La France accueille ses premiers « transfuges » climatiques américains

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Emmanuel Macron a accueilli lundi certains des 18 premiers lauréats de son appel aux chercheurs à venir en France pour travailler sur les enjeux du changement climatique, lancé après la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis de l’accord de Paris.

Le président français, qui organise un sommet sur le climat deux ans après la conclusion de cet accord, avait lancé l‘initiative « Make Our Planet Great Again » comme un pied de nez au président américain, élu sur le slogan « Make America Great Again ».

« Vous allez maintenant venir vous installer, développer des projets, fertiliser la recherche française, européenne, avec vos projets, parce qu‘on a décidé de vous donner des moyens encore démultipliés et de reconnaître pleinement ce que vous êtes en train de faire », a-t-il dit à ces chercheurs lors d‘un discours devant des scientifiques, des investisseurs et des entrepreneurs.

À l’ensemble de l‘assistance, il a ensuite lancé: « Mois après mois, année après année, faites tout pour qu’on gagne cette bataille contre le réchauffement climatique et pour que nous changions ainsi profondément le visage de la France pour en faire le pays leader dans cette bataille. »

Plus de 1800 candidats

Selon la présidence française, 1822 candidatures formelles ont été reçues en vue d’un séjour de recherche de courte ou longue durée, d’un doctorat ou d’un post-doctorat, dont 1123 des États-Unis.

Les 18 premiers lauréats font partie des candidats pour un séjour de longue durée. Ils proviennent de six pays, principalement des États-Unis (13 projets) et travaillent dans un de ces trois axes: compréhension du système Terre; changement climatique, résilience, développement durable, impact sociétal; transition énergétique, précise l’Élysée.

Une seconde vague de sélection sera organisée mi-janvier.

Une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement sont attendus mardi près de Paris pour ce sommet, destiné à entretenir la flamme de la COP 21 et à consolider le financement de la lutte contre le réchauffement malgré le désengagement américain.

Baptisée One planet summit, cette rencontre co-organisée par la Banque mondiale, l’ONU et la France, réunira sur l’île Seguin acteurs publics (pays, régions, mairies) et non étatiques (entreprises, fonds, ONG, banque de développement, start-ups), deux ans jour pour jour après l‘adoption de l‘accord de Paris.


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