Entre aventure et stratégie, avec Mutant Year Zero: Road to Eden

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Combinant exploration, approche furtive et combats au tour-à-tour dans un monde post-apocalyptique fort intriguant, Mutant Year Zero: Road to Eden a tout ce qu’il faut pour plaire aux amateurs de la série XCOM.

Des années après qu’une combinaison parfaite de crise économique mondiale, de pandémie meurtrière et de catastrophe nucléaire ait frappé l’humanité, il ne reste plus grand-chose de la civilisation telle qu’on la connaît, à part peut-être l’Arche. Les mutants et les humanoïdes toujours vivants tentent de survivre tant bien que mal dans ce refuge de fortune, mais lorsque Hammon, l’ingénieur et mécanicien prenant soin de toutes les machines de l’Arche, disparaît sans laisser de traces en essayant de retrouver la mythique cité d’Éden, c’est au joueur que reviendra la tâche d’explorer ce monde dévasté où la nature a repris ses droits, et d’affronter les goules et autres dangereuses créatures qui s’y terrent, dans l’espoir de le retrouver.

En plus d’un univers intriguant qui donne envie d’en explorer les moindres recoins, on est immédiatement frappé par les héros à notre disposition dans Mutant Year Zero: Road to Eden, et au lieu de classiques paladins, d’archers ou de sorciers, on y incarne plutôt des humanoïdes, comme Dux le canard parlant ou Bormin le sanglier. Notre groupe peut compter jusqu’à trois mutants dans ses rangs, et on détermine l’équipement de chacun, tout comme son évolution, puisqu’en montant de niveau, on obtient des points de mutations que l’on utilise pour améliorer les compétences de nos personnages, ou débloquer de nouvelles attaques plus puissantes.

Image tirée du jeu

S’il ressemble à un action-RPG avec sa vue isométrique au-dessus de l’action, les combats dans Mutant Year Zero: Road to Eden s’effectuent au tour à tour. Chacun des membres de notre équipe dispose d’un nombre limité de points, qui servent à se déplacer, à se soigner, à recharger son arme, ou à attaquer. Une fois qu’on a épuisé tous ses points, c’est au tour de l’ennemi de passer à l’offensive. L’issue de chaque bataille est donc davantage une question de stratégie que de réflexes, une approche qui, si elle peut sembler moins viscérale, est toutefois très satisfaisante, grâce à des mécaniques fluides et élégantes, et des contrôles bien appropriés aux consoles.

Mutant Year Zero: Road to Eden privilégie également l’approche furtive. Comme les ennemis sont intraitables en groupe, il vaut mieux les attaquer lorsqu’ils sont isolés, d’autant plus que certains, comme les Shamans, peuvent appeler des renforts, et prolonger ainsi une bataille qui aurait pu être rapidement terminée. Un large cercle entoure chaque ennemi, qu’il faut soigneusement éviter afin de ne pas être repéré, et pouvoir bénéficier de l’effet de surprise. Certains adversaires, indiqués par une tête de mort rouge flottant au-dessus d’eux, sont simplement trop puissants pour envisager s’en prendre à eux, et il est préférable de les éviter carrément.

Image tirée du jeu

En plus de compter trois modes de difficulté distincts pour offrir un bon niveau de défi à chacun, Mutant Year Zero: Road to Eden inclut également le mode « Iron Mutant », dans lequel la mort est permanente. Tout comme les héros, les armes peuvent aussi monter de niveau, et des améliorations sont disponibles, permettant d’ajouter une lunette ou un module de puissance à chacune. On récolte du butin à travers le jeu, ainsi que de la ferraille (la monnaie d’échange de ce monde), et en fouillant plus en profondeur, on trouve parfois des reliques et des notes laissées ici et là, qui nous renseignent un peu plus sur la façon dont la fin du monde est survenue.

Les jeux axés sur la stratégie ne sont pas toujours aussi fluides qu’on le souhaiterait sur les consoles, mais si vous avez apprécié XCOM, vous aurez beaucoup de plaisir avec Mutant Year Zero: Road to Eden, un titre si bien ficelé qu’il pourrait même convertir des nouveaux venus aux joies du combat au tour à tour.

8/10

Mutant Year Zero: Road to Eden

Développeur : The Bearded Ladies

Éditeur : Funcom

Plateformes : PS4, Windows, Xbox One (testé sur Xbox One)

Jeu disponible en anglais seulement


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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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