Spotify à la Bourse de New York dès le 3 avril

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Spotify, le numéro un mondial de la musique en diffusion, a annoncé jeudi que sa cotation à la Bourse de New York débuterait le 3 avril, à la suite du dépôt en février d’une demande d’introduction en Bourse (IPO) directe auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine.

Le groupe suédois, valorisé quelque 25 milliards de dollars selon les calculs de Reuters , a dit jeudi avoir une vision claire pour être rentable en dévoilant aux investisseurs ses plans de croissance et la manière dont il entendait faire face à la concurrence.

« Les pertes d’exploitation ont augmenté en même temps que le chiffre d’affaires, mais la tendance vers la rentabilité est évidente lorsque l’on regarde les pertes d’exploitation en pourcentage du chiffre d’affaires », a indiqué Spotify lors d’une présentation à New York.

Plutôt que l’habituel parcours organisé à l’intention des seuls investisseurs institutionnels, le directeur général Daniel Ek s’est adressé directement aux particuliers dans le cadre d’une diffusion en ligne publique à New York.

La cotation directe permettra à Spotify d’entrer en Bourse sans aucune dette et de réaliser une série d’opérations conclues en décembre avec des investisseurs en phase finale qui ont accepté de convertir leurs obligations en actions, libérant ainsi l’entreprise de lourds coûts de financement qui ont alourdi ses pertes de 2017.

« Vous ne nous verrez pas sonner la cloche ou organiser des festivités », a déclaré Daniel Ek. « Comme Spotify n’émet aucune action à l’occasion de son introduction en Bourse, nous sommes entièrement focalisés sur la performance à long terme de l’entreprise. »

Les dirigeants du groupe de Stockholm, créé il y a 12 ans, cherchent à convaincre Wall Street que la solidité de son activité peut compenser la volatilité initiale probable du marché en permettant aux investisseurs et aux employés actuels de vendre des actions directement en se passant de la garantie bancaire traditionnelle ou de celle d’un broker.

Daniel Ek a également noté que Spotify comptait plus de deux fois plus d’utilisateurs payants que son plus proche rival, Apple, et que sa stratégie repose sur un service de musique présent à la fois sur les téléphones, les enceintes connectées et les ordinateurs des différents fabricants.

Spotify a cependant averti les investisseurs qu’il était confronté à divers risques.

Le groupe affirme que les redevances payées aux artistes et aux éditeurs sont si difficiles à calculer que, par le passé, il ne savait pas ce qu’il devait, ce qui a entraîné d’”importantes faiblesses dans les contrôles internes” au cours de chacune des trois dernières années, un risque supplémentaire pour l’avenir.

En outre, ses services musicaux sont distribués sur des appareils fabriqués par ses concurrents comme l’iPhone d’Apple et l’enceinte connectée Echo d’Amazon.

Le chiffre d’affaires de Spotify a progressé de 39% à 6,6 milliards de dollars en 2017, contre 4,7 milliards de dollars en 2016, selon un avis boursier. Dans le même temps, les coûts de financement nets de 1,4 milliards de dollars ont fait passer les pertes d’exploitation de 560 millions à 607 millions de dollars.


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