Apparition sur consoles pour The Vanishing of Ethan Carter

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The Vanishing of Ethan Carter a reçu un concert d’éloges lors de sa sortie sur PC en 2014, mais les propriétaires d’une console de salon n’ont plus besoin d’être jaloux, puisque le titre est enfin disponible sur PS4 et Xbox One.

The Vanishing of Ethan Carter nous met dans la peau de Paul Prospero, un détective paranormal bien connu du grand public, qui, après avoir reçu une troublante lettre d’un garçon de douze ans nommé Ethan Carter, se rend à Red Creek au Wisconsin pour stopper une entité maléfique que l’enfant aurait éveillée par mégarde. À peine arrivé sur les lieux, des pièges mortels accueillent Prospero, et les habitants du village semblent avoir tous disparu. C’est donc au joueur que reviendra la tâche d’élucider cette étrange affaire…

D’entrée de jeu, The Vanishing of Ethan Carter affiche un avertissement nous prévenant qu’on est en présence d’une « expérience interactive qui ne prend pas le joueur par la main ». Ne vous attendez donc pas à trouver une carte, un inventaire, une liste d’objectifs, ou quelque forme d’indication que ce soit. Il vous faudra faire preuve d’initiative et vous débrouiller pour explorer les moindres recoins de cette région isolée du Wisconsin, et trouver les éléments qui vous permettront de progresser à travers l’histoire.

Image tirée du jeu

Paul Prospero dispose d’habiletés psychiques qui l’aideront à mener l’enquête, et en touchant simplement un objet, on accède à des visions spectrales, qu’il faut replacer dans le bon ordre chronologique afin de reconstruire le fil des événements. Sans être particulièrement ardus, les puzzles qu’on retrouve dans The Vanishing of Ethan Carter sont assez originaux: il faudra, entre autres, « reconstruire » une maison hantée, en sélectionnant les bonnes pièces sur lesquelles débouchent une série de cadre de portes.

Alors que, dans les parutions modernes, l’écran est souvent surchargé d’informations, ici, le dépouillement est total, et on ne voit même pas les mains de son avatar, une convention des jeux à la première personne. Ce dénuement au niveau de l’interface permet une immersion encore plus complète dans le monde créé par les développeurs, et c’est tant mieux, puisque l’une des grandes forces de The Vanishing of Ethan Carter est de tirer pleinement profit de l’engin Unreal 4 pour afficher des graphiques d’une qualité surprenante pour un titre indépendant.

Image tirée du jeu

Les visuels ne sont rien de moins qu’époustouflants, et on s’arrête à tout bout de champ pour s’émerveiller devant les montagnes au loin, la végétation oscillant au gré du vent, les lueurs du soleil passant à travers le feuillage des arbres, ou l’écume causée par la chute de l’eau au pied d’un barrage. Cette beauté ne sacrifie rien à la performance, et l’expérience est toujours fluide. Les graphiques sont si magnifiques que l’édition pour consoles ajoute un mode « libre » qui nous laisse parcourir les environnements, sans oublier la mise à jour, capable d’afficher des rendus en 4K.

On assiste depuis quelques années à une recrudescence de ce type de jeu d’aventure mélangeant mystère et exploration, mais The Vanishing of Ethan Carter procure l’une des meilleures, et surtout des plus belles, expérience du genre.

8,5/10

The Vanishing of Ethan Carter

Développeur / Éditeur : The Astronauts

Plateformes : PS4, Windows, Xbox One (testé sur Xbox One)

Jeu disponible en anglais et polonais, avec sous-titres français


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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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