Sniper Elite 4: directement entre les deux yeux

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Après Berlin, l’Afrique du Nord, place à l’Italie: les développeurs de chez Rebellion propose depuis l’an dernier une quatrième incursion dans l’univers du jeu de tir tactique à la première personne, avec Sniper Elite 4 – Italia.

À l’image des autres titres de la série, le concept est relativement simple: dans la peau d’un tireur d’élite des forces alliées, il faudra accomplir diverses missions contre l’Axe, que ce soit en éliminant un commandant ennemi, en faisant sauter un pont, ou encore en volant aux secours des résistants italiens, par exemple.

Se déroulant peu de temps avant l’invasion alliée de l’Italie, après la prise de la Sicile. Afin d’empêcher Rome et Berlin d’utiliser une nouvelle technologie de missile radioguidé contre le navire amiral des alliés, tuant au passage Eisenhower, commandant suprême des forces alliées en Europe, notre héros devra donc récolter des indices sur la provenance des technologies, des pièces, sur ceux qui participent au déploiement de ces armes de nouvelle génération, etc.

Assassinats, sabotages, espionnage… Les amateurs de combat et de la Deuxième Guerre mondiale y trouveront leur compte. Bien entendu, la majorité du jeu est consacrée au tir. Au pistolet silencieux, entre autres, ou encore à la mitraillette, mais surtout au fusil de précision – le jeu ne s’appelle pas Sniper Elite 4 pour rien, après tout. Discrétion, précision, il faudra éviter de s’emporter et de faire feu sur tout ce qui bouge pour parvenir à ses fins. Si les deux premiers niveaux de difficulté prennent relativement souvent le joueur par la main, surtout lorsque vient le temps de tenter un tir de précision à quelques centaines de mètres de distance, il faudra commencer à tenir compte de l’éloignement de sa cible, ou encore de la force du vent, si l’on veut un peu plus de réalisme au cours d’une partie.

C’est d’ailleurs cette question des niveaux de difficulté qui pourrait en rebuter plus d’un. Rien à redire sur la très bonne intelligence artificielle, avec ces soldats ennemis capables de découvrir notre position s’il nous prend l’idée de faire trop de bruit à partir d’un seul endroit, puis de tenter de nous encercler pour nous prendre à revers, ou y aller à coups de grenades pour nous déloger d’un perchoir particulièrement bien défendu.

Rien à redire, non plus, sur les décors, illustrant à merveille le sud de l’Italie, avec tant de détails, en fait, que l’on se prend à vouloir errer entre les tables de la terrasse d’un restaurant, ou dans un champ de blé en bord de mer. À condition de ne pas risquer d’ameuter l’ensemble des armées italienne et allemande, bien sûr.

On pourra peut-être chipoter sur le côté « tactique » qui en prend pour son rhume lorsque l’on nous demande de se débarrasser de chars et de véhicules blindés, ce qui nécessitera bien souvent l’utilisation de lance-roquettes et autres bazookas.

Ce qui coince, surtout, c’est que même en augmentant le niveau de difficulté, les conditions selon lesquelles les ennemis seront tués demeurent quelque peu étranges. On peut facilement comprendre qu’un tir en pleine tête fasse davantage de dégâts qu’une balle tirée au hasard, mais comment est-ce possible qu’avec trois ou quatre projectiles dans le corps, un ennemi soit toujours en mesure de courir et de faire lui-même usage de son arme?

Voilà probablement ce qui irrite le plus, dans ce Sniper Elite 4. Ça et le fameux effet ralenti de l’impact de la balle à travers le pauvre fantassin qui s’est retrouvé dans le viseur du joueur. Voir la tête de quelqu’un exploser une dizaine de fois d’affilée, passe encore. Mais 20, 50, 100 fois? Fort heureusement, l’effet se désactive d’un coup de souris.

Pour les amateurs de tir, Sniper Elite 4 est tout désigné. À consommer sans modération. Avanti!

Sniper Elite 4

Développeur et éditeur: Rebellion

Plateformes: PlayStation 4, Xbox One, Windows (testé sur Windows)

Jeu disponible en français


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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