En Virginie, le candidat de Trump essuie une lourde défaite

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Le démocrate Ralph Northam a été élu mardi gouverneur de l’État de Virginie, repoussant la candidature du républicain Ed Gillespie. 

À l’élection présidentielle de l’an dernier dans cet État du Vieux Sud, Hillary Clinton avait devancé Trump de cinq points de pourcentage.

La confortable avance de Northam dans les sondages d’intentions de vote avait fondu ces dernières semaines face à la remontée de Gillespie.

Ce lobbyiste de Washington, ancien président du Comité national républicain, a pris ses distances avec Donald Trump mais a adopté le style de campagne tonitruant du président, ne ménageant pas ses attaques contre son adversaire sur des sujets comme l’immigration ou l’héritage historique de la Confédération.

« La dynamique est clairement de notre côté », avait-il affirmé lundi sur la chaîne conservatrice Fox News. Mais Ralph Northam a repoussé ses assauts et maintenu la Virginie dans le giron démocrate, évitant un nouveau revers cinglant pour le parti qui a perdu cette année quatre élections partielles au Congrès et a du mal à se relever la défaite de Clinton il y a un an jour pour jour face à Trump.

Le gouverneur sortant, le démocrate Terry McAuliffe, ne pouvait plus briguer de mandat.

Donald Trump, qui soutenait la candidature de Gillespie mais n’a pas fait campagne avec lui, s’était accordé une pause dans sa tournée diplomatique en Asie pour adresser des tweets et des messages enregistrés appelant à voter pour lui.

Il a rapidement pris ses distances après l’annonce de la victoire démocrate. « Ed Gillespie a beaucoup travaillé mais n’a pas pris ma suite ou adopté ce que je représente », a-t-il tweeté.

Un mandat de plus pour Bill de Blasio

Dans le New Jersey, un autre démocrate, Phil Murphy, ancien banquier d’investissement et ex-ambassadeur des États-Unis en Allemagne, s’est défait de la républicaine Kim Guadagno et fait basculer l’État de la côte Est dans le camp « bleu ».

Gouverneure adjointe, Guadagno a pâti de son association avec le gouverneur sortant, l’impopulaire Chris Christie.

Les électeurs de New York votaient également ce mardi pour désigner leur maire et le démocrate sortant, Bill de Blasio, a facilement décroché un second mandat, reléguant à 35 points derrière lui selon des résultats partiels la candidate républicaine Nicole Malliotakis, une élue de l’Assemblée de l’État de New York.

L’attentat à la voiture-bélier commis la semaine dernière à Manhattan, qui a fait huit morts et douze blessés, a apparemment eu peu de conséquences sur le choix des électeurs dans cette ville très largement démocrate.

Libéral et progressiste, Bill de Blasio a fait campagne ces dernières semaines avec le sénateur du Vermont Bernie Sanders, un indépendant favorable au projet du maire sortant d’augmenter les impôts pour les contribuables qui gagnent plus de 500 000
dollars par an.

Il a également profité du profond rejet de Donald Trump dans la ville de New York. Selon un sondage Quinnipiac, 78% des personnes interrogées désapprouvent la politique de Trump, contre seulement 18% qui l’approuvent.

Comme à New York, le maire démocrate de Boston Marty Walsh a été réélu.

Les électeurs de Detroit, Atlanta, Charlotte en Caroline du Nord et Seattle étaient également appelés à choisir leurs maires.

Dans l’Utah, le républicain John Curtis, ardent supporter de Donald Trump, était largement favori pour prendre le siège de représentant laissé vacant par Jason Chaffetz, qui a démissionné avant la fin de son mandat pour rejoindre la chaîne Fox News.


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