Encore des accusations d’abus sexuels contre le républicain Roy Moore

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Deux autres femmes ont accusé mercredi Roy Moore, le candidat du Parti républicain dans une élection sénatoriale partielle en Alabama, d’abus sexuel, rendant encore plus difficile la position de l’homme aujourd’hui âgé de 70 ans. 

Ces accusations portent à sept le nombre de femmes à avoir dénoncé un comportement répréhensible de Roy Moore, un ancien juge et chrétien conservateur.

Gena Richardson a dit au Washington Post que Roy Moore, alors âgé de 30 ans, l’avait embrassée « de force » dans un parking sombre en 1977 alors qu’elle avait autour de 18 ans.

Une autre femme, Tina Johnson a dit à AL.com, un site d’informations d’Alabama, que Roy Moore l’avait tripotée en 1991 lorsqu’elle s’était rendue avec sa mère au cabinet de ce dernier.

Le Washington Post a rapporté il y a une semaine qu’une femme accusait Roy Moore d’avoir abusé d’elle en 1979 alors qu’elle avait 14 ans et lui 32.

Trois autres femmes ont dit avoir été victimes d’harcèlement exercé par Roy Moore alors qu’elles avaient entre 16 et 18 ans.

Jointe par Reuters, qui n’a pas pu vérifier de son côté ces nouvelles allégations, l’équipe de campagne de Roy Moore n’a pas fait de commentaire.

Roy Moore avait réfuté mercredi les accusations des cinq premières femmes, les qualifiant de « totalement fausses et trompeuses ».

« Nous sommes en train d’enquêter sur ces fausses accusations pour déterminer leur origine et leur motivation », avait-il ajouté.

L’Alabama, un État profondément républicain

Le comité national du Parti républicain pour les sénatoriales a décidé vendredi de ne plus financer la campagne de Roy Moore après les premières accusations.

Plusieurs figures du parti, dont le sénateur de l’Arizona John McCain et l’ex-candidat à la présidentielle Mitt Romney lui ont demandé de renoncer à briguer le poste.

L’élection partielle en Alabama, prévue le 12 décembre, doit désigner le successeur de Jeff Sessions qui a laissé son siège vacant lorsqu’il a été nommé secrétaire à la Justice des États-Unis au printemps dernier.

Les leaders du parti républicain en Alabama devaient se retrouver mercredi soir pour discuter de la marche à suivre.

Le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell s’est de son côté entretenu avec Donald Trump sur la question. À son arrivée à la Maison-Blanche mercredi, le président américain n’a pas fait mention du cas Moore.

En vertu de la loi en Alabama, Roy Moore ne peut pas être retiré du scrutin.

Toutefois, si les dirigeants du parti républicain en Alabama annoncent qu’ils retirent leur candidat ou si Roy Moore décide lui-même de se retirer, les responsables électoraux ne prendront pas en compte les votes en faveur de Roy Moore.

Avant ces accusations, cette élection sénatoriale partielle était considérée comme une formalité pour les républicains.

Aucun candidat démocrate n’a été élu sénateur en Alabama depuis un quart de siècle.

Le candidat démocrate Doug Jones, ancien procureur, a fait un bond dans le dernier sondage publié mercredi dans lequel il compte 12 points d’avance sur Roy Moore.

Une victoire démocrate en Alabama serait un accroc dans les objectifs de Donald Trump. Elle réduirait à une voix seulement la majorité républicaine au Sénat américaine, actuellement de 52-48.


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