La petite révolution de Red Faction Guerrilla Re-Mars-tered

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Bien que le jeu soit originalement paru il y a près d’une décennie, l’édition Re-Mars-tered de Red Faction Guerrilla propose une mécanique révolutionnaire qu’étonnamment, peu de titres ont reprise depuis, soit la destruction à grande échelle de ses environnements.

Fraîchement débarqué sur la planète rouge avec l’espoir de trouver un emploi, la politique et les conflits locaux n’intéressent pas du tout Alec Mason, qui tente de faire abstraction de la forte présence militaire dans les rues martiennes et des camps d’internements où sont envoyés des dizaines et des dizaines de citoyens, mais lorsqu’un régiment du EDF assassine son frère sous ses yeux et l’accuse de faire partie des rebelles, Alec n’aura d’autre choix que de joindre les rangs du Red Faction pour se venger, et de multiplier les actes de guérilla afin de libérer Mars du régime totalitaire qui l’afflige.

Sorte de Grand Theft Auto se déroulant sur Mars, Red Faction Guerrilla propose une expérience de type bac-à-sable classique avec son monde ouvert, sa série de missions et d’activités secondaires, ses défis à remplir, et ses objets à collectionner. Le jeu se démarque par contre en offrant des environnements entièrement destructibles, et en assénant simplement des coups de marteau ou avec quelques charges explosives bien placées, on peut démolir complètement édifices et bâtiments. Les matières premières récoltées dans les débris servent en plus à acheter de nouvelles armes, et à améliorer celles qu’on possède déjà.

Image tirée du jeu

Le but ultime de Red Faction Guerrilla est de libérer Mars, et pour ce faire, on doit tout d’abord diminuer l’emprise de l’EDF dans chacun des six secteurs de la planète rouge en sabotant leurs installations, en volant leurs véhicules, ou en détruisant leur propagande. En libérant des prisonniers politiques, ou en remplissant les diverses missions que les citoyens nous confient, on augmente le moral de la population, au point où ils en viennent à se battre spontanément à nos côtés, mais chaque victime innocente démoralise aussi les Martiens. Il faut donc faire attention à ne pas tirer dans le tas.

Les visuels ont clairement été bonifiés dans l’édition Re-Mars-tered de Red Faction Guerrilla, avec une profondeur de champ améliorée et des textures en haute définition, mais les graphiques trahissent tout de même leur âge, et n’approchent vraiment pas ceux des jeux contemporains. Les environnements semblent beaucoup moins rouges et plus brunâtres que dans la version originale, mais peut-être n’est-ce qu’une impression. On compte une poignée de véhicules pour se déplacer, mais ils se manient plutôt mal et possèdent une étrange adhérence à la route, ce qu’on peut toujours blâmer sur la gravité martienne…

Image tirée du jeu

En plus d’une campagne substantielle d’une trentaine d’heures, Red Faction Guerrilla Re-Mars-tered inclut également la mission bonus Demons of the Badlands, et un mode « Wrecking Crew » où il faut causer le plus de dommages en deux rondes d’une minute chacun avec les armes aléatoires que le jeu met à notre disposition. On compte également pas moins de sept modes multijoueurs, dont les lobbys sont malheureusement absolument déserts. Si vous avez l’intention d’y jouer en ligne, il est recommandé d’apporter ses amis.

Même avec la puissance des consoles de génération actuelle, peu de jeux ont réussi l’exploit d’offrir des environnements entièrement destructibles, et ne serait-ce que pour cette raison, Red Faction Guerrilla Re-Mars-tered vaut encore amplement la peine d’être joué aujourd’hui, malgré son petit côté vieillot.

7/10

Red Faction Guerrilla Re-Mars-tered

Développeur : Volition Inc.
Éditeur : THQ Nordiq
Plateformes : PS4, Windows, Xbox One (testé sur Xbox One)

Jeu disponible en français


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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.