Les prix de l’immobilier augmentent « à un rythme sain », disent des experts

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Du jamais vu en six ans: selon l’Étude sur le prix des maisons publiée jeudi par la firme de courtage Royal LePage, les prix immobiliers dans les cinq plus importants marchés du pays – dont Montréal – augmentent à un rythme similaire et soutenu sur une base trimestrielle. Tout cela mènerait à un marché plus équilibré, assure-t-on.

« Au troisième trimestre, les prix des maisons dans les marchés immobiliers de la région du Grand Toronto, du Grand Vancouver, du Grand Montréal, de Calgary et d’Ottawa ont augmenté trimestre après trimestre à un taux se situant entre 1,5 et 3,5 pour cent, représentant un mouvement vers un marché immobilier résidentiel beaucoup plus équilibré au Canada », peut-on ainsi lire dans la note d’information publiée par l’entreprise.

Selon une autre publication de Royal LePage, la Synthèse nationale des prix des maisons, qui s’appuie sur les données concernant l’indice de prix des propriétés dans 53 des plus grands marchés immobiliers au pays, le prix d’une maison au pays aurait augmenté de 13,3% sur un an pour atteindre 628 411$ au troisième trimestre.

Plus précisément, le prix médian d’une maison standard à deux étages a augmenté de 13,9% sur 12 mois pour atteindre 748 049$, tandis que le prix médian d’une maison de plain-pied a connu une hausse de 9,5% pour se chiffrer à 525 781$. Au cours de la même période, le prix médian d’un appartement en copropriété a augmenté de 15,2% pour atteindre 413 670$.

« La croissance économique régionale asymétrique a affecté le Canadapour la grande partie de la dernière décennie, un défi pour le moins manifeste pour les marchés immobiliers au pays », a dit Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage.  Pour la première fois depuis 2011, nous constatons que les prix de l’immobilier dans l’ensemble de nos cinq plus grandes villes s’apprécient à un rythme soutenable et sain. Le marché de l’habitation profite d’un moment à la « Boucle d’or », ni trop fort, ni trop faible. »

« Pour l’instant, les marchés immobiliers de Toronto et Vancouver sont revenus sur terre », poursuit M. Soper. Après une période d’inflation insoutenable des prix et des corrections brutales, nous observons maintenant une croissance dans le bas de la fourchette de prix à un chiffre pour chaque ville. Calgary s’est débarrassée de son cycle en dents de scie des prix du pétrole et Montréal amorce une nouvelle ère de prospérité économique. Pour boucler la boucle, le marché immobilier d’Ottawa est fidèle à lui-même et montre un bilan de croissance saine », ajoute M. Soper.

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Pieuvre.ca