Héritage, ou les enfants de la Justice League

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Les membres de la Ligue de justice ont connu toutes sortes d’aventures à travers l’espace comme le temps, mais pour la première fois de leur longue carrière, ils devront faire équipe avec leurs futurs rejetons, dans le Héritage de Bryan Hitch et Fernando Pasarin.

La mort des membres de la Ligue de justice a laissé un énorme vide, et deux décennies plus tard, sans plus personne pour assumer sa protection, la Terre vit des heures sombres sous le joug d’une mystérieuse déesse se faisant appeler Souveraine. Heureusement, les enfants des plus grands superhéros de la Terre ont hérité de leur sens du devoir en plus de leurs pouvoirs, et devenus de jeunes adultes, Cruise (la fille de Flash), Jenny et Jason (les enfants de la Green Lantern Jessica Cruz), Cube (le fils de Cyborg), Serenity (née de l’union de Mera et d’Arthur Curry) et Hunter (le rejeton de Wonder Woman) utiliseront les dernières pierres d’éternité encore existantes pour revenir vingt-deux ans dans le passé et demander l’aide de leurs puissants parents, mais en intervenant dans le flux normal du temps, ils pourraient bien précipiter le futur qu’ils tentent de prévenir.

La couverture de l’album

Il n’est pas évident d’apporter un éclairage différent, ou nouveau, à des personnages qui, pour la plupart, existent depuis plus de trois quarts de siècle, mais c’est un défi que le scénariste Bryan Hitch relève avec brio dans Héritage. Non seulement son récit imagine à quoi pourrait ressembler la progéniture des plus célèbres superhéros de DC, mais grâce à la magie du voyage dans le temps, il met en scène une version futuriste et maléfique d’Aquaman portant l’exosquelette de Cyborg, en plus de présenter Wonder Woman comme une mère indigne. Ajoutez la présence des Ténèbres, une menace beaucoup plus intéressante qu’un simple vilain, et si terrible que deux générations de la Ligue de justice réunies ne semblent pas suffisantes pour en venir à bout, et on obtient une bande dessinée palpitante, comptant parmi les meilleurs volumes de la série Justice League Rebirth.

Une page de l’album

Visuellement, Héritage est du pur bonbon. Plutôt que de faire appel à différents illustrateurs, comme c’est le cas la plupart du temps, tous les numéros de cet arc narratif ont été confiés à Fernando Pasarin, et on comprend pourquoi. D’un trait réaliste, l’artiste esquisse des panoramas grandioses, à mi-chemin entre la fantasy et la science-fiction, tels l’Olympe ayant renversé les gratte-ciels comme des quilles en s’écrasant sur la ville de New York, ou des batailles colossales opposant des dizaines de protagonistes, et dont l’action n’arrive pas à être contenue par les cases. Rehaussées par des effets de luminosité saisissants et une coloration riche et vibrante, les illustrations de Pasarin constituent ce que les comics américains ont de mieux à offrir. Imprimé sur papier glacé, l’album inclut les numéros 26 à 31 de la série Justice League Rebirth, et se termine sur une galerie de couvertures alternatives.

En réunissant deux générations de membres du Justice League dans une aventure épique, Bryan Hitch et Fernando Pasarin posent un regard frais sur des personnages archiconnus, et leur Héritage emballera à coup sûr tous les amateurs de superhéros.

Justice League Rebirth T5 – Héritage, de Bryan Hitch et Fernando Pasarin. Publié aux Éditions Urban Comics, 144 pages.


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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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