Musique – Un bijou perdu dans un écrin immense

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Le 24 novembre dernier, à la Basilique Notre-Dame de Montréal, l’Orchestre baroque Arion présentait le deuxième concert de sa série montréalaise, dans le cadre du Festival Bach. Ce concert avait pour titre, Réjouissances et présentait les œuvres suivantes:

  • Ouverture (suite) en mi mineur pour deux flûtes, cordes et basse continue, TWW 55:e1, de Georg Philipp Telemann;
  • Motet Lobet den Herrn, alle Heiden (Louez le Seigneur, toutes les nations) pour soprano, alto, ténor, basse et basse continue, BWW 230, de Johann Sebastian Bach;
  • Messe en la majeur, BWW 234, de Johann Sebastian Bach.

Sous la direction d’Alexander Weimann, clavecin, les solistes invités étaient Hélène Brunet, soprano; Kristina Szabó, alto; Philippe Gagné, ténor et David McFerrin, basse.

Comme à l’habitude, la direction artistique d’Arion a su concocter un programme intéressant même si le titre de Réjouissances ne reflétait peut-être pas si bien le contenu. Il y a pire cependant. En effet, peu nombreux étaient les auditeurs qui ont pu se réjouir de la prestation de l’ensemble et des solistes pour une raison bien simple et qu’il faudra surtout retenir : l’acoustique de la basilique ne convient vraiment pas à un ensemble de musique de chambre. D’où nous étions assis, vers le deuxième tiers de la nef, toute cette belle musique nous parvenait assourdie et même brouillée. Même si l’auditoire était particulièrement silencieux, il fallait tendre l’oreille pour essayer de profiter un tant soit peu des forts belles voix des solistes invités. Dès lors, il est très difficile de poser un regard critique ou appréciateur sur cette prestation musicale.

Autre problème qui s’est présenté ce soir-là, la logistique d’accueil à la basilique était franchement déficiente et le début du concert a dû être reporté d’une trentaine de minutes. En conclusion, si l’Orchestre baroque Arion cherche des lieux plus grands que la Salle Bourgie pour rejoindre un plus vaste auditoire, qu’il pense plutôt à la Salle Pierre-Mercure ou encore à la Maison symphonique.


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À propos du journaliste

Martin Prévost

Martin Prévost fréquente la scène culturelle montréalaise depuis plus de trente ans. À titre de chroniqueur culturel, il a collaboré au magazine Paraquad durant deux ans et il est un fidèle de Pieuvre.ca depuis ses débuts. Ses intérêts vont du design à la danse contemporaine en passant par les arts du cirque, la musique du monde, la littérature, le théâtre, les arts visuels et le cinéma. Musicien amateur, il consacre la plupart de ses interventions pour Pieuvre.ca à la musique classique, de la musique de chambre à l’opéra.