Plus d’une tour dans son sac, avec Project Highrise: Architect’s Edition

1

Alors que les autres titres nous proposent d’explorer des royaumes de fantasy ou d’éliminer des hordes de zombies, devenir gestionnaire d’immeuble peut paraître un peu ennuyeux, mais avec Project Highrise: Architect’s Edition, la gestion se transforme en vrai jeu.

Successeur spirituel à SimTower, Project Highrise: Architect’s Edition est un jeu de gestion qui, bien qu’il puisse sembler simple de prime abord, surprend par la complexité et la profondeur de son expérience. En tant que gérant d’immeuble, on doit construire de nouveaux étages et choisir la vocation des espaces à louer (bureaux, commerces, appartements, etc.) tout en jonglant avec ses finances pour éviter la faillite puisque, si les loyers sont perçus toutes les 24 heures, l’entretien, les infrastructures et les services requis pour garder tout ce beau monde heureux et les empêcher de déménager occasionnent leur lot de dépenses quotidiennes, et il est facile de tomber dans le rouge si on prend trop rapidement de l’expansion.

À mesure que notre gratte-ciel s’élève et qu’il accueille un nombre grandissant de locataires, des options de construction plus avancées deviennent peu à peu accessibles et notre prestige augmente, ce qui permet d’embaucher des consultants de différents domaines (esthétique, politique, tourisme, etc.). Project Highrise prend en compte les odeurs, l’achalandage ou l’esthétique de chaque coin de l’immeuble pour calculer le bonheur des habitants, et les options sont si variées que l’on contrôle jusqu’à la couleur du papier peint, la sorte de plantes dans les couloirs, ou les œuvres d’art accrochées aux murs. Des événements extérieurs viennent également influencer le cours du jeu; une explosion dans une usine de peinture locale doublera les coûts de rénovation pour une courte période, ou un détour du circuit d’autobus créera plus d’affluence dans nos boutiques et magasins.

Image tirée du jeu

Malgré ses tutoriels, Project Highrise est un titre qui impose une bonne courbe d’apprentissage, et ce n’est qu’à force d’essais et d’erreurs que l’on finit par saisir toutes les subtilités de ses mécaniques. Une icône apparaît par exemple pour prévenir qu’un locataire est mécontent, mais cliquer sur l’unité n’indique pas toujours l’action précise à prendre pour remédier à la situation. Après plusieurs départs de bureaux d’avocats et de notaires sous prétexte que « leurs employés semblaient malheureux », ce n’est qu’en fouillant sur Internet que j’ai découvert qu’une plus grande variété de cafés et de restaurants dans l’immeuble améliorerait le bonheur général.

L’interface est très bien adaptée à la manette de la console, et il est facile d’accéder aux nombreux sous-menus du jeu. L’heure et les avertissements sont affichés dans le coin droit supérieur de l’écran. Le nombre de locataires, l’état de ses finances ou le niveau de prestige sont affichés dans le coin inférieur gauche. On accède aux options de construction grâce au bouton X, et on peut accélérer ou ralentir le passage du temps en appuyant sur les flèches du pavé numérique. Il n’y a par contre pas d’option pour définir les limites de l’écran, et l’information est un peu rognée dans les coins.

Image tirée du jeu

Les graphiques en 2D de Project Highrise n’éblouissent peut-être pas, avec leur vue à plat sur l’action et leurs dessins vectoriels, mais ils ne sont pas dénués de charme, sans compter que ce style visuel épuré permet au titre de rouler sans aucun ralentissement, qu’on possède une tour de cinq ou de cent étages. Le jeu incorpore un cycle jour/nuit, et fournit un zoom sur l’action assez impressionnant, qui laisse voir les locataires vaquer à leurs occupations et les coulisses de saleté sur les murs. Même la trame sonore diminue ou augmente de volume selon la distance à laquelle on observe notre édifice. L’Architect’s Edition inclut tous les contenus additionnels parus depuis la parution originale, soit les DLC Tokyo Towers, Miami Malls, London Life, Las Vegas et Brilliant Berlin.

Si vous appréciez les expériences un peu zen, presque méditatives, dans la veine de Cities: Skylines, vous devriez jeter un coup d’œil du côté de Project Highrise: Architect’s Edition, un jeu de gestion qui prouve que gérer un gratte-ciel peut procurer autant de défi, et de plaisir, que de gérer une ville entière.

8/10

Project Highrise: Architect’s Edition

Développeur : SomaSim

Éditeur : Kasedo Games

Plateformes : Windows, OS X, Android, IOS, Nintendo Switch, PS4 et Xbox One (testé sur Xbox One)

Jeu disponible en français (textes à l’écran seulement)


Autres contenus:

Call of Cthulhu, l’aventure tentaculaire

Partagez

À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

Un commentaire

  1. Pingback: Test Project Highrise: Architect’s Edition - Patrick Robert

Répondre