To Hell with Hell, quand la violence est salvatrice

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L’enfer, c’est… hé bien, c’est l’enfer. Et dans cet enfer peuplé de créatures démoniaques, le joueur, glissé dans la peau d’une séduisante rousse très légèrement vêtue, devra tirer son épingle du jeu en abattant tout ce qui bouge. Au diable l’enfer!

Développé par Lazurite Games et publié par Deck13 et WhisperGames, To Hell with Hell est un bullet hell tout ce qu’il y a de plus classique. En vue du dessus, le protagoniste doit éviter les multiples projectiles et les attaques physiques des ennemis, tout en faisant un usage libéral des diverses armes qui sont mises à sa disposition.

Outre l’esthétique léchée de ce jeu aux accents 8-bits, avec des décors qui évoquent bien entendu ce monde souterrain supposément dirigé par le grand Satan lui-même, To Hell with Hell innove non seulement avec ses niveaux en partie générés aléatoirement, mais aussi avec ses différentes habiletés et opportunités offertes aux joueurs.

L’affiche du jeu.

Après tout, il convient de rappeler que les jeux de tir sont légion, plus particulièrement les bullet hell. Pour se différencier des autres options où il faut également tuer tout ce qui bouge tout en évitant une mer de projectiles, et surtout avec des jeux qui tiennent solidement la route, comme Enter the Gungeon, il est nécessaire de se démarquer. Voilà donc que To Hell with Hell nous propose de mettre la main sur des masques, masques qui permettent non seulement de changer l’apparence du protagoniste, mais également d’obtenir parfois de nouvelles armes et de nouvelles attaques spéciales. Attaques pour lesquelles il faudra obtenir suffisamment « d’énergie » avant de déclencher, et donc tuer des ennemis.

Ces mécaniques suffisent-elles à faire de To Hell with Hell un jeu qui en vaille la peine? Présentement disponible en accès anticipé sur la plateforme Steam, le titre a potentiellement besoin de quelques correctifs. Il faudrait entre autres mieux expliquer les règles sous-jacentes à l’utilisation des masques: encaissez trop de dégâts, et il disparaîtront, laissant le joueur dans le déguisement de notre protagoniste d’origine, qui se rapproche passablement de la tenue d’Ève. Mais cette limite à ne pas franchir n’est jamais vraiment indiquée, pas plus que l’on ne parvient à saisir pourquoi le total de points de vie peut dépasser les 100 sans que l’on nous indique qu’un masque est plus avantageux qu’un autre sur ce point.

Autrement, le jeu est bien entendu particulièrement difficile. Avec autant de fois le mot « enfer » dans son titre, et en se présentant lui-même comme un bullet hell, il est normal que l’on finisse par voir son personnage trépasser, le corps transpercé d’un peu trop de tirs adverses. Le titre va d’ailleurs même jusqu’à faire grimper la difficulté dans son mode de progression: il est possible de sauvegarder sa partie, soit, mais le joueur n’aura droit qu’à six occasions de le faire. Assurez-vous un peu trop souvent de protéger votre progression, et vous pourrez fort bien vous retrouver forcé de reprendre un, deux, voire trois niveaux après avoir perdu une vie.

Jeu fort sympathique, jeu défoulant, To Hell with Hell est une belle réussite à la fois légère et exigeante qui plaira certainement aux amateurs du genre. À essayer!

To Hell with Hell

Développeur: Lazurite Games

Éditeurs: Deck13 et WhisperGames

Plateformes: Windows

Jeu non disponible en français


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.