Sur Mars, le robot Curiosity va temporairement changer de « cerveau »

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Des ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, à Pasadena, en Californie, ont demandé cette semaine au robot d’exploration martienne Curiosity d’activer son deuxième ordinateur. Ce changement permettra à des ingénieurs d’obtenir un diagnostic complet d’un problème technique qui empêche l’ordinateur habituel de stocker des données scientifiques et certaines informations techniques essentielles depuis le 15 septembre.

Comme plusieurs engins de l’Agence spatiale américaine, Curiosity a été conçu avec deux ordinateurs, dont un de secours – dans ce cas-ci, ces appareils sont surnommés Side-A et Side-B – pour que le robot puisse continuer de fonctionner en cas de problème technique. Après avoir examiné leurs options, les ingénieurs ont recommandé que le robot passe de l’appareil B à l’appareil A, soit l’ordinateur utilisé immédiatement après l’atterrissage du robot sur la planète rouge.

Le robot continue d’envoyer des données techniques limitées qui sont stockées dans sa mémoire à court terme lorsque l’appareil d’exploration se connecte à une sonde en orbite. Autrement, Curiosity se porte bien et reçoit correctement les commandes. Mais ce qui empêche d’emmagasiner les données scientifiques dans la mémoire à long terme bloque aussi l’enregistrement du journal de bord de l’appareil, dont les ingénieurs ont besoin pour établir un diagnostic. Le changement d’ordinateur permettra de stocker toutes les données nécessaires sur le « cerveau » côté A.

Ce « cerveau » a connu sa part de problèmes matériels et logiciels il y a plus de cinq ans, à la 200e « journée » martienne de la mission, des problèmes qui ont fait en sorte qu’il était impossible de contrôler le robot, en plus de vider ses piles électriques. À ce moment-là, l’équipe est passée à l’ordinateur B. Depuis, les ingénieurs ont délimité et mis en quarantaine la partie de la mémoire de l’ordinateur A qui souffrait d’un dysfonctionnement, pour que cette machine soit disponible pour servir de système d’appoint.

« À ce moment-ci, nous croyons que nous serons en mesure de revenir à un mode pleinement opérationnel, mais il est encore trop tôt pour présenter un échéancier en ce sens », a indiqué Steven Lee, gestionnaire adjoint du projet Curiosity. « Nous fonctionnons sur le côté A à partir de maintenant, mais nous pourrions avoir besoin d’un certain temps pour pleinement identifier la cause du problème et concevoir un mécanisme de contournement des erreurs dans la mémoire du côté B. »

« Nous avons consacré la dernière semaine à la vérification du côté A et à nous préparer pour le changement », a poursuivi M. Lee. « Il est certainement possible d’accomplir la mission avec l’ordinateur A, si nécessaire. Mais notre plan consiste à retourner au côté B dès que possible pour utiliser sa mémoire plus importante. »


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