La question migratoire aura une réponse globale, dit Emmanuel Macron

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Reuters

La question migratoire ne peut se régler que globalement et en concertation avec l’Union européenne, a déclaré lundi le président français Emmanuel Macron, après les propos du nouveau ministre italien de l’Intérieur qui a promis des mesures drastiques et l’expulsion de migrants déjà présents sur la péninsule.

Tout juste nommé, Matteo Salvini, qui dirige la Lega (Ligue, extrême droite), a prévenu lundi que l’Italie ne serait plus jamais « le camp de réfugiés de l’Europe » et a déclaré que la « fête était finie » pour les migrants.

« Le sujet des grandes migrations ne se traitera que si ensemble nous nous engageons pour lutter d’abord contre ses causes, que si ensemble nous nous engageons pour lutter contre l’insécurité, le terrorisme et les trafics dans la bande sahélo-saharienne », a réagi le chef de l’État français interrogé sur les déclarations italiennes.

« Nous ne parviendrons à régler ce sujet qu’en oeuvrant ensemble à la protection des frontières de l’Europe, au rapprochement de nos droits d’asile et de nos règles, et que dans la coopération au sein de l’UE et de l’espace Schengen », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à l’Élysée.

« C’est la manière juste et efficace de traiter ce sujet, la manière respectueuse de l’ensemble des individus et je crois que c’est l’intérêt de l’Italie comme de la France. »

À ses côtés, le président du Niger Mahamadou Issoufou a souligné « qu’aucun pays ne [pouvait]trouver des solutions seul » au défi de l’immigration clandestine et « qu’aucun pays ne [pouvait]s’isoler ».

« J’espère que l’engagement qui a été pris (lors du sommet de la Valette de novembre 2015-NDLR) au nom de l’Afrique et au nom de l’Europe sera respecté par tous les pays africains et tous les pays européens », a-t-il ajouté.

L’Italie est devenue la principale route des migrants économiques et demandeurs d’asile qui tentent de rejoindre l’UE, après la quasi-fermeture de la route de la Turquie et de la Grèce, par laquelle plus d’un million de personnes ont transité jusqu’en 2016.

La Ligue estime que la grande majorité des migrants en Italie n’ont pas droit au statut de réfugié et que l’Italie n’a pas les moyens de les aider.


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