La police française nie avoir fait passer des agents pour des journalistes

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La gendarmerie nationale a démenti jeudi l’utilisation de brassards ou de signes d’identification “presse” par ses hommes lors des opérations d’évacuation des « zadistes » à Notre-Dame-des-Landes (Loire Atlantique).

« Le service communication de la gendarmerie est sur place », mais « ces gendarmes et personnels civils de la gendarmerie n’ont jamais porté de brassard presse », a-t-elle dit sur son compte Twitter, dénonçant une « fake news ».

Une porte-parole de la gendarmerie a précisé à Reuters que les membres du service de communication de la gendarmerie portaient sur le dos un marquage le signalant, ainsi que des écussons signalant leur appartenance à ce service.

La Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP) et le Syndicat national des journalistes (SNJ) avaient auparavant fait état du port par des gendarmes de signes d’identification « Presse » à Notre-Dame-des-Landes.

Le SNJ a également déploré que le site, occupé par des opposants au projet abandonné d’aéroport, soit devenu “une zone de non-droit à l’information”, les journalistes étant “soit empêchés d’approcher la zone, soit interdits de filmer les heurts, soit reconduits à l’écart de la zone d’expulsion”.

« Les seuls « reporters » autorisés à se déplacer sur le site et à filmer les évacuations sont une dizaine de gendarmes dotés de dossards « Presse », et équipés de caméras », a déclaré le syndicat de journalistes dans un communiqué daté de mercredi.

“Il s’agit là d’une imposture qui peut tomber sous le coup de la loi et qui met en danger le travail des journalistes sur le terrain et même leur intégrité physique”, a-t-il ajouté.

La CCIJP écrit pour sa part jeudi que « selon plusieurs témoignages de journalistes présents lors de l’évacuation (…) plusieurs membres des forces de l’ordre portaient sur eux un brassard identifié « Presse » ».


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