux agir dès maintenant en donnant la charge dès le départ, quitte à utiliser des unités moins puissantes? Ou faut-il en fait attendre, tenter de contrer son adversaire, puis de lancer un ultime assaut en fin de partie? Il y a fort à parier que les fins stratèges sauront rapidement maîtriser la courbe d’apprentissage relativement abrupte. Pour les néophytes, toutefois, la formation risque d’être longue.

Image tirée du jeu

Côté visuel, Steel Division 2 est magnifique, à l’image de son prédécesseur. Les unités sont richement détaillées, tout comme les champs, forêts et vallées dans lesquels couleront le sang et exploseront les divers véhicules lancés sur le sentier de la guerre. Idem pour le bruitage, réalisé de main de maître.

Paradoxalement, les exigences des combats feront en sorte qu’il sera bien futile de consacrer du temps à rapprocher la caméra à un point tel d’une unité en particulier qu’il est possible, potentiellement, d’apercevoir le visage du conducteur du char, ou encore la bouille des fantassins.

En ce sens, Steel Division 2 – et cette série dans son ensemble – représente le perfectionnement progressif des méthodes, mécaniques et structures de jeu mises au point pour la série Wargame. Après s’être intéressés à la Guerre froide, les développeurs de Eugen Systems se sont tournés vers la Deuxième Guerre mondiale qui, même 75 ans après sa fin, continue de fasciner historiens, passionnés et simples curieux. À combien de Close Combat a-t-on eu droit? Ou de jeux Hearts of Iron? Ou encore de Battlefield et de Call of Duty portant sur la guerre de 39-45?

Bien entendu, Steel Division 2 ne répondra pas nécessairement aux attentes des amateurs de jeux de tir à la première personne, qui rêvent de chars en feu et de cascades spectaculaires. L’action s’y déroule à l’image de l’effort de planification nécessaire pour mener à bien une offensive: tout est parfois chaotique, certes, mais aussi feutré, intellectuel, cérébral. À se procurer malgré tout, histoire de s’y faire les dents, à la longue.

Steel Division 2

Développeur et éditeur: Eugen Systems

Plateforme: Windows (testé sur Steam)


Autres contenus:

Axis and Allies Online, A World War One Click Away

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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