75% de la population mondiale vivra dans des villes d’ici 2050

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Reuters

Les deux tiers de la population mondiale seront installés dans des villes, d’ici 2050, et cette croissance de l’urbanisation sera concentrée en Inde, en Chine et au Nigeria, selon des estimations des Nations unies publiées mercredi.

La population rurale de la planète atteindra un pic d’ici quelques années, puis diminuera jusqu’en 2050, selon le rapport de la division de l’ONU responsable des études sur les populations.

Tokyo trône actuellement au sommet du palmarès des villes les plus peuplées avec 37 millions d’habitants, suivie de Delhi avec 29 millions, Shanghai avec 26 millions, et Mexico et Sao Paulo avec environ 22 millions chacune. Le Caire, Mumbai, Pékin et Dhaka ont toutes près de 20 millions de citoyens.

Delhi devrait toutefois dépasser Tokyo vers 2028, précise le rapport.

Environ au même moment, l’Inde devrait devenir le pays le plus peuplé du monde, devant la Chine.

Aujourd’hui, quelque 55% de la population terrestre vit dans des zones urbaines, une proportion qui passera à 68% d’ici 2050. L’Inde, la Chine et le Nigeria représenteront plus du tiers de cette croissance.

On comptera également davantage de mégapoles. En 1990, on n’en dénombrait que 10, soit des villes où l’on recensait plus de 10 millions d’habitants. Elles sont maintenant 33, et d’ici 2030, ce nombre devrait passer à 43, principalement dans les pays en développement.

De l’autre côté du spectre, quelques villes du Japon et de la Corée du Sud – Nagasaki et Busan, par exemple – ont plutôt enregistré un déclin depuis l’an 2000. Plusieurs villes de l’Europe de l’Est, comme en Pologne, en Roumanie, en Russie et en Ukraine, ont également vu leur population diminuer depuis le début du siècle.

John Wilmoth, directeur de l’unité de recherche de l’ONU sur les populations, croit par ailleurs qu’il existe des circonstances où l’urbanisation pourrait s’avérer positive.

« L’augmentation de la concentration des habitants dans les villes offre une façon d’octroyer des services selon des méthodes plus économiques », dit-il. « Nous avons aussi constaté que les populations urbaines disposaient d’un meilleur accès aux soins de santé et à l’éducation. »

 

Toujours au dire de M. Wilmoth, la concentration de la population pourrait aussi aider à réduire l’impact environnemental de l’humanité, en plus d’aider les villes à mettre au point des politiques et des pratiques visant à se préparer à cet afflux de population.

 


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