Hypergun, un jeu avec fusil

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Bienvenue dans Hypergun! Pour défendre notre espèce, l’armée a mis au point un simulateur permettant de concevoir le meilleur fusil qui soit, afin de repousser aux mieux les hordes d’envahisseurs. Empoignez votre arme générique, sautez dans le simulateur, et tâchez de ne pas être désintégré trop rapidement…

Développé et publié par NVYVE Studios, Hypergun est un jeu de tir à la première personne à saveur « rogue-lite » où l’on se concentre non pas sur les nombreuses armes mises à la disposition du joueur, mais plutôt sur l’utilisation d’ajouts aléatoires qui viendront se greffer à notre mitraillette pour en modifier les capacités, la puissance, ou encore la vitesse de tir.

Pour maximiser les possibilités, les développeurs ont inclut quelque 160 de ces ajouts que l’on récupère à travers des niveaux générés de façon semi-aléatoire. Entre deux hordes de monstres, on pourra aussi récupérer des points de vie, des points de bouclier, des clés pour déverrouiller des coffres contenant des améliorations, ou encore de l’argent pour acheter des sections d’armes ou d’autres bonus en visitant l’échoppe que l’on retrouvera toujours dans chaque niveau.

Si l’on ne compte qu’une poignée de ces niveaux, chacun avec son esthétique particulière aux couleurs néons variables et léchées, ceux-ci sont divisés en diverses salles contenant de plus en plus d’obstacles, et dans lesquelles il faudra éliminer ne serait-ce qu’une forte majorité d’ennemis avant de pouvoir progresser.

Sur une musique électronique quelque peu répétitive, le joueur devra apprendre à viser juste tout en évitant les tirs: Hypergun récompense la précision et l’agilité. Pas question de se transformer en muraille indestructible: les tirs ennemis font mal, et si l’on ne porte pas attention, on se retrouve rapidement au début du niveau à tenter de refaire ses classes, voire au tout début du jeu.

En effet, Hypergun ne pardonne pas: les points de vie sont peu nombreux, les points de bouclier non plus, et pas question de revenir à la vie à l’extérieur de la salle où vous venez d’être abattu. Si vous mourrez, vous recommencer du début, sans vos améliorations. On vous offre une nouvelle pièce d’armement mystère, et bonne chance!

Difficile, à l’aune de la nature fondamentalement aléatoire du jeu et de sa difficulté franchement élevée, de tomber réellement en amour avec Hypergun. Certes, les ajouts sont particulièrement rigolos, surtout celui qui installe une grande cafetière expresso sur votre fusil, ou encore celui qui transforme l’embout de votre arme en épi de maïs, histoire de tirer des grains de maïs éclaté sur vos ennemis… Mais face à la débauche ahurissante de Mothergunship, où tout explose, où il est effectivement possible de survivre à une volée d’obus reçue en plein visage, le côté punitif d’Hypergun force à réfléchir. Oui, il suffit de tomber sur les bonnes pièces pour soudainement franchir plusieurs niveaux sans se poser trop de questions, prenant même un malin plaisir à éviter pièges, ennemis particulièrement agressifs et explosions, mais est-il franchement nécessaire de nous ramener en tout début de partie après avoir été tué par un monstre de fin de niveau dont on n’a pas encore eu l’occasion d’apprendre le cycle d’attaque?

Hypergun est prenant, exigeant, stressant, mais aussi franchement amusant par moments. Ce qui l’empêche d’obtenir une recommandation, en fait, est ce retour frustrant au début de la partie lorsque l’on est tué. Que l’on nous ramène simplement au début du niveau, et le tour sera joué. Peut-être cela fera-t-il l’objet d’une future mise à jour?

Hypergun

Développeur et éditeur: NVYVE Studios

Plateforme: Windows, PlayStation 4 et Xbox One (testé sous Windows)

Jeu disponible en français (interface seulement)


Autres contenus:

Dans la cellule du prisonnier, avec Dead Cells

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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