Archer C5400X: l’envahisseur venu du web

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Est-ce un envahisseur venu de loin? Non, c’est un routeur! Avec son apparence franchement particulière et sa multitude d’options de connectivité, le routeur Archer C5400X, de la compagnie tp-link, ne laisse certainement pas indifférent. Son prix non plus.

L’appareil détonne. Avec sa grande taille – environ 20 centimètres de côté – et ses huit antennes noires rehaussées d’une touche de rouge vif, le C5400X fait penser à un vaisseau extraterrestre, ou encore à un autel aux dieux de l’informatique sur lequel pratiquer des sacrifices pour éviter de perdre sa connexion internet.

Clairement conçu et vendu en ayant en tête la clientèle des joueurs de jeux vidéo, ce routeur dispose d’un processeur à quatre coeurs cadencés à 1,8 gigahertz, et se targue d’offrir une vitesse allant de 1 gigaoctet par seconde en mode câblé à 2,2 gigaoctets par seconde en mode sans fil.

Mieux encore – et c’est probablement là son meilleur argument de vente pour tenter de séduire sa clientèle cible –, le C5400X dispose d’un total effarant de huit ports Ethernet. Alors que les routeurs habituellement vendus sur le marché offrent un maximum de quatre ports (en plus du port où se branche le câble en provenance du modem), tp-link offre ici l’occasion de brancher une véritable armada d’appareils en mode câblé, histoire de profiter d’une connexion théoriquement plus table qu’en employant le Wifi.

Entre autres avantages, il y a bien sûr ce mode sans fil, que l’on indique être doté de la technologie RangeBoost pour en accroître la portée. Il faut également noter la possibilité d’accroître sa vitesse de connexion filaire en utilisant deux ports Ethernet pour y lier un appareil de stockage externe, ou encore la présence d’un réseau privé virtuel (VPN) intégré jouissant supposément d’une vitesse jusqu’à cinq fois plus importante qu’en empruntant un routeur d’une autre marque.

Délier les cordons de la bourse

Tout cela est certes bien technique; fondamentalement, le C5400X vaut-il le prix exigé? Car la puissance et la convivialité ont un prix: sur Amazon, l’appareil se vend à 445,99$; chez Best Buy, la facture atteint presque les 500$.

Est-ce cher payé? Pour la personne qui joue seule dans son bureau ou dans sa chambre, et qui n’a besoin que d’une seule connexion pour son ordinateur, oui, assurément. Mais pour l’individu qui désire brancher un PC et d’autres périphériques connectés, comme une imprimante, des disques durs externes, ou qui souhaite carrément organiser une séance de jeu en réseau à domicile, l’appareil pourrait faire des miracles, y compris avec ses huit ports Ethernet.

Autre avantage de ce premier router de gaming mis en marché par tp-link, la configuration s’effectue rapidement et sans heurts. À l’image d’autres produits de l’entreprise, tout peut s’effectuer par téléphone, à l’aide d’une application que l’on télécharge. Les puristes pourront aussi s’installer devant un clavier et tout configurer manuellement, mais pour une utilisation de tous les jours, l’application est franchement pratique.

Cependant, s’il est possible, grâce à la puissance d’émission augmentée et aux huit antennes, de maintenir une connexion minimale après avoir fait franchir l’ensemble d’un vieil appartement du Plateau-Mont-Royal au signal émis par le routeur, il est plutôt recommandé de s’adjoindre un répétiteur que l’on branchera quelque part en route. Cela tombe bien, tp-link vend aussi l’ensemble de routeurs/répétiteurs Deco, déjà testé en ces pages, et qui peut se brancher directement dans l’un des ports du Archer C5400X. Il faudra alors jongler avec deux applications mobiles pour contrôler chacun des périphériques et groupes de périphériques, mais c’est là un inconvénient tout à fait mineur.

Seule ombre au portrait, le fascicule publicitaire fourni avec le routeur Archer C5400X précise que celui-ci est destiné aux gaming-savvy teens, tandis que l’ensemble Deco est mieux adaptés aux… mamans blogueuses. On pardonnera cette faute de goût, même si la chose laisse un peu songeur.


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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