Wartile, le mariage entre genres manqué

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Qui n’a jamais rêvé de combiner jeu vidéo et jeux de société? Non pas sous la forme de Tabletop Simulator, qui transpose littéralement les jeux de plateau sur un écran, mais plutôt de combiner la beauté et les mécaniques d’un jeu comportant des figurines et des paysages complexes aux possibilités quasi infinies de l’univers numérique. Wartile, récemment lancé officiellement après une période en accès anticipé, a tenté cette fusion. Et a échoué.

On aurait pu croire que les conditions idéales étaient réunies pour aisément conquérir le coeur des joueurs: de superbes environnements auxquels il faudrait normalement consacrer des heures pour les assembler, les peindre, agencer les détails, etc.; un plongeon dans la mythologie scandinave et tout ce qu’elle comporte de mystérieux et d’envoûtant, et une quête – du moins, l’idée d’une quête – pour éviter que le Mal ne triomphe du Bien.

Dans ces conditions, on comprend mal comment les gens de chez Playwood Project et Deck 13 Games ont pondu un jeu qu’on ne ressent aucune gêne à laisser tomber après seulement une heure ou deux. Peut-être s’agit-il du fait que l’on a tenté de combiner temps réel et jeux de rôle, toutes plateformes confondues, où le genre de combats tactiques, avec pouvoirs spéciaux, avantages et désavantages liés au terrain et autres spécificités, nécessitant habituellement un temps plus ou moins long pour réfléchir au prochain geste, à la prochaine décision?

Peut-être s’agit-il plutôt d’un manque d’informations sur nos personnages, les adversaires, et les capacités et habiletés de chacun? Où sont mes statistiques d’attaque, de défense, mes points de vie?

Peut-être s’agit-il, enfin, du fait que d’excellents titres similaires, tel The Banner Saga 1 et 2, occupent déjà la niche des jeux tactiques à thème scandinave? Et que s’il est question de jeu d’action à la première personne, Skyrim remplit également toujours bien son rôle, bientôt sept ans après sa sortie?

Visuellement, Wartile est superbe. Malheureusement, il s’agit-là, en gros, du seul avantage du titre comparativement aux autres jeux existants.

Il est possible que des modifications eurent été apportées depuis le test effectué avec la version en accès anticipé. Mais bien honnêtement, cette éventualité n’est pas suffisante pour envisager de se replonger dans le jeu.

À éviter, donc.


En complément:

Le jeu politique de Beholder: Complete Edition

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.