World Press Photo 2018: les images coup de poing qui ont fait l’année 2017

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Les aficionados des reportages photo l’attendaient: la 13e édition du World Press Photo Montréal s’est ouverte le 29 août dernier dans le Vieux-Montréal. Ce grand rendez-vous annuel répertorie les événements qui ont marqué l’année 2017 à travers le regard des photographes qui ont été les témoins directs de ces faits marquants.

Présentée dans la Salle de la Commune du Marché Bonsecours, cette édition montréalaise du World Press Photo a été lancée le 28 août en présence du porte-parole officiel, Alexandre Champagne, photographe et entrepreneur. Trois prestigieux invités d’honneur s’étaient également joints à lui: Alain Schroeder, photographe belge lauréat du premier prix dans la catégorie Sports, Anna Boyiazis, photographe américaine lauréate du 2e prix dans la catégorie Société, ainsi que Yi Wen Hsia, directrice d’exposition e représentante du World Press Photo Amsterdam.

S’il s’agit de la 13e édition en sol montréalais, l’événement en est à sa 61e édition à l’international et les lauréats ont été dévoilés par le jury en février dernier. Parmi les 73 000 photos soumises, le prix de la Photographie de l’année a été attribué à Ronaldo Schemidt, un Vénézuélien œuvrant pour l’Agence France Presse. Le cliché gagnant représente un manifestant devenu la proie des flammes lors d’une manifestation contre le président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 mai 2017.

À chacune des éditions du World Press Photo, le visiteur a la chance d’observer de près l’année qui vient de s’écouler grâce aux clichés vainqueurs l’un des plus prestigieux concours de photographie professionnelle et de photojournalisme.

Photo: Stéphane Vaillancourt

Une 13e édition aux thématiques multiples

Choquantes, troublantes, attendrissantes, intrigantes, ces photos nous permettent de nous ouvrir les yeux sur ce qui se passe à travers la planète. Les 150 images primées données à voir sont réparties en 8 catégories : Enjeux contemporains, Société, Environnement, Nouvelles générales, Projets à long terme, Nature, Sports et Portraits.

Issus de 22 pays différents, les 42 photographes sélectionnés ont abordé une variété de sujets qui ont capté leur attention en 2017: les attentats du pont de Westminster à Londres, la libération de Mossoul en Irak, des enfants jockeys sur une île indonésienne, la production de déchets qui ne cesse de croître au Nigéria, de jeunes captives nigérianes qui devaient être utilisées lors de missions-suicides, mais qui se sont échappées, un village bioénergétique en Autriche ou encore la lutte contre le braconnage des rhinocéros en Afrique du Sud.

Et en complément…

La programmation de cet événement en cours jusqu’au 30 septembre 2018 propose également une multitude d’expériences additionnelles qui s’offrent aux visiteurs sur la mezzanine de la Salle de la Commune.

Alexandre Champagne y présente Après Coup, une série de photos dans laquelle il a voulu évoquer à l’échelle humaine les suites de la tuerie survenue à la grande mosquée de Québec.

Quant à Photos dans la rue, il s’agit d’une initiative relevée avec brio par des jeunes en situation de précarité. Ils se sont prêtés au jeu du portrait et des scènes du quotidien, de concert avec l’organisme dans la rue.

Avec Regards, cette 7e édition de l’exposition complémentaire proposée par Oxfam-Québec, on y voit un photoreportage traitant des 45 ans de réalisation de l’organisme auprès des femmes.

À tout ceci s’ajoute également Déterminés à rebondir, un reportage ciblant les jeunes de Montréal-Nord, une section consacrée à ICI RDI et à l’actualité internationale récente vue par ses correspondant-e-s à l’étranger ainsi que L’expérience Planète+, proposant un jeu-questionnaire mettant à l’épreuve le quotient télévisuel des participants.

Si l’an dernier, l’événement a reçu un nombre record de visiteurs (55 000), cette année, les organisateurs s’attendent à ce qu’environ 50 000 visiteurs franchissent les portes du Marché Bonsecours pour se laisser inspirer par ces images coup de poing.


Autres contenus:

Présence autochtone – Saut dans le temps de l’artiste Sonny Assu

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À propos du journaliste

Émilie Plante

Rédactrice web, geek au tempérament artiste, Émilie est une touche-à- tout qui carbure au café et aux activités culturelles. Éternelle étudiante, elle détient un baccalauréat en histoire de l’art, une maîtrise en muséologie, a quelques cours en communication et en gestion derrière la cravate ainsi qu’un doctorat honorifique en « flattage » de chats. Depuis 2009, elle écrit pour des blogues d’entreprises ou des sites traitant de sujets divers (univers geek, communication, féminisme, musique techno, technologies) et est journaliste culturelle depuis plusieurs années. Ses sujets de prédilection sont le cinéma, la danse contemporaine, les arts visuels, la muséologie et… sans doute aussi les chats.

3 commentaires

  1. Avatar

    C’est une exposition que je me fais un devoir d’aller visiter chaque année. La plupart de ces images sont impressionnantes. Cependant, il y a une chose qui m’agace à chaque fois : les descriptions de ces photos me semblent écrites en trop petits caractères. C’est peut-être mes lunettes, mais avec plusieurs visiteurs devant chaque photo, je trouve difficile de lire de loin.

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